Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Le ciel change de visage. Après des semaines de chaleur écrasante et de sols craquelés par la sécheresse, un vent d’humidité s’apprête à souffler sur une bonne partie du pays. Mais ce n’est pas un simple coup de vent ou une perturbation classique qui arrive : c’est un phénomène bien plus vaste, capable de transporter des quantités d’eau colossales sur des milliers de kilomètres. Son nom fait presque penser à une légende scandinave, mais il s’agit bien d’une réalité météorologique, déjà bien connue des scientifiques. Ce week-end, ce corridor invisible pourrait bien changer nos habitudes du quotidien.
Selon l’établissement public, le nombre de rus, rivières ou fleuves concernés par des ruptures d’écoulement ou des assecs dépasse les records enregistrés en 2022. Une situation inquiétante appelée à se répéter avec le réchauffement climatique.
Cette dégradation est due au manque de pluie persistant et aux fortes chaleurs quasi ininterrompues depuis la fin du mois de mai, qui ont asséché les sols, puis les nappes souterraines, principales sources d’alimentation des rivières.
En raison de la chaleur et de la sécheresse, les cours d'eau en Flandre ont connu des températures record cet été, rapportent samedi plusieurs médias flamands, sur base de données de l'agence flamande de l'environnement.
La température de l’eau a forcé EDF à mettre à l’arrêt plusieurs réacteurs en juillet et en août. Une «indisponibilité» environnementale qui a affecté jusqu’à 20 % de ses capacités de production. De quoi interroger la résilience de l’atome face au changement climatique.
Le spécialiste de l’eau à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement explique, dans un entretien au « Monde », le rôle majeur des petits cours d’eau pour les écosystèmes et les activités humaines, et l’importance de les préserver.
Le plus long fleuve d'Europe est au plus bas. Les répercussions économiques, notamment énergétiques, sont importantes pour les pays riverains d'Europe de l'Est. La production d'électricité est tout particulièrement touchée.
Le Rhin a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré à l'endroit où le fleuve entre dans les Pays-Bas, en raison de la sécheresse dans le pays et du manque de pluie chez ses voisins, ont alerté jeudi les autorités néerlandaises.
Actuellement, la Seine fait face à une sécheresse estivale sévère mais son cours inférieur se maintien artificiellement au-dessus du niveau de crise. En effet, ses lacs-réservoirs injectent de l’eau massivement, un soutien important mais malheureusement pas illimité. Si la situation n’est pas critique, celle-ci reste assez préoccupante.
Imaginez d’immenses fleuves qui ne coulent pas entre deux rives, mais qui serpentent à des kilomètres au-dessus de nos têtes, invisibles à l’œil nu. Ces rubans d’air chargés d’humidité et de chaleur voyagent sur des milliers de kilomètres, filant tout droit vers le pôle Nord. On les appelle les rivières atmosphériques, et leur comportement intrigue de plus en plus. Car une nouvelle analyse vient de le confirmer : ces couloirs invisibles se multiplient à un rythme jamais observé, déversant leur cargaison brûlante au cœur d’un Arctique déjà fragilisé. Comprendre ce phénomène, c’est mettre le doigt sur l’un des moteurs les plus discrets, mais les plus puissants, du réchauffement polaire. Voici ce que révèlent les données, pourquoi cette accélération inquiète, et ce qui pourrait se jouer pour la banquise comme pour le climat de la planète entière.


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