Les modèles du climat sous-estimeraient-ils le réchauffement climatique induit par les activités humaines ?

Xavier Fettweis

Nous avons demandé au Prf. Fettweis (https://obsant.eu/xavier-fettweis/ ) de lire pour nous la dernière publication de J. Hansen de 2022 : Global warming in the pipeline.

Alors que cela fait plusieurs décennies que les climatologues tirent la sonnette d’alarme (le 1er rapport du GIEC date de 1990), le Président Emmanuel Macron se demandait il y a quelques semaines de savoir « Qui aurait pu prédire la crise climatique de cet été ? », en prétextant avoir dit cela pour insister que les changements climatiques observés cet été seraient pires que ceux prévus. Tout récemment, un article scientifique paru dans Earth System Dynamics suggérait qu’il faudrait considérer la fourchette haute des prévisions du GIEC pour être en accord avec les observations en France de ces deux dernières décennies. Par conséquence, il est tout à fait légitime de se poser la question : et si on sous-estimait les changements climatiques à venir ?

Pour réaliser des projections futures, les climatologues disposent de modèles du climat forcés par des scénarios de concentration de gaz à effet de serre, émissions d’aérosols, … Ces modèles sont conçus pour représenter au mieux le climat moyen observée (par exemple la période 1981-2010) et grâce aux observations, il est très facile de savoir si on a un modèle fiable ou pas pour une région donnée. Mais, même si un modèle est capable de bien représenter le climat actuel en moyenne, il est beaucoup plus difficile d’évaluer sa capacité à simuler des changements climatiques surtout pour des concertations de gaz à effet de serre non encore observées jusque maintenant. C’est pourquoi les climatologues ont introduit la notion de sensibilité climatique à l’équilibre (ECS en anglais pour Equilibirum Climate Sensibility) d’un modèle qui, pour faire simple, est le taux de réchauffement simulé par le modèle pour un doublement de la concentration de CO2 (560ppm) par rapport à la concentration pré-industrielle (280ppm). En moyenne, la sensibilité climatique des modèles est de +3°C pour un doublement de CO2, avec toutefois des modèles, dits « réchauffistes », ayant une ECS allant jusque +4.5°C et d’autres modèles plus conservateurs avec une ECS de +1.5°C. Ces modèles capables de reproduire le réchauffement global actuellement observé depuis 1850 (+1.2°C en 2022) ont alors permis au GIEC d’évaluer l’impact radiatif des différentes conséquences des activités humaines dont en particulier les émissions d’aérosols (c’est-à-dire les petites particules de pollution comme les fameux PM10). Ces aérosols ont un rôle refroidissant très important en réfléchissant les rayons du soleil et en favorisant la formation de nuages bas ou brouillards réfléchissant aussi les rayons du soleil. Sans l’effet de ces aérosols émis par les activités humaines, le réchauffement climatique observé serait beaucoup (entre 20 et 50%) plus important.

Comme la concentration de CO2 actuellement observé en 2022 est de 420ppm, il n’est pas encore possible d’évaluer si une ECS de +3°C est robuste ou pas même si c’est la moyenne des modèles climatiques. Par contre dans le lointain passé, il y a eu de telles hausses de CO2 (à cause d’éruptions volcaniques) que Hansen et al. 2022 ont récemment exploitées pour estimer une ECS de +4°C sur base de la hausse de température estimée à cette époque à l’aide de carottes de glace prélevées en Antarctique. Cela suggérerait qu’une ECS de +3°C sous-estimerait le réchauffement climatique et que seuls les modèles réchauffistes avec une ECS de +4°C devraient dorénavant être considérés. Si on utilise seulement les modèles avec une ECS de +4°C pour reconstruire la hausse de température observée, cela suggérerait que l’effet refroidissant des aérosols est plus important que ce que l’on estimait jusqu’à présent pour coller aux observations. Or , s’il y a bien quelques choses qui est entrain de diminuer aujourd’hui, ce sont les émissions de ces fameux aérosols car ils sont directement dangereux pour l’homme à cause de leur effet sur notre système respiratoire. En Europe par exemple, il fait maintenant beaucoup plus lumineux qu’avant principalement parce que nos émissions d’aérosols ont diminués drastiquement depuis les années 2000. Idem en Chine dont les grandes villes sont en permanence noyées dans un brouillard de pollution, de grands efforts sont actuellement réalisés pour réduire ces émissions d’aérosols. Une ECS sous-estimée par les modèles cumulé à une réduction drastique des émissions d’aérosols suggérerait que l’augmentation de la température dans les prochaines décennies devrait être revue à la hausse et, en tout cas, que les projections climatiques actuelles basées sur la moyenne des modèles ne sous-estiment certainement pas le réchauffement que l’on aura dans les prochaines décennies.

Autre sous-estimation probable des changements climatiques : les changements dans la circulation atmosphérique (c’est-à-dire la position des dépressions et anticyclones) qui sont probablement aussi sous-estimés par les modèles du climat. Au Groenland par exemple, on observe depuis les années 2000 de plus en plus d’anticyclones en été centrés sur la calotte polaire à la place d’avoir une dépression apportant froid et chutes de neige. Ces anticyclones apportent avec eux de l’air tropical et un temps ensoleillé et sec qui emballe la fonte de la calotte, à tel point qu’ils sont responsables d’environ la moitié de l’augmentation de la fonte de la calotte observée depuis les années 2000. L’autre moitié est évidemment la conséquence directe de la hausse des températures en Arctique. Si on continue a avoir des anticyclones en été sur le Groenland à la place de dépressions, il faudra alors multiplier par deux les projections futures de fonte de la calotte car les modèles de climat ne suggèrent pas ces changements de circulation 1. Malheureusement, comme on observe ces changements que depuis une 20 aine d’années, il est encore trop tôt pour affirmer que les modèles du climat se trompent car il y a toujours une possibilité que ces anticyclones plus fréquents en été ne soient simplement que le résultat de la variabilité naturelle du climat (et non une conséquence imprévue du réchauffement climatique) et qu’on revienne vers une circulation atmosphérique plus normale dans les prochains étés. En Europe, on observe aussi ce genre de changements avec un Anticyclone des Açores qui remonte beaucoup plus au nord en été que prévu depuis quelques années. Ceci explique d’ailleurs pourquoi nos derniers étés sont plus secs, plus ensoleillés et plus chauds que ce que la moyenne des modèles du GIEC prévoit pour cette décennie. Là encore, les modèles ne prévoient pas une telle remontée de l’Anticyclone des Açores aussi rapidement qu’observée. Malheureusement ici, il est beaucoup plus difficile d’évaluer dans le passé si de tels changements ont eu lieux lorsque le CO2 a augmenté (à cause d’éruptions volcaniques). Par conséquence, ces changements dans la circulation générale de l’atmosphère qu’on observe depuis une 20aine d’année restent une question ouverte en climatologie qui pourrait, s’ils se confirment dans les prochaines années, emballer les impacts du réchauffement climatique dans certaines régions comme en Europe.

Un réchauffement climatique sous-estimé par les modèles et des changements de la circulation atmosphérique non simulés par les modèles du climat suggèrent qu’il est plus que probable que les projections climatiques actuellement disponibles sous-estimeraient ce qui pourrait nous attendre dans les prochaines décennies et donc qu’on suivrait le pire des scénarios du GIEC voir d’avantage dans certaines régions. Évidement, à nous de nous arranger pour ne pas suivre cette trajectoire jusqu’à la fin du siècle en réduisant notre consommation énergétique (fossile) tout en passant aux énergies renouvelables.


1 : Référence : Delhasse, A, Hanna, E, Kittel, C, Fettweis, X. Brief communication: CMIP6 does not suggest any atmospheric blocking increase in summer over Greenland by 2100. Int J Climatol. 2021; 41: 2589– 2596. https://doi.org/10.1002/joc.6977



Faut-il boycotter la COP28 ?

Paul Blume

parution 18/01/2023 – modifié le 22/09/2023

La décision daterait de la fin de l’année 2021 lors de la COP de Glasgow. La 28ème Conférence des Parties (wikipedia) sera organisée par les Émirats Arabes Unis.

Pour en assurer la Présidence, le choix s’est porté sur le Sultan Al Jaber, ministre de l’industrie et PDG de la compagnie pétrolière nationale.

Si l’on peut comprendre que la mécanique complexe des attributions des conférences internationales implique parfois de drôles de contradictions, de sérieuses questions commencent à déranger les militantes et militants de la cause climatique.

Climat ou croissance, quel choix faisons-nous ?

Conception Alvarez, dans un article paru début janvier dans Novethic * décrit bien ces enjeux complexes mêlant intérêts politiques et économiques.

Est-il vraiment concevable de donner les clefs d’une conférence internationale sur le climat à un magnat du pétrole ?

Est-il acceptable de l’entendre proposer d’émettre moins de co2 tout en consommant plus d’énergies fossiles ?

Par définition, ces grands caucus sont des proies évidentes pour différentes formes de propagandes diplomatico-politiques ou lobbyings divers sur le plan économique.

La question est de déterminer si on ne passe pas, en l’espèce, une ligne rouge.

Est-il vraisemblable pour le monde scientifique de cautionner un pareil mélange des genres ?

Pour les états d’Europe, déjà empêtrés dans des débats curieux sur la définition même de ce que sont les énergies renouvelables *, participer à un événement de cette envergure dans un tel cadre n’est pas non plus une opération évidente en terme de crédibilité.

Comment imposer à l’industrie des transports une mutation coûteuse vers une moindre utilisation des énergies fossiles tout en donnant une importante fenêtre de promotion aux compagnies pétrolières ?

On peut juger le boycott d’événements internationaux inefficace, contre-productif, excessif.

On peut aussi se demander si la participation à cette COP ne marquerait pas définitivement une forme de renoncement public aux objectifs de contenir le réchauffement face aux diktats économiques. Une forme de sacrifice collectif.

Poser la question n’est pas y répondre. Ne pas poser la question serait déjà renoncer.

