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Coming-out : Effondrement, résilience, collapsologie et transition écolo
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Les principales entreprises d’industries fossiles sont responsables de la moitié de l’intensification des vagues de chaleur, et de milliers de milliards de dollars de pertes liées aux catastrophes climatiques, estime un rapport.
Partout sur la planète, les effets du changement climatique deviennent de plus en plus inquiétants : canicules et incendies en Europe cet été, glissement de terrain suivi d’une inondation dramatique au Népal, ou encore sécheresses en Amérique du Sud, en Afrique de l’Ouest et en Asie du Sud-Est du fait d’un phénomène El Niño particulièrement intense. Face à ces réalités, l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre reste primordiale mais l’adaptation n’en reste pas moins impérative, afin d’« éviter l’ingérable, mais aussi de gérer l’inévitable » pour reprendre une expression du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Cependant, l’adaptation demeure parfois mal comprise. Voici quelques idées reçues qu’il serait temps de remettre en question.
Après les canicules de l’été, l’idée que le changement climatique serait un horizon à anticiper est devenue obsolète. Cette réalité oblige le chercheur à faire évoluer sa pensée, explique dans un entretien au « Monde » l’auteur de « La Coalition climat ».
L’objectif de 1,5 °C de réchauffement global en 2100, qui semble de plus en plus irréalisable, amène avec lui son lot de solutions miraculeuses. De quoi faire de l’urgence climatique une simple variable d’ajustement, craignent certains scientifiques, qui plaident pour abandonner cet objectif.
Rien n'a changé depuis 2022. Effondrement en cours... Barrau, Janco, VDB, Keller - extraits
C’est désormais une certitude, le réchauffement planétaire franchira d’ici quelques années le seuil fatidique d’1,5°C supplémentaire par rapport aux températures préindustrielles (1850-1900). Et après ? Quel monde surgira de cet échec emblématique ? Pourra-t-on revenir en arrière ? Des scientifiques répondent.
Un nouveau rapport du programme pour l’Environnement de l’ONU officialise le fait que le réchauffement climatique dépassera 1.5°C ces prochaines années. C’est un triste prognostic pour une Planète en dérive. J’y lis que climat changera avec des conséquences graves au cours de ces prochaines années.
Le Programme des Nations unies pour l’environnement prend acte du dépassement prochain de l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris, et dessine une nouvelle trajectoire afin de repasser dessous avant la fin du siècle. Celle-ci implique des efforts gigantesques et des transformations radicales.
Le changement climatique entre dans une nouvelle ère, où la priorité ne sera plus seulement d'empêcher la hausse des températures, mais d'en limiter les conséquences.
Pour la première fois, une agence des Nations unies avance des façons de s’adapter à la hausse des températures au-delà de cette barre symbolique. Mais ce constat et les solutions présentées suscitent les critiques d’associations.
Canicules plus fréquentes et plus longues, nuits tropicales, risque d’incendie accru : le changement climatique va modifier les conditions météorologiques en France dans les prochaines décennies. À l’horizon 2050, certaines situations aujourd’hui exceptionnelles pourraient devenir beaucoup plus fréquentes, avec des conséquences possibles sur nos vacances.
Tout récent article qui montre, en s'appuyant sur plusieurs éléments de preuve (les radiations infra-rouges mesurés par satellite et les températures à la surface du globe) que le réchauffement climatique serait 25% plus élevé pour un niveau de CO2 donné, par rapport à ce qu'on pensait jusqu'ici.
Dans cet entretien, Jean-Marc Jancovici explique pourquoi les 1,5°C de réchauffement sont déjà irréversibles à cause de l'inertie du CO2 dans l'atmosphère, et pourquoi limiter le réchauffement à 2°C exigerait une baisse de 5% des émissions chaque année l'équivalent d'un confinement Covid répété chaque année pendant des décennies. Il détaille ensuite ce que respecter cet objectif signifierait concrètement pour le pouvoir d'achat de chaque Français : diviser par cinq sa consommation d'énergie, de biens et de services. Il revient aussi sur le calcul viral des "4 vols dans une vie" qui lui a valu une polémique, et sur un sondage révélateur montrant que les Français acceptent l'effort collectif à condition qu'il touche davantage les plus riches.
