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2024

Le monde numérique est le nouveau moteur des pensées d’extrême droite qui y prolifèrent. Élections françaises, présidentielle étasunienne... il pourrait contribuer à les mettre, très concrètement, au pouvoir. C’était l’époque des belles promesses, celle de l’avenir radieux d’internet qui allait nous ouvrir vers le monde et les autres, multiplier les connaissances et partager les savoirs.
L'essor de l'économie numérique a des répercussions de "plus en plus graves" sur l'environnement, entre la consommation d'eau et d'électricité des centres de données et l'épuisement des matières premières, avertit mercredi l'ONU.
Le nettoyage de la boîte e-mail est incomparablement moins efficace que la réduction du nombre de terminaux numériques en notre possession, renforcée par la prolongation de leur durée de vie.
Et si, plutôt qu’une corne d’abondance, le numérique était un espace de choix pour expérimenter autour de la notion de limites ? La communauté du « permacomputing » fait le pari de réensauvager Internet grâce aux principes de la permaculture.
Envoyer un mail, "scroller" sur son smartphone, faire du télétravail. Les technologies numériques sont devenues omniprésentes dans nos vies. Souvent, dans l'imaginaire collectif, nous avons l'impression que la dématérialisation est positive pour l'environnement. Moins de papier, moins d'arbres coupés.
Le programme national de recherche Spin, qui vise à garantir une économie numérique "frugale" et "durable", a officiellement été lancé lundi à Grenoble dans le laboratoire Spintec.Le programme Spin, piloté par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le Centre national pour la recherche scientifique (CNRS), s'inscrit dans le plan "France relance 2030". Doté de 38 millions d'euros sur huit ans, il doit servir à financer la recherche la plus fondamentale en spintronique.

2023

Pris individuellement, les neurones artificiels n’ont rien d’intelligent. Mais le développement de leur interaction a permis la mise au point d’une méthode de calcul révolutionnaire. “Die Zeit” l’explique en image.
En 2019, l’univers numérique est constitué de 34 milliards d’équipements pour 4,1 milliards d’utilisateurs, soit 8 équipements par utilisateur. Ce taux d’équipement cache de très fortes disparités selon la zone géographique observée. En 2019, la masse de cet univers numérique atteint 223 millions de tonnes, soit l’équivalent de 179 millions de voitures de 1,3 tonnes (5 fois le parc automobile français).
Événements, concours, médaille… Cette année, l'Institut des sciences de l'information et de leurs interactions du CNRS valorise les sciences informatiques éco
Et si bonheur rimait avec sobriété ? Pour la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux, autrice de l'essai Être heureux avec moins, le temps est venu pour les aurevoirs. Capitalisme, productivité et course au numérique doivent laisser place à une reconnexion au vivant et au temps long, pour préserver l'environnement et notre bien-être. Entretien.
Entre le développement d’ordinateurs et de smartphones toujours plus performants, la multiplication d’appareils connectés dans nos bureaux et nos foyers, et les promesses des IA (Intelligence Artificielle) et de la 5G, le numérique n’a pas fini de nous faire rêver et de nous faire miroiter un monde « dématérialisé », affranchit des limites physiques du monde réel.
Le numérique, parce qu’il permet le développement de nouvelles façons de communiquer (visio-conférence...), une optimisation et une mise en relation plus facile des acteurs (optimisation des trajets...) ou encore une meilleure connaissance et capacité de pilotage des actifs (batterie, intégration des énergies renouvelables) est et sera un acteur majeur pour faciliter la transition écologique. Mais comme toutes les technologies, elles requièrent des ressources pour leur fabrication et leurs usages, ainsi que des infrastructures de réseau et de stockage pour fonctionner
Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouvelle note d’analyse : « Planifier la décarbonation du système numérique en France : cahier des charges ». Elle fait suite à la participation du Shift Project aux groupes de travail lancés par le Haut Comité du Numérique Ecoresponsable (HCNE) pour proposer une feuille de route de décarbonation du numérique. Cette participation a inspiré des réflexions que nous souhaitons soumettre au débat public.