Ci-dessous, une partie de réponse à la question par Madame Christiana Figueres, qui fut l’une des négociatrices de l’accord de Paris de 2015 à la COP21 (source AFP) :

L’ancienne cheffe de l’ONU Climat, Christiana Figueres, a fustigé jeudi à New York les entreprises internationales d’énergies fossiles qui ne devraient donc pas participer à la COP28 à Dubaï si elles refusent de lutter contre le changement climatique.

Lors d’une conférence « Climate Changes Everything », en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, la diplomate costaricaine a reconnu qu’elle « perdait patience » avec l’industrie des énergies fossiles responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre.

D’après celle qui fut l’une des négociatrices de l’accord de Paris de 2015 à la COP21, les grandes entreprises énergétiques ont failli à leurs engagements de transition vers des énergies renouvelables.

« Au lieu de tout faire pour mettre en application leur incroyable capacité d’innovation et d’ingénierie, elles ont fait tout le contraire », a tonné Mme Figueres.

Le monde doit sortir des énergies fossiles polluantes, atteindre le pic de ses émissions de CO2 d’ici 2025 et faire « beaucoup plus, maintenant, sur tous les fronts » pour affronter la crise climatique, avait mis en garde début septembre un premier rapport de l’ONU Climat sur ce qui a été accompli ou non depuis l’accord de Paris et son objectif le plus ambitieux de limiter le réchauffement à 1,5°C.

Ce rapport sera au coeur de la COP28 de Dubaï du 30 novembre au 12 décembre aux Emirats arabes unis.

Le réchauffement mondial a déjà atteint environ 1,2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Interrogée pour savoir s’il fallait que les sociétés pétrolières et gazières mondiales, accusées de traîner les pieds sur leurs engagements en faveur du climat, participent à la COP28, Mme Figueres a répondu: « Cela dépend si elles viennent là-bas pour contribuer et accélérer la décarbonation ou si elles agissent littéralement contre ces objectifs ».

Le président de la COP28 et de la compagnie pétrolière nationale émirienne, Sultan al-Jaber, avait appelé début septembre à « tripler les énergies renouvelables d’ici à 2030, commercialiser d’autres solutions sans carbone, comme l’hydrogène, et développer un système énergétique exempt de tout combustible fossile sans captage de CO2 ».

Lors du sommet sur « l’ambition climatique » mercredi à l’ONU, il a répété que « la réduction progressive des énergies fossiles était inévitable » et « essentielle ».

Une position qui a satisfait l’ancienne patronne de l’ONU Climat qui estime que le président de la COP28 « a compris (sa) responsabilité politique internationale et multilatérale » pour le climat.

Ajoutons qu’aujourd’hui, les investissements massifs récents dans l’exploration et l’exploitation des sources fossiles indiquent clairement la voie choisie. Les éventuels efforts qui seront programmés dans les énergies de substitution ne seront pas accompagnés de contraintes volontaires sur l’économie des fossiles.

La question reste. Faut-il participer à cette COP28 ?

Voir https://obsant.eu/boycott-cop-28/


Les défenseurs du climat ont besoin de preuves tangibles et Friederike Otto les a !

Le réseau World Weather Attribution fournit un levier crucial pour les batailles juridiques et politiques.

Matt Reynolds, wired.com – 06/01/2023

Traduction : Deepl & Josette


Le 19 juillet 2022, le Royaume-Uni a eu un avant-goût de la météo à venir. Les températures ont atteint 40,3 degrés Celsius, dépassant le précédent record de plus d’un degré et demi.

Des dizaines de maisons ont été détruites par des incendies dans l’est de Londres, tandis qu’ailleurs dans le pays, la chaleur a poussé le réseau électrique au bord de la rupture. L’Office for National Statistics estime qu’il y a eu plus de 2 800 décès supplémentaires chez les plus de 65 ans pendant les vagues de chaleur de l’été 2022, ce qui en fait l’année la plus meurtrière pour la chaleur depuis 2003.

Avant même que les températures n’aient atteint leur maximum, Friederike Otto était dans son bureau de l’Imperial College de Londres, se préparant à répondre à la question qui, comme elle le savait, lui serait posée un nombre incalculable de fois au cours de la semaine suivante : le changement climatique était-il en cause ?

Lorsqu’un événement météorologique extrême se produit, Mme Otto et sa petite équipe de climatologues – dont la plupart travaillent pendant leur temps libre – sont les personnes vers lesquelles le monde se tourne pour savoir si le changement climatique a rendu le temps plus mauvais ou plus susceptible de l’être. « Je pense qu’il est important de se faire une idée plus réaliste de ce que signifie le changement climatique », déclare Mme Otto, maître de conférences en sciences du climat au Grantham Institute for Climate Change et cofondatrice de l’initiative World Weather Attribution. « Pour certains types d’événements, comme les vagues de chaleur, le changement climatique change véritablement la donne, et nous voyons des événements que nous n’avions jamais vus auparavant. »

Chaque semaine, un contact à la Croix-Rouge envoie à Friederike Otto et à ses collègues de World Weather Attribution une liste d’inondations, de vagues de chaleur et d’autres événements météorologiques extrêmes à travers le monde. Il arrive souvent que le courriel contienne six ou huit crises, ce qui est beaucoup trop pour la petite équipe de Friederike Otto. Les scientifiques se concentrent donc sur les phénomènes météorologiques qui ont un impact sur des millions de personnes, en sélectionnant environ un événement toutes les six semaines, allant de tempêtes en Europe aux inondations au Pakistan.

Une fois que les scientifiques ont choisi le sujet de leur analyse, ils agissent rapidement, fouillant dans les archives historiques et utilisant des modèles climatiques afin de déterminer le rôle – éventuel – du changement climatique dans la catastrophe. Le rapport final est généralement publié dans les jours ou les semaines qui suivent un événement météorologique extrême. Il s’agit d’une différence notoire par rapport au rythme normalement très lent de la publication universitaire, où il faut parfois des années pour qu’un article scientifique soit finalement publié dans une revue, mais les réponses rapides sont l’objectif même de World Weather Attribution. En publiant des études alors qu’un événement extrême fait encore la une des journaux et des agendas politiques, les scientifiques comblent un vide qui pourrait autrement être occupé par le déni du changement climatique. Dans le cas de la vague de chaleur au Royaume-Uni, World Weather Attribution a présenté son rapport neuf jours seulement après que les températures ont atteint leur maximum.

Les résultats ont révélé l’ampleur sans précédent de ces températures record. L’équipe de Friederike Otto a estimé que le changement climatique avait rendu la vague de chaleur britannique au moins 10 fois plus probable et que, dans un monde sans réchauffement climatique, les températures maximales auraient été inférieures d’environ 2° Celsius. Le temps était si inhabituel que, dans un monde sans changement climatique, il aurait été statistiquement impossible d’atteindre des températures aussi élevées dans deux des trois stations météorologiques étudiées par les scientifiques. Dans le monde de la science de l’attribution du climat, c’est à peu près ce qui se rapproche le plus de la preuve concluante. « Les gens veulent toujours un chiffre, et parfois, il est impossible d’en donner un très satisfaisant », explique Friederike Otto. Cette fois, cependant, Mme Otto ne manquait pas de chiffres à partager avec les journalistes qui l’appelaient.

Mais la science de l’attribution peut faire beaucoup plus que nous dire comment le changement climatique influence le temps. Mme Otto veut utiliser ses rapports d’attribution pour demander aux pollueurs de rendre des comptes sur les phénomènes météorologiques extrêmes. « Nous avons commencé à travailler avec des avocats pour combler le fossé entre ce que nous pouvons dire scientifiquement et ce qui a été utilisé jusqu’à présent en termes de preuves », explique-t-elle. Avec des actions en justice en cours en Allemagne et au Brésil, la science de l’attribution entre dans les salles d’audience.

Les débuts du réseau WWA

Friederike Otto a cofondé World Weather Attribution en 2014 avec l’océanographe Heidi Cullen et le climatologue Geert Jan van Oldenborgh. Au début, Mme Otto – qui est diplômée en physique et en philosophie – pensait que le rôle principal de l’attribution météorologique était de démêler la complexité des systèmes météorologiques pour quantifier l’influence du changement climatique sur les conditions météorologiques extrêmes. D’autres scientifiques avaient établi comment utiliser les modèles climatiques pour attribuer les phénomènes météorologiques au changement climatique, mais personne n’avait essayé d’utiliser cette science pour produire des rapports rapides sur les catastrophes récentes.

