Le climat est la distribution statistique des conditions de l’atmosphère terrestre dans une région donnée pendant une période donnée. L’étude du climat est la climatologie. Elle se distingue de la météorologie qui désigne l’étude du temps dans l’atmosphère à court terme et dans des zones ponctuelles. source : wikipedia
COPERNICUS – Mises à jour
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géo-ingénierie
Au centre des nombreuses inquiétudes un épisode El Niño très intense est actuellement en train de se former dans l’océan Pacifique. Or, une scientifique étasunienne pense pouvoir atténuer les effets des prochains épisodes en balançant de l’eau de mer dans les nuages. En quoi consiste réellement cette technique de géo-ingénierie ?
Scientists know how to alter our atmosphere to try and fix climate change, but doing so could bring other potential unintended impacts
Alors que l’ONU alerte sur un climat « poussé au-delà de ses limites », des acteurs privés accélèrent leurs projets de géo-ingénierie solaire. Une trajectoire que l’Académie des sciences juge suffisamment risquée pour appeler à en interdire tout déploiement. Alors que l’ONU alerte sur un climat « poussé au-delà de ses limites », des acteurs privés accélèrent leurs projets de géo-ingénierie solaire. Une trajectoire que l’Académie des sciences juge suffisamment risquée pour appeler à en interdire tout déploiement. « Tous les indicateurs climatiques sont dans le rouge. » Le constat,…
C’est sans doute le projet de géo-ingénierie le plus vertigineux jamais envisagé. Pour empêcher l’effondrement imminent des courants marins atlantiques — qui garantissent le climat tempéré de l’Europe —, des chercheurs néerlandais ont très sérieusement modélisé la construction d’un barrage titanesque entre la Russie et l’Alaska. Une idée digne d’un film de science-fiction, mais dont la mécanique physique repose sur la reproduction d’une anomalie géologique vieille de 3 millions d’années.
Dix ans après l’accord de Paris qui fixait l’objectif de réduire drastiquement les émissions mondiales de CO2, la Terre a atteint un réchauffement de 1,5 °C, soit exactement l’augmentation qu’il s’était engagé à éviter. Avant même le dépassement de cette limite (overshoot), les catastrophes climatiques ont frappé avec une force toujours plus dévastatrice, tandis que l’industrie des combustibles fossiles enregistrait les plus gros profits jamais réalisés. Et pourtant, l’idée s’est imposée que la cause était désormais perdue : l’intolérable est devenu inévitable. Nous fonçons désormais vers un réchauffement de 2° C et le mieux à faire serait d’essayer de refroidir la Terre, vers la fin du siècle, à l’aide de technologies qui sont très loin d’avoir fait leurs preuves… Telle est la logique folle de l’idéologie du dépassement dont Andreas Malm et Wim Carton, à la manière d’historiens du présent, montrent comment elle a affecté tous ceux qui travaillent sur le changement climatique, des décideurs politiques aux jou
Pour sauver leurs profits, les capitalistes construisent un mythe : que la technologie permettra de revenir sur le réchauffement du climat, expliquent Andreas Malm et Wim Carton, auteurs d'« Overshoot ». Ils dénoncent une propagande funeste relayée jusqu'au Giec.
Il y a peu, des astronomes ont communiqué leur mécontentement envers le projet de Reflect Orbital, une start-up étasunienne. Cette dernière prévoit de placer sur orbite plusieurs dizaines de milliers de « satellites miroirs » afin de rediriger la lumière du Soleil vers certaines zones de la Terre. Les scientifiques ont évoqué les multiples effets indésirables d’une telle installation.
Une entreprise israélo-étasunienne veut tester dès avril une innovation consistant à disperser des particules réfléchissantes à haute altitude pour refroidir la Terre. Elle avance sans cadre de gouvernance clair et garde ses données et méthodes confidentielles, suscitant l’inquiétude de scientifiques.
Loin d’être la solution magique, manipuler artificiellement le climat pourrait générer de nouveaux risques – certains sont déjà bien documentés, d’autres plus incertains à ce stade.