EcoIndex est un indicateur d’impact, encore à perfectionner, qui vise à déterminer un score environnemental aux sites web que nous consultons.
En 2030 le numérique va consommer 20 % de l’électricité mondiale, en 2050 : 100 %. Au lieu d’être un acteur essentiel à la transition vers un monde durable, le numérique peut devenir une partie importante du problème. Comment freiner son développement anarchique ?
En l’espace de quelques années, le débat sur la façon d’encadrer les Big Tech est devenu un sujet de premier plan, discuté dans tout le spectre politique. Pourtant, jusqu’à présent, les propositions de régulation ne tiennent pas compte des dimensions capitalistes, impérialistes et environnementales du pouvoir numérique, qui, ensemble, creusent les inégalités mondiales et poussent la planète vers l’effondrement. Nous devons de toute urgence construire un écosystème numérique écosocialiste. Mais à quoi cela ressemblerait-il et comment pouvons-nous y parvenir ?
Numérique. Basée sur une ACV multricritères, la méthode PEF recommandée par la Commission Européenne limite les risques de greenwashing.
Prise en compte insuffisante du scope 3, trop large recours à la compensation carbone : un rapport publié par deux ONG n'est pas tendre avec les engagements climatiques de 24 grandes entreprises. Malgré leurs engagements publics, les géants du cloud, Microsoft, Google et, surtout, Amazon, font tous du greenwashing.
Adoptez les bons réflexes pour allonger la durée de vie des objets. Partagez, louez, achetez d'occasion, réparez, donnez..
Face au poids environnemental majeur du numérique, la chasse aux objets inutilisés est lancée dans les entreprises. Augmenter leur durée de vie, adopter des appareils moins gourmands en ressources... toutes rivalisent de mesures pour réduire leur empreinte. Mais le seul chemin à suivre est celui de la sobriété, résume une nouvelle étude par l'Ademe-Arcep.
Le projet de création de l'école Centrale de Toulouse déclenche les foudres des étudiants agronomes. Le groupe Centrale chapeautera en effet l'ENSAT, l'école d'ingénieurs agronomes de Toulouse, à partir de 2025 à la place de Toulouse INP. Or les étudiants craignent une opération de verdissement qui pourrait affaiblir l'attachement au vivant de leur formation au profit d'une culture high-tech non pertinente, selon eux, pour répondre aux priorités de la transition écologique.
La demande de lithium, de terres rares, de cobalt et autres matières premières vont exploser dans les années à venir. Très dépendante de pays tiers, l’Union européenne doit faire en sorte de garantir son approvisionnement.
Refroidissement de data centers, extraction de métaux critiques, gravure et nettoyage de semi-conducteurs : la dépendance croissante à l’eau de l’industrie du numérique est un phénomène mé-connu, mais pourtant bien documenté. Le poids environnemental de cette empreinte hydrique, exacerbé par un contexte de raréfaction, oc-casionne ainsi de multiples controverses locales et des tensions géopolitiques.
Jusqu'à présent, on ne savait pas combien il restait de zones humides. Les estimations depuis 1700 variaient entre 28% et 87%, soit une fourchette énorme. Les chercheurs ont combiné des archives historiques à l'échelle mondiale avec des cartes de zones humides actuelles afin de pouvoir se forger une idée plus précise. Ils estiment qu'environ 20% des zones humides à la surface de la Terre ont été détruites. L'Europe est la zone la plus touchée, l'Irlande ayant perdu plus de 90 % de ses zones humides, l'Allemagne, la Lituanie et la Hongrie plus de 80 %, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Italie plus de 75 %.
Selon une étude commandée par le gouvernement, l'empreinte carbone du numérique pourrait tripler d'ici 2050. Cependant, des mesures d'efficacité et de sobriété pourraient permettre de ralentir cette fuite en avant technologique.
