« Dans la quête aux réductions d’émissions de CO2, on parle régulièrement de différents leviers : démographie, décroissance, sobriété, efficacité énergétique ou encore mix énergétique. Pour comprendre l’impact de chacun de ces termes, il est commode de se servir de l’équation de Kaya. Cette équation, que l’on doit à l’économiste japonais Yoichi Kaya, décompose les émissions de CO2 énergétiques (donc qui proviennent de la consommation d’énergie) selon une formule mathématique qui n’est qu’une tautologie, mais qui donne un axe de lecture intéressant. Dans « Environment, Energy, and Economy : strategies for sustainability« , il écrit en 1997 que la quantité de CO2 énergétique émise dans l’atmosphère est égale à l’intensité carbone de l’énergie, multipliée par l’intensité énergétique du PIB, multipliée par le PIB par habitant, multiplié par la population. » … Simon Yaspo.
À Delhi, Moscou et Pékin et dans bien d'autres capitales de pays autocratiques, on sabre le champagne en voyant le président Trump à l'œuvre depuis quelques semaines. Enfin un monde débarrassé de l'hégémonie américaine. L'arrivée de D. Trump à la Maison Blanche conforte l'idée selon laquelle la structure internationale évolue vers un monde multipolaire. Pourtant, ce monde multipolaire qui se profile est loin d'être celui naïvement rêvé par les Européens. En effet, contrairement à notre croyance, multipolarité n'est pas synonyme de multilatéralisme.
Depuis de nombreuses années, l'Occident commet une erreur récurrente : celle de définir et aborder la politique internationale selon des valeurs, critères, prismes occidentaux, comme si le monde entier pensait comme nous. Tombés dans le piège du wishful thinking et du biais de confirmation, nous ne voyons pas les réalités en face et refusons de nommer explicitement nos adversaires avant qu'il ne soit trop tard.
faut-il envisager la décroissance ? Ou bien n’est elle que projet fou de doux rêveurs ? Le mot, dont les premiers usages remontent aux années 1970, effraie quelque peu. Aucun consensus ne domine sur sa définition, et pourtant, des personnalités politiques ou des experts scientifiques la brandissent comme une solution face aux défis sociaux et environnementaux. Qu’en est-il réellement ?
En 2015, l’année des attentats de Charlie Hebdo et de la COP21, Flora Clodic-Tanguy, journaliste à Paris, traverse une grave crise existentielle. Face aux défis écologiques, aux instabilités politiques, aux troubles de notre époque qui se conjuguent, quel sens donner à sa vie ? Comment être et s’épanouir dans un monde qui s’effondre ? Et comment trouver le courage d’agir ?
Les références à la « biodiversité » dans les projets urbains comportent de nombreuses ambiguïtés. Tanguy Louis-Lucas s’est intéressé au rôle joué par les promoteurs dans la montée en puissance de cette thématique.