Le mot « géo-ingénierie » recouvre un grand nombre de techniques, du « parasol spatial », qui limite l’arrivée de lumière du soleil dans l’atmosphère, à l’ensemencement de l’océan pour lui faire absorber encore plus de carbone qu’il ne le fait naturellement. Manuel Bellanger étudie à l’Ifremer le développement des techniques de géo-ingénierie marine avec son regard d’économiste. Cet interview, réalisée par Elsa Couderc, cheffe de rubrique Sciences et Technologies, constitue le second volet de « regards croisés » sur la géo-ingénierie climatique. Dans le premier, nous explorons avec Laurent Bopp, climatologue et académicien, les nouveaux risques climatiques que ces techniques pourraient faire émerger.
L’idée de déverser des tonnes de fer dans l’océan pour nourrir du phytoplancton absorbeur de CO2 revient à la mode. L’efficacité de cette méthode n’est pourtant pas prouvée, et elle risque d’être désastreuse pour les écosystèmes.
Les efforts de réduction des émissions étant insuffisants, il faudra retirer artificiellement du carbone de l’atmosphère pour faire baisser la température, affirment certains spécialistes. Sans prendre en compte les conséquences du stockage ni les effets irréversibles du réchauffement.
L'Académie des sciences appelle, dans un rapport publié jeudi, à l'adoption d'un accord international bannissant toute initiative "publique ou privée" de modification du rayonnement solaire pour refroidir la Terre, en mettant en garde contre la "probabilité d'un chaos climatique incontrôlable".
Plus de 40 scientifiques spécialistes des pôles publient, mardi, une évaluation critique de cinq procédés visant à manipuler l’environnement polaire.
Enfouir le carbone dans le sous-sol n'est pas une solution illimitée pour ramener notre climat à un état sûr : les capacités de stockage sont bien moins importantes que prévu, alertent des chercheurs.
Et si la meilleure technologie pour sauver le climat… c’était la nature elle-même ? (j'enfonce une porte ouverte ?) Dans cette interview fascinante, Pierre Gilbert propose un contre-récit à la géo-ingénierie, en s’inspirant de l’intelligence du vivant pour restaurer les équilibres planétaires. C’est le cœur de ce qu’il appelle le géomimétisme : un biomimétisme de niveau 4, appliqué au climat. À travers les forêts, les zones humides, les prairies, les océans, les algues ou encore les éléphants du Congo, Pierre nous explique comment réactiver les puits naturels de carbone, tout en régénérant les écosystèmes et en créant de la résilience territoriale. Il dénonce l’arnaque de la captation technologique du CO₂, explique pourquoi les algues pourraient remplacer les énergies fossiles, et appelle à un plan Marshall écologique porté par l’audace politique et le courage collectif. C’est une leçon de lucidité, mais aussi un récit d’espoir et de solutions concrètes — enracinées dans la nature.
Dans le paysage lunaire, uniformément blanc, d'une usine de chaux du nord de la France, une start-up teste sa technologie de capture et de stockage du CO2, dans un marché encore balbutiant mais tiré par l'objectif européen de neutralité carbone en 2050. A Haut-Lieu (Nord), l'usine de chaux de Bocahut, filiale d'Eiffage, domine une carrière de calcaire profonde de 100 mètres, la plus grande du groupe. Tout est d'un blanc aveuglant, du sol aux ordinateurs du poste de pilotage du projet de captage de carbone, couverts d'une pellicule de chaux.
Aujourd’hui nous allons parler de Géoingénierie. Ce sujet, qui n'était autrefois vu que comme un projet d'apprentis sorciers, est aujourd'hui présent dans tous les plans climatiques gouvernementaux. Mais comment la géo-ingénierie s’est infiltrée dans les sphères politiques et que cache réellement ce concept ? Quels sont concrètement les projets de géoingénierie, sont-ils vraiment viables, et à quels risques nous exposent-ils ? Entre fuite en avant, technosolutionnisme, et enjeux géopolitiques, quelles intentions motivent réellement la géoingénierie ? Pour parler de ces sujets, j’ai le plaisir d'accueillir Marine De Guglielmo Weber. Marine est docteure en sciences de l'information et de la communication, chercheuse au sein de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire, directrice scientifique de l'Observatoire Défense & Climat et auteur de différents ouvrages dont Le Grand Retournement et La Géopolitique des Nuages.
Lorsque l’on parle d’atténuation du changement climatique, on pense souvent au fait de replanter des arbres, qui consomment du CO2, ou à des solutions techniques consistant à recapturer le gaz carbonique depuis l’atmosphère. Mais ces approches, si elles peuvent être intéressantes, sont irréalistes pour stocker le réchauffement, si on souhaite continuer à brûler des ressources fossiles jusqu’à épuisement.
