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Coming-out : Effondrement, résilience, collapsologie et transition écolo
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dixie
Il y a des chiffres qui, sans faire de bruit, changent complètement la lecture d’une situation. La croissance française en fait partie. Alors que l’on pensait le pire évité au printemps, l’Insee vient de rebattre les cartes en revoyant à la baisse ses estimations pour le deuxième trimestre. Un ajustement statistique en apparence anodin, mais qui replace l’économie tricolore dans une zone de turbulence bien plus inquiétante qu’annoncé initialement, à quelques mois d’une année 2026 qui s’annonce déjà sous tension.
On parle du climat tous les jours, mais savons-nous vraiment ce que cela signifie ? Avec Jean Jouzel, climatologue, ancien vice-président du GIEC, revenons à l’essentiel : ce que la science établit sans ambiguïté, ce qu’elle mesure depuis des décennies, ce que nous savons… et que nous choisissons parfois d’ignorer ! Le réchauffement est sans équivoque d’origine humaine et chaque fraction de degré supplémentaire accroît les risques. Alors pourquoi la trajectoire mondiale reste-t-elle incohérente ? Pourquoi le temps politique semble-t-il toujours en retard ? Cette conversation replace le débat là où il doit être : dans les faits, dans les ordres de grandeur, dans les responsabilités. Le climat n’est pas un sujet parmi d’autres : il structure l’économie, les territoires, la géopolitique, les inégalités. Comprendre, c’est déjà sortir du brouillard.
Shifter du bilan. L’association de bénévoles issue du think tank The Shift project, qui entend décarboner la société, a soufflé sa dixième bougie ce mardi soir à la Recyclerie (Paris). Vert y était !
Un mois de plus, un nouveau record de chaleur à l’échelle mondiale qui laisse les climatologues perplexes, espérant qu’il s’agit d’un phénomène lié à El Niño et non d’un symptôme d’une santé planétaire plus mauvaise que prévu. Les températures à la surface du globe en mars étaient supérieures de 0,1 °C au précédent record pour ce mois, établi en 2016, et de 1,68 °C à la moyenne préindustrielle, selon les données publiées mardi par le Copernicus Climate Change Service.
Si juillet 2023 est devenu le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, tous les mois depuis juin ont aussi battu leur propre record.
Avec une température moyenne 1,68 °C plus élevée qu'un mois de mars normal dans le climat de l'ère préindustrielle, mars 2024 a été le dixième mois consécutif à battre un record de chaleur, selon l’observatoire européen Copernicus.
Avec un nouveau record de température en mars, les douze derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés dans le monde, 1,58°C de plus que dans le climat de la planète au XIXe siècle, avant que se fasse sentir l'effet de la combustion des énergies fossiles, de la déforestation ou de l'agriculture intensive.
Un dixième enfant est décédé dimanche à l'hôpital de Bouaké, en Côte d'Ivoire, des suites d'une probable intoxication alimentaire liée à la consommation d'une bouillie de maïs contaminée par un herbicide, dans un village proche de cette ville du centre du pays.
La synthèse de neuf années de travaux du Giec sur le climat, publiée lundi, est venue rappeler la nécessité d'agir rapidement contre le dérèglement climatique. Alors que la possibilité de maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C semble s'éloigner, les experts rappellent que "chaque dixième de degré compte".
Le sixième rapport de synthèse du GIEC, publié aujourd’hui, est sans appel. Il est indispensable d’agir maintenant. La Coalition Climat appelle à la mobilisation générale. Les scientifiques nous rappellent ce que l’on sait déjà: le dérèglement climatique est en cours, il est dû à l’être humain, il a déjà des conséquences graves et en aura encore pour les centaines d’années à venir. Et les premiers touchés sont les plus vulnérables, partout dans le monde. Mais nous pouvons encore le limiter et en atténuer les effets! Les conséquences, même en Belgique, d’un réchauffement global de 4, 3 ou même 2 degrés n’ont rien à voir avec celui visé d’1.5 degré. Nous n’avons plus le temps. Il faut agir. Chaque dixième de degré compte.
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