La première étude en temps réel de World Weather Attribution a été publiée en juillet 2015. Elle a révélé qu’une vague de chaleur survenue en Europe plus tôt ce mois-là avait presque certainement été rendue plus probable grâce au changement climatique. D’autres études ont suivi sur les inondations, les tempêtes et les précipitations, chacune étant publiée dans les semaines suivant la catastrophe. Mais les études d’attribution ne servent pas seulement à comprendre les événements passés – elles peuvent nous aider à nous préparer pour l’avenir, dit Friederike Otto. « Je vois maintenant l’attribution comme un outil qui nous aide à démêler les moteurs des catastrophes et nous aide à utiliser les événements extrêmes comme une loupe braquée sur la société pour voir où nous sommes vulnérables. »

La mousson dévastatrice de 2022 au Pakistan en est un exemple. Mme Otto et ses collègues se sont déchirés sur la formulation de leur rapport, car il y avait si peu d’événements similaires dans les archives historiques que leurs modèles avaient du mal à simuler avec précision les précipitations extrêmes. Ils savaient que les précipitations dans la région étaient beaucoup plus intenses que par le passé, mais ils ne pouvaient pas chiffrer avec précision la part de cette augmentation due au changement climatique. « Il se peut que tout soit dû au changement climatique, mais il se peut aussi que le rôle du changement climatique soit beaucoup plus faible », explique Mme Otto. Même si la cause n’a pas pu être déterminée avec précision, le rapport a mis en évidence la vulnérabilité du Pakistan aux graves inondations, soulignant que la proximité des fermes et des habitations avec les plaines inondables, les mauvais systèmes de gestion des rivières et la pauvreté sont des facteurs de risque majeurs. « La vulnérabilité est ce qui fait la différence entre un événement qui n’a pratiquement aucun impact et une catastrophe », explique Mme Otto.
Les travaux de World Weather Attribution ont tendance à faire les gros titres lorsqu’ils concluent que le changement climatique rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus probables, mais le résultat inverse peut être encore plus utile aux régions confrontées à des catastrophes. Une enquête sur une longue sécheresse dans le sud de Madagascar a révélé que le risque de faibles précipitations n’avait pas augmenté de manière significative en raison du changement climatique d’origine humaine. Le fait de savoir cela redonne de l’autorité aux pays, déclare Mme Otto. « Si vous pensez que tout est lié au changement climatique, vous ne pouvez rien faire à moins que la communauté internationale ne se mobilise. Mais si vous savez que le changement climatique ne joue pas un rôle important, voire aucun, cela signifie que tout ce que vous faites pour réduire votre vulnérabilité fait une énorme différence. »

Porter l’affaire devant le tribunal

Les gouvernements ne sont pas les seuls à s’intéresser de près aux résultats des études d’attribution. Les tribunaux commencent également à s’y intéresser. En août 2021, un tribunal australien a jugé que l’Agence de protection de l’environnement de la Nouvelle-Galles du Sud n’avait pas rempli son devoir de protection de l’environnement contre le changement climatique, dans une affaire portée par des survivants de feux de brousse. L’une des études d’attribution de Friederike Otto sur la saison 2019-2020 des feux de brousse a été utilisée dans un rapport commandé par le tribunal, mais elle ne l’a appris que lorsqu’un des avocats impliqués dans l’affaire lui a envoyé un courriel après que le verdict ait été prononcé. « C’est vraiment agréable à voir, quand une étude que nous avons réalisée a un impact dans le monde réel », dit-elle.

Si les études d’attribution peuvent nous dire qu’une catastrophe a été aggravée par le changement climatique, elles nous indiquent aussi autre chose : qui pourrait être tenu pour responsable. Richard Heede, un géographe californien, a passé des dizaines d’années à fouiller dans des archives pour estimer les émissions de carbone des entreprises, en remontant jusqu’avant la révolution industrielle. Le résultat est connu sous le nom de Carbon Majors : une base de données des plus gros pollueurs du monde jusqu’à aujourd’hui. Le rapport 2017 des Carbon Majors a révélé que la moitié de toutes les émissions industrielles depuis 1988 pouvaient être attribuées à seulement 25 entreprises ou entités publiques. L’entreprise publique de combustibles fossiles Saudi Aramco est à elle seule responsable de 4,5 % des émissions industrielles de gaz à effet de serre dans le monde entre 1988 et 2015.

Ces données sont extrêmement utiles pour les personnes qui tentent de porter plainte contre les entreprises de combustibles fossiles. En mai 2022, un groupe de scientifiques et d’avocats s’est rendu dans les Andes péruviennes pour inspecter un glacier géant qui surplombe les eaux cristallines du lac Palcacocha. Si le glacier s’effondre dans le lac, les scientifiques craignent que la ville voisine de Huaraz soit submergée. L’agriculteur péruvien Saúl Luciano Lliuya estime que les pollueurs devraient payer les frais de défense de la ville contre les inondations, car le réchauffement climatique a fait reculer les glaciers autour du lac Palcacocha, augmentant ainsi le risque d’inondations dangereuses. La cible du procès est l’entreprise énergétique allemande RWE, responsable de 0,47 % de toutes les émissions industrielles de gaz à effet de serre entre 1751 et 2010, selon les données de Heede. Lliuya ne réclame que 14 250 livres (17 170 dollars), soit 0,47 % du coût de la protection de Huaraz.

Si Lliuya gagne son procès, cela pourrait créer un précédent en vertu duquel les pollueurs pourraient être tenus légalement responsables des effets de leurs émissions partout sur la planète. « Cela changerait vraiment le discours dans lequel nous évoluons », déclare Mme Otto. Cela rendrait également le travail d’attribution des phénomènes météorologiques encore plus important. Si les scientifiques savent que le changement climatique a rendu les inondations dans une région deux fois plus graves qu’elles ne l’auraient été, par exemple, ils peuvent utiliser cette preuve pour estimer dans quelle mesure les entreprises et les États individuels ont contribué à cette catastrophe. L’un des étudiants de Friederike Otto travaille déjà sur un cas juridique au Brésil qui implique l’attribution des conditions météorologiques. « Nous avons constaté un énorme intérêt pour cette question. Ce ne sont pas seulement les journalistes qui appellent et veulent savoir, mais aussi les avocats », explique Mme Otto.

Malgré l’intérêt croissant pour le domaine, World Weather Attribution est encore presque entièrement géré par des scientifiques travaillant gratuitement pendant leur temps libre. Mme Otto espère que l’attribution des données météorologiques pourra un jour faire partie intégrante des services météorologiques, ce qui lui donnerait plus de temps pour se concentrer sur la science des ouragans et des sécheresses, qui sont beaucoup plus difficiles à analyser. Mais pour l’instant, son principal objectif est de rendre ses études d’attribution plus utiles aux avocats et de contribuer à rendre justice aux personnes les plus touchées par le changement climatique. « Le changement climatique ne sera jamais une catastrophe pour ceux qui sont riches. Et je pense que c’est pourquoi c’est finalement une question de justice, parce que ceux qui paient sont ceux qui sont les plus vulnérables dans la société. »

Cet article a été initialement publié dans le numéro de janvier/février 2023 du magazine WIRED UK.


Pouvoir d’achat et pouvoir de nuisance

Paul Blume

Entre l’exigence de diminuer la pression de l’économie sur le vivant et les difficultés de plus en plus apparentes à garder une croissance, fut-elle « verte », le débat sur la question sociale ne peut plus être abordé de la même façon qu’au siècle passé.

Classiquement, les revendications des organisations mutuellistes, syndicales et plus largement de défense des droits sociaux reposent sur une exigence de protection des plus démunis et l’accès à plus d’égalité dans la répartition des fruits de la croissance, à plus de performance collective en termes d’accès au logement, l’alimentation, la santé, la culture, etc…

Cette histoire des luttes pour une justice sociale intègre peu d’éléments « externes » telles les conditions écologiques et environnementales ou les relations de l’humanité au vivant.

Mais le vivant se rappelle à nous. Détériorer son environnement à la vitesse de l’industrialisation moderne se paie cher. Quel que soit le modèle social en usage.

La question climatique illustre bien les contradictions de cette guerre que nous menons contre la nature.

Chaque point de croissance s’accompagne d’émissions de gaz à effet de serre supplémentaires et nous rapproche de conditions de vie insoutenables pour nous, humains, mais également pour l’ensemble du vivant.

Dans le concret, les riches émettent proportionnellement beaucoup plus que les plus démunis.

L’exigence de justice sociale n’en est donc que plus exacerbée.

De là à ne pas prendre en compte les risques systémiques qui menacent la vie elle-même, il y a une marge à ne pas franchir. Sous peine d’alimenter les feux d’une croissance mortifère.

Il est temps d’interroger le sacro-saint pouvoir d’achat. Acheter, c’est aussi participer à la mécanique consumériste qui tue.

Le pouvoir d’achat est aussi un pouvoir de nuisance.

Ce constat ne remet pas en cause l’exigence d’équité. Mais bien les moyens utilisés pour y parvenir.

Il n’est plus possible de vivre dans le paradigme du ruissellement. « Toutes et tous plus riches chaque jour » n’est plus envisageable.

Si l’on veut être équitable dans une période de déplétion, il est impératif d’établir des objectifs clairs.

Que veut-on ? Permettre à plus de ménages d’accéder aux vacances en avion ou s’attaquer enfin au sans-abrisme ?

Mettre la priorité sur l’amélioration des conditions de vie des moins nantis implique dorénavant de toucher directement à la répartition des résultats … de la décroissance. Voulue ou subie.

Ce débat reste un impensé des organisations sociales et c’est catastrophique.

Après des décennies de refus par celles-ci d’envisager des socles minimaux universels d’accès à une existence décente, nous affrontons en mauvaise posture les contraintes à la baisse sur la consommation globale.

Les multiples contradictions révélées par la crise actuelle de l’énergie mettent en exergue ces « impossibles » que la majorité des citoyens semblent ne pas vouloir prendre en compte.

L’exigence d’un maintien des prix des énergies fossiles en-dessous d’un certain seuil se comprend facilement au regard des contraintes subies par les ménages et les entreprises.

Cela n’empêche que prendre en compte le caractère inéluctable d’une sobriété croissante est indispensable.

A peine les prix se tassent-ils que certaines agglomérations envisagent de rallumer l’éclairage de nuit.

Le phénomène est le même que celui des résistances à la réduction de la vitesse au volant.

Une recherche permanente d’accroissement du « confort » que seules les contraintes économiques parviennent à ralentir.

Et pourtant nous ressentons déjà les conséquences sur nos vies du réchauffement climatique. Sans évoquer la biodiversité, la perte de capacité de production des sols, les conséquences sanitaires des pollutions multiples, etc …

Toutes ces considérations n’indiquent pas comment faire. Singulièrement dans le cadre des revendications salariales qui animent cette fin d’année.

Il est pourtant plus qu’urgent de réfléchir aux conséquences extra-économiques de nos comportements et revendications.

Nous sommes en état de guerre contre nos propres intérêts vitaux. Et le consumérisme est une arme d’autodestruction redoutable.

Il ne s’agit pas d’un conflit entre fin du mois et fin du monde. Mais d’un débat indispensable pour nos valeurs de solidarité et d’entraide à un moment de l’histoire ou la vie devient chaque jour plus difficile.

Revendiquer une croissance du pouvoir d’achat sans penser comment diminuer le pouvoir global de nuisance est contre productif.

