Terre en vue !

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Chaque jour, nous transgressons les limites planétaires et détruisons nos conditions d’existence sur Terre. La pandémie, comme les catastrophes climatiques, sont autant de coups de semonce de la menace qui plane sur notre espèce. Pourtant, face au désespoir ambiant, nous avons le droit de rêver à un futur joyeux, et surtout les moyens de le concrétiser. Avec un nouveau plafond écologique et un vrai plancher social, nous pourrons apprendre à vivre sans tout détruire.

De nombreuses propositions sont déjà sur la table comme le Green New Deal, les Nouveaux Jours Heureux, le Pacte pour la Vie, etc. Mais toutes se heurtent aux limites actuelles de la politique, rarement convaincue par leur faisabilité. Ce plaidoyer défend une autre alternative, le Pacte social-écologique, qui place l’autonomie au centre, tout en réintégrant les limites de la Biosphère. Rassemblant Citoyens, État et Nature, il décrit comment mettre en place concrètement ce nouvel horizon, à tous les niveaux, afin de faire face aux multiples bouleversements de nos sociétés modernes. Mobilisons-nous, Citoyen, Citoyenne, pour participer à cette grande aventure, le plus important défi à relever pour l’humanité!


Cédric Chevalier est ingénieur de gestion et fonctionnaire de l’environnement détaché comme conseiller de gouvernement. Essayiste, il est l’auteur de nombreuses cartes blanches, analyses et d’un premier essai intitulé Déclarons l’État d’Urgence écologique, coécrit avec Thibault de La Motte, sorti début 2020 aux Éditions Luc Pire. Il a également contribué à l’ouvrage collectif À l’origine de la catastrophe, paru chez Les Liens qui Libèrent en 2020, sous la direction de Pablo Servigne et Raphaël Stevens.


Avant-Propos de Sarah Zamoun, activiste au sein de Rise for Climate

Préface d’Esmeralda de Belgique, journaliste, auteure et activiste pour l’environnement et les droits humains

Postface de Charlotte Luyck, philosophe, spécialiste de l’écophilosophie


Pour organiser une présentation / débat du livre ou prendre contact envoyez vos coordonnées à : terreenvue[@]cedricchevalier.eu


Interview par Anne-Sophie Bruyndonckx de Cédric Chevalier pour son livre "Terre en Vue".
Préface d'Esmeralda de Belgique. Les catastrophes climatiques et la pandémie de Covid-19 sont analysées comme des manifestations des limites d'habitabilité des écosystèmes de la Terre. Leur irruption sur la scène politique invite à élargir le contrat social à la biosphère en signant un pacte social écologique.


Dimanche, presque partout en Europe, et très cruellement en Belgique, l’écologie – au sens le plus large – a perdu une nouvelle bataille. Cette défaite est celle de l’ensemble du mouvement écologique. Une prise de recul montre que, plus qu’une bataille, et à force de défaites, c’est la guerre que perd l’écologie, depuis 50 ans qu’elle a émergé. Or l’enjeu de cette guerre est l’habitabilité planétaire pour les vivants, dont les Humains. Mais c’est en particulier la défaite de la forme « parti » qu’a prise ce mouvement depuis les années 1980. Le parti belge Ecolo en particulier, un des premiers à entrer dans un parlement national en 1980 précisément, se distingue depuis lors par son incapacité à parvenir au pouvoir et s’y maintenir structurellement, afin de pouvoir déployer son programme, en temps utile. La défaite du dernier étage de la fusée « écologie », celle du gouvernement de la société, devient dès lors une question existentielle. C’est pourquoi nous plaidons ici pour un aggiornamento total – une remise
Mardi 4 juin 2024, 5 jours avant les méga-élections 2024, où nous pourrons choisir nos représentants politiques dans de nombreuses assemblées : Parlement wallon, Parlement bruxellois, Parlement flamand, Parlement fédéral, Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Communauté française de Belgique), Parlement européen, etc. Plus quelques spécificités institutionnelles belges comme le Sénat, les assemblées bruxelloises spécifiques et la Communauté germanophone.
« Il n’existe actuellement « aucune alternative réaliste ou universalisable » aux carburéacteurs standard à base de kérosène, et les « carburants durables pour l’aviation » vantés sont loin de pouvoir les remplacer dans les délais nécessaires pour éviter un changement climatique dangereux, malgré les subventions publiques, selon le rapport de l’Institute for Policy Studies, un groupe de réflexion progressiste. » The Guardian, 14 mai 2024.
J’ai lu un long thread de l’océanographe et climatologue allemand Stefan Rhamstorf sur twitter au sujet de l’AMOC (circulation méridienne de retournement Atlantique), ce grand courant océanique qui permet des échanges de chaleur entre les couches de l’océan, entre l’océan et l’atmosphère et entre les différentes parties du globe, au point qu’on peut le considérer comme le système de climatisation de la Terre.
