« Le Groenland est un pays constitutif du royaume de Danemark et un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne, situé à l’est de l’archipel Arctique dans le nord-est de l’Amérique du Nord, entre la mer de Baffin et le détroit de Davis à l’ouest et la mer du Groenland et l’océan Atlantique à l’est... ». Source : wikipedia
Veille Groenland
filtre:
focusclimat océans
Les calottes glaciaires polaires jouent un rôle très important dans la régulation du niveau des mers à l’échelle mondiale. Leur stabilité dépend de conditions climatiques et océaniques très précises. Certaines régions de l’Antarctique sont aujourd’hui observées avec une attention particulière en raison de leur sensibilité au réchauffement. Les modèles climatiques permettent d’explorer des scénarios possibles d’évolution à long terme. Cependant, ces résultats comportent toujours une part d’incertitude. Ils ne doivent pas être interprétés comme des prédictions certaines mais comme des projections physiques plausibles.
Nearly every indicator of climate change is flashing red. But we still hold the tools available to bring the planet back into balance
Global effort needed to limit effects of pollution, industrial fishing and climate crisis, World Ocean Assessment says
Les coquilles se dissolvent en temps réel. Ce n’est pas une métaphore, ni une projection à l’horizon 2100. Des chercheurs de la NOAA ont observé des ptéropodes, ces minuscules escargots marins qui constituent la base de nombreuses chaînes alimentaires — dont les coquilles présentaient des piqûres et des signes d’érosion active dans le Pacifique Nord, là même où les eaux sont aujourd’hui les plus corrosives. « The shells are already dissolving » : c’est le constat, lapidaire, d’une chercheuse en océanographie de la NOAA lors d’une conférence de presse. Pas un avertissement. Un bilan.
Le Pacifique est en train d’envoyer un signal : EL NINO En quelques mois, les cartes de température de surface montrent une bascule rapide : le bleu recule, le rouge avance, et un nouvel épisode El Niño pourrait se renforcer. Mais El Niño n’est pas un simple phénomène météo. C’est une perturbation majeure du système océan-atmosphère, capable de déplacer les pluies, d’amplifier les sécheresses, d’affecter les récoltes, les températures mondiales et certains équilibres économiques. Dans cette vidéo, on explique pourquoi ce qui se passe au milieu du Pacifique peut finir par avoir des conséquences très concrètes sur nos vies.
Les prévisions du GIEC sur la montée des eaux d’ici 2100 sont peut-être encore trop optimistes. Une étude majeure de l’Université du Maryland, publiée dans Nature Geoscience, révèle que les modèles climatiques actuels ignorent un facteur crucial : le système circulatoire des océans. En fondant, les plateformes de glace de l’Antarctique libèrent de l’eau douce qui modifie les courants marins et déclenche une réaction en chaîne auto-entretenue. Cette boucle de rétroaction dynamique pourrait contribuer autant à l’élévation du niveau de la mer que le réchauffement atmosphérique direct, menaçant plus de 680 millions d’habitants dans les zones côtières.
L’été approche et nos océans sont déjà en train de bouillir. Alors que les températures de surface des mers frôlent des seuils historiques en ce printemps, les météorologues européens tirent la sonnette d’alarme : le redouté phénomène climatique El Niño est sur le point de faire son grand retour. Couplée aux émissions continues de gaz à effet de serre, cette colossale anomalie thermique du Pacifique pourrait bien transformer l’année prochaine en un brasier planétaire inédit, multipliant les sécheresses et les désastres météorologiques.
Selon l’observatoire européen Copernicus, les océans du monde entier se dirigent vers un record de température en ce mois de mai, et l’année 2027 pourrait être la plus chaude jamais enregistrée, avant même le retour du phénomène "El Niño". Jean Jouzel, climatologue et glaciologue, ancien vice-président du GIEC, était l’invité de France 24 pour en parler.
Avril 2026 sur le podium des mois les plus chauds. Alerte pour les mers et la banquise.