La numérisation de notre société est incompatible avec nos objectifs de neutralité carbone. Un rapport écrit par l’Ademe — l’Agence de la transition écologique — et l’Arcep — chargé des télécommunications — vient d’être rendu au gouvernement. Il détaille différents scénarios pour 2030 et 2050. Trois sur quatre montrent que l’empreinte du numérique va fortement augmenter. Pour l’instant, les émissions de CO2 générées par le secteur du numérique représentent 2,5 % de l’empreinte nationale. Soit 17,2 millions de (...)
L'étude montre que, sans action pour limiter la croissance de l’impact environnemental du numérique, l’empreinte carbone du numérique pourrait tripler entre 2020 et 2050.
Si recharger son smartphone ou son ordinateur portable est relativement peu énergivore, consoles de jeux, assistants personnels virtuels et box Internet sont, eux, bien plus gourmands en électricité.
Ce principe, théorisé par l’économiste britannique William Stanley Jevons en 1865, se concrétise aujourd’hui dans des secteurs comme le transport aérien ou le numérique.
Il faut remettre à plat notre système consumériste et productiviste, qui “efface” la nature et torpille ses assises, en faisant du débat sur la “sobriété énergétique” une question centrale.

2022

Par défaut, il ne sera donc plus possible d’utiliser la puissance de calcul des serveurs de Microsoft pour le minage de cryptos, sachant que ces opérations algorithmiques sont bien souvent extrêmement énergivores et demandeuses en ressources, ce qui pèse sur la capacité des serveurs à libérer du temps de calcul pour d’autres utilisateurs (et n’est pas vraiment raccord avec la recherche de neutralité carbone).
Greenly, spécialiste du bilan carbone, a enquêté sur l’empreinte carbone d’un tweet, et de la firme. Au-delà de l’analyse du réseau social à l’oiseau bleu, certains twittos, très actifs et suivis, pèsent plus que d’autres… dont le nouveau propriétaire, Elon Musk qui, malgré son image d’éco-responsable, figure dans le top 10 des actifs et, de facto, fait partie des plus pollueurs de la twittosphère.
Le 14 novembre 2022, le gouvernement, en la personne du ministre Jean-Noël Barrot, a inauguré un Haut Comité pour un numérique écoresponsable. Ce dispositif vient en compléter globalement trois autres : la feuille de route « Numérique et environnement », la loi du 15 novembre visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique (dite REEN), et la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (dite AGEC).
Dans À Bout de Flux, qui vient de paraître aux Éditions Divergences, l’historienne de l’architecture Fanny Lopez poursuit un travail qui s’attache à décortiquer les dimensions politiques et spatiales des infrastructures énergétiques. L’auteur y déploie une double histoire du numérique et des réseaux de production, d’acheminement et de transmission électrique : un éventail de prises pratiques par lesquelles comprendre le fonctionnement de cette « mégamachine ». A l’heure où les appareils gouvernementaux présentent la sobriété individuelle comme réponse à la crise de l’énergie, Fanny Lopez revient avec clarté et finesse sur les aspects matériels de ces infrastructures, et met en relief différentes propositions pour les mettre en déroute : leur opposer d’autres formes de réseaux, d’autres rapports à la technique.
Le transport aérien est l’un des secteurs les plus pointés du doigt en raison de son impact environnemental. Mais alors que les émissions de gaz à effet de serre liées au numérique explosent, celles-ci deviennent une excuse pour ne pas se préoccuper de l’aviation, qui serait plus vertueuse en comparaison. Un amalgame fallacieux.
« Monsieur le président, éteignez les écrans ! » Voilà le nom de la pétition en ligne lancée le 13 septembre par Greenpeace, ANV-COP21, Alternatiba, Résistance à l’agression publicitaire et Plein la vue. Estimant « nécessaire mais dérisoire » l’extinction nocturne des enseignes et publicités lumineuses voulue par l’exécutif — deux décrets à ce propos devraient être prêts d’ici le 21 septembre —, ces associations réclament une extinction définitive des écrans numériques publicitaires.