Selon une étude publiée dans la revue scientifique Lancet Planetary Health, près d’un quart des plus de 60 ans dans le monde pourrait être exposé à une chaleur dangereuse pendant plus d'un mois par an en 2100. Ils subiront notamment plus fortement les chaleurs humides.
Une étude publiée ce mardi 18 août alerte sur les conséquences du réchauffement sur les personnes âgées. Vers 2030, lorsque que le seuil le plus ambitieux fixé par l’accord de Paris sera atteint, 290 millions d’entre elles seront concernées par des épisodes dangereux d’augmentation de la température corporelle.
Les marchés financiers ne font, au fond, que deux choses : anticiper et négocier l’avenir. Ils convertissent des espérances, des craintes et des probabilités en prix actuels. Or, ce futur ne peut désormais plus être dissocié du dérèglement climatique. Celui-ci n’est plus une lointaine externalité écologique : il devient une variable économique, monétaire et financière qu’il faudra tarifer.
Le sommeil se dérobe dès que la chambre reste étouffante, et la cause tient en une donnée simple : la nuit ne redescend plus sous 20 °C. Ce seuil, autrefois exceptionnel, s’invite désormais chaque été. Depuis les années 1950, le nombre de ces nuits tropicales a littéralement changé d’échelle en France, et l’été que nous traversons le rappelle avec force.
Avec 35,9°C relevés à Uccle, vendredi devient la journée la plus chaude de l'année et égale le record mensuel d'août établi en 2020.
Climate models simulate a wide range of 21st century warming for a given forcing scenario. Constraining this uncertainty is a central challenge in climate science because of its implications for climate policy and adaptation. The transient climate response (TCR) is a key idealized metric used to quantify future warming in response to an exponentially increasing CO2 concentration. Climate models span a range of 1.3–3 K for TCR. In attempts to constrain this range, emergent constraints on TCR based on historical temperature trends consistently pointed toward TCR values at the lower end of the range of models. However, recent evidence from trends in the short-wave and long-wave components of Earth's energy imbalance (EEI) at the top-of-atmosphere suggests that models with higher TCR lie closer to the observed EEI trends. Here, we reconcile this discrepancy and provide a revised range for TCR of 1.9–2.6 K. Using a statistical variability-filtering approach, we show that previous temperature-based constraints wer
L’enchaînement de canicules, incendies et sécheresses qui frappe la France laisse espérer que l’été 2026 puisse être celui d’une bascule face au changement climatique. Les scientifiques interrogés par Reporterre restent cependant partagés.
Oui, en plus des départs de feu liés à la foudre, les départs de feux sont la plupart du temps dus aux activités humaines, avec une lourde responsabilité de pyromanes, incendiaires, pratiques imprudentes et stupides, mais aussi d'accidents involontaires.
À quoi ressembleront nos logements et nos villes dans un monde à + 2 °C ? Aux discussions sur la climatisation et l’isolation des bâtiments qui animent le débat public en cette période de vagues successives de chaleur, l’urbaniste Clément Gaillard, spécialisé dans la conception bioclimatique, oppose des adaptations plus économiques.
Le paléoclimatologue et ancien vice-président du Giec Jean Jouzel pointe les conséquences du réchauffement climatique. « Un fossé sépare la politique de la réalité ». Il appelle les candidats à la présidentielle à se saisir pleinement du problème.
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.