Que faire alors ? Surtout, ne pas éluder la question.

veille : pouvoir achat

Merci les V’s

Vincent Mignerot & Vinz Kanté

L’énergie du déni

C’est le vendredi 25 novembre 2022, dans le cadre très accueillant de la Tricoterie à Saint-Gilles (Bruxelles), que Vinz Kanté et Vincent Mignerot ont dialogué sur le rôle de l’énergie dans nos sociétés et les conséquences de la déplétion de celle-ci pour notre futur collectif.

La soirée, interaction avec le public comprise, a été filmée et sera diffusée sur le média LIMIT.

Merci au public bienveillant et participant d’avoir contribué à rendre cette soirée chaleureuse malgré la gravité des thématiques abordées.

Pour retrouver ou découvrir :


Les questions demeurent

Paul Blume

Dans les rues de Bruxelles, le dimanche 23 octobre, une manifestation a rappelé que s’éloigner des objectifs mondiaux de réduction des gaz à effet de serre n’est pas la bonne voie.

Organisé à l’appel de la « Coalition Climat » et d’autres organisations en lutte contre le réchauffement, l’événement – pacifique et convivial – a suffisamment réuni de participations diverses pour que s’éloignent les craintes d’un désintérêt citoyen de cette cause majeure.

Réussite rassurante de cette mobilisation, donc.

Et pourtant, des questions subsistent.

A commencer par celle des objectifs réels des différentes composantes du cortège.

Si la méfiance historique des organisations sociales vis-à-vis des mouvements « climat » s’est heureusement atténuée, ne serait-ce pas au prix d’un énorme quiproquo ?

La documentation des liens entre croissance économique et consommation des énergies fossiles entraîne une interrogation quant à la revendication permanente d’augmentation du pouvoir d’achat, chère à ces organisations.

Croiser les urgences climatiques et sociales, c’est accepter de parler d’un impensé pourtant incontournable : solidarité et entraide sociale doivent se réinventer dans le cadre d’une forte contrainte à la baisse de l’enveloppe globale du « pouvoir de nuisance ».

A vouloir édulcorer le discours environnemental pour l’intégrer aux causes sociales, on passe à côté du réel. L’humanité se met en péril et la majorité des revendications sociales continuent à ne pas prendre en compte les limites physiques de l’empreinte écologique.

Le temps du gagnant-gagnant est terminé. Les revendications justes en faveur des plus démunis ne peuvent plus justifier une croissance de la consommation des autres couches sociales.

Réclamer l’accès à une vie décente (logement, alimentation, soins, éducation, culture, sport, loisirs,…) pour celles et ceux qui souffrent de l’exclusion sociale ne peut plus justifier une croissance continue de la consommation (véhicules de plus en plus gros, voyages en avion, km parcourus, etc …) de l’ensemble de la société.

La volonté affichée des mouvements climat d’intégrer la justice sociale s’enrichirait d’une exigence de prise en compte des réalités écologiques par les organisations sociales.

Du côté politique, le flou est également de mise.

Certains partis présents à la manifestation sont aux commandes des différents niveaux de pouvoir du pays. Les organisateurs semblent avoir tout fait pour faciliter leur présence effective au détriment de revendications politiques précises.

Et là encore, c’est la prise en compte des contraintes physiques qui marque la frontière entre greenwashing et réel investissement dans des politiques « climat » crédibles.

Outre le refus d’envisager autre chose que des formes de croissances économiques, les discours des partis sont symptomatiques de l’incapacité pour une toute grande majorité de la société – y compris dans les mouvements climat – d’envisager la finitude de notre modèle économique.

La perception du caractère irréaliste des tentatives de l’humain de maîtriser « son » environnement, s’améliore. Globalement, l’idée que tout ira forcément toujours mieux demain perd également du terrain.

Mais les partis restent accrochés à leurs paradigmes de croissance. Toutes obédiences confondues.

Encore une fois, c’est notre incapacité collective à intégrer le réel qui permet la multiplication souvent contradictoire de messages politiques qui ne peuvent qu’entraîner frustrations et colères.

Qui a oublié que le gaz est passé d’énergie fossile polluante à alternative au pétrole pour éviter le nucléaire ? Le discours a changé depuis. Ce sont les mêmes ministres des mêmes partis présents à la manifestation qui valident les politiques actuelles…

L’investissement dans le nucléaire revient, in fine, au devant des politiques énergétiques. Dans le même temps, la consommation du charbon augmente, en Europe et dans le monde.

La bienveillance de la coalition climat envers les organisations politiques pose donc question. Comment dénoncer l’exploitation des ressources et flirter avec celles et ceux qui l’organisent ?

Comment soutenir la communauté scientifique et l’organisation des Nations-Unies quand elles dénoncent l’insuffisance des politiques et les dangers que celles-ci font courir à l’humanité et refuser de mettre clairement en cause les femmes et les hommes politiques qui portent ces politiques ?

On le sait, la perfection n’existe pas. La bonne volonté des organisations initiatrices reste une évidence. Le travail est énorme et le résultat bien réel.

Les questions demeurent.


Le grand prix de Francorchamps : un modèle de développement durable !

OA - Liste

Photo : Dimitri Svetsikas by pixabay

Philippe Defeyt

FRANCORCHAMPS : IL FAUT SAVOIR CE QUE L’ON VEUT !

A l’annonce de ce que pourrait coûter au budget wallon l’organisation du Grand Prix de Formule 1 à Francorchamps, on a une fois de plus entendu les habituels esprits grincheux – toujours les mêmes bien sûr – contester cette dépense au nom de diverses considérations, aussi passéistes que convenues.

Certes, la dépense est importante en ces temps de crise, plus de 20 millions ce n’est pas rien, mais ce choix s’inscrit parfaitement, à quelques petits détails près, dans le cadre de la « Déclaration de politique régionale pour la Wallonie 2019-2024 ». Qu’on en juge.

Commençons par les objectifs globaux, présentés dans l’introduction (p.3).

« La Wallonie nourrit une triple ambition : une ambition sociale, une ambition écologique et une ambition économique. L’ambition sociale vise à réduire drastiquement la pauvreté et à garantir aux citoyens une vie décente. L’ambition écologique témoigne de notre volonté de Wallonnes et de Wallons d’être exemplaires en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de l’environnement. L’ambition économique doit permettre à la Wallonie de se hisser parmi les régions de tradition industrielle les plus performantes d’Europe.

L’urgence climatique et les dégradations environnementales sont telles que la société tout entière est appelée à modifier ses comportements en profondeur. »

Pas l’ombre d’un doute : toutes les cases sont cochées.

Les pauvres auront accès à une diffusion gratuite (au coût marginal nul en tout cas…) des images passionnantes des grands prix, certains grâce à la complaisance de la RTBF. C’était déjà le cas, mais cela fait du bien de le rappeler ; on ne le dit pas assez quand les choses vont bien.

Même s’il n’existe pas – arrêtons d’accabler les entreprises qui croient aux bienfaits du marché avec des charges administratives qui les empêchent de travailler –, je suis persuadé que le bilan carbone complet du Grand prix s’est certainement amélioré au cours du temps. Et puis quand même, ne vaut-il pas mieux émettre du carbone à Spa-Francorchamps plutôt qu’au Qatar ou en Arabie saoudite ? Vous serez peut-être content.e quand le bilan carbone du Grand prix de Spa-Francorchamps sera à zéro parce qu’il aura déménagé ? (qu’est-ce que vous dites de cet argument, hein, cela vous en bouche un coin, non ?)   

Mais le circuit fait de très très gros efforts de transparence sur d’autres impacts environnementaux. C’est ainsi qu’un tout récent rapport – il date de 2015 et porte sur l’année 2014… – trouvé sur le site du circuit donne de nombreuses informations (18 pages quand même) sur le bilan environnemental.

Dans un souci de montrer qu’il n’y a rien à cacher (mais qui pourrait penser cela), on notera que 7 pages sur 18 sont consacrées à reproduire le règlement d’ordre intérieur du circuit, 2 pages aux calendriers (un à la date du 25 septembre 2014, l’autre actualisé au 30 mars 2015), 1 page pour détailler les quelques dérogations aux horaires, 4 pages d’exemples de formulaires à remplir et 1 à la table des matières.

Cela laisse quand même 3 pages pour communiquer sur le fond. Mais c’est encore de trop quand tout va bien :  

– « Impact des activités du Circuit sur l’environnement : aucun impact particulier n’a été relevé. »

– Registre des plaintes des riverains – année 2014 : « Aucune plainte ne nous est parvenue en 2014. »

– « Le règlement d’ordre intérieur du Circuit de Spa-Francorchamps a été strictement appliqué. » Incroyable, non ?

– Encore mieux : « Le registre des épreuves et celui des incentives ont été tenus et sont à disposition pour consultation. »

– « La rigueur qui est de mise chaque jour pour les contrôles, incite les participants à faire de sérieux efforts, permettant ainsi de diminuer le niveau sonore de manière significative. » Petit problème, mais purement anecdotique : voici le message reçu quand on cherche les résultats des mesures acoustiques : « 404 – File or directory not found. – The resource you are looking for might have been removed, had its name changed, or is temporarily unavailable. » Je suis persuadé que c’est juste une difficulté – temporaire – de mise à jour pour les données de 2015 ! Il ne faut pas systématiquement chercher la petite bête, cela finit par saper le moral de ceux qui entreprennent.

Notons encore que certains restaurants (pas tous, mais cela ne saurait tarder) renseignés sur le site du circuit mettent en avant, figurez vous, des producteurs locaux et/ou bio. Il faut le lire pour y croire. Quelle audace, quelle innovation !