La Norvège a lancé mardi un projet phare de captage et stockage de dioxyde de carbone (CCS), une technologie jugée importante pour enrayer le réchauffement climatique mais qui peine à trouver un modèle économique viable. Portant le nom anglais des bateaux vikings, le projet Longship consiste à capter du CO2 sur une cimenterie et plus tard une usine d'incinération, à le transporter par bateau vers un terminal de la côte ouest puis à l'injecter et le séquestrer sous les fonds marins.
Afin de débarrasser l’atmosphère terrestre du CO₂ accumulé sous l’effet de l’action humaine, experts et entreprises veulent augmenter les capacités d’absorption de l’océan. Les océanographes, réunis en amont de la Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC), qui se tiendra à Nice, du 9 au 13 juin, restent très méfiants.
C’est un géant des mers au service du climat. Mercredi 14 mai, aux Pays-Bas, l’Europe a franchi une étape symbolique (et technique) dans sa lutte contre le réchauffement climatique : le lancement de son tout premier navire dédié au transport offshore de dioxyde de carbone (CO₂). Conçu pour déplacer près de 400 000 tonnes de CO₂ liquéfié chaque année, ce cargo pas comme les autres incarne une ambition grandissante : capter les émissions industrielles à terre… pour mieux les stocker sous la mer.
En utilisant un système de nanofiltration spécialisé, des chercheurs sont parvenus à améliorer près de six fois l’efficacité de capture et de libération électrochimique de CO₂. Les deux processus se heurtaient jusqu’ici à des obstacles majeurs, l’optimisation de l’un s’effectuant au détriment de l’autre. La nouvelle technologie de filtration permettrait de réduire les coûts d’au moins 20 %, ouvrant ainsi la voie aux systèmes de séquestration de carbone plus efficaces et plus abordables.
La société suisse, pionnière de l’aspiration du dioxyde de carbone dans l’air, traverse une mauvaise passe : sa technologie est mise en doute et elle a annoncé être contrainte de réduire ses effectifs.
Climeworks, le spin-off de l'ETH Zurich, a attiré de puissants investisseurs avec ses gigantesques "aspirateurs à CO2". Aujourd'hui, de sérieux problèmes font surface et des licenciements sont attendus. Depuis plusieurs années, une idée suisse pour atténuer le changement climatique attire l'attention, le respect et beaucoup d'argent. Avec ses installations qui aspirent le CO2 de l'air, Climeworks a jusqu'à présent récolté 810 millions de dollars américains.
The carbon capture company Climeworks only captures a fraction of the CO2 it promises its machines can capture. The company is failing to carbon offset the emissions resulting from its operations – which have grown rapidly in recent years.
L’association Les Amis de la Terre International alerte sur l’interdépendance des crises du climat et de la biodiversité, dans un rapport publié mardi. Elle pointe plusieurs «fausses solutions» qui aggravent l’effondrement du vivant au motif de la décarbonation de nos activités.
Et si, après avoir déréglé le climat jusqu'à menacer l'habitabilité de notre planète, nous entreprenions d'en prendre le contrôle ? Et si, plutôt que de changer nos habitudes, de s'en prendre frontalement aux intérêts fossiles, nous poussions encore plus loin notre « aménagement » du système Terre?
« La manipulation délibérée à grande échelle de l’environnement planétaire destinée à contrecarrer le changement climatique d’origine anthropique. » ... Derrière le débat sur la géo-ingénierie, il faut d’abord savoir de quelle géo-ingénierie on parle. Les différentes approches sont loin d’avoir toutes les mêmes impacts ou d’entraîner les mêmes risques.
IA de l’orage dans l’air. Lors du forum international sur l’amélioration des précipitations à Abou Dabi (Émirats arabes unis) en janvier, les expert·es ont mis l’intelligence artificielle à l’honneur. Grâce à cette technologie, elles et ils espèrent améliorer l’ensemencement des nuages pour faire tomber la pluie. Une pratique dont l’efficacité n’est pas prouvée.
Frédéric Lordon, philosophe et économiste français, donne une conférence sur la nécessaire sortie du capitalisme pour la survie de l'espèce et de notre société. Il nous régale, comme d'habitude, de ses punchlines et de sa pertinence. Arrêtez d'être éco-anxieu, soyez éco-furieux !