L’ONG GreenIT juge moins prioritaire de limiter la consommation de bande passante que la vitesse de renouvellement des appareils, dont l’impact environnemental est surtout lié à leur fabrication.
Internet, pollution numérique : quelles émissions de CO2, quels impacts ? Analyse !
La Russie va faire face à une guerre d’usure dans l’est de l’Ukraine, assure cet expert britannique, pour qui rien n’est joué. Les pertes subies par Moscou, tant en hommes qu’en matériel, ont sapé le moral des troupes. Et face à l’inventivité tactique des Ukrainiens, la supériorité numérique des Russes ne sera pas aussi décisive qu’on pourrait le croire.
Mieux lutter contre les appels au meurtre, les images pédophiles, les campagnes de désinformation ou les produits contrefaits... L'UE a conclu samedi une nouvelle législation "historique" pour ramener l'ordre dans le Far West de l'Internet.
Guillaume Pitron consacre son dernier livre L’enfer numérique : voyage au bout d’un like (Les liens qui libèrent, 2021) à déconstruire le mythe de la pseudo-immatérialité du numérique. Data centers polluants, câbles sous-marins tentaculaires, métaux rares extraits au mépris des normes environnementales…
Les Etats membres de l'Union européenne, la Commission et le Parlement européen ont trouvé un accord sur une nouvelle législation qui doit mettre fin aux abus de position dominante des géants du numérique.
Aurore Stéphant est ingénieure géologue minier, spécialisée dans les risques environnementaux et sanitaires de l'industrie minière. Elle est cofondatrice de l'association SystExt(Systèmes extractifs et Environnements) qui regroupe des professionnels en activité ayant un intérêt commun pour les systèmes extractifs, en particulier miniers, et des compétences pour s'approprier les problématiques techniques associées à ces activités. Nous avons discuté de ce qu'est l'industrie minière et les particularités liés aux métaux nécessaires au numérique.
Un témoignage de Roman Badanin, journaliste russe, chercheur, fondateur et rédacteur en chef des médias Proekt et Agentstvo, ancien rédacteur en chef de la plateforme numérique Forbes Russie, ancien rédacteur en chef de la chaîne de télévision Dozhd et de l’agence de presse RBC
Pour Gil Shwed, le PDG de Check Point, une des principales entreprises de cybersécurité au monde, l’hyperconnexion à l’internet, que la pandémie a accélérée, a fait bondir le nombre et la sévérité des menaces numériques.
L’Institut du Numérique Responsable suisse est une association sans but lucratif fondée en 2020 en partenariat avec l’INR française et l’ISIT belge. Association à but non lucratif créée en 2020, l’INR a pour objet d’être un lieu de réflexion sur les trois enjeux clés du numérique responsable : la réduction de l’empreinte (économique, sociale et environnementale) du numérique, la capacité du numérique à réduire l’empreinte (économique, sociale et environnementale) de l’humanité, et la création de valeur durable / innovation responsable via le numérique pour réussir l’e-inclusion de tous.
L’INR, est un think and do tank créé en 2018. Il émane de la fusion du club du Club Green IT, en association loi 1901 à but non lucratif. L’objectif étant d’ouvrir notre démarche au plus grand nombre et sur des thématiques plus larges que l’impact environnemental du numérique. le Club Green IT est devenu l’Institut du Numérique Responsable (INR).
L'émergence du bitcoin et des cryptomonnaies pousse les banques centrales à réfléchir à émettre leur propre devise numérique. Et la Chine a pris les devants avec le lancement de son yuan numérique. BFM Business revient sur les enjeux que soulève l’émergence de ces monnaies de banque centrale avec Xavier Lavayssière, chercheur spécialiste des cryptomonnaies et des questions de régulation touchant à la blockchain.

2021

Antennes-relais brûlées, câbles coupés… Reporterre publie la carte exclusive des sabotages d’infrastructures numériques en France : 140 actes ont été comptabilisés en deux ans. Ils témoignent d’un refus d’une société numérisée et de l’impuissance des mobilisations citoyennes.