Bref, un modèle de développement durable, d’autant plus qu’on a enregistré en 2022 une augmentation notable des spectateurs qui viennent en vélo électrique (l’information n’a pas encore été rendue publique). On se demande d’ailleurs si ce ne sont pas l’insouciance et l’arrogance bien connues de ces cyclistes qui sont à l’origine du chaos sur un des parkings de Spa-Francorchamps à l’issue du dernier Grand Prix. Les images de RTL-TVI sont à cet égard glaçantes, un drame insupportable (âmes sensibles s’abstenir).

Pour ce qui est du bilan socio-économique, il n’existe pas de données actualisées ; c’est compréhensible, il faut être économe avec les deniers de la région quand même et éviter de payer des études pour rien, puisqu’on sait d’avance que le bilan est positif. Sans le Grand prix, c’est toute une région dont l’économie s’effondre : hébergements vides, suppléments hôteliers volatilisés, activités plus ou moins déclarées disparues (passages barrés par la rédaction), restaurants fermés, chute de l’immobilier, exode démographique, baisse de l’activité à Bierset, etc., etc.  

La conclusion est claire : le Grand prix s’inscrit parfaitement dans les orientations centrales de l’accord de gouvernement. C’en est même exemplaire. On se demande ce qu’on attend – s’inspirant de ce succès indéniable – pour organiser les prochains jeux olympiques d’hiver européens à Mons.

Mais ce n’est pas tout ; on peut cocher d’autres cases encore.  

– Y a-t-il meilleure occasion d’apprendre le néerlandais que de se retrouver parmi des spectateurs flamands et hollandais, dans un calme qui permet de bien comprendre son interlocuteur ?

– Attirer un plateau international, n’est-ce pas favoriser « l’engagement de personnes d’origine étrangère » (même si c’est pendant 8 jours, c’est déjà cela) ?

– N’est-ce pas non plus l’occasion rêvée de contribuer à une politique de « zéro sexisme sur le marché de l’emploi », en tout cas dans les stands  et les buvettes ?

– Soutenir le Grand prix, n’est-ce pas favoriser « l’émergence d’entreprises rentables, en développement, innovantes et qui s’internationalisent », mettre en œuvre « le droit à la deuxième chance » et garantir le « maintien à domicile » (qui pourrait supporter de voir le Grand prix quitter le plus beau circuit du monde) ?

Alors, il faut savoir ce que l’on veut : quand les décideurs politiques ne font pas ce qu’ils ont dit, on les critique, quand ils mettent en œuvre ce qu’ils ont annoncé, on n’est pas content non plus. Un peu de cohérence, svp. Est-ce trop demander ?


