Kaya

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L’équation de Kaya

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« Dans la quête aux réductions d’émissions de CO2, on parle régulièrement de différents leviers : démographie,
décroissance, sobriété, efficacité énergétique ou encore mix énergétique. Pour comprendre l’impact de chacun de
ces termes, il est commode de se servir de l’équation de Kaya. Cette équation, que l’on doit à l’économiste japonais
Yoichi Kaya, décompose les émissions de CO2 énergétiques (donc qui proviennent de la consommation d’énergie)
selon une formule mathématique qui n’est qu’une tautologie, mais qui donne un axe de lecture intéressant. Dans
« Environment, Energy, and Economy : strategies for sustainability« , il écrit en 1997 que la quantité de CO2
énergétique émise dans l’atmosphère est égale à l’intensité carbone de l’énergie, multipliée par l’intensité
énergétique du PIB, multipliée par le PIB par habitant, multiplié par la population. » … Simon Yaspo.

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France Culture

2026

Cultiver sans pesticides est faisable techniquement et économiquement, sous certaines conditions. La mise en œuvre de ces systèmes de production suppose notamment une diversification des successions culturales, des filières de commercialisation adaptées, et une valorisation économique des produits issus de ces systèmes. Ce sont les résultats d’une étude menée durant 10 ans sur 9 systèmes de cultures (grande culture et polyculture-élevage) conçus en lien avec des conseillers agricoles et des agriculteurs au sein d’unités expérimentales. Coordonnée par INRAE et impliquant l’école d'ingénieurs de Purpan et le Cirad, cette étude est publiée dans Plant Disease.
Si les pesticides ont longtemps assuré la protection des cultures, leurs effets délétères sont aujourd’hui largement documentés. Réduire cette dépendance est devenu une urgence sanitaire, environnementale et économique. Les stratégies de lutte contre les ravageurs intègrent aujourd’hui de nouvelles techniques innovantes. L’analyse de la situation en France et au Brésil livre un éclairage croisé sur cette question.
Imaginez un supermarché moderne où les légumes, en ce milieu de février, ont encore le goût de la terre froide et où chaque euro dépensé atterrit quasi intégralement dans la poche de celui qui a produit la nourriture. À Nîmes, ce n’est pas une utopie, mais une réalité commerciale florissante orchestrée par une armée de 600 producteurs locaux déterminés à reprendre leur destin en main face aux géants de l’agroalimentaire. Plongée au cœur du Mas des agriculteurs, la preuve éclatante qu’une relocalisation alimentaire massive est non seulement souhaitable pour notre santé, mais parfaitement réalisable économiquement. Ce modèle, qui remet l’humain et le bon sens au centre de l’assiette, pourrait bien changer notre façon de consommer.
Bouquets contaminés, fleuristes exposés : les éternels renoncements politiques et sanitaires gâchent la fête des amoureux. En faisant analyser 27 bottes et bouquets de fleurs achetés à l’occasion de la Saint-Valentin et de la fête des Mères en 2025, Agir pour l'environnement a identifié un cocktail de 99 pesticides différents, dont 46 sont interdits ou non autorisés actuellement en France. Parmi ces 46 pesticides incriminés, 6 sont des pesticides de la famille des néonicotinoïdes.
Depuis le début des mouvements de protestation agricole, de nombreuses promesses pour calmer la profession constituent des reculs sans précédent sur la gestion de l’eau.
L’opposition à la nouvelle tentative du sénateur Laurent Duplomb pour réintroduire des pesticides toxiques pour la santé et la biodiversité prend de l’ampleur. La pétition citoyenne a dépassé les 100 000 signatures et gagne en visibilité.
Visage de la lutte contre les pesticides et contre la maladie, Fleur Breteau a lancé au printemps 2025 un collectif pour «politiser le cancer, attaquer ses causes». En première ligne de la mobilisation contre la loi Duplomb, elle revient pour Vert sur ce moment sans précédent.
Mardi, le syndicat agricole a annoncé déposer une cinquantaine de plaintes contre X pour dénoncer les gardes à vue jugées abusives après leur action dans une annexe du ministère de l’agriculture, le 14 janvier.
Le débat sur la pétition contre la loi Duplomb se tient ce mercredi à l'Assemblée nationale, après une opposition citoyenne massive. Documentation des effets des pesticides, mise en avant des victimes, interpellations… Vert vous raconte de l'intérieur les secrets de ce mouvement historique, qui ressurgit ces derniers jours.
Dans un hémicycle clairsemé, les député·es de tous bords ont débattu ce mercredi pendant trois heures des conséquences de ce texte agricole adopté il y a sept mois. Les discussions se sont concentrées sur la question de la réautorisation de plusieurs pesticides interdits en France, pourtant censurée de la loi. Vert y était.