Antennes-relais brûlées, câbles coupés… Reporterre publie la carte exclusive des sabotages d’infrastructures numériques en France : 140 actes ont été comptabilisés en deux ans. Ils témoignent d’un refus d’une société numérisée et de l’impuissance des mobilisations citoyennes.
La nouvelle association professionnelle BAx Belgium, pour "Blockchain Association of Exchanges and Custodians", est une ASBL dont l'ambition est de faire de la Belgique un pays leader en matière d'activités basées sur la blockchain. Plus largement, BAx souhaite apporter des connaissances et du soutien à toutes les entreprises belges qui pourraient tirer profit de l'utilisation de la blockchain.
Comment rendre le numérique compatible avec la trajectoire 2°C ? Quelles questions instruire sérieusement et quels acteurs mobiliser pour un système numérique résilient ? Comment relancer le débat sur la 5G pour construire une gouvernance numérique adaptée et efficace ? Réponses en vidéo de Maxime Efoui-Hess, référent Numérique du Shift !
L’histoire de l’humanité est marquée par la technique, mais cette dernière a connu une accélération sans précédent à notre époque moderne. Aujourd’hui plus que jamais, nos décideurs s’en remettent à la technologie face à la catastrophe écologique en cours. Au centre de ces innovations se trouve le numérique présenté comme la solution. Alors, croyance ou réalité ?
Envie de partager votre vie entière avec un groupe privé, partenaire du gouvernement ? C’est l’idée du « portefeuille d’identité numérique », sur les rails en Europe. Selon notre chroniqueuse, avec ce contrôle étouffant, la liberté disparaît.
L'empreinte environnementale du secteur numérique fait toujours l'objet de nombreux débats en France et en Europe. Du fait du manque de connaissances en sciences environnementales appliquées au secteur numérique, de nombreuses choses sont publiées et répétées sans être confrontées aux recherches récentes et vérifiées.
La sobriété numérique consiste à adopter une hygiène quotidienne : ne pas céder aux sirènes du tout technologique, privilégier le reconditionné, acheter des équipements durables et réparables, maîtriser ses usages, etc. Faire évoluer nos habitudes est plus simple et rapide qu’il n’y paraît !
Rassembler des données pour rendre le monde numérique moins énergivore : des spécialistes de "l'informatique durable" ont annoncé mardi la publication d'un référentiel permettant aux entreprises de mesurer précisément l'empreinte environnementale d'un smartphone, d'un centre de données ou d'un service de visioconférence.
L’impact environnemental du numérique est un angle mort de notre transition écologique. Face à l’insoutenabilité du numérique, un impératif : la sobriété ! De nombreuses pistes d’actions sont déjà à portée de main. En voici déjà quelques unes.
Le monde numérique se prétend « dématérialisé » mais consommerait 10% de l’électricité produite sur la planète et dégagerait 4% des émissions de CO2, soit près du double du secteur aérien civil.Guillaume Pitron, a découvert que le cloud, loin d’être virtuel, s’annonce surtout celui de bien des pollutions. Avec ses multiples interfaces, son réseau gigantesque et ses besoins de stockage astronomique, quel est le véritable impact écologique de l’industrie numérique ?
La Banque centrale européenne lancera, courant 2023, un prototype d'euro numérique après une phase exploratoire de deux ans, marquant son intention d'aller vite pour répondre à la dématérialisation croissante des paiements et à la multiplication des cryptomonnaies.
Les données sont stockées dans l’un des 3 millions de centres de données (ou data centers) dans le monde. Outre leur quantité, leur taille est parfois supérieure à celle d’un terrain de foot. Il faut entretenir ces centres, les refroidir avec des clims, alimentées par de l’électricité, produite avec du pétrole, de l’uranium ou du charbon. Au total, le secteur dépense 10 % de l’électricité mondiale et rejetterait près de 4 % des émissions globales de CO2.