Google stoot 48 procent meer CO2 uit dan 5 jaar geleden. Dat komt onder meer door het fors toegenomen energieverbruik van datacentra die gebruikt worden voor artificiële intelligentie. Ondanks die tegenvaller houdt het technologiebedrijf vast aan zijn klimaatambities.
Een grote overwinning in de strijd tegen klimaatverandering. Voor het eerst moeten grote fossiele brandstofbedrijven betalen voor de klimaatschade die ze aanrichten. In de Amerikaanse staat Vermont is een wet goedgekeurd die olie- en gasbedrijven financieel verantwoordelijk houdt voor hun deel van de broeikasuitstoot in de regio en hen opdraagt te betalen voor de veroorzaakte klimaatkosten.
Duizenden gevallen van hoge bloeddruk, diabetes en dementie kunnen gelinkt worden aan de vervuiling rond luchthavens. Dat zegt onderzoek van CE Delft. Ook rond Brussels Airport is de milieu-impact groot.
Het wereldwijde gebruik van fossiele brandstoffen bereikte in 2023 een nieuw record. Dat blijkt uit een rapport van het Energy Institute, de Britse beroepsorganisatie voor werknemers in de energie-industrie. Ook de uitstoot van de energie-industrie was nog nooit zo hoog.
De minister van Leefmilieu heeft gedurende twee jaar de gelegenheid gehad om de uitstoot van PFAS via de lucht te reguleren. Tot op heden is echter bekend dat er PFAS in de lucht terechtkomen zonder dat hiervoor vergunningen zijn verleend, en we kennen nog steeds niet volledig de impact van deze uitstoot op het milieu en de omgeving. "Dit is onverantwoord", zo schrijft Climaxi, en komt samen met buurtbewoners in actie.
Meer batterijproductie in Europa in plaats van in China zou tot 60 procent minder uitstoot van broeikasgassen betekenen. Dat blijkt uit een analyse van de ngo Transport & Environment.
De voedselsystemen in de wereld bieden enorme kansen om de uitstoot te verminderen, besluit de Wereldbank in een lijvig rapport. Zelfs met bestaande technologieën kan de uitstoot van broeikasgassen met bijna een derde naar beneden, en dit zonder hoge kosten.
Vliegen is slecht voor het milieu, maar hoe groot de schade per land precies is, is bijzonder moeilijk te berekenen. Tenzij je er big data bij neemt, dachten Noorse wetenschappers.
Als er te veel CO2 in de atmosfeer zit, waarom halen we die er dan niet gewoon uit? Bomen en planten kunnen dat, dus moet het toch ook mogelijk zijn met technologie? Het kan inderdaad met Direct Air Captioning (DAC). Critici menen dat er efficiëntere manieren zijn om het opwarmen van de aarde te beperken tot 1,5°C. Binnen de plannen van de EU is de techniek wel een middel om in 2050 netto nul uitstoot te bereiken.
Toendra’s ondergaan veranderingen door de opwarming van de aarde. De mos- en grasrijke gebieden zijn traditioneel een belangrijke koolstofput, maar ze veranderen mogelijk in een bron van CO2-uitstoot, waarschuwt nieuw onderzoek in het vakblad Nature.
De transportsector vergroent veel trager dan de rest van de Europese economie. Zonder ingrepen kan de sector tegen 2030 zelfs verantwoordelijk zijn voor bijna de helft van de hele Europese uitstoot. ‘Europa moet zijn transportprobleem ernstig nemen.’
De Europese verkoop van warmtepompen is vorig jaar licht gedaald na jaren van groei. De sector vraagt dat er snel een Europees actieplan komt. Zo niet komen niet alleen de klimaatdoelen in het gedrang, maar ook 3000 banen.
Tegen het einde van deze eeuw kan er door verdwijnende mangrovebossen maar liefst 50.000 procent meer CO2 vrijkomen in de atmosfeer. Dat voorspelt een nieuwe Amerikaanse studie.
Shell betaalt geen cent voor zijn CO2-uitstoot, zo blijkt uit onderzoek van _De Groene Amsterdammer_. De grote opwarmer ontsnapt aan de tucht van het Europese klimaatbeleid door slim te speculeren met ETS-rechten.
Het Europese gas- en steenkoolverbruik kende vorig jaar een nooit eerder geziene daling. Dat heeft ook de uitstoot van de energiesector doen dalen, met bijna een vijfde. Energie uit wind en zon tekenen recordcijfers op.
De Nederlandse luchthaven van Schiphol, een van de vijf grootste in Europa, heeft laten onderzoeken hoe de CO2-uitstoot in de luchtvaart kan worden teruggedrongen. Het rapport, dat maatregelen voorstelt zoals een wereldwijde tax op kerosine, is gepubliceerd op de website van de luchthaven.
Stel je eens voor, een toekomst waarin je laptop of smartphone opgeladen wordt met mierenzuur, gemaakt van gerecycleerde CO2. Het klinkt waarschijnlijk als iets uit een sciencefiction film. Toch wordt in deze opwindende tijd, vol wetenschappelijke vooruitgang, ijverig onderzoek gevoerd naar verschillende manieren om CO2 te hergebruiken en niet zomaar uit te stoten in onze atmosfeer.
De populairste sport ter wereld, voetbal, wordt steeds groter. Kan de sector blijven groeien en tegelijkertijd zijn CO2-uitstoot naar beneden halen om te voldoen aan de internationale klimaatdoelstellingen?
Een CO2-reductie met 55 procent tegen 2030 is nog veraf, volgens de jongste cijfers. Maar wie de energietransitie kostenefficiënt wil houden, moet ambitieuzer zijn.
De wereldwijde CO2-uitstoot uit fossiele brandstoffen is dit jaar opnieuw gestegen tot een ongezien niveau, zo blijkt uit een explosief rapport dat vandaag wordt voorgesteld op de klimaattop in Dubai. Dat kan betekenen dat het koolstofbudget om onder de 1,5 graad Celsius te blijven al binnen zeven jaar opgesoupeerd is.
China wil zijn uitstoot van methaan, het tweede broeikasgas na CO2, verminderen. Dat is geen onbelangrijk voornemen, want het land is de grootste uitstoter van methaan ter wereld.
‘De luchtvaart kan de opwarming van de aarde nog meer doen toenemen.’ Tot deze conclusie komen Britse onderzoekers. Ze bekeken twee jaar lang het effect van andere uitstoot in de luchtvaart dan die van CO2.
Het stikstofakkoord richt zich hoofdzakelijk op de nefaste effecten op natuurgebieden van de uitstoot van de landbouw. Maar is er ook voldoende aandacht voor dierenwelzijn? MO* sprak met mensen op en naast het veld.
De jaarlijkse alarmklok 'Broken Records' van het VN-Milieuprogramma UNEP in 2023 bevestigt de klimaatrapporten, sinds het jaar 1990: “De blijvende stijging van de uitstoot van broeikasgassen is de meest zekere weg naar onomkeerbare klimaatverandering en de eruit volgende verwoesting van natuurlijke en menselijke leefgebieden”.
De rijkste 1 procent in de wereld stoot evenveel uit als de 5 miljard armste mensen op aarde, stelt Oxfam in een nieuw rapport. De ngo pleit voor een belasting op extreme rijkdom.
Temperatuurrecords sneuvelen en de uitstoot van broeikasgassen bereikt nieuwe hoogten. Het Emissions Gap Report 2023 dat op maandag werd vrijgegeven klinkt bijzonder onheilspellend: de wereld stevent af op een temperatuurstijging van net geen 3 graden Celsius
De wereld stevent af op een opwarming met 2,5 tot 2,9 graden Celsius als we met zijn allen niet snel de klimaatinspanningen opschroeven en de uitstoot van broeikasgassen drastisch doen dalen. Wat we momenteel doen, is en blijft ruim onvoldoende. De tijd om nog dingen bij te sturen tegen 2030, wordt intussen steeds korter. Dat blijkt uit een belangrijk VN-klimaatrapport in de aanloop naar de klimaatconferentie COP28. VRT NWS sprak met de hoofdauteur, de Belg Joeri Rogelj.
De productie, het transport, het verpakken en de opslag van voedsel leidt samen tot een uitstoot van 4,6 gigaton CO2 per jaar. Dat is een hap van 15 procent van het jaarlijkse wereldwijde verbruik van fossiele brandstoffen.
De wereld moet een flinke inhaalbeweging maken als we de klimaatdoelen van Parijs willen halen, blijkt uit cijfers van consultancybedrijf PwC. Vanaf nu moet de uitstoot elk jaar 17,2% dalen – of zeven keer sneller dan het huidige tempo.
De wereld moet een flinke inhaalbeweging maken als we de klimaatdoelen van Parijs willen halen, blijkt uit cijfers van consultancybedrijf PwC. Vanaf nu moet de uitstoot elk jaar 17,2 procent dalen - of zeven keer sneller dan het huidige tempo.
De Europese Unie gebruikt heffingen op CO2-uitstoot om een gaspijplijn in Roemenië te financieren. Brussel beweert dat het project de uitstoot zal verminderen in vergelijking met steenkool, maar critici veroordelen de beslissing.
Wereldwijd de helft van onze vlees- en melkproducten vervangen door plantaardige alternatieven levert enorme klimaat- en milieuwinsten op, zegt een nieuwe studie in Nature. De CO2-uitstoot zou met 31 procent dalen en de aantasting van bossen en natuurgebied zou grotendeels gestopt kunnen worden.
De wereldwijde vraag naar fossiele brandstoffen zal nog voor 2030 beginnen te dalen. Dat zegt Fatih Birol, topman van het Internationaal Energieagentschap (IEA). ‘Elektriciteit en brandstoffen met een lage uitstoot staan steeds meer in voor de stijgende energiebehoeften van de wereld.’
Rijke landen reduceren geleidelijk hun CO²-uitstoot, maar dat is bij lange na niet genoeg om klimaatrampen te stoppen, zoals de hittegolven, extreme regenval en bosbranden die de planeet deze zomer teisterden. De staat moet drastische maatregelen nemen om onze economieën snel CO²-neutraal te maken.
Wereldwijd worden steeds grotere hoeveelheden N2O uitgestoten, ook bekend als lachgas. De emissie van dit broeikasgas – vele malen krachtiger dan CO2 – is de voorbije eeuw verdrievoudigd. Vooral stuwmeren vormen het probleem.
Volgens nieuw onderzoek van de Universiteit van Cambridge en de Vrije Universiteit Amsterdam overdrijven de meeste CO2-compensatieprogramma’s in hoeverre ze bomen planten of ontbossing voorkomen. Dat zet het systeem van de populaire koolstofkredieten zwaar onder druk.
In de Verenigde Staten hebben zestien jongeren gelijk gekregen in een rechtszaak tegen de staat Montana. De jongeren vochten een regel aan die verbood om de impact van wetten op het klimaat te bestuderen. De staat moet voortaan rekening houden met de CO₂-uitstoot en de gevolgen ervan op droogte, bosbranden en andere klimaatrisico’s. Het was de eerste Amerikaanse klimaatzaak die het tot in de rechtbank schopte.
De internationale scheepvaartsector heeft na dagen van onderhandelen in Londen een akkoord bereikt over het inperken van de uitstoot van vrachtschepen. Die zijn verantwoordelijk voor ongeveer 3 procent van de wereldwijde uitstoot van broeikasgassen. Tegen 2030 moet de uitstoot met minstens 20 procent naar omlaag, om "tegen of rond" 2050 een nuluitstoot te bereiken. Milieuorganisaties reageren kritisch.
De gemiddelde koolstofvoetafdruk van de grote BEL20 bedrijven bedraagt 20,84 miljoen ton CO2 per jaar. Dit komt overeen met de jaarlijkse uitstoot van de armste 34% in België, d.w.z. 3,87 miljoen mensen, zo toont Oxfam aan in een nieuw rapport die onlangs uitkwam. Vier bedrijven overtreffen dit gemiddelde: KBC, AB INBEV, Umicore en Solvay. Toch zijn er manieren om de investeringen te financieren die nodig zijn om een ambitieuze vermindering van de CO2-uitstoot te realiseren. Tussen 2016 en 2021 betaalden de BEL20-bedrijven immers meer dan €47,5 miljard aan dividenden uit aan hun aandeelhouders, of 70% van hun winst.
De gemiddelde CO2-voetafdruk van veertien Bel20-bedrijven is gelijk aan de jaarlijkse uitstoot van de armste 34 procent van de bevolking, blijkt uit een rapport van Oxfam. Er zijn mogelijkheden om de CO2-impact van de bedrijven te verkleinen, zegt Oxfam, maar die worden niet benut.