+5 à +6 °C au-dessus des normales saisonnières. C’est l’anomalie thermique enregistrée par le Copernicus Marine Service sur certaines zones du bassin méditerranéen en ce printemps 2026. Une vague de chaleur marine s’est enclenchée dès fin avril, avec des anomalies positives supérieures à +3 °C sur l’ensemble du bassin occidental. Mais par endroits, notamment du Golfe du Lion à la mer Ligure, les écarts de température à la moyenne dépassent les +5 °C sur de vastes zones. Ce n’est pas la météo d’un mois de mai. C’est le portrait d’une mer en train de changer d’identité.
En analysant plusieurs décennies de données de températures océaniques, des climatologues ont découvert que près de 10 % de l’élévation mondiale du niveau de la mer depuis 2016 pourrait être attribuée au réchauffement des grands fonds marins. Si le bilan moyen du niveau de la mer était relativement stable avant cette date, un déséquilibre est apparu par la suite et pourrait s’expliquer par la chaleur ajoutée par les eaux situées à plus de 2 000 mètres de profondeur.
Les signes d'un super El Niño sont de plus en plus évidents : dans la zone équatoriale de l’océan Pacifique, le réchauffement de l'eau en profondeur est exceptionnel en avril 2026, et cela ne va pas tarder à atteindre la surface d'ici quelques semaines. Quelles régions du monde sont les plus à risque de forte chaleur si l'on se fie à ce qui s'était passé lors du précédent super El Niño ?
Quelles sont les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan ? Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir Marina Levy, océanographe, directrice de recherche au CNRS et présidente de l’Institut l’Océan, qui regroupe 1500 enseignants et chercheurs menant des travaux sur les océans au sein de l’Alliance Sorbonne Université. Dans cet épisode on parlera notamment de l’impact des canicules marines sur la biodiversité, des zones mortes à l’embouchure des fleuves, ou du ralentissement des courants marins.
Des scientifiques viennent de résoudre un mystère qui agace la communauté océanographique depuis des décennies. La surface des océans, pourtant saturée d’oxygène, émet en permanence du méthane dans l’atmosphère. Un paradoxe complet : pendant des années, les chercheurs ont été déconcertés par cette contradiction, les eaux de surface océaniques, riches en oxygène, libèrent régulièrement du méthane, alors que ce gaz est habituellement produit dans des environnements sans oxygène, comme les zones humides ou les sédiments profonds. Une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences le 15 avril 2026 vient de trancher : le coupable est microscopique, et la dynamique qu’il enclenche est autrement plus préoccupante que le mystère lui-même.
The critical Atlantic current system appears significantly more likely to collapse than previously thought after new research found that climate models predicting the biggest slowdown are the most realistic. Scientists called the new finding “very concerning” as a collapse would have catastrophic consequences for Europe, Africa and the Americas.
La température à la surface des océans a été, en mars 2026, la deuxième plus élevée jamais enregistrée pour un mois de mars alors qu'une transition vers des conditions de type El Niño est attendue dans les prochains mois.
Le bulletin de Copernicus pour le mois de mars 2026 a mesuré des températures moyennes un dixième de degré en dessous du record de mars 2024, signant le probable retour du phénomène climatique associé au réchauffement périodique des eaux d’une partie du Pacifique.
Entre réchauffement des océans, fonte accélérée des glaces et déséquilibre énergétique croissant, les scientifiques pointent une aggravation rapide et durable du dérèglement climatique.
Le climat a accéléré sa course. Nous nous rapprochons des points de bascule susceptibles de provoquer des changements brutaux. Les travaux récents montrent que certains de ces seuils pourraient être atteints entre 1,5 °C et 3 °C de réchauffement, entraînant des transformations abruptes et irréversibles des écosystèmes, des forêts, des océans, et, avec eux, des sociétés humaines.
Une onde de choc parcourt la communauté scientifique après la publication d’une étude dévastatrice dans la revue Nature. Pendant des décennies, les modèles climatiques mondiaux se seraient appuyés sur une base de calcul erronée, sous-estimant le niveau réel des océans de près de 30 centimètres. Ce « petit » décalage technique, surnommé l’angle mort méthodologique, cache une réalité brutale : la menace qui pèse sur nos côtes est bien plus immédiate et massive que ce que les gouvernements ont planifié jusqu’ici.