Merci à vous, merci d’être si nombreux et merci pour votre accueil. Effectivement, bon, moi, je suis un peu comme le gouda, je suis mi-jeune mi-vieux et donc je ne sais pas où je vais me caser. Je suis entre les générations mais effectivement la jeunesse, bon, moi je trouve qu’on met trop la pression sur la jeunesse. Si vous regardez la pyramide démographique dans les démocraties et dans la plupart des pays du Nord, on va dire, la Chine compris, en fait, le corps électoral principal – mais là je ne veux pas parler de la Chine puisqu’il n’y en a pas – mais ce sont surtout des personnes qui ont plus de 40 ou plus de 50 ans donc il ne faut pas trop non plus de pression sur les jeunes qui malheureusement en termes de force électorale sont minoritaires. Et c’est bien ça le drame, c’est-à-dire qu’ils vont être majoritaires dans le futur en termes de poids électoral futur mais dans le présent, ils sont minoritaires. Donc en fait, ils subissent un préjudice intertemporel qui est gravissime : il faut bien le conscient
Donc, cher Mr Mann : ...
Le philosophe Frédéric Lordon, grand discipline du philosophe Baruch Spinoza, a poursuivi sa réflexion sur les affects qui règlent les relations humaines, la société, la politique et le fonctionnement de l’Etat. En politique, chacun, chaque camp, chaque parti, cherche à affecter le reste du corps politique afin de le mobiliser, de le mettre en mouvement, dans une direction souhaitée, préférée. Les mots prononcés par les « leaders d’opinion », politiciens, les intellectuels, les activistes, les citoyens, les artistes, dans leurs discours, débats, œuvres d’art nous affectent plus ou moins intensément et nous mettent en mouvement. Les idées, en ce sens, gouvernent le monde, ...
Le fonctionnement de l’économie mondiale repose encore massivement sur les combustibles fossiles, qui nous tuent littéralement. Il est non seulement impératif de refuser tout nouvel investissement dans l’infrastructure fossile, mais il faut également fermer et déconstruire l’infrastructure fossile existante.
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, 1789.
Je me permets de partager avec vous cet article sur les travaux scientifiques relatifs à l’Anthropocène : Un lac canadien choisi pour représenter le début de l’Anthropocène. Et quelques réflexions, dans mon style prospectif habituel, que vous me pardonnerez (le prospectiviste émet des scénarios du pire pour espérer être détrompé, par le fait de les avoir « prophétisés » justement). La définition de l’Anthropocène au niveau scientifique est un processus scientifique qui a une énorme portée pour la pensée, le discours et l’action écologiques, environnementales, climatiques, sociales, démocratiques (NB : je choisis ici de mettre les adjectifs au féminin).
Certains mènent des actions de guérilla juridique. Mais ça reste désolant de devoir attaquer juridiquement des aspects très annexes (le greenwashing…) par rapport au problème principal : la taille de l’aviation de masse, qu’aucune technologie ne permettra sans doute jamais de neutraliser à cette échelle et dans les temps impartis par l’urgence écologique (à cause des lois de la chimie de la et de la physique des carburants, des moteurs et du vol habité). Le greenwashing, c’est l’existence de l’aviation de masse toute entière !
On peut comprendre notre époque si on ne comprend l’énorme signification historique, métaphysique, éthique, politique, anthropologique, existentielle, … de l’Écocide grand É, l’écocide des écocides. Je pose qu’il s’agit du problème le plus important de tous, pour tous, dans toute l’histoire de l’Humanité, de la Vie, de la Terre.
Dans ce billet, je voudrais proposer une hypothèse prospective que j’appellerais « hypothèse de la reine verte », par analogie avec l’hypothèse de la reine rouge. Cette hypothèse, si elle est vérifiée, présente un obstacle rédhibitoire à la généralisation de la décroissance puis de la post-croissance comme nouveau paradigme civilisationnel mondialisé. Si l’on est convaincu que la décroissance et la post-croissance de manière générale forment ensemble un paradigme indispensable pour éviter les pires scénarios d’effondrement et d’extinction qui menacent l’Humanité, alors il devient nécessaire de formuler des solutions politiques et institutionnelles capables de neutraliser les effets de cette « hypothèse de la reine verte ». Si ces solutions politiques et institutionnelles échouent à se mettre en œuvre pour des raisons contingentes, ou se révèlent impossibles à mettre en œuvre, pour des raisons déterministes, alors l’hypothèse de la reine verte fait partie des éléments de solution au paradoxe de Fermi. C’est-à-
On parle beaucoup de la Singularité technologique, vu les progrès époustouflants de l’intelligence artificielle (IA). J’ai tenté de relier cette tendance avec la possibilité d’une Singularité écologique. Je voudrais maintenant aborder la possibilité d’une Singularité capitaliste, en lien avec le néolibéralisme et le transhumanisme. Ceci à partir de l’actualité et de ses signaux faibles, comme il plaît au prospectiviste de le faire. La presse nous informe de l’usage croissant de l’intelligence artificielle dans l’économie réelle, notamment en Chine. Cet article est édifiant. Des influenceurs achètent des avatars pilotés par intelligence artificielle pour animer leurs canaux de diffusion et réaliser leur promotion (et celle de produits commerciaux), y compris en leur absence. Des graphistes se retrouvent au chômage car l’IA produit mieux, plus vite et moins cher des graphismes de personnages, d’objets et de décors pour l’industrie du jeu vidéo. Etc. On observe que l’IA a déjà commencé à remplacer l’emploi humai
L’illimitation peut trouver sa limite par la transgression de toutes les limites. Une singularité est, en mathématiques, un point auquel un objet mathématique n’est pas défini, ou un point où l’objet mathématique cesse de se comporter de manière intuitive, selon une manière particulière. On observe par exemple une discontinuité, une bifurcation, une évolution soudaine du comportement de l’objet mathématique, comme la transformation soudaine d’une courbe en une exponentielle. Le terme s’étend à des phénomènes physiques comme l’effet de seuil, qui se déclenche après un point de singularité. L’eau se transforme soudain en glace ou en vapeur, après le franchissement d’une certaine température. Où le bois commence à flamber, puis de plus en plus vite.
