« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »
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environnementale
2026
Un ouvrage ambitieux et accessible qui synthétise une histoire environnementale sur le temps long, mettant en lumière des luttes bien antérieures au XXIe siècle.
Alors que les industriels de l’agrochimie pressés de pénétrer le marché européen avec leur nouveau pesticide à ARN interférent n’ont pas attendu l’approbation européenne pour demander en Belgique une dérogation d’urgence, Nature & Progrès Belgique et POLLINIS attaquent cette autorisation devant le Conseil d'État belge. Cette action vise à faire annuler l’autorisation d’urgence du Calantha, un insecticide génétique d’un genre nouveau, dont les risques environnementaux (à long terme) n’ont pas été évalués. Cette procédure constitue un rempart démocratique essentiel contre une décision publique qui fait l’impasse sur la sécurité environnementale.
L’air de la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, est l’un des plus pollués de l’Hexagone. Sous la houlette de l’Institut écocitoyen du Mont-Blanc, des habitant·es travaillent main dans la main avec les associations, entreprises et scientifiques du territoire pour choisir les sujets de recherche en santé environnementale.
On l’appelle « l’apocalypse des insectes », et ses conséquences ne se limitent plus à la simple disparition de la biodiversité. Une étude pionnière vient de démontrer que le déclin des pollinisateurs impacte directement la santé humaine en réduisant la disponibilité d’aliments essentiels. En privant nos cultures de leurs principaux alliés, nous perdons des nutriments vitaux comme la vitamine A, le folate et le fer. Ce n’est plus une menace environnementale lointaine, mais une crise sanitaire concrète qui frappe déjà les populations les plus vulnérables de la planète.
Du modeste coureur du dimanche à l’athlète professionnel qui arpente la planète en classe affaires, le sport est devenu une industrie florissante: matériel, infrastructures, nourriture, déplacements, diffusions en mondovision, merchandising, tourisme... Adoptant une nouvelle approche de l’histoire du sport, Laurent Castaignède analyse méthodiquement et sans complaisance les différents vecteurs d’impact environnemental, directs et collatéraux, de l’activité sportive actuelle.
Chaque semaine, nous remplissons consciencieusement notre fameuse poubelle jaune, avec l’intime conviction d’accomplir un geste vital pour la planète. À l’approche des ponts printaniers et des premières escapades de l’année, le grand ménage bat son plein, et le tri sélectif semble plus que jamais ancré dans nos habitudes. Pourtant, derrière ce rituel du quotidien encouragé depuis trois décennies, se cache une réalité scientifique et industrielle bien plus sombre. Et si cet automatisme écocitoyen tant vanté n’était finalement qu’un vaste mirage, un alibi parfait masquant l’une des plus grandes impasses environnementales de notre époque ? Le moment est venu de lever le voile sur un système qui tourne à vide, et de comprendre l’urgence de changer nos perspectives.
L’Europe s’est réchauffée plus vite que le reste du monde et a connu plusieurs épisodes extrêmes en 2025. Des chiffres alarmistes qui révèlent paradoxalement l’activisme des politiques environnementales européennes. Faut-il aller jusqu’à l’optimisme ? Les climatologues François Massonnet et Sébastien Doutreloup en débattaient dans Le Monde en direct.
Les associations environnementales belges Canopea, Greenpeace et Bond Beter Leefmilieu dénoncent jeudi l'annonce "inattendue et sidérante" du lancement de négociations entre le gouvernement fédéral et Engie en vue de nationaliser les anciennes centrales nucléaires.
Le détroit d’Ormuz et le pic de Hubbert ont la même forme : celle d’une courbe en cloche. Quand un bateau veut quitter le Golfe persique pour se rendre dans la mer d’Oman, il commence par monter vers le nord-est, puis atteint son maximum nordique devant l’île d’Ormuz, enfin redescend sud-est. Le pic de Hubbert est celui d’une courbe qui représente la production mondiale de pétrole, année après année, depuis 1900 jusqu’à 2100. Partant de presque zéro en 1900, la courbe monte jusqu’à son pic avant 2030 – ce pic sera plutôt un plateau ondulant autour de 105 millions de barils par jour – puis elle redescendra de quelques pourcents par an, jusqu’à presque zéro en 2100.
Attaquées par les populistes en France et en Europe, les règlementations ciblant les pesticides, les Pfas ou les particules fines sont pourtant vitales, rappelle le porte-parole de l’association Générations futures, François Veillerette.



