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2026

Que faire des déchets au Japon ? Réponse : du territoire, gagné sur la mer. C'est l'objectif du Plan Phenix à Ōsaka. Que faire des résidus produits chaque jour par les 1000 incinérateurs du pays ? Réponse : du territoire. Enterrer, boucher, combler, agrandir des ports et édifier des îles à partir de rien, comme dans les baies de Tōkyō et d’Ōsaka. Si les sites contrôlés d’enfouissement de déchets existent ailleurs dans le monde, au Japon ils n’ont pas seulement remplacé les décharges et autres empilements des bords de ville ou des fonds de vallée : le traitement des déchets est associé à l’agrandissement des zones portuaires. Dans un pays réputé pour son manque de territoire constructible, le Plan Phenix fait ainsi d’une pierre deux coups – « d’une pierre, deux oiseaux », comme on dit au Japon.
Frédéric Keck · Que serait une conception féministe de Gaïa ? Deux ouvrages récents permettent de mieux comprendre la pensée de Lynn Margulis.
Dans “Dégénérer ou régénérer”, Vandana Shiva retrace l’industrialisation sans fin d’une agriculture qui menace la santé des humains au lieu de les nourrir.
Philippe Pernot · Colonialisme, projets miniers, militarisation ou changement climatique... pour défendre leur territoire, les Sámi·es se mobilisent.
Quel est ce recul généralisé des années 2020 ? Qui veut la peau de l’écologie ? Rencontre le 15 janvier 2026 à l'Académie du Climat pour en discuter.

2025

Le 25 mai 1970, un mois à peine après le premier Jour de la Terre qui vit des millions d’Américains manifester pour la défense de l’environnement, le New York Times évoquait déjà l’hypothèse d’un ecological backlash, d’un retour de bâton contre l’écologie. La menace n’était pas prise au sérieux. La vague environnementaliste semblait portée par la démocratie américaine elle‑même.
Dolorès Bertrais · Enquête illustrée sur la filière du sable à Phnom Penh, où les inégalités s'aggravent à mesure que le Mékong se vide. Extraits.
Au moment de saluer son ami et camarade, mort quelques jours plus tôt, Pierre Kropotkine a ces mots pénétrants : c’était « l’un de ceux qui avaient le mieux senti et vécu la liaison qui rattache l’homme à la Terre entière, ainsi qu’au coin du globe où il lutte et jouit de la vie1 ». Tout est dit. Des premiers articles publiés dans la Revue des Deux Mondes jusqu’à L’Homme et la Terre, en passant par La Terre et les dix-neuf volumes de la Nouvelle géographie universelle, Élisée Reclus n’aura de cesse de répéter, préciser, démontrer que les actions humaines sur la planète ne sont pas sans effets et, dès lors, qu’elles impliquent des responsabilités2.
Hamza Hamouchene · Derrière le génocide en cours à Gaza, il y a un écocide au long cours. Et derrière le colonialisme, l'impérialisme.
Une enquête mosaïque et collective sur les conséquences du changement climatique sur les rives de l'Adriatique, en Italie.