Un article intéressant et édifiant sur l’état du secteur aérien post pandémie. Retour à la croissance et solutionnisme technologique via les carburants dits « verts », faible influence de la hausse des prix des billets sur la quantité de passagers.km annuelle, en résumé. On n’avance donc pas au niveau écologique… A ceux qui pensent, comme moi, qu’une aviation de masse n’est pas possible dans les limites planétaires, ni souhaitable, cet article démontre que « nous » ne sommes toujours pas en transition écologique et que « nous » n’avons pas encore compris ni l’urgence existentielle, ni les limites du techno-solutionnisme. Une aviation de masse n’est pas possible à cause du cadre scientifique des 9 limites planétaires. L’aviation de masse, peu importe le progrès technologique, détruit inexorablement l’habitabilité planétaire, à cause de son empreinte écologique lié à sa taille quantitative. En outre, une aviation de masse n’est pas souhaitable, à cause du cadre des limites planétaires JUSTES, c’est-à-dire les l
Je voudrais proposer ici une expérience de pensée. Je le fais car je pense qu’elle a des implications éthiques et politiques essentielles. Et que nous pourrions être amenés à sortir de l’expérience de pensée plus rapidement que ce nous ne l’imaginons.
Jusque dans les années 1980, la notion d’effondrement, dans le sens d’effondrement de civilisation, était réservée à l’étude des sociétés anciennes disparues par les historiens et archéologues. Cette étude des civilisations antiques trouve ses origines dans les travaux précurseurs de savants et d’amateurs du XVIIIe siècle, fascinés par les ruines antiques. Le XIXe siècle, siècle du Romantisme, augmentera massivement la fascination pour les ruines et le sort funeste de ces civilisations disparues. On parlera de « ruines romantiques ». Comme si l’essor -ou le déchaînement- de l’industrie, du capitalisme et de la mondialisation, avait intuitivement fait comprendre à ces observateurs la fragilité des sociétés humaines, de la nature, des paysages contemporains, au travers du constat des civilisations du passé anéanties malgré leur architecture monumentale, leur technique avancée et leur art raffiné.
L’Anthropocène désigne l’époque géologique de l’Humain. Partout sur la planète et dans sa banlieue orbitale, de l’Antarctique à l’Arctique, jusque dans la géologie des sols et au travers des ondes spatiales, nuit et jour, toute l’année, à chaque seconde, on observe et on ressent l’omniprésence et l’omnipotence de l’espèce humaine et de ses créations. Les croissances démographique, économique, technologique, extractrice, transformatrice, productrice et consommatrice en sont (entre autres) les modalités.
Je voudrais rebondir sur cet article de la RTBF qui évoque une étude réalisée par le groupe de réflexion environnemental britannique Ember : ‘C’est le début de la fin de l’âge fossile’ : l’électricité décarbonée va-t-elle prochainement prendre le dessus sur l’électricité fossile ? – rtbf.be On y trouve une bonne synthèse de l’évolution de l’usage des combustibles fossiles, des énergies renouvelables et des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.
Face à la surcharge informationnelle déjà énorme et qui risque d’augmenter encore exponentiellement, face à l’impossibilité évidente d’absorber toute l’information disponible afin de produire la pensée la plus adéquate possible, capable d’éclairer l’éthique et en particulier de se hisser à la hauteur de l’Urgence en temps d’Anthropocène, face à l’émergence d’IA aux capacités de plus en plus impressionnantes, quel sens donner à l’engagement de l’intellectuel, à la lecture et à l’écriture ? Au sein de l’éthique générale, comprenant l’éthique de l’Existence et l’éthique de l’Engagement, que deviennent les chapitres consacrés aux intellectuels, à la lecture et à l’écriture ?
Il me revient que certains politiciens et intellectuels qui n’étaient pas réputés pour leur goût de l’écologie, ou leur intérêt pour l’urgence climatique, parfois même un peu climato-sceptiques, auraient complètement changé d’avis suite à une sorte de phénomène de « révélation ». Suite à cette « révélation », ils auraient pris conscience de la gravité de la situation, pour s’engager corps et âme en faveur d’une prise en compte de l’Urgence, d’une manière ou d’une autre. Je ne peux m’empêcher d’évoquer deux belges, l’ancien ministre et député Jean-Luc Crucke , et l’ex-chef de cabinet du libéral Didier Reynders, économiste et écrivain Bruno Colmant.
