« Dans la quête aux réductions d’émissions de CO2, on parle régulièrement de différents leviers : démographie, décroissance, sobriété, efficacité énergétique ou encore mix énergétique. Pour comprendre l’impact de chacun de ces termes, il est commode de se servir de l’équation de Kaya. Cette équation, que l’on doit à l’économiste japonais Yoichi Kaya, décompose les émissions de CO2 énergétiques (donc qui proviennent de la consommation d’énergie) selon une formule mathématique qui n’est qu’une tautologie, mais qui donne un axe de lecture intéressant. Dans « Environment, Energy, and Economy : strategies for sustainability« , il écrit en 1997 que la quantité de CO2 énergétique émise dans l’atmosphère est égale à l’intensité carbone de l’énergie, multipliée par l’intensité énergétique du PIB, multipliée par le PIB par habitant, multiplié par la population. » … Simon Yaspo.
Après des années de retard, la stratégie énergétique de la France pour la prochaine décennie a été publiée le 13 février. Elle recule sur les renouvelables, et fait le pari peu rationnel d’une hausse massive de la consommation, pour préserver le nucléaire.
Le gouvernement a publié, le 23 janvier, sa trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique. Si celle-ci pourra servir de boussole, elle pâtit d’un manque d’ambition et de financements. […] Il nous manquait un cap clair : +2 °C de réchauffement en 2030, +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 en France continentale. L’annonce est passée inaperçue et pourtant nous disposons désormais d’une trajectoire de référence pour l’adaptation au changement climatique par le biais d’un décret paru le 23 janvier.
Malgré le rejet du moratoire sur les énergies renouvelables, la filière solaire s’inquiète toujours du retour de bâton subi. Ses représentants s’attendent à de rudes batailles dans les prochains mois.
Voilà dix ans que Rémi Fraisse, botaniste de 21 ans, a été tué par un gendarme. Reporterre revient sur la lutte contre le barrage de Sivens, une page violente de l’histoire des luttes environnementales.
Du bois à la place du charbon ? Malgré les engagements d’Emmanuel Macron, les projets de reconversion par la biomasse pour les centrales électriques semblent mal engagés à Cordemais et Saint-Avold.