Pour Frédéric Bordage, auteur de Tendre vers la sobriété numérique paru le 13 octobre, chaque citoyen peut agir sur l'impact environnemental du numérique. Mauvaise nouvelle : ça urge. Bonne nouvelle : ça marche.
L’écosystème numérique mondial représente entre 6 et 10% de la consommation d’électricité de la planète. Si l’explosion des usages – du streaming, aux cryptomonnaies, en passant par la 5G – ne plaide pas en faveur d’une baisse de ce chiffre, des solutions commencent à émerger pour réduire l’impact énergétique et écologique du numérique.
pour réduire l’empreinte carbone, il ne suffit pas de limiter nos usages. Il faut conserver les équipements le plus longtemps possible, leur donner une chance de seconde vie. Car c’est leur fabrication qui dégrade le plus la planète.
L’une des particularités de l’entreprise Google est de s’être dotée, très tôt, d’une stratégie politique, et pas seulement commerciale, économique et financière. Or, cette stratégie politique particulière, fondée sur l’absence de lois dans le monde virtuel et sur une phraséologie ambiguë, s’est trouvée particulièrement adaptée à l’évolution du monde des vingt premières années du XXIe siècle. Elle trouve ses deux sources d’inspiration les plus fondamentales dans un psychologue, Skinner, et un penseur de l’État, Nozick. Behaviorisme, État minimal et Google
Le numérique requiert énormément d'énergie et pollue souvent bien plus qu'on pourrait le croire. Mais il fait partie de nos vies et il serait difficile de s'en passer complètement. A-t-on le pouvoir, à notre petite échelle, d'appliquer de bonnes pratiques afin de limiter notre propre consommation? La réponse est oui: suivez le guide.
Depuis l'énergie utilisée pour fabriquer un smartphone jusqu'à celle nécessaire pour envoyer un email, l'addiction mondiale à internet n'est pas sans coût pour le climat. Mais le numérique - qui représente globalement près de 4% des émissions de CO2 - peut aussi aider à lutter contre l'impact du réchauffement. Avant la COP26, l'AFP fait le point dans 5 domaines.
Au-delà des efforts du « marketing vert » déployé par les industriels et leurs porte-voix, quel est l’impact environnemental de l’outil numérique ?
Auteur de « Cobalt Blues », le journaliste belge Erik Bruyland pointe la responsabilité des dirigeants congolais, des entreprises étrangères et des géants du numérique dans le fiasco minier du pays.
Quelles sont les conséquences physiques de la dématérialisation ? Comment les données impalpables pèsent elles sur l’environnement ? Quel est le bilan carbone du numérique ? Autant de questions que les utilisateurs d’outils connectés en tout genre ne se posent pas. Et pourtant, la légèreté du net pourrait bien s’avérer insoutenable. Guillaume Pitron nous propose une enquête fascinante qui interroge le coût matériel du virtuel.
La monnaie est créée par les banques centrales, qui frappent les pièces et impriment les billets. Celle-ci n'est pourtant qu'une partie modique de la masse monétaire globale. La monnaie est essentiellement générée par les banques commerciales grâce au « multiplicateur du crédit bancaire ».
Comment voyage un « like » avant d’arriver sur nos écrans de smartphones ? Quel chemin emprunte-t-il à travers la planète et – surtout – quelle pollution génère-t-il et quelles sont les solutions à notre disposition pour la réduire ? Entretien avec le journaliste Guillaume Pitron, auteur de l’enquête L’enfer numérique – Voyage au bout d’un like (éditions Les Liens qui Libèrent).
Les principaux types d’impacts écologiques générés par les technologies numériques au cours de leur cycle de vie sont : Les pollutions et dérèglements engendrés par les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), Les pollutions des eaux, des sols et de l’air à proximité des sites d’extraction, de raffinage des métaux mais aussi des usines de fabrication. L’épuisement de ressources non renouvelables comme les métaux.
résoudre les enjeux globaux actuels devraient nous pousser à oeuvrer en faveur d’un Web plus “décentralisé” où tout le pouvoir de diffusion et de régulation ne serait pas aux mains d’une poignée d’acteurs. Cette transition s’avère nécessaire si on veut que se développe une “biodiversité numérique” qui augmenterait les probabilités d’émergence de réseaux sociaux plus adaptés aux défis globaux qui sont les nôtres.
