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Israël Palestine guerre Gaza
2026
Cet acronyme hébreu, « NAZA », donne son titre à un documentaire réalisé par Yuval Abraham et Rachel Szor. Il désigne, au sein de l’armée israélienne, le nombre de pertes civiles estimées ou avérées en cas d’attaque aérienne.
Ce documentaire glaçant, qui sort lundi 12 octobre, est un électrochoc pour la société et le pouvoir israéliens. Un film essentiel et courageux face à l’horreur imposée par Tel-Aviv à Gaza.
Récompensé du prix du jury à la Mostra de Venise, le film y a été accueilli par une ovation historique de vingt-cinq minutes, mais il a déclenché une tempête politique en Israël.
Plus de 1000 jours après le déclenchement du déluge de feu israélien, la Bande de Gaza compte toujours ses morts et ses disparus. Les destructions ont laissé d’énormes champs de ruines, les habitants sont toujours menacés par des frappes aériennes, soumis à des restrictions alimentaires et sanitaires et, pour la plupart, toujours déplacés, sans espoir de solution.
Trois ans après les attaques terroristes commises par le Hamas, le traumatisme reste profond au sein de la société israélienne, empêchant tout examen critique de la riposte menée par Benyamin Nétanyahou, qui s’est traduite par l’anéantissement de Gaza.
Après une nouvelle année de violences et de nettoyage ethnique perpétrés par le gouvernement israélien contre la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie, 500 hauts responsables européens dont quatre ex-Premiers ministres – dont Dominique de Villepin pour la France – lancent un appel dans «Libération» pour que des mesures soient enfin prises par l’UE lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères, le 12 octobre.
Entre impatience d’un renouvellement politique et défiance envers le Hamas, qu’ils tiennent pour responsable d’avoir provoqué – par les massacres du 7-Octobre – la guerre dévastatrice menée par Israël, les Gazaouis peinent à envisager un vote dans un contexte de destruction et d’insécurité.
Selon un rapport publié ce jeudi 26 septembre par une agence onusienne, le PIB par habitant à Gaza équivaut à 58 cents par personne par jour. Le montant nécessaire à la reconstruction de Gaza, lui, est estimé à 71,5 milliards de dollars et «risque encore d’augmenter».
A travers cette information, livrée par le «Washington Post» et le «New York Times» dans la nuit de lundi à mardi, l’administration Trump poursuit son soutien inconditionnel à l’Etat hébreu, pourtant vivement critiqué pour ses bombardements quasi-discontinus de Gaza malgré le cessez-le-feu.
Selon une enquête de Haaretz, le président des Émirats arabes unis aurait alerté Benjamin Netanyahu fin septembre 2023 de la préparation d’une opération majeure du Hamas. Une information que le Premier ministre israélien n’aurait pas transmise aux responsables de la sécurité. Son cabinet dénonce un "mensonge total", tandis que l’opposition réclame des comptes.