Nombre d’experts considèrent désormais inévitables ces technologies très controversées visant à modifier, de manière volontaire, le climat de la Terre en vue d’atténuer le réchauffement climatique, mais dont les conséquences demeurent imprévisibles.
Cette vidéo porte sur l'élimination du dioxyde de carbone atmosphérique, un enjeu clef dans la lutte contre le changement climatique. On voit pourquoi on veut en faire, comment on peut en faire mais également les limites et les impacts des nombreuses méthodes envisagées. Le cœur de la lutte contre le changement climatique reste la réduction drastique et rapide de nos émissions de gaz à effet de serre.
Cette année, un certain nombre de projets de géo-ingénierie sont prévus et évidemment, ils arriveront avec leur lot de controverses.
Dans cette discussion passionnante, nous explorons avec Marine de Gulliel-Mauvébert et Rémi Noyon le monde complexe de la géo-ingénierie. Comment ces technologies, autrefois vues comme de la science-fiction, deviennent-elles une réponse envisagée à la crise climatique ?
Alors que 2024 est officiellement la première année à avoir dépassé les 1,5°C de réchauffement et que l'objectif de se maintenir sous ce seuil de l'Accord de Paris semble de plus en plus inatteignable, certains s'interrogent sur la possibilité de revenir plus tard à des températures plus clémentes à grand recours de géo-ingénierie. Un scénario qui n'empêcherait pas certaines conséquences irréversibles du réchauffement climatique, alertent les spécialistes.
La géoingénierie solaire — qui regroupe plusieurs techniques hypothétiques ayant l’ambition de contrôler le climat — gagne de plus en plus de terrain, malgré les inquiétudes de nombreux scientifiques sur les risques d’effets imprévus et catastrophiques qu’elle comporte. Cette géoingénierie, fortement poussée par les intérêts capitalistes dominants, avance également en entretenant le doute : il faudrait faire davantage de recherche avant de se prononcer sur la balance bénéfices/risques de ces (…)
Géo-ingénierie ? Le terme reste mystérieux pour le plus grand nombre et plutôt inquiétant. Le grand talent de Marine de Guglielmo Weber et Rémi Noyon est de nous guider dans sa genèse historique, de nous dévoiler la diversité de ses applications et de nous aider à poser les bonnes questions sur les conditions de son déploiement. L’heure n’est en effet plus aux débats abstraits ou aux représentations dystopiques. Comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage, « la géo-ingénierie infiltre les politiques climatiques ».
Alors que le réchauffement climatique s’accélère, une start-up britannique propose une solution technologique pour recréer de la glace en Arctique. Mais cette initiative divise écologistes et scientifiques, soulevant des questions éthiques et environnementales.
Capturer du CO2 à Fos-sur-Mer, l'une des plus grandes zones industrielles de France, le liquéfier puis l'embarquer vers l'Italie sur un bateau pour l'enfouir sous la mer. Tel est le projet Callisto, qui inquiète les écologistes.
Élimination et capture carbone ont de nombreuses proximités, notamment la nécessité dans les deux cas de stocker durablement le carbone.
Dans un ouvrage fouillé, la chercheuse Marine de Guglielmo Weber et le journaliste Rémi Noyon analysent les recherches et les risques dans le domaine de la modification artificielle du climat.
Contrôler le climat plutôt qu'arrêter nos activités destructrices : telle est l'ambition de la géoingénierie. Elle pénètre les discours politiques, jusqu'à apparaître comme la solution à la crise climatique.
Et si, après avoir déréglé le climat, nous décidions de le contrôler ? Depuis les années 1970, les scientifiques explorent de nouvelles perspectives pour poursuivre notre « aménagement » du système Terre : arbres artificiels, voile solaire, nuages blanchis… Ces approches, bien que différentes, sont regroupées sous le terme de géo-ingénierie. Jadis perçues comme des idées dangereuses, elles sont de plus en plus acceptées. Certains y voient un moyen de ralentir le réchauffement sans toucher aux bases du capitalisme tandis que d’autres les considèrent comme un ultime recours pour éviter des catastrophes irréversibles.