L'année 2026 est en passe d'être l'année la plus chaude (probabilité d'environ 35 %) ou la deuxième plus chaude (probabilité d'environ 63 %) jamais enregistrée, tandis que 2027 a de très fortes chances (probabilité de 92 %) d'être l'année la plus chaude jamais enregistrée, en raison d'un phénomène « super El Niño » qui prend de l'ampleur. Actuellement, 2027 serait juste au-dessus des +1,7°C ! La quantité de malheurs et de souffrances qui vont accompagner ce niveau de réchauffement est très important. Courage à toutes et à tous pour les années à venir
Le monde entier subit des canicules sans précédent. Un dôme de chaleur couvre le Nord de l’Amérique du Nord, apporte des températures de 46°C , et cette canicule a permis d’immenses feux de forêt au Canada dont la fumée se répand sur la Planète.
Le gouvernement fédéral a décidé d'élaborer, d'ici l'été 2027, un nouveau plan interfédéral chaleur et santé afin de mieux préparer le pays aux conséquences sanitaires des vagues de chaleur.
Un thermomètre qui affiche 37 °C sur le fronton d’une pharmacie, des trottoirs qui semblent onduler sous la chaleur, des volets clos en plein après-midi : cette image, beaucoup d’entre nous la vivent en ce moment même. Mais imaginez que cette scène, aujourd’hui perçue comme une alerte, devienne le décor le plus banal d’un été français. Pas une exception, pas un record affolé, simplement une journée « normale ». C’est exactement ce que Météo-France a chiffré pour l’horizon 2050, et les projections sont bien plus déroutantes que ce que notre intuition nous souffle. En pleine vague de chaleur estivale, ces données prennent une résonance particulièrement concrète.
Des terrasses désertes écrasées par le soleil aux nuits blanches passées à chercher un filet d’air, nos récents étés ont pris des allures de véritables épreuves d’endurance. En cette période estivale où les ventilateurs tournent à plein régime et où la chaleur s’invite jusque dans nos intérieurs, une question brûle toutes les lèvres : allons-nous un jour retrouver les températures douces d’antan ? Si beaucoup espéraient encore que ces épisodes caniculaires resteraient d’étranges anomalies statistiques de courte durée, l’espoir d’un retour à la normale vient de s’évaporer. Le verdict concernant ce qui attend véritablement le vieux continent dévoile une mutation profonde de notre environnement. Au programme : un enchaînement de vagues de chaleur inédites, dont l’intensité et la longueur promettent de métamorphoser notre quotidien. Plongée dans une nouvelle réalité climatique qui redessine silencieusement nos lendemains.
En plein cœur de l’été, alors que le thermomètre s’affole une fois de plus, un constat s’impose : la chaleur ne fait plus que passer. Elle s’incruste. Là où nos grands-parents évoquaient quelques journées suffocantes vite balayées par un orage salvateur, nous vivons désormais des épisodes qui s’étirent sur des semaines. Cette transformation, discrète mais implacable, redéfinit notre manière d’appréhender la belle saison. Les vagues de chaleur ne se contentent plus de frapper fort : elles s’installent, avec une ténacité qui interroge autant qu’elle inquiète. Comprendre ce phénomène, c’est se donner les moyens d’anticiper les étés qui nous attendent et de repenser en profondeur nos modes de vie.
Sous nos pieds, à des milliers de kilomètres au nord, sommeille l’un des plus grands coffres-forts naturels de la planète. Le pergélisol arctique, ce sol resté gelé en permanence depuis parfois des dizaines de milliers d’années, emprisonne des quantités vertigineuses de carbone. On l’imaginait fidèle à son poste, gardien silencieux d’un trésor climatique. Or, en plein cœur de l’été boréal, un renversement historique se joue. Ce géant gelé, autrefois notre allié discret, semble avoir changé de camp. Ce qu’il relâche désormais durant la belle saison dépasse ce qu’il parvient à réabsorber pendant les longs mois d’hiver. Un basculement qui pourrait bien redessiner notre avenir climatique.
Alors que la France a vécu deux canicules en Mai et Juin 2026, et une flambée des prix du pétrole et du gaz, le HCC alerte sur l’urgence de changer d’échelle dans les politiques climatiques pour protéger la population française face au changement climatique et à la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles. Afin que la France puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone et puisse protéger sa population, le rapport formule des recommandations pour renforcer l’efficacité des politiques climatiques actuelles, ainsi que des orientations pour engager une nouvelle génération de politiques publiques favorables à l’action climatique à l’horizon 2030/2035.
