Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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co2 europe

2026

A critical step on the path towards climate neutrality, the European Union’s 2040 target calls for a 90-per-cent reduction in emissions. Yet as far-reaching as this goal may seem, its provisions constitute a weakening of Europe’s climate ambitions under the Green Deal. By allowing costly and ineffective CO2 removal and storage technologies as a way of lowering emissions, the target risks deterring direct emission cuts and outsourcing pollution.
Krijgt de Europese industrie korting op haar CO2-uitstoot? Dat is een van dé grote vragen die deze week voorligt op de Europese industrietop. Vooral bedrijven die veel uitstoten, zoals chemische of metaalbedrijven, zeggen dat de Europese klimaatkosten het onmogelijk maken om te concurreren met niet-Europese bedrijven. De Europese Commissie is bereid om het systeem te herzien: "Er zijn geen heilige huisjes."

2025

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières entre en vigueur dans l’UE le 1ᵉʳ janvier. Bruxelles a élargi, en décembre, le champ d’application de ce dispositif, qui impose une taxe aux importations des produits industriels les plus polluants. Censé protéger l’Europe de la concurrence, il est jugé insuffisant par de nombreux industriels.
La Commission européenne a renoncé cet après-midi à interdire complètement les voitures à moteurs thermiques en 2035. Les constructeurs pourront encore en vendre de façon limitée, moyennant d'autres obligations environnementales. La Commission assouplit donc une mesure phare du "Green deal", le pacte vert européen. Or ce qui avait motivé cette interdiction reste d’actualité : le réchauffement climatique se poursuit, sa cause principale reste l'émission des gaz à effet de serre et principalement le CO2, et dans un pays comme la Belgique la pollution des transports est la première source de ces émissions, la voiture en tête. Alors pourquoi ce coup de frein ?
Alimentation électrique des ports, aéroports, stations de recharges de voitures, modernisation de dépôts de bus: 16 projets industriels français de décarbonation des infrastructures de transport vont recevoir quelque 100 millions d'euros de subventions européennes, annonce le ministère des Transports mardi. Les financements obtenus par la France concernent principalement l'alimentation électrique des navires à quai pour les ports de Saint-Malo (1,39 million d'euros), Bordeaux (6,2 M EUR), gérés par la société Haropa au Havre, à Rouen et Paris, (6,1 M EUR), précise le communiqué.
Après 24 heures de négociations difficiles, les 27 ministres de l’environnement européen·nes se sont entendu·es ce mercredi matin sur de nouveaux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2035 et 2040. À quelques jours du sommet mondial sur le climat, l’UE sauve son image et son ambition, au prix de sérieuses concessions aux États réticents.
Les Vingt-Sept maintiennent leur objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 90 % en 2040 par rapport à 1990, en l’assortissant de marges de manœuvre supplémentaires pour les Etats.
C'est un grand ouf de soulagement. Jeudi 23 octobre, après de longs mois de blocage, les pays de l'Union européenne se sont accordés sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de -90% d'ici 2040. Un compromis qui aura nécessité de nombreux assouplissements sur la loi déforestation, l'interdiction des véhicules thermiques neufs en 2035 ou encore l'extension du marché carbone européen en 2027.
Malgré les critiques, les Européens s’apprêtent à ouvrir largement la porte à l’utilisation des crédits carbone dans la réduction de leurs émissions. La Belgique est notamment très demandeuse.
Un conseil européen doit débattre, jeudi, d’un nouvel objectif de baisse des émissions de CO2 pour 2040. Mais cet ensemble de mesures environnementales pourrait ne pas résister aux demandes de flexibilité de plusieurs Etats, dont la France.