Depuis le rapport spécial du GIEC en 2018, la pandémie, la guerre en Ukraine, la montée de l’autoritarisme, l’expansion des réseaux sociaux et des nouvelles technologies comme l’IA, et la crise énergétique, nous les Occidentaux semblons dépassés par la masse d’information anxiogène qui nous parvient. Dans la vie privée, au travail, dans l’engagement sociétal, nous sommes submergés par un tsunami d’info qui peut nous conduire à l’épuisement, à la paralysie décisionnelle, au fatalisme et au désengagement, voire au burnout et à la dépression.
Le panache, comme l’honneur, l’héroïsme, la vertu semble faire partie de ces mots “anciens” ou “vieillis” des dictionnaires. Et si, dépoussiérés, ils étaient la clef de notre présent ?
Les Ukrainiens luttent pour maintenir leurs réseaux énergétiques en fonctionnement. Cela nous interroge sur la résilience, ou la fragilité, de nos réseaux d’infrastructure, en particulier énergétiques. Mon père et mon grand-père maternel ont travaillé comme ingénieur dans des centrales électriques en Belgique. Quand j’étais petit, j’accompagnais mon père durant ses gardes à la centrale de Marchienne-au-Pont (Charleroi), maintenant démolie. Une centrale électrique est une des plus grosses machines construites par les humains. Nous traversions la salle des machines, le PC (poste de commande), les transformateurs, la chaudière, etc. en saluant les équipes de garde. Nous passions devant des kilomètres de conduites d’eau, de vapeur, de liquides chimiques, de câbles électriques, d’automates, d’escaliers, de passerelles, de pompes, etc.
L’incertitude est, grossièrement, une situation subjective et/ou objective dans laquelle l’individu ne sait pas quelque chose et/ou ne sait pas tout au sujet de quelque chose. En raisonnant à la limite, on voit immédiatement que l’incertitude est fille de l’impermanence. Tout change tout le temps partout, il est donc impossible d’établir la moindre certitude sur rien. Une interprétation stricte du sens de la connaissance scientifique, de son caractère falsifiable, conduit à admettre que si demain tout ce que nous croyions savoir de plus ou moins certain sur le monde venait à être démenti par l’intervention fracassante d’un Dieu quelconque (deus ex machina), qui rebattrait toutes les cartes, modifierait toutes les lois de la physique, déplacerait tous les corps dans l’espace en remplaçant notre soleil et nos planètes voisines par d’autres, alors nous devrions nous incliner et reconnaître que nous ne savions strictement rien, et que notre incertitude était bel et bien totale depuis toujours.
Avant de commencer, notons le caractère généralisable de cette problématique : dire la vérité ou pas ? Quand la dire et quand ne pas la dire ? Et puis la question philosophique peut-être la plus fondamentale : « qu’est-ce que la vérité ? » Après un bref détour philosophique, j’en viendrai au concret et donnerai mon opinion personnelle. Le débat sur « dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité aux gens… ou pas » est essentiel. On voit rapidement que plusieurs écoles existent. On peut affirmer que toute la philosophie est centrée sur la question de « la vérité ». Ou de la « validité » de la moindre « affirmation ». 
Cela fait plusieurs années que je souhaite créer mon propre site. J’espère qu’il pourra répondre à plusieurs de mes objectifs : Exister : écrire et publier mes écrits m’aide à donner un semblant d’ordre au chaos qui règne dans l’existence et dans mon esprit Inspirer : j’espère, en partageant publiquement mes pensées, mieux cheminer dans l’existence et, qui sait, contribuer à ce que d’autres fassent de même. Influencer : j’espère que le partage de mes pensées, de celles des commentateurs et des invités, puisse influencer positivement le débat public. Outiller : j’espère pouvoir partager avec les lecteurs des outils de pensée et d’action. Engager : j’espère pouvoir contribuer à ce que certains lecteurs s’engagent et oeuvrent au sein de la société.
Quand le réel résiste irrémédiablement à notre désir et notre volonté, nous pouvons renoncer à ce désir et à cette volonté ou décider, consciemment ou non, de vivre dans une fiction où le réel se pliera tôt ou tard à notre désir et à notre volonté. A nos risques et périls. Durant l’histoire, une telle attitude effrontée s’est soldée par des découvertes scientifiques importantes… ou le malheur, voire la mort de son porteur. Les frontières perçues de la réalité ont été repoussées plus loin, devenant vraisemblablement plus proches des limites du réel, toujours en partie insaisissables. Nous vivons toujours dans une régime particulier de réalité. Notre imagination est bornée par des frontières souvent arbitraires. C’est pourquoi la politique a souvent été définie comme « l’art de rendre possible ce qui semble impossible ».
Certains pensent que les armes nucléaires créent une stabilité géopolitique internationale par le risque de destruction mutuelle assurée. D’autres, exactement l’inverse : que cette apparence de sécurité est une illusion catastrophique.
Un ami haut fonctionnaire se demandait récemment, dans cette époque où les urgences s’accumulent toujours plus, si l’État avait jamais géré autre chose que les urgences durant l’histoire. Et qui plus est, ne les avaient pas « gérées » seulement dans la débandade et l’inefficacité. Une maxime prétend que « gouverner, c’est prévoir ». Le réel semble indiquer que « gouverner, c’est ne rien prévoir ».