Ce projet de taxe numérique doit servir à financer le plan de relance européen, mais Washington estime qu’il sera discriminant pour les géants américains et qu’il risque de faire échouer les négociations sur la fiscalité mondiale des multinationales.
Les auteurs livrent une critique radicale de la transition énergétique, plus particulièrement de l’électrification tous azimuts qu’elle recouvre. Et pour eux, plutôt que révolutionner nos manières de consommer et produire, le numérique installe le vecteur électrique comme hégémonique, étendant plus encore le macrosystème technique et ses emprises
Si l'engagement des grandes entreprises technologiques pour l’environnement est à la fois nécessaire et louable, il pose néanmoins la question du rôle de des grandes entreprises technologiques dans la définition du futur de la conservation. Et ce d’autant plus que les « big 5 » d’Amérique du Nord combinent à la fois l’accès aux données volumineuses, la capacité d’innover et les dernières technologies, mais aussi une vaste capacité financière et d’influence. En d’autres termes, leur investissement, encore récent, dans la protection pour de l’environnement, va peser fortement à la fois sur les priorités et sur les autres acteurs de la gouvernance environnementale.
Les ministres des Finances du G7 espèrent annoncer un accord "historique" samedi sur un impôt mondial minimum et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, particulièrement les géants du numérique, à l'issue d'une réunion de deux jours à Londres.
Les ministres des Finances du G7 espèrent annoncer un accord "historique" samedi sur un impôt mondial minimum et une meilleure répartition des recettes fiscales provenant des multinationales, particulièrement les géants du numérique, à l'issue d'une réunion de deux jours à Londres.
Nous dépendons pour notre subsistance d’un «monde organisé», tramé par l’industrie et le management. Ce monde menace aujourd’hui de s’effondrer. Alors que les mouvements progressistes rêvent de monde commun, nous héritons contre notre gré de communs moins bucoliques, «négatifs», à l’image des fleuves et sols contaminés, des industries polluantes, des chaînes logistiques ou encore des technologies numériques. Que faire de ce lourd héritage dont dépendent à court terme des milliards de personnes, alors qu’il les condamne à moyen terme?
Depuis 2016, Bitcoin est présenté dans la presse internationale comme un accélérateur du désastre écologique. Pourtant, quand on y regarde de plus près, la consommation électrique du minage de cette cryptomonnaie est relativement négligeable. Et à terme, son développement pourrait même favoriser la transition énergétique. Dans son numéro de septembre 2020, Usbek & Rica s’était penché sur le sujet dans un article que nous reproduisons ici en intégralité.
The Shift Project partage sa nouvelle étude “Impact environnemental du numérique : Tendances à 5 ans et gouvernance de la 5G”. L’association y dévoile ses nouveaux scénarios prospectifs sur l’impact environnemental du numérique dans le monde d’ici 2025.
Cette accélération, cette bascule, masque d’autres accélérations : celle de l’individualisation et de de la dépolitisation, comme celle de la surveillance, inscrite dans la nature même du numérique. Dans l’accélération de la surveillance, ce sont nos libertés et notre autonomie qui sont mises à mal. Comment trouver encore un espace où tout ne soit pas déterminé ? Un espace où l’on puisse encore converser, discuter, dialoguer… trouver des moyens pour n’être pas réduit aux cases, seuils et critères rigides des systèmes.
nous sommes entrés dans des boucles d’addictions qui relèvent presque du domaine de la drogue. On sait aujourd’hui que ces mécanismes activent des boucles de dopamine. Ainsi, les neurotransmetteurs de la récompense sont régulièrement activés et créent alors de la dépendance. Sans ces injections de dopamine, on se sent malheureux. Les GAFAM (Google Amazon Facebook Apple et Microsoft) ont mis en place toute une construction basée sur cette dépendance depuis 25 ans.
