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Comprendre et Agir
On pense souvent que les crises énergétiques et les risques d'effondrement résultent de mauvais choix politiques. Mais on oublie alors d'analyser leurs causes structurelles et matérielles. Que se passe-t-il lorsque la complexité des sociétés, la raréfaction du pétrole et les limites du capitalisme commencent à amplifier mutuellement leurs effets ? Pierre-Yves Longaretti est chercheur au CNRS, cofondateur de l'équipe de recherche STEEP de l'INRIA, et spécialiste des risques systémiques globaux
Sophie Dubuisson-Quellier est directrice de recherche au CNRS au sein du Centre de Sociologie des Organisations, membre du Haut Conseil pour le climat et spécialiste de la transition énergétique. Dans cette conférence, elle explique comment, face à la transition écologique, on accuse à tort la population de : "ne pas vouloir" changer, "ne pas savoir" qu'il faut changer ou encore "ne pas pouvoir" changer, ce qui soulève les questions de l'acceptabilité sociale, de l'absence de mobilisation et de l'impuissance des imaginaires.
Conférence de Grégoire Chambaz donnée le 16/05/2019 à l'Inria Grenoble dans le cadre du cycle "Comprendre et Agir"
Il s'agira d'exposer quelques uns des enjeux d'une réinscription de l'économie dans le cadre général posé par les contraintes matérielles et thermodynamiques, macro-économiques et historiques. Gaël Giraud discutera l'intérêt de ces enjeux pour le développement durable et la contribution de la France à l'Aide publique au développement. Conférence donnée le 8 novembre 2018 à Grenoble dans le cadre du cycle "Grands séminaires ISTerre".
A l’heure où le modèle de développement économique occidental se généralise à toute la planète, il est de plus en plus évident que celui-ci est le principal facteur contribuant à la destruction de notre environnement. De fait, le paradigme néoclassique dominant, sous sa forme néo- ou ultra-libérale, est très critiqué tant sur le plan social qu’environnemental. Toutefois, s’il est clair que le maintien du statu quo est très favorable à la sphère économique et financière internationale, le paradigme néoclassique a fait l’objet d’un consensus relativement large dans les pays occidentaux durant une partie importante du XXème siècle. Pour quelles raisons la recherche de la croissance est-elle devenue l’alpha et l’omega des politiques publiques ? Pourquoi le paradigme dominant est-il devenu un moteur d’effondrement environnemental et sociétal ? Comment se maintient-il dans un contexte de dégradation accélérée ? Des alternatives sont-elles possibles ?
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