Sélection & plus - Pablo Servigne, Gauthier Chapelle, Cédric Chevalier, Laurent Lievens, Timothée Parrique
Il semble impératif de prendre conscience de la situation d’urgence écologique absolue, de la reconnaître publiquement et surtout de gouverner la société en conséquence. Cela nécessite d’inclure les risques existentiels parmi les scénarios pris en compte. Nous le martelons depuis notre carte blanche collective du 6 septembre 2018 et la pétition de 40.000 signatures qui a suivi, remise à la Chambre de la Belgique. Les scénarios « catastrophes » ne sont pas des « excentricités douteuses » auxquelles les décideurs et scientifiques sérieux ne devraient pas attacher d’importance mais, au contraire, le point de départ, la pierre de touche, à partir duquel on peut seulement paramétrer ses efforts politiques et scientifiques. Dans l’histoire de la Terre, il y a déjà eu des changements d’ampleur « catastrophique », et il peut encore s’en produire, au détriment de certaines espèces, dont la nôtre. Et il ne peut y avoir de politique que lorsque l’existence de la communauté humaine est préservée.
Une gestion prudente des risques exige la prise en compte de scénarios allant du moins bon au pire. Or, dans le cas du changement climatique, ces futurs potentiels sont mal connus. Le changement climatique anthropique pourrait-il entraîner l’effondrement de la société mondiale, voire l’extinction de l’humanité ? À l’heure actuelle, il s’agit d’un sujet dangereusement sous-exploré. Pourtant, il existe de nombreuses raisons de penser que le changement climatique pourrait entraîner une catastrophe mondiale. L’analyse des mécanismes à l’origine de ces conséquences extrêmes pourrait contribuer à galvaniser l’action, à améliorer la résilience et à informer les politiques, y compris les réponses d’urgence. Nous exposons les connaissances actuelles sur la probabilité d’un changement climatique extrême, expliquons pourquoi il est vital de comprendre les cas les plus défavorables, exposons les raisons de s’inquiéter des résultats catastrophiques, définissons les termes clés et proposons un programme de recherche. Le pr
On a donc laissé grandir une bête monstrueuse depuis 20 ans et on n’arrive plus à la maîtriser. Tous les scénarios sont (déjà) perdants pour les démocrates, partout dans le monde et pour longtemps. La démocratie elle-même est menacée. La marge de manœuvre semble se résumer à devoir évaluer le sacrifice d’un bien existentiel (la démocratie et la liberté d’autodétermination ukrainienne) pour en sauver un autre (au mieux la vie de plusieurs millions de citoyens membres de l’Union européenne, au pire la vie humaine sur Terre en cas de guerre nucléaire mondiale, les scorpions survivront).
François Gemenne produit une densité impressionnante de pensées politiquement incorrectes en ce moment. Après avoir subi une lourde frustration, à cause de la défaite des écologistes français, malgré l’expertise qu’il a prêtée au candidat Jadot, et en plein questionnement existentiel sur le rôle des scientifiques et des intellectuels face à l’Écocide mondial, il ne mâche plus ses mots.
Nous sommes actuellement à un point crucial de notre histoire, affrontant sans conteste la crise la plus alarmante pour l'espèce humaine. Le dérèglement du climat et le déclin catastrophique de la biodiversité, ces deux faces d'une même pièce, menacent en effet notre existence. ...
Pourquoi nous n’avons rien fait pour le climat, pourquoi nous continuerions à ne rien faire, en nous sentant bien droit dans nos bottes – le scénario du pire du philosophe Gardiner
Terre en vue ! Plaidoyer pour un Pacte social-écologique - présentation pour IBGE
Tendances Première : COP26 - Comment agir pour plus de justice sociale et écologique ?
Interview par Anne-Sophie Bruyndonckx de Cédric Chevalier pour son livre "Terre en Vue".
Nous vivons ces derniers mois une explosion de catastrophes climatiques partout dans le monde. Canicules accablantes, records de chaleur, sécheresses interminables, méga-incendies, précipitations torrentielles, inondations dévastatrices, tempêtes ravageuses…
Préface d'Esmeralda de Belgique. Les catastrophes climatiques et la pandémie de Covid-19 sont analysées comme des manifestations des limites d'habitabilité des écosystèmes de la Terre. Leur irruption sur la scène politique invite à élargir le contrat social à la biosphère en signant un pacte social écologique.
Imaginons que deux pays soient les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde, imaginons qu’ils soient également parmi les plus vulnérables au réchauffement climatique, même si de façon différenciée, et imaginons qu’ils soient entrés dans une lutte pour l’hégémonie mondiale… Nous parlons bien sûr des Etats-Unis et de la Chine. Voici un des plus gros obstacles pour contrer le dilemme du prisonnier face au réchauffement climatique et engendrer de la coopération.
Climat déréglé, pandémies à répétition, écosystèmes détruits, sécurité alimentaire menacée, pénurie de ressources, système financier instable... Notre Terre est gravement en péril, c’est un état de fait. Mais au-delà des constats, il est indispensable de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là.
Rencontres de l’écologie politique
Parler de « changement climatique » n’aide pas à prendre suffisamment conscience de la gravité du péril qui menace la planète. Des activistes ont manifesté devant le « New York Times » pour revendiquer l’usage d’un vocabulaire plus percutant. Le signataire de cette carte blanche soutient cette démarche.