Les dernières canicules en Europe ont pris de court les populations et les pouvoirs publics, mais pas les scientifiques qui alertent depuis des décennies sur le réchauffement climatique. Pourquoi, dès lors, n’ont-ils pas été plus écoutés ?
Le Haut Conseil pour le climat dresse un constat sévère sur l'action du gouvernement. Malgré une baisse des émissions de gaz à effet de serre, jugée trop lente, l'organisme indépendant alerte sur les retards accumulés en matière d'adaptation et appelle l'exécutif à faire «face à ses responsabilités» devant l'accélération du réchauffement climatique.
Dans son dernier rapport, le Haut Conseil pour le climat estime que la France doit "changer d'échelle" dans son adaptation au changement climatique, jugeant que ses "activités économiques et pratiques socioculturelles se sont développés ou ont été dimensionnés dans un climat qui n'existe plus".
Record en Europe de l'Ouest, surmortalité en Belgique et océans plus chauds : Copernicus détaille les marqueurs d'un mois de juin hors norme.
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
Nathanaël Wallenhorst : «Les pics caniculaires iront jusqu’à 55 degrés en 2049 si on ne change rien»
(07/07) - Nathanaël Wallenhorst,Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Dix jours de canicule en juin nous laissent collectivement traumatisés. Trop de souffrance, de deuils, de morts, mais aussi d’inconséquence et d’inanité du débat politique concernant les leçons à tirer, les ruptures à mettre en œuvre et les processus législatifs à enclencher pour prévenir l’effondrement. La douleur a été incommensurable : hôpitaux submergés, soignants exténués, patients à même le sol pour des hyperthermies, des malaises cardiaques, des insuffisances respiratoires…
Après des années d’atonie, le mouvement pour le climat renaît-il de ses cendres ? Les récentes canicules ont créé un sursaut de mobilisation dans de nouvelles catégories de la population, en particulier sur l’enjeu de l’adaptation.
Les signataires du texte, publié dans les colonnes du «Monde» lundi 6 juillet, dénoncent «l’emprise de l’industrie fossile» et «l’inconséquence» «du débat politique».
Pour les scientifiques du World Weather Attribution, qui analysent le rôle du changement climatique dans les phénomènes météorologiques extrêmes, la vague de chaleur actuelle est directement liée au réchauffement causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une nouvelle alerte, qui confirme que ces épisodes extrêmes sont amenés à se multiplier et à s’intensifier avec le dérèglement climatique.
A propos de : Samuel Scheffler, Pourquoi se soucier des générations futures ?, Éliott Éditions
En marge d’une rencontre avec Giorgia Meloni, Emmanuel Macron a affirmé qu’on ne pouvait pas s’adapter «à un pic [de chaleur] qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui». Vingt-six scientifiques lui répondent. Non seulement ces records étaient prévisibles, mais ils seront battus dans les années à venir, expliquent-ils
Cette situation tend à se normaliser. Mais ce qui se profile devant nous va encore bien au-delà. Si nous avions 42 degrés tous les quinze jours, ce ne serait pas vraiment le cœur du sujet. Les chercheurs ne passeraient pas leur temps à alerter l'opinion publique. Le problème est bien plus profond. Lorsque les températures s'élèvent puis redescendent, elles empêchent de produire ce dont nous avons besoin pour vivre. Elles affectent notre capacité à nous nourrir, à disposer d'eau, à produire un hamburger ou un jean.
Note éditoriale : Cet article, publié en septembre 2025, a été remis à jour le 24 juin 2026. Pour la deuxième fois...