Les e-déchets représentent la catégorie de déchets qui augmente le plus vite dans l’UE, et moins de 40 % d’entre eux sont recyclés. Tous les chiffres clés sur ce sujet dans nos infographies.
La question de l’impact environnemental du numérique s’invite dans le débat public. Une proposition de loi votée au Sénat arrive à l’Assemblée nationale alors que le Gouvernement doit dévoiler sa feuille de route début février. En l’état, le projet de loi Climat issu des travaux de la Convention citoyenne pour le climat laisse de côté la question. Frédéric Bordage, expert du numérique responsable, fondateur de GreenIT.fr nous explique les enjeux.

2020

Rencontre avec Emilie de Morteuil qui nous parle de son ouvrage « Le guide de la consommation durable. Prendre soin de soi et de la planète. » Un livre qui nous explique comment consommer autrement avec des perspectives d’avenir pour l’eau, l’alimentation, l’habitat, les cosmétiques, les médicaments mais aussi le numérique et les loisirs.
Combien d’énergie est nécessaire pour faire transiter un octet à travers un centre de données, un réseau et finalement un terminal (ordinateur, tablette, smartphone, TV) ? D’après les modèles de calcul du Shift Project, il faut 0.00000000072 kWh pour faire transiter un octet dans un centre de données, il faut 0.00000000152 kWh pour faire transiter un octet via WiFi et câbles et il faut 0.00021 kWh par minute pour maintenir allumer votre terminal. Ces chiffres peuvent sembler très abstraits ; alors comment se transforment-ils lorsqu’on les ramène à un usage de notre vie quotidienne ?
En dépit de l’accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre sont au plus haut. Des actions renforcées sont nécessaires pour tenter de rester sous la barre des 1,5 °C degré de réchauffement. Avec le récent pacte vert européen – qui vise la neutralité carbone d’ici 30 ans –, l’Europe semble prendre ses responsabilités
Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) a publié en novembre un rapport sur la consommation d’énergie du numérique en France. L’étude recense le parc, liste les consommations et en déduit leur montant global.
La question de l’énergie et de ses crises sature l’actualité, les médias, comme les agendas politiques. Grand défi du présent, elle modèle nos modes de vie et nos rapports au monde à l’heure du triomphe du numérique, de l’électrification totale et du changement climatique. Longtemps, l’histoire de l’énergie a été ramenée à l’essor de la puissance rendu possible par le progrès technique, à un processus linéaire qui verrait les sociétés humaines maîtriser toujours plus leur environnement pour en extraire des ressources indispensables à leur fonctionnement.

2019

Dans un monde nécessairement plus frugal, la question de distinguer les technologies selon les projets qu’elles portent, les valeurs qu’elles induisent, les sociétés qu’elles dessinent risque de devenir un enjeu plus pressant que jamais....
Dans deux précédents articles, nous avons établi que le numérique est une ressource critique, non renouvelable et qui sera épuisée dans une génération. Compte tenu de cette tension, il est urgent de lui trouver une alternative pour permettre à l’humanité de continuer à transmettre sa connaissance de génération en génération et à s’organiser en communiquant. Deux clés indispensables pour assurer notre résilience.
Les technologies « vertes » peuvent-elles vraiment transformer nos sociétés grâce à une nouvelle révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, du numérique, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des voitures autonomes et des nano-bio-technologies ? N’est-il pas risqué de soutenir des innovations consommatrices de ressources minières limitées ? Et s’il fallait explorer une autre voie et s’orienter vers une civilisation techniquement soutenable ? Partez à la découverte des Low tech, ces technologies sobres, durables et résilientes.
Environ 8 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans. Ce plastique constitue un danger pour la vie marine et pour la santé des personnes. Les déchets de plastique non collectés ou intentionnellement déversés dans les fleuves se retrouvent dans les océans. Des études commencent à être conduites afin de cartographier les zones concernées et déterminer l'origine de ce plastique.

2018