Certains éminents épidémiologistes affirment que notre inertie écologique tuera et tue déjà aujourd’hui bien plus de gens sur Terre que la pandémie de Covid-19. Une opinion de Cédric Chevalier, auteur de Déclarons l’Etat d’Urgence écologique (Luc Pire), coordinateur de la pétition citoyenne « Déclarons l’état d’urgence environnemental et social ».
L’actualité nous montre des images d’apocalypse par le feu en Californie, rappelant celles que nous avons vu au Brésil récemment et précédemment, en Australie. Pendant que des rapports nous annoncent que l’Humanité est en train d’exploiter et détruire la nature à une échelle jamais vue. L’année 2020 pourrait devenir la plus chaude jamais mesurée. Bref, il semble que le concept « d’effondrement » sorte de la catégorie des concepts théoriques pour devenir un questionnement pratique sur notre réel, le où et le quand nous vivons tous
Un récent rapport du New Weather Institute Think Tank, un centre d’étude créé pour « accélérer la transition rapide vers une économie juste qui prospère à l’intérieur des limites planétaires », conclut que les Etats doivent interdire la publicité pour les SUV pour atteindre leurs objectifs climatiques. La hausse importante et continue du nombre de SUV en Belgique et dans le monde est le deuxième facteur le plus important de la hausse des émissions de gaz à effet de serre mondiales depuis 2010, selon l’Agence internationale pour l’énergie
La trajectoire de l’économie mondialisée détruit les conditions de vie sur Terre pour les jeunes vivants aujourd’hui, et ceux qui naîtront durant ce siècle. Le confinement pandémique a imposé aux jeunes, aux enfants (qui sont légalement soumis à l’autorité de leurs parents et n’ont aucun droit de vote) des sacrifices pour sauver la vie des vieux. On a impacté la santé mentale et physique des jeunes sans suffisamment de soucis pour eux. Dans un récent rapport de l’Organisation Internationale du Travail, on découvre maintenant que la crise socio-économique en gestation risque d’hypothéquer structurellement leur travail, leur carrière, et leur qualité de vie.
Pour Joseph Tainter, théoricien de l’effondrement, la théorie du conflit problématise l’État comme institution coercitive de la domination et de l’exploitation. La théorie de l’intégration en fait une solution: l’institution consensuelle des intérêts sociaux partagés. Dépassant ces visions limitées, le philosophe Michel Foucault rejette l’idée d’État comme trop abstraite etse concentre sur les modes d’exercice pratiques du pouvoir, la gouvernementalité. ...
Le caractère écologiquement insoutenable de la trajectoire sociétale belge, européenne et mondiale, est largement documenté scientifiquement depuis plusieurs décennies. La possibilité de la poursuite de la croissance, impliquée notamment par les politiques régionales, nationales et européennes officielles (qui continuent à en faire l’objectif politique principal dans leurs textes stratégiques), repose sur un mécanismepostulé, ledécouplage absolu.Avec le découplage absolu hypothétique, on peut rebaptiser la croissance, «croissance verte«, c’est-à-dire une forme hypothétique de «croissance soutenable».
Une billet d'humeur de Cédric Chevalier, coauteur de "Déclarons l’Etat d’Urgence écologique" (Editions Luc Pire).
Défendue comme réponse aux multiples urgences sociétales depuis de nombreuses années, l’idée de « Green New Deal » connaît un regain d’intérêt, anime les débats et s’incarne à nouveau politiquement aux niveaux national et international dans le monde. Un Green New Deal aurait pour ambition de combler l’écart grandissant entre deux constats scientifiques.....
Alors que nous luttons contre une terrible pandémie, une récente étude scientifique montre qu’un milliard d’êtres humains risquent de devoir migrer ou subir des chaleurs insupportables pour chaque degré supplémentaire de la température globale, dans les cinquante prochaines années. Ne rien faire, c’est accepter ce risque d’un milliard de victimes supplémentaires, migrants, malades ou morts. Comme l’a rappelé l’épidémiologiste belge Marius Gilbert, « L’impact sanitaire du changement climatique est bien plus important que celui du coronavirus. Pour le Covid, on n’a pas hésité à imposer le confinement et à arrêter quasiment toute l’économie. Or, si on comptait les morts liés au réchauffement climatique comme on est en train de le faire pour le Covid, on se rendrait compte qu’il est plus meurtrier. ».
Les émissions de gaz à effet de serre détruisent nos conditions d’existence sur la Terre. Alors que nous luttons contre une terrible pandémie, une récente étude scientifique montre qu’un milliard d’êtres humains risquent de devoir migrer ou subir des chaleurs insupportables pour chaque degré supplémentaire de la température globale, dans les cinquante prochaines années. Ne rien faire, c’est accepter ce risque d’un milliard de victimes supplémentaires, migrants, malades ou morts.
Face au déroulement actuel des événements, en tant que citoyen et intellectuel belge, ma conscience m’oblige à partager cinq urgences éthiques auprès de la Première Ministre, Sophie Wilmès. Toutes sont déplaisantes, toutes doivent être pensées, écrites et dites. Nous n’y sommes pas habitués, la responsabilité politique est de nous y préparer, avec détermination et transparence démocratique....