Schimmels zijn veel belangrijker voor het klimaat dan gedacht, blijkt uit nieuw wetenschappelijk onderzoek. Ze slaan een derde van de jaarlijkse wereldwijde CO2-uitstoot op en verdienen daardoor veel meer aandacht, zeggen wetenschappers.
Was het een naïef besluit van MO*columniste Tine Hens in 1989 om geen vlees meer te eten? ‘Als ik nu naar mijn 15-jarige zelf kijk, voel ik een barst in mijn hart. Maar ik denk ook: liever naïef dan gewetenloos.’
Rijke landen zijn bijna 180.000 miljard euro verschuldigd aan ontwikkelingslanden, stelt een studie in Nature. Ze zijn immers verantwoordelijk voor een in verhouding hogere CO2-uitstoot, terwijl arme landen het zwaarst worden getroffen door de gevolgen daarvan.
Een internationaal team van wetenschappers werkt aan een systeem dat de achtjaarlijkse rapporten van het VN-klimaatpanel aanvult met een actuele stand van zaken per jaar. Klimaatexpert Piers Forster van de Universiteit van Leeds legt uit waarom dat zo belangrijk is, en wat de laatste bevindingen zijn.
Welvarende landen zijn iets minder dan 180.000 miljard euro verschuldigd aan ontwikkelingslanden, stelt een studie in Nature. Ze zijn immers verantwoordelijk voor een disproportioneel hoge CO2-uitstoot, terwijl arme landen het zwaarst worden getroffen door de gevolgen daarvan.
De tien grootste uitstoters in het Europese emissiehandelssysteem zijn allemaal kolencentrales, blijkt uit een analyse van energiedenktank Ember. Vooral Duitsland en Polen geraken maar niet af van de vervuilende brandstof.
De scheepvaart ligt steeds meer onder vuur vanwege de grote klimaatafdruk. Europa legt strengere regels op, en ook de Internationale Maritieme Organisatie zal dat waarschijnlijk doen. We vroegen Don Maier van de Universiteit van Tennessee of de industrie die strengere doelstellingen kan halen.
Twee grote bosbranden teisteren delen van Canada en Midden- en Oost-Rusland. De branden zijn deels normaal voor deze tijd van het jaar, maar experts uiten toch hun bezorgdheid omdat droogte het vuur extra aanwakkert. Op 8 mei kende de CO2-uitstoot uit deze branden de hoogste piek sinds 2019.
Europese steden hebben het moeilijk om klimaatdoelstellingen vast te leggen die zowel ambitieus als haalbaar zijn. Zo miste Oslo - nochtans een gidsstad op vlak van klimaatbeleid - een belangrijke doelstelling om de uitstoot te halveren tegen 2020, en de Noorse hoofdstad is niet alleen.
Ruim 80% van de Belgen is voorstander van een Europese zorgplichtwet, die bedrijven verplicht om hun CO₂-uitstoot te verminderen. Dat blijkt uit een nieuwe enquête die 11.11.11 op dinsdag vrijgaf.
Het aantal vluchten met privéjets is vorig jaar in Europa met 64% gestegen. Dat blijkt uit onderzoek in opdracht van Greenpeace. De totale CO2-uitstoot van de vluchten is meer dan verdubbeld.
Het aantal privéjetvluchten in Europa is vorig jaar met 64 procent gestegen, blijkt uit onderzoek in opdracht van Greenpeace. De totale CO2-uitstoot van de vluchten is meer dan verdubbeld.
De broeikasuitstoot moet nu meteen drastisch naar beneden, schrijven wetenschappers in een nieuw rapport van het VN-klimaatpanel. ‘Alle landen gaan akkoord’, zegt co-hoofdauteur Detlef van Vuuren.
Maar liefst 77 procent van de dieselmodellen toont in officiële tests “verdachte” stikstofniveaus. Dat wijst volgens ICCT, de ngo die in 2015 het oorspronkelijke dieselschandaal aan het licht bracht, op “waarschijnlijk” gesjoemel.
China heeft vorig jaar versneld plannen doorgevoerd voor nieuwe steenkoolcentrales om de energiezekerheid te garanderen. Maar daardoor zal de impact van de Aziatische grootmacht op de wereldwijde uitstoot nog sneller toenemen, vrezen waarnemers.
Onlangs stelde weerman Frank Deboosere zijn radioluisteraars gerust wat de zogenaamde ‘chemtrails’ betrof, maar hij dacht er toen niet aan om erop te wijzen dat de condensatiesporen of ‘contrails’ ons zouden moeten verontrusten. In de burgerluchtvaart gaat de meeste aandacht naar de uitstoot van CO2 en NOx, maar in de praktijk blijken contrails een veel grotere klimaatimpact te hebben. Ondertussen blijkt dat een aanpassing van de vliegtuigbrandstof dergelijke condensatiesporen sterk kan doen verminderen. Maar toch zijn alle problemen hiermee niet van de baan.
Het Internationaal Monetair Fonds (IMF) waarschuwt dat groene subsidies landen doen “afglijden naar protectionisme”. Dat maakt het extra moeilijk voor arme landen om toegang te krijgen tot groene technologie en zo hun uitstoot van broeikasgassen te verminderen.
Vorig jaar stootte de energiesector wereldwijd 135 miljoen ton van het broeikasgas methaan uit. Dat is bijna evenveel als het record uit 2019. Nochtans zou 3 procent van de omzet die de energiesector vorig jaar draaide, volstaan om 75 procent van die uitstoot terug te dringen, zegt het Internationaal Energieagentschap.
Dr. Sultan Ahmed Al Jabar, groot geworden in de nationale olie-industrie, is door de Verenigde Arabische Emiraten benoemd als voorzitter van COP28 in Dubai. De klimaatbeweging is in rep en roer omdat deze benoeming een signaal van de fossiele industrie kan zijn dat men probeert het roer van de VN-klimaatconferenties over te nemen. Dat is onaanvaardbaar omdat de olie-en gasindustrie in de afgelopen halve eeuw de wereld bewust naar een klimaatcrisis heeft geleid. Big Oil koos voor puur winstbejag ten koste van de toekomst van de wereldbevolking. Hierdoor hebben ze een historische schuld en verantwoordelijkheid opgebouwd, net zoals landen met een historische CO2-uitstoot, zoals België. Die schuld moet worden ingelost.
Vierentwintig grote multinationals die claimen dat ze klimaatleiders zijn omdat ze actief inzetten op netto nul-uitstoot blijken in werkelijkheid amper te doen wat ze beloven. Dat concludeert de non-profit Carbon Market Watch.
Kunstmatige intelligentie levert nieuw bewijs dat onze planeet meer dan 1,5 graad zal opwarmen in de komende vijftien jaar. Zelfs indien we een pak minder gaan uitstoten, is het “zeer waarschijnlijk” dat ook de drempel van 2 graden overschreden wordt.
Enkel minder transport kan de CO2-uitstoot van de transportsector drastisch naar beneden halen. Dat stelt nieuw onderzoek van de Universiteit van Valladolid in Spanje vast.
Van enorme overstromingen in Pakistan en extreme droogte in Europa, tot doorbraken op het vlak van milieubescherming en plastic: de wereld beleefde opnieuw een goed gevuld klimaatjaar in 2022. De impact van de Russische invasie in Oekraïne liet zich op zowat alle domeinen voelen.
De internationale scheepvaart bleef lang buiten schot bij klimaatakkoorden. Maar nu groeit ook voor die sector de internationale steun, ook van verschillende opkomende economieën, voor strengere klimaatdoelen. Maar er blijven zorgen over de kosten.
Pakistan produceert minder dan 1 procent van de mondiale uitstaat van broeikasgassen maar wordt frontaal getroffen door de klimaatcrisis, schrijft Tanupriya Singh. Hij vindt het hoog tijd dat het Globale Noorden zijn verantwoordelijkheid neemt en mee betaalt voor de enorme schade die Pakistan lijdt.
Het aantal meren op aarde is de afgelopen decennia sterk toegenomen, en dat heeft belangrijke gevolgen, zeggen Deense wetenschappers. De veelal kleine meren zijn vaak echte ‘broeikasgasfabrieken’.
België deed het goed: geen Fossil of the Day award dit keer. Maar dat is dan ook bijna alles.
De industriële tomatensector is één van de sectoren waarin mens en milieu uitgebuit worden. Veilige en gezonde arbeidsomstandigheden zijn in deze sector veelal gebrekkig of afwezig terwijl arbeiders onderbetaald worden. Veel vluchtelingen werken in de sector als arbeidskracht zonder enig statuut. De impact van deze industrie reikt ver. Door een gebrek aan keten-transparantie is er eveneens sprake van labelfraude op mondiale schaal. Chinees geproduceerde tomatenpuree wordt zo bijvoorbeeld vaak verkocht onder een Italiaanse merknaam. Dit voedt de illusie van ‘lokale’ producten uit Europa terwijl de tomaten veelal een lange en weinig traceerbare afstand afgelegd hebben, met de bijhorende CO2-uistoot terzake.
Ook in 2022 heeft het Global Carbon Budget, de wereldwijde CO2-begroting, geen goed nieuws. De globale uitstoot van broeikasgassen blijft stijgen. Peter Landschützer over de rol van de oceaan in het klimaat: ‘Het is aan ons om de stress die we de oceaan bezorgen, te stoppen.’
De wereld telt vandaag 8 miljard mensen, maar wordt geconfronteerd met grote uitdagingen en sterke verdeeldheid. VN-secretaris-generaal António Guterres roept de wereldleiders op om dringend werk te maken van oplossingen die de verdeeldheid overbruggen en het vertrouwen herstellen. ‘We stevenen regelrecht af op een klimaatcatastrofe, terwijl de uitstoot en de temperaturen blijven stijgen.’
De projecten voor de productie van vloeibaar aardgas (LNG) die al gepland zijn tot 2050, kunnen volgens een nieuw rapport de uitstoot tegen 2030 met 1,9 gigaton CO2-equivalent per jaar doen toenemen. Dat is ver boven de emissieniveaus die het Internationaal Energie-agentschap (IEA) voorschrijft om de opwarming van de aarde binnen de perken te houden.
1,5°C opwarming is een harde planetaire grens, zo waarschuwt internationaal gerenommeerd wetenschapper Johan Rockström in een wereldwijd druk bijgewoonde webinar vorige week. Overschrijden we die grens, dan treden grote zichzelf versterkende mechanismen in werking die het klimaat op hol kunnen doen slaan. We moeten dus snel en drastisch onze uitstoot reduceren en natuurherstel kan daar een belangrijke rol in spelen, aldus nog de wetenschapper. We moeten er dus alles aan doen om de ambitieuze doelen van de Europese Commissie voor natuurherstel te steunen.
Elektrische vrachtwagens worden in de komende jaren snel goedkoper dan dieselvarianten, terwijl ze even ver rijden en evenveel vervoeren. Dat blijkt uit een studie door het Nederlandse onderzoekscentrum TNO.
Alternatieve methodes om afval te verwerken - zoals composteren en recycleren - kunnen de uitstoot van de afvalsector met 84 procent terugdringen, volgens een rapport van de internationale afvalwaakhond Gaia. Toch krijgen die methodes nauwelijks aandacht in nationale klimaatplannen.
Een mechanisme dat een prijs plakt op CO2-uitstoot en die inkomsten doelgericht teruggeeft aan wie het meest lijdt onder die prijsstijgingen: het is zowel effectief als sociaal rechtvaardig, stelt een nieuwe studie in het Journal of Environmental Economics and Management (JEEM). "Politieke angst staat een eerlijke verhoging van CO2-prijzen echter in de weg".
De Europese Unie kan al in 2040 netto-nuluitstoot bereiken - tien jaar eerder dan gepland, zegt een nieuw rapport van onderzoeksbureau Climate Analytics.
De enorme hittegolf die afgelopen maanden Pakistan en India teisterde, toont opnieuw hoe ernstig de klimaatcrisis nu al is. De toekomst oogt nog grimmiger als we de CO2-uitstoot niet drastisch inperken. Maar wie moet de meeste verantwoordelijkheid opnemen?, vraagt milieuwetenschapper Aaron Van Poecke zich af.