L’humanité peut améliorer les niveaux de vie, réduire les inégalités et maintenir le réchauffement climatique en dessous d’une hausse de 2 °C, selon une vision ambitieuse de la survie de la planète rapportée la semaine dernière par The Guardian. À une époque marquée par l’angoisse écologique, c’est une affirmation remarquablement optimiste. Cet optimisme provient du Global Justice Report, élaboré par le World Inequality Lab de Thomas Piketty. […] Ce rapport va à contre-courant de l’époque actuelle. La démagogie anti-immigration, le retour en grâce des combustibles fossiles, les attaques contre le multilatéralisme et la captation du pouvoir par les milliardaires s’opposent tous à la capacité redistributive de l’État que le rapport juge nécessaire. Pourtant, l’équipe du professeur Piketty affirme que la décarbonation, la « sobriété » et l’égalité peuvent permettre à la majorité de mener une vie agréable.
Même si l’humanité cessait d’émettre du CO₂ demain, la planète resterait piégée dans un état de réchauffement pendant des centaines, voire des milliers d’années. Une nouvelle étude publiée dans Earth’s Future dessine trois futurs possibles — et révèle qu’il suffit des seules émissions du secteur alimentaire pour maintenir le réchauffement indéfiniment. Le moment d’agir est maintenant, pas demain.
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
On parle du climat tous les jours, mais savons-nous vraiment ce que cela signifie ? Avec Jean Jouzel, climatologue, ancien vice-président du GIEC, revenons à l’essentiel : ce que la science établit sans ambiguïté, ce qu’elle mesure depuis des décennies, ce que nous savons… et que nous choisissons parfois d’ignorer ! Le réchauffement est sans équivoque d’origine humaine et chaque fraction de degré supplémentaire accroît les risques. Alors pourquoi la trajectoire mondiale reste-t-elle incohérente ? Pourquoi le temps politique semble-t-il toujours en retard ? Cette conversation replace le débat là où il doit être : dans les faits, dans les ordres de grandeur, dans les responsabilités. Le climat n’est pas un sujet parmi d’autres : il structure l’économie, les territoires, la géopolitique, les inégalités. Comprendre, c’est déjà sortir du brouillard.
Ces dernières années ont apporté une succession de catastrophes dans de nombreux pays, des vagues de chaleur extrêmes, des graves inondations, des tempêtes et des glissements de terrain. Ces événements dépassent parfois les prévisions formulées dans le rapport du GIEC. Les chiffres qui y dont cités proviennent des calculs de plusieurs modèles climatiques. Et lors de la préparation du rapport, les scientifiques ont choisi de citer la médiane (valeur proche de la moyenne) des résultats de tous ces programmes.
Sommes-nous tirés d'affaire si nous arrivons à limiter le réchauffement climatique à un niveau considéré comme acceptable ? C’est la question à laquelle ont voulu répondre des chercheurs européens.
Dix ans après l’accord de Paris qui fixait l’objectif de réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2, la Terre a atteint un réchauffement de 1,5 °C, soit exactement l’augmentation qu’il s’était engagé à éviter. Avant même le dépassement de cette limite (overshoot), les catastrophes climatiques ont frappé avec une force toujours plus dévastatrice, tandis que l’industrie des combustibles fossiles enregistrait les plus gros profits jamais réalisés. Et pourtant, l’idée s’est imposée que la cause était désormais perdue : l’intolérable est devenu inévitable. Nous fonçons désormais vers un réchauffement de 2° C et le mieux à faire serait d’essayer de refroidir la Terre, vers la fin du siècle, à l’aide de technologies qui sont très loin d’avoir fait leurs preuves… Telle est la logique folle de l’idéologie du dépassement dont Andreas Malm et Wim Carton, à la manière d’historiens du présent, montrent comment elle a affecté tous ceux qui travaillent sur le changement climatique, des décideurs politiques aux jou
La quantité de chaleur accumulée par la planète a atteint un niveau inégalé l’an passé, pointe ce lundi 23 mars l’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence onusienne.
« La Terre est poussée au-delà de ses limites. Tous les indicateurs climatiques-clés sont dans le rouge », a averti le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à l’occasion de la publication du rapport annuel de l’Organisation météorologique mondiale.