Le coronavirus nous rappelle que les urgences vont s’additionner et parfois entrer en collision. Le politique devra faire preuve d’un leadership responsable pour y faire face. Le philosophe Hans Jonas pourra le guider. Nous ne savons pas combien de Belges souffriront et mourront du coronavirus. L’urgence est à l’action, surtout pour ceux qui sont en première ligne. Minimiser le nombre de victimes est un impératif catégorique pour chacun, décideur politique, professionnel de la santé, travailleur, parent, enseignant, étudiant ou pensionné.
Après 40 ans de cris d'alarme scientifiques, l'urgence écologique et climatique n'est plus mise en doute. Elle a été déclarée par le GIEC, le Secrétaire général de l'ONU, des États comme le Royaume-Uni, la France, le Canada, des villes comme Londres, Paris et New-York, 15 000 scientifiques du monde entier, plus de 7 000 universités et de nombreux citoyens dans nos rues. En parallèle, le mouvement des gilets jaunes a montré que les citoyens s'inquiètent aussi de la justice sociale et des migrations, et cèdent parfois aux sirènes du populisme et de l'extrême droite. Fin du mois et fin du monde sont intimement liées, l'urgence est donc aussi sociale et démocratique.
Dans la sidération et la rage, les Australiens découvrent –trop tard– que leur Premier Ministre, Scott Morrison, un climatosceptique pro-charbon qu’ils ont reconduit au pouvoir contre toute attente en mai 2019, s’enfonce dans le déni et démontre sa totale incompétence. Abandonnés par l’Etat, la population et les volontaires des services de secours tentent d’éviter le pire avec les faibles moyens que les restrictions budgétaires leur ont laissés. Chez nous, le malaise est palpable dans les familles : comment l’Australie démocratique et éduquée, connue pour sa nature splendide et sa qualité de vie, peut-elle tomber aussi rapidement dans un tel état d’urgence climatique ?
Par Cédric Chevalier, ingénieur et Eric Van Pooelvoorde, biologiste.
La voilà, la solution à tous nos maux : l’énergie “infinie” dans les grandeurs utilisées actuellement par les sociétés humaines, et pour encore des siècles de croissance, qui permet de sauver intégralement l’idéal de Progrès ! En théorie c’est possible, via cette fameuse fusion nucléaire.
Sir Nicholas Stern, Professeur d'économie à la prestigieuse London School ofEconomics, est l'auteur du fameux "Rapport Stern" sur le climat, publié en 2006,qui a démontré qu'il était moins coûteux d'agir le plus tôt possible pour réduire lesémissions de gaz à effet de serre que d'attendre et agir plus tard.On aimerait que le monde politique et économique ait lu ce rapport. Ce 17septembre 2019, notre brillant économiste expliquait publiquement que sa propre discipline académique, de manière préoccupante, avait très peu contribué au débat sur le dérèglement climatique.....
Une opinion de Cédric Chevalier, membre du comité "Déclarons l'état d'urgence environnemental et social".Le clivage et les violences se renforcent lorsqu’une société ne parvient pas à résoudre une urgence et un conflit d’intérêts latent. Face aux défis climatiques, on peut craindre pour l’avenir de ...
Le clivage et les violences se renforcent lorsqu’une société ne parvient pas à résoudre une urgence et un conflit d’intérêts latent. Face aux défis climatiques, on peut craindre pour l’avenir de la démocratie.
la collapsologie n'est pas une croyance, ni un postulat, mais une démarche qui vise à renforcer la résilience de nos sociétés dans un contexte marqué par l'instabilité, l’interdépendance et l'imprévisibilité, ainsi que par un renforcement substantiel des crises, notamment liés au changement climatique.....
Quelques fonctionnaires et des personnes engagées dans l’environnement et la politique, voudraient que se développe en Belgique une véritable politique de résilience territoriale locale. La résilience, cela signifie la capacité à rebondir après un choc, éventuellement extrême, et à reprendre une dynamique fonctionnelle, éventuellement différente. Alors que tous les signaux d’alarme retentissent pour nous avertir chaque jour de la hausse spectaculaire des catastrophes écologiques et de leur cortège de victimes, la résilience des territoires et de leurs habitants face aux chocs devient un impératif moral et politique absolu.
Le monde entier connaît désormais le visage sévère et le réquisitoire sans concession de Greta Thunberg. À 16 ans à peine, elle a déclenché le mouvement mondial des grèves scolaires pour le climat. En dénonçant sans relâche ce qui est sous nos yeux - l’état d’urgence climatique et notre inertie généralisée -, en pointant l’aveuglement et le silence des aînés, elle incarne à la perfection l’enfant lucide dans le conte des Habits neufs de l’empereur d’Hans Christian Andersen. Mais connaissez-vous le sourire rayonnant et la passion contagieuse d’Alexandria Ocasio-Cortez ? ...
Nous avons besoin des mots adéquats pour décrire la catastrophe climatique et environnementale en cours.
Nous avons besoin des mots adéquats pour décrire la catastrophe climatique et environnementale en cours. Des activistes ont bloqué ce 22 juin la rue devant les bureaux du New York Times, le plus grand journal international américain, afin d'exiger que les journalistes cessent d'utiliser des mots euphémistes et paralysants pour décrire l'urgence climatique scientifiquement avérée ...