Et si, après avoir déréglé le climat, nous décidions de le contrôler ? Depuis les années 1970, les scientifiques explorent de nouvelles perspectives pour poursuivre notre « aménagement » du système Terre : arbres artificiels, voile solaire, nuages blanchis… Ces approches, bien que différentes, sont regroupées sous le terme de géo-ingénierie. Jadis perçues comme des idées dangereuses, elles sont de plus en plus acceptées. Certains y voient un moyen de ralentir le réchauffement sans toucher aux bases du capitalisme tandis que d’autres les considèrent comme un ultime recours pour éviter des catastrophes irréversibles. Dans ce livre-enquête, Marine de Guglielmo Weber et Rémi Noyon retracent l’histoire de la géo-ingénierie, explorent les cultures scientifiques et philosophiques qui la sous-tendent, et examinent ses implications en matière de gouvernance, de conflits géopolitiques et de justice climatique. Avec une préoccupation majeure : qu’un climat d’urgence nous mène à des interventions dangereuses sur l’atmosp
Les projets industriels de captage et de stockage de C02 (CSC) ont connu une "forte croissance" depuis 2017, avec désormais 628 projets dans le monde, selon un rapport mardi de l'Institut mondial du CSC, un organisme qui promeut ces technologies destinées à freiner le réchauffement climatique.Au 24 juillet 2024, 50 de ces projets étaient opérationnels, 44 en construction et 534 en développement, représentant une hausse de 60% sur un an, détaille le rapport 2024 de ce groupe de réflexion.
Capter le dioxyde de carbone (CO2) et l'injecter dans le sol n'est pas la solution pour rendre l'économie climatiquement neutre, ressort-il d'un rapport publié mardi par Greenpeace. Selon l'ONG, ce processus est une "aberration".
Refroidir artificiellement le climat aux États-Unis grâce à l'éclaircissement des nuages pourrait s'avérer inefficace dans un contexte global plus chaud, avertissent les auteurs d'une étude publiée dans Nature Climate Change (21 juin 2024). Cette technique de géoingénierie pourrait au contraire déclencher des vagues de chaleur… y compris de l'autre côté de l'océan Atlantique.
Contrôler le climat, une solution à double tranchant ? Depuis quelque temps, la géo-ingénierie vient régulièrement à la rescousse du climat et de l’augmentation des températures à travers le monde. C’est à cette technologie que les États-Unis pensent de plus en plus à s’allier pour faire face aux vagues de chaleur qui font actuellement rage.
En Californie, des chercheurs ont récemment lancé un test d'éclaircissement des nuages depuis un ancien porte-avions, interdit depuis.
Pour limiter le réchauffement à 1,5°C, il faudra retirer de l’atmosphère d’ici à 2050 quatre fois plus de CO2 qu’aujourd’hui, grâce aux forêts, aux sols et à l’océan mais aussi à des technologies de pointe encore balbutiantes.
La géo-ingénierie peut-elle contribuer à réduire les risques du changement climatique pour la sécurité nationale des États, ou les aggraverait-elle au contraire en générant des tensions ?
Face au réchauffement climatique, certains projets de géo-ingénierie font miroiter des solutions radicales. Mais ces idées soulèvent aussi de sérieuses inquiétudes
La Commission européenne est catégorique : pour lutter contre le dérèglement climatique, la technique de capture et de stockage du dioxyde de carbone (CO₂) sera indispensable. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Où en est le déploiement de cette technologie ? Et quels freins l’entravent ? Décryptage.
Un « aspirateur de pollution » géant, baptisé Mammoth, a récemment été mis en service en Islande. Il s'agit de la plus grande centrale de captage de CO2 jamais construite.
Les ventilateurs moulinent: la deuxième usine islandaise de captage de CO2 dans l'air et stockage sous terre a été dévoilée mercredi par la start-up suisse Climeworks, qui décuple ainsi ses capacités et espère "éliminer" des millions de tonnes de ce gaz d'ici 2030.Mammoth est située à quelques centaines de mètres de sa petite soeur, Orca, usine pionnière en service depuis septembre 2021, au milieu d'un champ de lave solidifiée recouverte de mousse, à une demi-heure de la capitale Reykjavik.
Plusieurs coalitions d'entreprises et des chercheurs appellent le gouvernement à établir une stratégie sur l'élimination du carbone.
Pour sauver le dernier de ces cinq glaciers, le pays d’Amérique latine veut user de la géoingénierie. Un exemple typique de maladaptation, estime la glaciologue Heidi Sevestre.