14 mei 2022, Jacobabad, Pakistan. De thermometer toont een temperatuur van 51.0◦C. 'Tijd om onze historische verantwoordelijkheid recht in de ogen te kijken en ernaar te handelen', schrijft Aaron Van Poecke. Hij zet klaarhelder uiteen hoe het Globale Noorden de verpletterende verantwoordelijkheid draagt van de dodelijke hittegolf in India en Pakistan. 'Het laatste rapport van het IPCC vertelt ons dat elk moment waarop we niet drastisch ingrijpen een gemiste kans is.'
De plannen van BP, Royal Dutch Shell en Equinor om minder CO2 uit te stoten zijn onverenigbaar met de doelstellingen van het Klimaatakkoord van Parijs voor een veilige en bewoonbare planeet. Dat blijkt uit een nieuwe analyse van denktank Climate Analytics.
Tien grote financiële spelers hebben samen energiebedrijven in handen die goed zijn voor de helft van alle uitstoot uit steenkool, olie en gas, blijkt uit nieuw onderzoek. Ze kunnen zo een cruciale rol spelen in de transitie naar een groene economie.
De CO2-uitstoot van grote vervuilers als de VS en China heeft de planeet zodanig opgewarmd dat economieën van andere landen honderden miljarden verliezen. Dat blijkt uit Amerikaans onderzoek met behulp van supercomputers.
De CO2-uitstoot van van grote vervuilers als de VS en China heeft de planeet zodanig opgewarmd dat economieën van andere landen honderden miljarden verliezen. Dat blijkt uit Amerikaans onderzoek met behulp van supercomputers.
Uit nieuw onderzoek blijkt dat het zwaartepunt van de uitstoot van ’s werelds voedselproductie bij het transport ervan ligt, nog veel meer dan eerder werd aangenomen. Vooral de consumptie van exotische niet-seizoensgebonden etenswaren weegt door.
Een vijfde van alle CO2-uitstoot gelinkt aan de productie van voeding is te wijten aan transport. Die impact ligt beduidend hoger dan tot nu toe werd aangenomen. Dat is de conclusie van een nieuwe studie die alle transport in de productieketen in kaart bracht.
Naarmate de uitstoot van fossiele brandstoffen blijft stijgen en de planeet warmer wordt, worden hittegolven frequenter, langer en dodelijker. In delen van India en Pakistan werd in mei een ondraaglijke 50 graden Celsius bereikt, een piek die volgens wetenschappers dertig keer waarschijnlijker was door de klimaatverandering.
De uitstoot van het Amerikaanse leger is dezelfde als die van een middelgroot land. ‘En dat is waarschijnlijk een onderschatting’, stellen onderzoekers Patrick Bigger en Neta C. Crawford. ‘Het Pentagon neemt de klimaatcrisis ernstig, maar is blind voor de eigen bijdrage.’
Cambio, Poppy, Bolides, DriveNow… Wie in een stad woont, weet het: autodelen is in. Volgens het laatste jaarrapport (met cijfers tot en met 2021) van Autodelen.net is er sprake van een verzevenvoudiging van het aantal autodelers in Vlaanderen in de afgelopen 5 jaar. Maar als we onze uitstoot naar beneden willen krijgen, moet het platteland ook mee.
De uitstoot van CO2 verminderen is niet voldoende om een catastrofale klimaatverandering te vermijden. Ook de uitstoot van methaan en andere stoffen moet flink naar beneden om de klimaatcrisis te stoppen, stelt Amerikaans onderzoek.
Plannen van de Europese Commissie om gas en nucleaire energie op te nemen in de lijst van duurzame investeringen botsen op kritiek. Meer CO2-uitstoot en slecht voor de klimaatdoelstellingen, klinkt het bij tegenstanders. Bovendien zou de maatregel ook in het voordeel kunnen werken van Rusland.
Het Zweedse parlement wil op consumptie gebaseerde uitstootdoelstellingen opnemen in de nationale klimaatdoelen. Het is hiermee het eerste land ter wereld dat wetgeving opstelt rond de uitstoot van consumptiegoederen.
De tien meest vervuilende luchtvaartmaatschappijen in Europa ontvingen vorig jaar voor 683 miljoen euro aan gratis uitstootrechten. Dat blijkt uit openbaar beschikbare gegevens die de mobiliteitsdenktank Transport & Environment analyseerde.
In een nieuw groot klimaatrapport heeft het VN-klimaatpanel (IPCC) voor het eerst een prijs geplakt op het verminderen van het aantal broeikasgassen in de atmosfeer. Het gaat om ongeveer 20 tot 100 dollar (18 tot 90 euro) voor een ton CO₂-equivalent als we tegen 2030 onze uitstoot willen halveren. "Dit is heel belangrijk, want zolang er geen prijs was, bleef het abstract", vertelt een van de hoofdauteurs, Inge Jonckheere aan VRT NWS. Het IPCC blijft de hoogdringendheid onderstrepen: "Het is nu of nooit. Maar het kan nog."
Inspanningen om de uitstoot terug te dringen hebben op lange termijn geen negatief effect op de groei van de wereldeconomie. Dat blijkt uit een studie van Britse economen.
De nieuwe generatie 60-plussers heeft een erg zware ecologische voetafdruk. In 2005 waren senioren nog verantwoordelijk voor 25 procent van de uitstoot van broeikasgassen. Tien jaar later, in 2015, was dat al bijna 33 procent, zo blijkt uit onderzoek.
De methaanuitstoot van de olie-, gas- en steenkoolsector ligt 70 procent hoger dan de officiële cijfers doen vermoeden. Uit de laatste cijfers van het Internationaal Energieagentschap blijkt bovendien dat de uitstoot van het krachtige broeikasgas weer stijgt.
De klimaatimpact van reclames voor auto’s en vliegtuigreizen in de Europese Unie is vergelijkbaar met de totale uitstoot van België, stelt een studie door Greenpeace en het New Weather Institute. De organisaties pleiten voor een Europees verbod zoals dat bestaat voor tabaksreclame.
Om een realistisch pad naar een duurzame toekomst uit te tekenen is een bredere waaier aan kennis nodig dan nu het geval is. Dat is de conclusie van een consortium van Britse universiteiten dat zich buigt over de vraag: hoe bereiken we netto-nuluitstoot op een inclusieve manier?
De beloften van 25 megabedrijven om klimaatneutraal te worden, blijken bij nader onderzoek niet met daden bezegeld. Alles bij elkaar geteld komen de beloftes van de topbedrijven - van Amazon tot Google - in het beste geval neer op een gemiddelde vermindering van 40 procent van de uitstoot, zeggen onderzoekers.
Rotterdam en Antwerpen hebben de grootste CO2-uitstoot van alle havens in Europa. Nochtans is het potentieel groot om die klimaatafdruk te verminderen.
Om een realistisch pad naar een duurzame toekomst uit te tekenen is een bredere waaier aan kennis nodig dan nu het geval is. Dat is de conclusie van een consortium van Britse universiteiten dat zich buigt over de vraag: hoe bereiken we netto-nuluitstoot op een inclusieve manier?
Een grote meerderheid van de Europeanen is voorstander van strengere uitstootnormen voor autobouwers, blijkt uit een enquête door YouGov. Bijna tweederde is zelfs bereid daar meer voor te betalen.
De snel groeiende cocktail van chemische stoffen bedreigt de stabiliteit van de ecosystemen waar de mensheid van afhangt, waarschuwen onderzoekers. De jaarlijkse productie en uitstoot van de door mensen gemaakte stoffen stijgt sneller dan wereldwijd beleid kan bijhouden.
Als rijke landen overschakelen op een meer plantaardig dieet, daalt niet alleen de uitstoot van broeikasgassen, maar wordt er ook 100 miljard ton extra CO2 uit de atmosfeer gehaald. Dat komt omdat er veel ruimte vrijkomt voor natuur, stelt een studie in Nature.
Zorgvuldig gecontroleerde natuurbranden kunnen helpen om onze CO2-uitstoot te compenseren, stelt nieuw onderzoek in Nature. Ze vermijden grotere branden en kunnen meer CO2 opslaan in de bodem.
Duurzame vliegtuigbrandstoffen kunnen de CO2-uitstoot maar met 4 tot 23 procent verminderen tegen 2050, hebben Amerikaanse onderzoekers aangetoond. Om een uitstootvrije luchtvaart te bereiken, is dus heel wat meer nodig, stellen de wetenschappers.
Nigeria is het eerste grote ontwikkelingsland dat een jaarlijks CO2-budget gaat vastleggen. Zo wil het olieproducerende land tegen 2060 de uitstoot tot nul terugbrengen. Een nationale raad moet toezicht houden op de uitvoering van de klimaatplannen.
De klimaattop in Glasgow was een mislukking, een zoveelste gemiste kans. Vage beloftes, compromissen, niet-bindende afspraken, gefoefel in de marge. En dat terwijl de werkelijke CO2 uitstoot wereldwijd een stuk hoger is dan wat de officiële cijfers ons vertellen. COP26, op zich al een veeg teken: al zesentwintig jaar lopen de wereldleiders achter de feiten aan.
De klimaattop in Glasgow was een mislukking, een zoveelste gemiste kans. Vage beloftes, compromissen, niet-bindende afspraken, gefoefel in de marge. En dat terwijl de werkelijke CO2 uitstoot wereldwijd een stuk hoger is dan wat de officiële cijfers ons vertellen. COP26, op zich al een veeg teken: al zesentwintig jaar lopen de wereldleiders achter de feiten aan.
De mooie beloftes over netto-nul-uitstoot die overheden en grote bedrijven in het kader van de klimaattop maken, dienen slechts als afleidingsmanoeuvre, schrijven Maureen Santos en Linda Schneider van de Heinrich-Böll-Stiftung. ‘Deze schijnbaar ambitieuze doelstellingen komen neer op de zoveelste ronde van “greenwashing” omdat netto nul niet echt nul is.’
De politieke wereldleiders zijn in Glasgow om tot een klimaatakkoord te komen. Over één aspect wordt hardnekkig gezwegen: het militaire. Wist je dat het leger VS meer CO2 uitstoot dan een land als Zweden? Daarnaast is er een gevaarlijk nucleair opbod bezig in het Midden Oosten.
Afrika is verantwoordelijk voor amper 4 procent van de wereldwijde uitstoot van CO2, maar incasseert zo’n 80 procent van de impact van de klimaatverandering. Dat blijkt uit cijfers van de Wereld Meteorologische Organisatie (WMO) in aanloop naar de klimaattop in Glasgow.
Overheden moeten minstens drie keer meer investeren in duurzame energie, stelt het Internationaal Energieagentschap (IEA). Alleen zo maken ze een kans om de doelstellingen in het Klimaatakkoord van Parijs te bereiken.
Een nooit gezien Europees plan, “Fit for 55”, moet de uitstoot van broeikasgassen écht terugdringen. Het begin van een krachtig klimaatbeleid én van een sociaal klimaatbeleid, stelt MO*journalist John Vandaele vast. En voor het eerst komen er nu ook structurele inkomsten voor zo’n sociaal klimaatbeleid: een klimaatbonus van zo’n 160 euro per Belgisch gezin. ‘Zonder die klimaatmarsen van de jongeren hadden we de European Green Deal er nooit op enkele maanden door gekregen.’
In het kader van de Europese Green Deal wil België zijn klimaatdoelstellingen voor transport bijstellen. Dit najaar buigt de ministerraad zich over een wet die het percentage biobrandstoffen in diesel en benzine zal vastleggen. Ngo’s luiden de alarmbel, want een toename van biobrandstoffen zou onder meer leiden tot landroof, een hogere CO2-uitstoot en schendingen tegen de mensenrechten.
Al jaren daalt de uitstoot in Vlaanderen amper tot niet. De Vlaamse regering slaagt er zelfs niet in om te springen over de lage klimaatlat die ze voor zichzelf gelegd heeft, schrijft Tine Hens. In zijn Septemberverklaring wekt minister-president Jan Jambon enkel de schijn dat men ermee bezig is.
De wereldwijde voedselproductie is goed voor een derde van de totale menselijke uitstoot, blijkt uit een grootschalige nieuwe studie in Nature. Vlees en zuivel zijn dubbel zo vervuilend als plantaardige producten.
De handel in emissierechten moest de CO2-uitstoot tegengaan, maar blijkt een winstgevende business waar juist de grootste vervuilers grote sommen geld aan verdienen. ‘Shell verkocht zijn gratis rechten voor ruim 600 miljoen.’