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h2o bassines
2026
Face aux sécheresses intensifiées par le changement climatique, trois spécialistes de l’eau appellent, dans une tribune au « Monde », à renforcer la résilience hydrique en développant des pratiques agroécologiques et en stockant l’eau de pluie dans les nappes phréatiques et la végétation.
Le bon sens serait de stocker de l’eau en hiver, pour arroser les cultures en été. Défendue par le syndicat agricole majoritaire FNSEA, cette solution technique est relayée par un large bloc politique réunissant l’extrême droite du Rassemblement national, l’extrême droite de la droite de Bruno Retailleau et François-Xavier Bellamy mais aussi la droite et la majorité présidentielle.
Selon l’association à l’origine du contentieux, de nombreux manquements ont entaché l’édification de ces réserves d’eau. Les agriculteurs ont décidé de faire appel de cette décision qui leur donne trois ans pour remettre les lieux en état.
Le 25 mars 2023, des milliers de personnes avaient bravé l’interdiction préfectorale dans ce village des Deux-Sèvres. Les quatre organisateurs condamnés ont annoncé leur pourvoi en cassation.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Jeudi, l'Assemblée a approuvé l'essentiel des mesures de la loi d'urgence agricole qui facilitent l'irrigation et le stockage de l’eau. L'extrême droite, la droite et une partie du bloc présidentiel ont également effacé plusieurs garde-fous introduits en commission du développement durable, sur la démocratie locale de l'eau ou encore la sobriété.
L’action a été revendiquée par un collectif inconnu, L’Amicale pour le débâchage permanent du Poitou, qui se dit opposé à ces retenues d’eau controversées. Le préfet des Deux-Sèvres a condamné des « agissements intolérables ».
Mégabassines, data centers… Dans leur livre-enquête «Les Assoiffeurs», les journalistes Fabien Benoit et Nicolas Celnik mettent en lumière «ces entreprises qui accaparent l’eau pour leurs intérêts privés, avec la complicité des gouvernements».
Dans sa décision, le Conseil d’Etat juge qu’en 2024, le ministre de l’Ecologie «a illégalement amoindri la protection environnementale de ces zones» en prenant un arrêté visant à calmer la colère du monde agricole.
2025
Mercredi soir, des manifestant·es du syndicat agricole ont mis à sac des lieux symboliques de la lutte antibassines dans le Poitou. Elles et ils s’en sont aussi pris·es au siège d’une association engagée dans la défense de l’eau.