C’était à prévoir. Si en interdisant l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes (dont l’acétamipride), la censure partielle de la loi dite Duplomb à l’été 2025 constituait bel et bien une petite victoire politique, celle-ci n’en laissait pas moins la porte ouverte à une “V2”. Texte qui, rappelons-le, promettait de “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” au mépris de la santé des Français et de la biodiversité.
En réponse à la nouvelle proposition de loi du sénateur Les Républicains pour réautoriser des pesticides nocifs pour la biodiversité et la santé, une pétition a été déposée sur le site de l’Assemblée nationale. Elle atteint déjà plus de 52 000 signatures.
Alors que le gouvernement prépare une loi d’urgence, plus de 650 experts dénoncent, dans une tribune au « Monde », une politique qui privilégie le court terme au détriment de la remise en cause d’un modèle agricole dont les limites sont établies de longue date par la recherche.
Au micro d’ICI Pays d’Auvergne ce lundi 9 février, le sénateur réitère les mêmes arguments qu’il avait déployés pour justifier sa première loi sur la réintroduction de deux néonicotinoïdes controversés.
Châtellerault, Lille, Pontarlier, Brest, Angoulême… Une trentaine de manifestations sont prévues dans tout l'Hexagone ces 7 et 8 février pour dénoncer les reculs écologiques et agricoles en cours. Un nouveau souffle pour l'opposition aux lois Duplomb, alors que de nouvelles journées de mobilisation se dessinent ces prochaines semaines.
La Coordination rurale se revendique apolitique, sur le papier seulement. Dans les faits, plusieurs cadres du syndicat agricole sont proches de l’extrême droite et d’autres nourrissent leur radicalité sur les réseaux sociaux. Focus sur quatre d’entre eux.
Le sénateur Laurent Duplomb a déposé un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride, insecticide interdit et décrié, dans sa loi Duplomb. Face à ce passage en force, de nombreux rassemblements sont prévus en France.
Dans une tribune exclusive à Vert, plus de 80 organisations écologistes, paysannes, syndicales et plusieurs scientifiques appellent à manifester dans tout le pays les 7 et 8 février «pour protéger notre santé, l’environnement et les paysans». Un grand rassemblement est prévu le 11 février près de l'Assemblée nationale, jour du débat sur la pétition contre la loi Duplomb.
Le collectif Cancer Colère, qui vise à politiser cette maladie, s’est implanté dans les campagnes, là où l’exposition aux pesticides est la plus forte. Pour Caroline et Fabienne, militer est devenu essentiel.
Ce nouveau texte vise, selon le sénateur républicain, à « atténuer une surtransposition relative à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques afin d’éviter la disparition de certaines filières agricoles ».
L'ONG Générations Futures alerte sur une concentration trop élevée d'un fongicide, le fluopyram, dans l'eau d'une quarantaine de villes du nord de la France. Cette molécule est autorisée en France et en Europe, mais l'Autriche a déposé une demande pour qu'elle soit classée "suspect cancérigène". Elle appartient à une classe de fongicides qui bloque la respiration cellulaire des champignons et pourrait, pour cette même raison, avoir des effets toxiques sur la santé humaine.
Le fluopyram, un fongicide appartenant à la famille des PFAS contamine l’eau de plus de 45 communes. La direction générale de la santé a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire.
A l’initiative d’agriculteurs bio de Loir-et-Cher, des prélèvements ont été effectués dans des potagers et des vergers privés. Des résidus de prosulfocarbe, deuxième herbicide le plus vendu en France, sont détectés à des seuils supérieurs aux limites autorisées.
Du prosulfocarbe, un herbicide utilisé dans les grandes cultures céréalières, a été retrouvé dans les fruits et légumes cultivés chez des particuliers, révèlent des analyses menées dans le Loir-et-Cher.
Fleur Breteau est fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère, qui se décrit comme “un collectif ouvert de (ex et futurs) malades pour politiser le cancer et attaquer ses causes structurelles : pesticides et inégalités sociales”. Le 12 janvier, Fleur et son collectif ont participé à des actions au côté de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la terre, en soutien au mouvement de colère agricole et contre le traité UE-Mercosur. A priori, cette alliance peut sembler étrange : pourquoi un mouvement qui dénonce le rôle de plus en plus avéré des pesticides dans l’épidémie de cancer qui frappe le pays soutient un mouvement de colère agricole dont une partie importante des participants réclament “moins de normes” sanitaires et écologiques ?....


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