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Coming-out : Effondrement, résilience, collapsologie et transition écolo
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micro-plastiques
Les pays qui négocient un traité sur la pollution plastique, projet des Nations unies qui peine à voir le jour, sont moins divisés qu’auparavant et un accord pourrait être conclu en mars, a assuré jeudi à l’AFP le diplomate qui préside les discussions.
Véritable fléau, les microplastiques se retrouvent notamment dans l’eau, l’air, la nourriture et finissent leur course dans les organismes. En Indonésie, le phénomène est gravissime. En effet, ce pays est celui où la population est la plus impactée par ces particules fines. Dans les faits, les indonésiens ingèrent et respirent en moyenne 15 grammes de microplastiques chaque mois.
Faites l’expérience : observez un film plastique supposément biodégradable dans une poignée de compost. Au bout de quelques mois, plus aucune trace visible, le matériau semble s’être évaporé. La conclusion est tentante : le matériau s’est sans doute dégradé. Mais a-t-il vraiment disparu ? A-t-il été transformé en dioxyde de carbone ? A-t-il été incorporé par des microorganismes ou fragmenté en particules trop petites pour être vues ? C’est là que commence le vrai problème scientifique.
Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs retirent de leur emballage les rebuts de l’industrie agro-alimentaire pour alimenter des méthaniseurs. Mais cette technologie utilisée par des agriculteurs génère des microplastiques, déversés dans les champs.
240 000. C’est le nombre de particules de plastique qu’une équipe de l’université Columbia a dénombré dans un seul litre d’eau en bouteille. Publiée en janvier 2024 dans la revue scientifique PNAS, l’étude révèle des quantités jusqu’ici insoupçonnées de minuscules particules de plastique dans l’eau embouteillée. Un chiffre qui renverse une conviction profondément ancrée : celle que la bouteille, c’est la garantie de boire propre.
Une pincée de sel marin, c’est environ un gramme. Selon les données les plus récentes issues de plusieurs études européennes ayant passé au crible des dizaines de marques commerciales, ce gramme contiendrait en moyenne une centaine de microparticules de plastique. Pas des substances chimiques abstraites, pas un risque théorique : des fragments de polypropylène, des filaments de nylon, des lambeaux de film plastique. Directement dans votre salière.
Si les images d’îles de déchets flottant à la surface des océans ont fait le tour du monde, une autre forme de pollution plastique, totalement invisible, est en train de s’infiltrer dans notre organisme. Pour la première fois en Allemagne, une équipe de chercheurs de Leipzig a réussi à quantifier les micro et nanoplastiques que nous respirons au quotidien. Leurs conclusions sont alarmantes : non seulement l’air urbain est saturé de polymères, mais la transition vers les véhicules électriques ne suffira absolument pas à régler le problème.
Sept grammes. C’est le poids moyen de plastique retrouvé dans un cerveau humain adulte lors des autopsies réalisées en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine en février 2025 par le Dr Matthew Campen et son équipe de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans l’organe le plus protégé du corps. Et ce n’est pas le foie ni les poumons qui détiennent ce triste record. C’est le cerveau.
4 800 microgrammes. C’est la quantité moyenne de plastique mesurée dans un cerveau humain adulte en 2024, selon une étude publiée dans Nature Medicine le 3 février 2025 par des chercheurs de l’Université du Nouveau-Mexique. Traduit en termes concrets : l’équivalent d’une cuillère à café de matière plastique, logée dans votre organe le plus protégé. En 2016, ce chiffre était deux fois moindre. Huit ans. C’est le temps qu’il a fallu pour que la concentration double.
Que Choisir Ensemble et No plastic in My Sea ont publié mardi un rapport dénonçant l'utilisation "omniprésente" du plastique sur les produits dans les supermarchés. Les deux associations jugent les efforts des grandes surfaces insuffisants alors qu'elles s'étaient engagées à réduire les plastiques à usage unique.
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