Ce n'est pas la première fois que des sociétés humaines se trouvent au pied du mur face à descrises qui appellent à un sursaut majeur. Face aux enjeux du XXIe siècle, des réponses démocratiques fortes peuvent être mises en place, comme ce fut déjà le cas après la crise de1929. Un Green New Deal social, économique et écologique peut aujourd'hui répondre à ces enjeux avec cohérence et efficacité....
Alors que le parlement britannique vient de déclarer l'état d'urgenceenvironnementale et climatique, la Belgique peine à se demander si elle vaentamer un début de commencement de " transition " écologique."La transition", un terme que nous recommandons bien vite à ses partisansde ranger au placard tant il accommode ses adversaires qui ont beau jeu de repousser toujours à ailleurs et à demain les efforts à fournir ici etmaintenant. La transition est toujours à venir, c'est un processus endevenir permanent, un peu comme le remboursement de la dette, le "RER"ou le "stade national".
je suis universitaire ; je sais lire une étude scientifique publiée dans une revue internationale à comité delecture. Et je ne peux plus supporter l'écart sidérant entre les cris d'alarmes incessants de tant de scientifiques, l'inertie de tant de citoyens et l'inaction de tant de politiques face à la dévastation de notreenvironnement....je suis économiste ; je sais compter [..] ... Je suis fonctionnaire ; je sais évaluer [..]
Une étude commandée par le WWF démontre que l’État belge distribue chaque année au moins 2,7 milliards € d’avantages fiscaux pour les énergies fossiles (pétrole, kérosène, mazout, gaz), cause majeure du changement climatique, dans deux domaines de notre vie quotidienne  : le logement et la mobilité. Étant donné le manque de transparence de l’État sur les montants exacts alloués aux énergies fossiles, cette somme est sans doute encore plus élevée.
La puissance d’un petit dessin par rapport à de longs discours.Un schéma qui illustre bien toutes les données du problème de la soutenabilité de la présence humaine surTerre, à la fois sur les plans écologique, de justice sociale, de vote citoyen et de réponse politique :
'jamais le monde économique ne renoncera à la croissance. Il n’est pas possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre en aussi peu de temps. Les gens ne veulent pas renoncer à leur confort. Aucun candidat au pouvoir ne prendre le risque de proposer de nouvelles taxes aux électeurs.Etc.' Voici la pensée de l’impossible. Le penseur de l’impossible, l’Impossibiliste, pense obstacle, empêchement, contrainte, coût, dérangement, pénibilité. Il ne peut envisager autre chose que l’existant. Il s’auto-convainc de la vanité des efforts pour le changement....
Alors que des milliers de citoyens sont attendus dans les rues de Bruxelles dimanche en faveur de la marche pour le climat, les initiateurs d'une pétition visant l'instauration d'un état d'urgence environnemental appellent mardi le pays à se mobiliser en vue des élections de mai prochain.Porteurs d'une pétition déjà signée par plus de 25.000 personnes, ils pressent la société civile de se mobiliser pour établir un cahier de revendications minimum à remettre aux futurs représentants politiques.
Une pétition lancée le 6 septembre dernier afin d'exiger du gouvernement belge qu'il déclare immédiatement l'état d'urgence environnemental a déjà récolté plus de 10.000 signatures, se réjouissent lundi Paul Blume et Cédric Chevalier, à l'initiative de la pétition.
L’IPBES, la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques a récemment livré un rapport alarmant sur l’état de la biodiversité dans le monde. Dans cette carte blanche, trois chercheurs associés à Etopia s’inquiètent de l’indifférence aux crises écologiques actuelles et affirment la nécessité concomitante de dénoncer ouvertement ce nihilisme, pour déclencher un sursaut de volonté de vivre chez to
Billet invité. À propos de La Grande Dissociation. Ouvert aux commentaires. On peut tirer de nombreuses conséquences de l’article sur la Grande Dissociation. Si l’on maintient un apport suffisant et constant d’énergie et de matière dans le système techno-économique, il apparaît aujourd’hui déjà quasiment certain que les progrès scientifiques et techniques vont mener à ce que le travail de la machine (1) chasse à terme l’essentiel du travail humain, jusqu’à impacter la majorité de la population active. Sauf si l’on en décidait autrement, l’emploi humain disparaîtrait. Or le lien actuel entre travail humain, emploi et revenu est aujourd’hui en Occident et dans les parties du monde qui s’occidentalisent, la convention sociale qui permet aux individus employés de se procurer les biens et services produits afin de répondre à leurs besoins de base et leurs autres désirs (2). En cas de machinisation complète du travail, ce lien conventionnel ne pourra plus être maintenu. Si nul travail humain n’est nécessaire, qu’es
La conjonction d’une évolution parallèle défavorable de nombreux paramètres qui caractérisent notre système, sous l’effet de l’évolution parallèle défavorable de nombreuses variables qui le déterminent, ainsi que l’absence manifeste de reconnaissance sociétale et politique de cet état de fait, et l’absence consécutive de toute action collective massive susceptible d’inverser les tendances précitées, me convainc chaque jour davantage qu’il est inévitable que nous allons percuter un mur....