Des chercheurs ont effectué un essai de géo-ingénierie consistant à projeter des cristaux de sel dans l’atmosphère au-dessus de la baie de San Francisco. Ce type d’expérience étant largement controversé, les organisateurs sont jusqu'ici restés discrets afin de limiter les réactions.
Une étude propose de déshydrater intentionnellement une partie de l'atmosphère pour réduire l’effet de serre et le réchauffement climatique.
Le retard pris par l'humanité pour réduire ses émissions gaz à effet de serre, qui ont battu un nouveau record en 2023, a propulsé sur le devant de la scène des technologies d'élimination et de stockage du CO2 de l'atmosphère pour tenter de limiter le réchauffement climatique.Deux familles de méthodes différentes et parfois confondues existent: d'une part le captage et le stockage du carbone (CCS, en anglais) et d'autre part le captage direct dans l'air (DAC, en anglais), aussi appelé élimination du carbone.- Prévenir et guérir -
A UN meeting this week considered a motion on a suite of technologies known as ‘solar radiation modification’, but no consensus could be reached on the controversial topic.
Des glaciologues proposent d’immerger des rideaux pour protéger les calottes glaciaires des remontées d’eau chaude. Leurs collègues crient au loup et à la manœuvre dilatoire. Alors qu’elle attire de plus en plus, la géoingéniérie fait toujours autant polémique.
Une étude montre que la chaleur dégagée par des grandes surfaces de panneaux solaires sombres crée des mouvements de convection qui, lorsque les conditions sont réunies, alimentent des nuages et entraînent un surplus de précipitations.
L'UE mise sur le captage du carbone pour rendre la transition climatique moins douloureuse: mais si les développeurs de ces technologies naissantes vantent une solution "incontournable" pour décarboner l'industrie, des ONG dénoncent un pari "dangereux" à l'efficacité incertaine.La Commission européenne l'assure: les législations déjà adoptées permettront d'approcher la baisse nette de 90% des émissions de gaz à effet de serre des Vingt-Sept visée en 2040.
L'UE mise sur le captage du carbone pour rendre la transition climatique moins douloureuse: mais si les développeurs de ces technologies naissantes vantent une solution "incontournable" pour décarboner l'industrie, des ONG dénoncent un pari "dangereux" à l'efficacité incertaine.La Commission européenne l'assure: les législations déjà adoptées permettront d'approcher la baisse nette de 90% des émissions de gaz à effet de serre des Vingt-Sept visée en 2040.
Des chercheurs proposent de placer en orbite un parasol spatial géant pour atténuer le réchauffement global en occultant partiellement le soleil.
Des ballons remplis de soufre lancés à haute altitude : certains chercheurs n'hésitent plus à sortir de leurs laboratoires pour tester à petite échelle ces techniques de modification des rayonnements solaires, aussi appelées géo-ingénierie solaire. Elles visent à faire baisser la température sur Terre et gagner de précieuses années dans la lutte contre le changement climatique. Mais ces solutions, qui ne font l'objet d'aucun cadre, sont controversées en raison de leur dangers potentiels. Explications.
VIDÉO - La technologie de captage et de stockage du CO₂ a été au cœur des discussions de la COP28 à Dubaï, soulevant des questions quant à son utilité réelle.
Les techniques permettant de retirer du CO₂ de l’atmosphère suscitent un engouement croissant. Problème : elles sont loin d’avoir prouvé leur fiabilité, et leur déploiement risque de se faire au détriment des pays du Sud.
À la COP28, les négociations se poursuivent pour adopter une sortie ou une réduction des énergies fossiles. Les Émirats arabes unis, hôtes de la COP28, et les pays pétroliers défendent une version qui mise sur le captage et stockage de CO2 (CCS). Une technologie qui permet de capter le CO2 émis par une centrale à charbon ou une usine. Promise depuis quarante ans, elle peine toutefois à faire ses preuves. Qui plus est, elle s'avérerait bien plus coûteuse qu'un scénario basé sur les énergies renouvelables.
Les technologies d’élimination du carbone, biologiques ou technologiques, sont un outil climatique. Mais leur efficacité est sujette à caution et elles pourraient servir de prétexte à l’inaction.
