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juillet 2026

Pour les scientifiques du World Weather Attribution, qui analysent le rôle du changement climatique dans les phénomènes météorologiques extrêmes, la vague de chaleur actuelle est directement liée au réchauffement causé par les émissions humaines de gaz à effet de serre. Une nouvelle alerte, qui confirme que ces épisodes extrêmes sont amenés à se multiplier et à s’intensifier avec le dérèglement climatique.
Les émissions totales de Google ont augmenté de 82 % depuis 2019 alors que le groupe s’était engagé à les réduire de moitié d’ici à 2030. Celles d’Amazon ont grimpé de 58 % au cours de la même période, malgré une neutralité carbone promise pour 2040.

juin 2026

Vendredi 26 juin, Jean-Marc Jancovici, ingénieur président de "The Shift Project", était l'invité du 20h de France 2.
Dans le premier grand procès climatique d’une entreprise en France, le tribunal judiciaire de Paris donne six mois au géant pétro-gazier pour actualiser sa «cartographie des risques».
Le tribunal judiciaire de Paris a condamné ce jeudi 25 juin TotalEnergies à revoir son plan de vigilance, une "excellente nouvelle" pour Hugues Falys, l’agriculteur de Bois-de-Lessines, en province de Hainaut, qui poursuit le géant énergétique en justice pour sa responsabilité alléguée dans plusieurs épisodes climatiques ayant impacté son exploitation.
Dans un jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les risques liés à la combustion des énergies fossiles qu'elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.
Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2025, le Premier ministre libéral, Mark Carney, a aboli plusieurs mesures environnementales, notamment la taxe sur le carbone pour les particuliers et le plafond des émissions du secteur pétrolier.
Après environ un an de mise en service, la plus grande batterie au sable au monde, selon la société à l’origine du projet, en Finlande, a permis de réduire de 70 % les émissions de gaz à effet de serre du réseau de chauffage local. Stockant l’énergie thermique, la batterie aurait assuré une fiabilité de 100 % pour la redistribution de la chaleur urbaine et démontré une efficacité supérieure à 85 % pour le stockage énergétique, des résultats qui surpasseraient les attentes de l’entreprise.
Sans attendre la finale du Mondial de football, le 19 juillet à New York, on connaît le champion du monde toutes catégories du greenwashing climaticide. La FIFA (Fédération internationale de football) pulvérise le record des émissions de CO2 en réunissant 48 équipes dans trois pays. Ce Mondial 2026 est une incroyable aberration qui ne suscite aucune protestation à la mesure du problème.
Le règlement de l’Union européenne visant à lutter contre les émissions de ce puissant gaz à effet de serre, principal composant du gaz naturel, est vigoureusement contesté par les Etats-Unis comme par l’industrie fossile.
Scientists know how to alter our atmosphere to try and fix climate change, but doing so could bring other potential unintended impacts
Vagues de chaleur marines en hausse, fonte du budget carbone... Ces indicateurs qui explosent témoignent du rythme sans précédent atteint par le réchauffement planétaire, estiment 73 chercheurs dans un rapport publié le 11 juin.
L’actualisation par plusieurs dizaines de scientifiques du monde entier d’indicateurs clés sur le changement climatique en 2025 contient des résultats inquiétants. Un budget carbone épuisé sous trois ans, des températures toujours plus proches du point de non-retour… Voici ce qu’il faut retenir de ce travail, publié ce jeudi dans la revue scientifique Earth system science data.
Aujourd'hui, nous publions la réactualisation annuelle (depuis le 6ème rapport du GIEC publié en 2021, AR6) des indicateurs clés de l'état du climat planétaire jusqu'en 2025, le travail de 73 scientifiques de 56 institutions et 17 pays : […] https://essd.copernicus.org/articles/18/3889/2026/essd-18-3889-2026-discussion.html […] Les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent à augmenter (3/4 dues aux énergies fossiles); l'augmentation des émissions de CO2 se ralentit. Leurs concentrations continent à augmenter dans l'atmosphère, et piègent davantage de chaleur. A cela s'ajoute la réduction de l'effet "parasol" lié à la baisse des émissions de soufre (effet refroidissant des particules de pollution).
Même si l’humanité cessait d’émettre du CO₂ demain, la planète resterait piégée dans un état de réchauffement pendant des centaines, voire des milliers d’années. Une nouvelle étude publiée dans Earth’s Future dessine trois futurs possibles — et révèle qu’il suffit des seules émissions du secteur alimentaire pour maintenir le réchauffement indéfiniment. Le moment d’agir est maintenant, pas demain.
Un angle mort s’est-il glissé dans les politiques climatiques ? Publiée le 11 juin dans la revue Science, une étude suggère qu’environ 15 % du réchauffement climatique, soit 0,3 °C, proviendrait de polluants non pris en compte dans la plupart des cadres politiques existants. Appelés « gaz à effet de serre indirects », ils comprennent notamment le monoxyde de carbone, les composés organiques volatils autres que le méthane, les oxydes d’azote ou encore l’hydrogène moléculaire.
Pendant des décennies, on a vendu l’Amazonie comme le poumon de la planète, le grand régulateur, l’assurance-vie verte de l’humanité face au dérèglement climatique. Cette certitude a volé en éclats en 2021 avec la publication d’une étude de Luciana Gatti et ses collègues dans la revue Nature : une grande partie de la forêt amazonienne émet aujourd’hui plus de CO2 qu’elle n’en absorbe, un basculement qui transforme ce qui était le plus grand allié naturel de l’humanité en un contributeur net au réchauffement climatique. Ce n’est pas une projection. C’est un constat mesuré dans l’air, à 4 500 mètres d’altitude, au-dessus de la canopée.
Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font sentir sur les marchés pétroliers depuis un moment déjà. La question de la durée de cette crise et de ses impacts à long terme se posant avec toujours plus d’acuité. Et, les dernières informations ne sont pas rassurantes :
Les scénarios socio-économiques et les niveaux de réchauffement planétaire qui en résultent structurent la compréhension des chaines de causalité entre les émissions de gaz à effet de serre, le contrôle de la pollution atmosphérique, les changements d’usage des terres, la réponse du système Terre, les facteurs climatiques générateurs d’impacts, l’exposition, la vulnérabilité, les réponses d’adaptation, et les risques liés au climat.
Le Royaume-Uni s'est engagé à réduire de 87% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2040, a annoncé mardi le ministère britannique de l'Energie, une étape intermédiaire supplémentaire vers son objectif de neutralité carbone en 2050.