Jean-Baptiste Fressoz

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Amazonie

2026

Le rythme de perte de forêts a ralenti en 2025 dans le monde. Les avancées ne se concentrent que dans quelques pays seulement.
Ce mégaprojet, controversé depuis plusieurs années, est soutenu par le président, de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, qui estime que son pays a besoin des recettes des hydrocarbures pour financer sa transition énergétique.
La zone brûlée dans le pays a été divisée par cinq en un an, d’après le réseau de surveillance environnementale MapBiomas. Le centre du pays est toutefois toujours en proie à des incendies conséquents, et «El Niño» fait craindre un allongement de la saison sèche.
Dernièrement, un institut allemand a publié une étude mettant en lumière l’apparition d’un étonnant mécanisme de défense biochimique de la forêt amazonienne. Or, ce mécanisme résulterait de la sécheresse historique qu’a provoqué le super cycle El Niño sur la période 2023-2024. Que faut-il comprendre de ces travaux ?
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
Il y a peu, le gouvernement équatorien a annoncé avoir mené avec succès ses premières opérations d’extraction pétrolière par fracturation hydraulique. Malheureusement, ces opérations concernent la forêt amazonienne, ainsi ses habitants. Les peuples autochtones protestent vivement mais le gouvernement semble vouloir absolument relancer la production nationale de pétrole, en déclin depuis au moins une décennie.
Des chercheurs affirment que les deux tiers de la forêt tropicale pourraient se transformer en savane si le réchauffement dépasse + 1,5 °C et les déboisements atteignent 22 % à 28 % de sa surface. Accusés de simplifier excessivement un écosystème complexe, ces travaux suscitent toutefois des critiques.
Si la destruction de la plus grande forêt tropicale au monde se poursuivait, la quasi-totalité de sa superficie pourrait être très dégradée dès que la planète atteindra entre 1,5 et 1,9°C de réchauffement global. Un point de bascule aux conséquences inquiétantes, selon une nouvelle étude parue dans Nature.
Si la destruction de la plus grande forêt tropicale au monde se poursuivait, la quasi-totalité de sa superficie pourrait être très dégradée dès que la planète atteindra entre 1,5 et 1,9°C de réchauffement global. Un point de bascule aux conséquences inquiétantes, selon une nouvelle étude parue dans Nature.
La compagnie pétrolière publique d'Equateur a annoncé mercredi avoir, pour la première fois, mené des opérations d'extraction pétrolière dans la forêt amazonienne avec la technique décriée de la fracturation hydraulique, critiquée en raison de ses effets sur l'environnement. L'Equateur devient, avec l'Argentine et le Mexique, le troisième pays sud-américain à extraire du pétrole et des gaz emprisonnés dans de la roche de schiste, poreuse, en injectant des fluides à forte pression pour la fracturer.


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