Entre réchauffement des océans, fonte accélérée des glaces et déséquilibre énergétique croissant, les scientifiques pointent une aggravation rapide et durable du dérèglement climatique.
Le réchauffement climatique continu pourrait engager une trajectoire irréversible en déclenchant des points de bascule climatiques, mais la plupart des gens n’en ont pas conscience. Le monde est plus proche qu’on ne le pensait d’un « point de non-retour » au-delà duquel un emballement du réchauffement climatique ne pourrait plus être arrêté, ont averti des scientifiques.
C’est un signal d’alarme qui fait trembler la communauté scientifique : le réchauffement climatique ne se contente plus de progresser, il s’accélère à une vitesse jamais vue depuis le début des relevés en 1880. Selon une étude majeure publiée ce 6 mars dans la revue Geophysical Research Letters, le rythme de la hausse des températures aurait même presque doublé au cours de la dernière décennie. Mais si le constat d’une Terre de plus en plus chaude fait consensus, cette accélération soudaine déclenche un débat acharné entre experts. S’agit-il d’une nouvelle ère climatique ou d’un simple mirage statistique dû aux caprices de la nature ?
L’humanité réchauffe la planète plus rapidement que jamais auparavant, selon une étude. Le dérèglement climatique s’accélère, le rythme du réchauffement ayant presque doublé, d’après une recherche …
Researchers identify sharp rise to about 0.35C every decade, after excluding natural fluctuations such as El Niño
Une nouvelle étude du prestigieux Institut de recherche sur le climat de Potsdam confirme ce vendredi 6 mars que la température sur la planète grimpe encore plus rapidement depuis 2015. «Il est en notre pouvoir d’enrayer la tendance», écrivent les auteurs.
Hier, j’ai entrevu une vidéo sur le climat intitulée : « Nous avons perdu ». C’est vrai que juste là, ce n’est pas gagné. Nous sommes engagés dans un réchauffement qui pourrait dépasser 2°C en 2040, selon notamment le dernier calcul de James Hansen (lien), et parce que d’autres facteurs d’accélération pourraient se renforcer bientôt. Nous pouvons faire beaucoup pour sauver le climat, et cela assez simplement.
Sans adaptation, ce sont les fondements économiques et sociaux de l’Europe qui sont menacés par les effets du changement climatiques, disent les scientifiques qui conseillent la Commission. Les efforts actuels sont insuffisants, notamment en Belgique.
As reported by the Guardian, scientists just published a warning that Earth is approaching a point of no return. A new study in the journal One Earth shows multiple climate systems — the Greenland ice sheet, the West Antarctic ice sheet, boreal permafrost, the Amazon rainforest — are all much closer to collapse than previously thought. “Research shows that several Earth system components may be closer to destabilising than once believed,” the researchers urged. “While the exact risk is uncertain, it is clear that current climate commitments are insufficient.”
Des modèles économiques défaillants pourraient faire s’effondrer l’économie mondiale à cause de la crise climatique, préviennent des experts. Les États et les institutions financières utilisent des modèles qui ignorent les chocs liés aux événements météorologiques extrêmes et aux points de bascule climatiques.
Des changements brusques pourraient entraîner une cascade d’interactions entre sous-systèmes qui orienteraient la planète vers un réchauffement extrême et une élévation du niveau de la mer. Les scientifiques affirment que plusieurs systèmes terrestres critiques semblent plus proches de la déstabilisation qu’on ne le pensait auparavant. Cela expose la planète à un risque accru de suivre une trajectoire de « serre chaude » entraînée par des boucles de rétroaction qui peuvent amplifier les conséquences du réchauffement climatique.
Le gouvernement a publié, le 23 janvier, sa trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique. Si celle-ci pourra servir de boussole, elle pâtit d’un manque d’ambition et de financements. […] Il nous manquait un cap clair : +2 °C de réchauffement en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 en France continentale. L’annonce est passée inaperçue et pourtant nous disposons désormais d’une trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique par le biais d’un décret paru le 23 janvier.
