Jean-Baptiste Fressoz

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2026

Des pluies intenses : l’Hérault et le Gard viennent de vivre un épisode méditerranéen d’une rare violence. Les cumuls de pluie relevés en quelques heures dépassent largement les normes saisonnières, et la question revient avec insistance : ces épisodes vont-ils devenir plus fréquents, plus intenses, voire s’étendre sur une période plus longue de l’année ? Entre données scientifiques et observations de terrain, voici ce qu’il faut retenir pour comprendre ce phénomène et s’y préparer concrètement.
La capitale, touchée par un épisode climatique d’une intensité exceptionnelle, paie le prix de son urbanisation accélérée.
« La vidange continue sur l’ensemble du territoire là où la tendance habituelle à cette période est à l’amorce de la recharge », souligne le service géologique national.
Le phénomène climatique engendre retards, paralysies et perturbations sans précédent dans les ports de la première région exportatrice du monde, qui se répercutent sur toute la chaîne logistique et font grimper les tarifs du fret.
Kiev a révélé, mardi, avoir entamé une nouvelle opération militaire baptisée Vivaldi dans le Donbass. Qualifiée de contre-offensive, elle a déjà permis de “libérer” 85 km² autour du verrou stratégique de Lyman. Mais l’Ukraine est-elle vraiment capable de lancer une vaste contre-attaque ?
Une telle saison estivale, qui avait une chance sur cent de se produire aujourd’hui, aurait été quasiment impossible sans réchauffement climatique d’origine humaine.
Deux mois après le début d’une saison des ouragans peu active, la Martinique, la Guadeloupe et les autres îles de l’archipel des Caraïbes subissent des températures anormalement élevées et des pénuries d’eau qui affectent les activités humaines.
Aucun des trois incendies qui ont détruit plusieurs quartiers de cette ville de 230 000 habitants, dans l’Etat de Washington, où l’état d’urgence a été déclaré samedi, n’est pour l’instant contenu.
Et si l’année que nous vivons en ce moment n’était qu’un avant-goût ? Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur estivale, il est tentant de repousser mentalement le changement climatique dans un futur flou, quelque part au-delà de notre horizon. Pourtant, les projections dévoilées par les climatologues brossent le portrait d’un pays profondément transformé dès le milieu du siècle.
Imaginez une forêt de chênes du Bassin parisien qui s’embrase en plein mois de mai, ou un massif du Centre encore fumant à la mi-octobre, bien après que les dispositifs de surveillance aient officiellement plié bagage. Ce scénario, qui aurait paru absurde il y a une génération, devient une hypothèse sérieuse. En plein cœur de l’été, alors que les feux de forêt occupent les esprits comme chaque année à cette période, une projection de Météo-France pour une France à +4 °C vient bousculer une certitude bien ancrée : celle d’une saison des feux sagement calée sur juillet et août, cantonnée au pourtour méditerranéen. Le problème, c’est que le feu, lui, n’a jamais lu nos calendriers administratifs. Et dans les décennies à venir, il pourrait s’affranchir totalement de nos repères.


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