Une usine aux Émirats arabes unis va commencer à capter du C02 dans l'air et le séquestrer dans la roche, apportant de l'eau au moulin du pays pétrolier qui appelle à lutter contre le réchauffement climatique sans abandonner les combustibles fossiles.
Injecter des aérosols dans la stratosphère pourrait réduire la fonte des glaces en Antarctique et le risque d'élévation du niveau de la mer, selon des recherches de l'Université de l'Indiana.
Une étude conclut que la géoingénierie — ou l’idée de jongler avec les systèmes climatiques de la planète — pourrait effectivement contribuer à ralentir le réchauffement… mais conclut aussi, sans surprise, qu’il y aurait des conséquences imprévisibles.
Le MIT Technology Review a révélé cette semaine qu’une expérience de géo-ingénierie solaire s’était tenue au mois de septembre au Royaume-Uni. Cette expérience, à l’occasion de laquelle une petite quantité de soufre a été diffusée dans la stratosphère par ballon, s’est tenue en toute confidentialité, et en l’absence de tout...
À l'occasion de l'exposition "Ville de demain" à la Cité des Sciences et de l'Industrie, WE DEMAIN a pu s'entretenir avec Bertrand Piccard, de la Fondation Solar Impulse.
Techniques such as solar radiation management may have unintended consequences, scientists say
During the past decades, the idea of acting to counteract the damage done to the ecosystem by humankind's activities has moved along at least two planning stages.
This Research Plan was prepared in response to a requirement in the joint explanatory statement accompanying Division B of the Consolidated Appropriations Act, 2022, directing the Office of Science and Technology Policy (OSTP), with support from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), to provide a research plan for “solar and other rapid climate interventions.”
Nouveau "TALK" sur LIMIT avec Cyrus Farhangi, consultant, enseignant Emlyon, conférencier, podcaster (contenus sur le site plansb.info) Les entreprises face aux limites planétaires et l'anthropocène.
La géo-ingénierie solaire est une stratégie controversée pour empêcher la lumière du soleil d’atteindre la Terre afin de ralentir le changement climatique, l’une des principales propositions impliquant l’ajout de particules réfléchissantes à la stratosphère. Mais avant que l’humanité n’apporte d’autres changements majeurs à notre atmosphère, ce serait probablement une bonne idée d’essayer de la comprendre. C’est du moins l’idée derrière une récente mission de la National Oceanic and Atmospheric Administration impliquant un bombardier modernisé des années 1950.
Plus de 200 organisations demandent au GIEC de préciser, dans le résumé de ses derniers travaux qu'il publiera le 20 mars, les "risques, implications et dangers" de la géo-ingénierie, de plus en plus en vue dans le monde économique et politique. Et militent pour "les solutions réelles et le changement de système".
Partisan d’une approche à la fois « éco-socialiste » et pragmatique, l’écrivain de science-fiction Kim Stanley Robinson, dont le roman The Ministry for the Future (Orbit, 2020) met en scène le déploiement par l’Inde d’un programme de géo-ingénierie, appelle à « tout reconsidérer » face à l’urgence climatique. Y compris la notion même de géo-ingénierie, dont il estime qu’elle ne devrait être ni « fétichisée », ni trop étroite.Alors que le Mexique vient d'interdire officiellement toute expérimentation solaire sur son sol, nous vous proposons de (re)découvrir cet article issu de notre magazine papier, paru à l'été 2021 dans le cadre d'un dossier spécial de 20 pages.
Classée comme "mesure extrême possible", l'éjection d’un flux constant de poussière issu de la surface de la Lune pourrait permettre de réduire un peu le réchauffement climatique.
Menacée par la pollution humaine, la couche d’ozone est désormais «en bonne voie» pour se reconstituer, grâce à l’interdiction des substances qui la menaçaient. Mais de nouveaux projets de géo-ingénierie pourraient à la mettre en danger.
Élimination technologique du CO2 atmosphérique, injection de particules dans la stratosphère pour bloquer les rayons solaires… Les projets de géo-ingénierie attirent la COP27 pour « réduire les risques du dépassement » de 1,5 °C de réchauffement.
Selon une étude dirigée par l’Université de Brême (Allemagne), les pratiques qui visent à augmenter l’altération des sols tropicaux pour retirer du dioxyde de carbone de l’atmosphère engendreraient leur déstabilisation et conduiraient au bout du compte à en augmenter les rejets. Ces effets contre-productifs ont été détaillés dans la revue Communications Earth & Environment ce 17 septembre.
