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Veille documentaire

du groupe Coming-out : Effondrement, résilience, collapsologie et transition écolo


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juin 2026

Dans un rapport, publié lundi 29 juin, l’organisation de défense des forêts appelle à réviser à la baisse les objectifs de prélèvement de bois dans le projet de stratégie nationale bas carbone.
Deux feux de forêt survenus dans le département français du Lot-et-Garonne, placé en vigilance rouge canicule, ont parcouru respectivement 5 hectares pour le premier, désormais fixé, et 87 hectares pour le second, toujours "en propagation" mardi soir, a-t-on appris auprès des autorités.
«Des milliards de personnes sont touchées par une épidémie de chaleur extrême », a dû constater le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres1. Avec la hausse des températures liée au changement climatique, la chaleur présente un risque grandissant pour la santé au point que 546 000 décès annuels sont désormais liés aux fortes chaleurs à l’échelle mondiale2. Mais les décès en période de forte chaleur ne sont malheureusement pas la seule conséquence du changement climatique sur la santé humaine : celui-ci favorise désormais le développement et la propagation de 58 % des maladies infectieuses3. Des crises d’asthme déclenchées par des feux de forêt aux urgences cardiaques en passant par des impacts lors de la grossesse, le changement climatique menace la santé au point qu’il est devenu impossible de vivre en bonne santé sur une planète dont les signes vitaux sont engagés.
Dernièrement, un institut allemand a publié une étude mettant en lumière l’apparition d’un étonnant mécanisme de défense biochimique de la forêt amazonienne. Or, ce mécanisme résulterait de la sécheresse historique qu’a provoqué le super cycle El Niño sur la période 2023-2024. Que faut-il comprendre de ces travaux ?
Photosynthesis does not always result in wood growth, a key factor in carbon dioxide sequestration
Alors que les discours officiels célèbrent la transition écologique et la protection de la biodiversité, les forêts françaises sont saignées à blanc. Derrière les promesses de gestion durable se cache une réalité bien moins reluisante : industrialisation des massifs forestiers, mécanisation croissante, plantations monospécifiques et exploitation toujours plus intensive du vivant.
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
Des millions de dollars investis, des décennies de travail, des équipes entières mobilisées. Et juste à côté, une parcelle où personne n’a posé le pied depuis quarante ans qui s’avère, au fil des inventaires, bien plus riche en espèces que celle qu’on a restaurée à grand renfort d’interventions humaines. Ce n’est pas une anecdote isolée : une méta-analyse portant sur 133 études a démontré que la régénération naturelle surpasse la restauration active pour atteindre le succès écologique dans les forêts tropicales, pour les trois grands groupes taxonomiques étudiés : plantes, oiseaux et invertébrés. Un résultat qui bouscule quarante ans de politique forestière mondiale.

mai 2026

Dans les années 1970, un botaniste japonais a mis au point une méthode pour créer une forêt dense en 20 à 30 ans là où il n’y avait qu’une parcelle nue — dix fois plus vite que le reboisement classique, selon ses partisans. La méthode Miyawaki s’est répandue dans le monde entier. Mais la science derrière les promesses est moins solide qu’il n’y paraît.
Il y a peu, le gouvernement équatorien a annoncé avoir mené avec succès ses premières opérations d’extraction pétrolière par fracturation hydraulique. Malheureusement, ces opérations concernent la forêt amazonienne, ainsi ses habitants. Les peuples autochtones protestent vivement mais le gouvernement semble vouloir absolument relancer la production nationale de pétrole, en déclin depuis au moins une décennie.



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