filtre:
focusclimat co2 réchauffement climatique cop21 cop24 zéro carbone rapport giec
2018
Henri Waisman, vous êtes chercheur senior au sein du programme Climat qui est axé sur les trajectoires de développement bas carbone à long-terme. Coordinateur du Deep Decarbonization Pathways Project (DDPP), vous cherchez à mobiliser l’analyse de long terme comme outil de soutien au processus politique enclenché par l’Accord de Paris. C’est notamment dans ce cadre que vous avez été chargé de rédiger le chapitre 5 "Développement durable, éradication de la pauvreté et réduction des inégalités" du rapport spécial 1,5°C du GIEC.
Lettre 11 - oct 2018 : Le rapport spécial du GIEC
Les experts du Giec soulignent dans leur dernier rapport que le monde devra engager des transformations « rapides » et « sans précédent » s’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C…
Le dernier rapport spécial du GIEC, présenté le 8 octobre dernier, fait suite à la COP21 et à la signature de l’Accord de Paris, dans lequel les États s’engagent à agir pour « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels [et à] poursuivre l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Le GIEC a été invité à produire un rapport portant sur les impacts du réchauffement planétaire de 1,5 ° C par rapport aux niveaux préindustriels, et sur les trajectoires d’émissions de gaz à effet de serre.
Sommes-nous sous la menace d’un « effondrement » imminent, sous l’effet du réchauffement climatique et de la surexploitation des ressources ? Pour l’historien Christophe Bonneuil, la question n’est déjà plus là : des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs sont enclenchés et ne vont faire que s’accélérer. Il faut plutôt déplacer la question et produire une « pensée politique » de ce qui est en train de se passer : qui en seront les gagnants et les perdants ? Comment peser sur la nature de ces changements ? Migrations de masse, émergence d’un « capitalisme écofasciste », risque de conflits pour les ressources : malgré un constat brutal sur le monde qui se dessine, l’historien appelle à éviter le piège d’un « romantisme » de l’effondrement. « Une autre fin du monde est possible », affirme-t-il. Il revient aux sociétés civiles d’écrire le scénario final. Entretien.
Il y a une semaine, le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat mettait en garde les États sur les conséquences pour la planète du réchauffement climatique de plus d’1,5°C. Une étude de chercheurs du laboratoire de climatologie de l’Université de Liège, à laquelle nous avons eu accès et qui sera publiée dans la revue scientifique The Cryosphere, est encore plus alarmiste. Selon leur modèle, la fonte de la calotte glacière du Groenland pourrait être deux fois plus importante que prévu par les derniers modèles du GIEC.
Le monde a atteint un "point de non retour" en matière de changement climatique, a averti mardi l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors du lancement aux Pays-Bas d'une commission internationale pour le climat. La commission examinera les mesures que les pays, en particulier les plus pauvres, peuvent prendre pour s'armer contre les effets du changement climatique, tels que la montée des eaux et la sécheresse de longue durée.
Dans leur rapport spécial, les scientifiques du Giec démontrent qu’il possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C, avec de nombreux bénéfices à la clé. Mais la transition à mener pour y parvenir doit immédiate et de grande ampleur
Dans une tribune publiée dans le Monde, ces scientifiques appellent à une réduction de l'accroissement démographique, sous peine de se diriger vers "une catastrophe pour notre planète"
Pour l'écologiste Yves Cochet, la croissance démographique représente une menace écologique imminente. Faut-il arrêter de faire des enfants pour lutter contre le réchauffement climatique ? Lundi, l'agence France presse (AFP) a déclenché un vif débat après la publication sur Twitter d'une infographie présentant des moyens de réduire notre empreinte carbone en fonction de leur efficacité. Loin devant les autres, "avoir un enfant de moins" est présenté comme la solution qui aurait le plus grand impact sur les émissions de CO2. La décision d'enfanter étant mise sur le même plan que des actes banals, tel qu'abandonner sa voiture à essence ou son sèche-linge.