Le Forum économique mondial a récemment suggéré que les « bulles spatiales » peuvent être utilisées pour bloquer le soleil et ainsi réduire le changement climatique.
"2 minutes avant la fin du monde" explique et clarifie un aspect lié à l’écologie pour répondre aux attentes de nos publics sur les questions de l’écologie et conscientiser davantage ceux qui ne le sont pas.
The federal effort could set the stage for more studies into the feasibility, benefits and risks of one of the more controversial means of combating climate change.
Les partisans de la recherche en géo-ingénierie, tout en soulignant que la réduction des émissions doit rester la priorité absolue, disent que nous devrions explorer ces possibilités car elles peuvent réduire de manière significative les dangers du changement climatique. Ils notent qu’à mesure que les vagues de chaleur, les sécheresses, les famines, les incendies de forêt et d’autres événements extrêmes deviennent plus courants ou plus graves, ces types d’interventions climatiques peuvent être parmi les rares moyens disponibles pour atténuer rapidement les souffrances humaines ou les calamités écologiques généralisées.
L'Innovative genomics institute, un centre de recherche de Berkeley en Californie fondé par Jennifer Doudna, la co-inventrice nobélisée des ciseaux génétiques CRISPR-Cas9, veut modifier les gènes de plantes de culture comme le riz et le sorgho afin de renforcer leur aptitude au stockage du CO2 rapporte la Technology Review. Ce programme destiné à diminuer la présence dans l’atmosphère du CO2, issu des émissions humaines et responsable de l’effet de serre qui réchauffe le climat, est financé par une subvention de 11 millions de dollars de la fondation du patron de Facebook, Mark Zuckerberg.
Depuis quelques mois, les investissements dans les techniques de captation directe du CO2 dans l’air explosent (DACC). On trouve derrière pêle-mêle les grands producteurs de pétrole et la Silicone Valley. Pourtant, aucune de ces techniques ne présente un quelconque signe de maturité. Pire, entretenir le fantasme d’une réponse technologique magique à la crise climatique pourrait nous faire perdre encore 10 ou 15 ans. Analyse d’une controverse majeure qui se déploie dans un silence assourdissant.
Le Massachusetts Institute of Technology présente une idée disruptive pour mettre fin rapidement au réchauffement climatique. Une piste de réflexion pour inviter à penser différemment la problématique.
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Le fait que les techniques de géo-ingénierie soient mises à l’agenda des réflexions de la nouvelle Commission mondiale sur la gouvernance des risques liés au dépassement climatique devrait susciter une profonde inquiétude, alerte notre journaliste Stéphane Foucart.
Le monde devra recourir au captage et stockage du CO2 de l'air et des océans, quel que soit le rythme auquel il parvient à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, estime l'ONU dans son dernier rapport de référence. Longtemps perçues comme marginales ou comme un stratagème de l'industrie pour éviter de réduire ses émissions, les mesures d'élimination du dioxyde de carbone (EDC) sont désormais un outil nécessaire, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). "C'est le premier rapport du Giec à affirmer clairement que l'élimination du CO2 est nécessaire pour atteindre nos objectifs climatiques", a souligné Steve Smith, à la tête de l'initiative Oxford Net Zero, à l'Université d'Oxford.
La géo-ingénierie désigne « un vaste ensemble de méthodes et de techniques visant à modifier délibérément le système climatique pour lutter contre les effets du changement climatique », selon la définition du GIEC. Dans le « briefing » ci-après publié le 4 février par le Centre Énergie & Climat de l'Ifri, Gwenolé Moal(1) dresse un état des lieux de ces techniques (qu'il préfère englober sous le terme « interventions climatiques ») qui visent pour la plupart d'entre elles à capturer du CO2. L'auteur juge ces techniques « encore extraordinairement chères et peu efficaces », en particulier le captage de CO2 diffus dans l'air, rendu plus complexe encore (par rapport au captage de CO2 « concentré » sur des sites industriels) en raison de sa faible concentration.
J'ai tenté d'être pédagogue dans cet exposé auprès de Google France (à distance, Covid oblige), et ouvert sur les nombreux scénarios possibles. Les propos n'engagent évidemment ni Google ni mes relations de travail, même si je ne dis rien de bien méchant.

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