L’avancée des modélisations sur le dérèglement climatique alerte les climatologues et physiciens allemands : la terre se réchauffe de plus en plus vite et l’Humanité ne ralenti pas ses émissions de gaz à effet de serre. Cette dernière alerte en date nous amène à notre tour à appeler à une adaptation plus rapide de nos villes, nos campagnes et nos systèmes de gestion de crise.
Le changement climatique peut avoir un impact sur la santé de tous les Belges, mais les groupes vulnérables sont plus exposés, à mesure que les risques climatiques s’intensifieront. Le stress thermique sur le corps humain constitue un risque prioritaire.
HAMBOURG — Depuis quelque temps déjà, les climatologues débattent d’une hypothèse inquiétante : le réchauffement climatique est-il en train de s’accélérer ? La Société allemande de physique et la Société météorologique allemande mettent désormais en garde contre ce phénomène dans une déclaration commune. L’hebdomadaire allemand Die Zeit s’est entretenu à ce sujet avec Klaus Richter, président de la Société allemande de physique, et Frank Böttcher, président de la Société météorologique allemande.
With warming set to pass the critical 1.5-degree limit, scientists are warning that the world is on course to trigger tipping points that would lead to cascading consequences — from the melting of ice sheets to the death of the Amazon rainforest — that could not be reversed.
Le décret fixant la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique a été publié dimanche au « Journal officiel », après une consultation publique lancée en septembre.
Après avoir passé ces dernières années à explorer les questions d’adaptation, à dialoguer avec des chercheurs, praticiens, spécialistes du sujet, à former des organisations, nous avons souhaité rassembler en un livre l’essentiel de nos découvertes, surprises, enseignements, convictions – le tout en 230 pages accessibles
Les chiffres sont tombés mercredi, et ils sonnent comme un verdict sans appel. L’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth ont confirmé simultanément ce que de nombreux climatologues redoutaient : pour la première fois dans l’histoire des mesures, la température moyenne mondiale sur trois années consécutives dépasse de 1,5°C le niveau préindustriel. Cette limite, inscrite comme objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris en 2015, n’était pas censée être franchie avant plusieurs décennies. Elle vient de céder en moins de trois ans.
2025 tutoie la barre de 1,5°C. La moyenne 2023-2025 la dépasse. Celle de la période 2025-2029 possède à ce stade 70% de chance de la franchir… Et de nombreux modèles climatiques prévoient l’arrivée d’un phénomène « réchauffant » El Nino dès 2026.
Dans un récent post, Jean Boissinot s’interroge sur la note à donner à la suite de l’estimation des émissions de gaz à effet de serre en 2025 par le CITEPA : E ou D ? Je propose ici une grille de notation portant sur la qualité du baromètre du CITEPA, l’évolution attendue des émissions en 2025 et la procrastination des gouvernants en matière d’action climatique.
L'année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts. Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l'échelle de l'humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel. "La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique", estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.
Les données publiées par Copernicus confirment une bascule symbolique et scientifique majeure : entre 2023 et 2025, il a fait, en moyenne, 1,5 degré de plus qu’à l’ère préindustrielle. C’est une première dans les observations climatiques modernes. Le réchauffement s’accélère et ses conséquences sont déjà bien visibles.
Ce mercredi, l'observatoire européen Copernicus dévoile son rapport définitif sur l'état du climat en 2025. Régions les plus impactées, dépassement du seuil de 1,5°C de réchauffement... Voici ce qu’il faut en retenir.
Le seuil de + 1,5 °C, établi comme un jalon à ne pas dépasser dans l'accord de Paris en 2015, devrait être définitivement franchi avant la fin de la décennie, affirme le service européen de référence Copernicus. Les températures mondiales des trois dernières années ont en moyenne déjà dépassé de 1,52 °C le niveau préindustriel, selon son dernier rapport.
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