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focusclimat vagues chaleurs températures canicules

juillet 2026

L'été commence à peine que la France traverse déjà sa troisième vague de fortes chaleurs en moins de deux mois. La canicule s'accompagne de son chapelet de mauvaises nouvelles : annulations d'événements culturels et sportifs, de Solidays à Paris à l'IronMan de Nice, mais aussi une pression encore plus forte que par le passé sur l'agriculture et l'élevage, deux activités très météo-dépendantes.
Provoquée par un anticyclone au large du Portugal et des îles britanniques, la chaleur s’est installée lundi dans une large partie du territoire, avec des valeurs allant jusqu’à 38 °C, voire 40 °C, dans le Sud-Ouest et le Languedoc. Le troisième épisode caniculaire de l’année s’annonce intense et durable, probablement autour d’une douzaine de jours.
Quelques jours seulement après une vague de chaleur historique, Météo-France place de nouveau mardi 67 départements en vigilance orange "canicule". Seuls les Hauts-de-France, les côtes de la Manche et la façade est du pays vont rester sous le seuil des 35 °C.
Les mesures nécessaires ont été prises en Région bruxelloise pour renforcer la vigilance ces prochains jours face à un nouvel épisode de fortes chaleurs, ont assuré mercredi les ministres de l'Action sociale et de la Santé, Ahmed Laaouej et Dirk De Smedt.
"Un épisode caniculaire sévère et durable" se profile pour la France, annonce Météo-France. Les températures en hausse concernent désormais 67 départements en vigilance orange. Dans ce contexte, les autorités ont mis en garde contre les risques "très sévères" d'incendies.
Alors que Marine Le Pen se lance dans la course à la présidentielle malgré sa condamnation, son parti semble faire volte-face sur le climat. À la faveur des canicules qui s’enchaînent, le RN tente d’effacer des années de discours climatodénialistes et relativistes. Du changement dans les mots… mais pas dans les actes.
Une semaine de canicule, tel que nous l’avons vécue, inquiète. Mais projetons-nous en 2036, dans dix ans. Deux mois de canicule extrême feraient basculer le pays dans une réalité tout autre. Ce ne serait plus un simple épisode météo, ni même une anomalie saisonnière. Ce serait une crise générale, lente et implacable : sanitaire, urbaine, énergétique, forestière, agricole et sociale. La chaleur deviendrait une contrainte permanente, une pression continue exercée sur les corps, les bâtiments, les transports, les hôpitaux, les forêts et l’ensemble des infrastructures.
Le chercheur en sciences de l’environnement appelle à mettre en place de toute urgence des mesures d’«atténuation» du réchauffement climatique au lieu de parler de capacités d’«adaptation». […] Conclusion : sans un changement radical de nos modes de production et de consommation, l’horizon qu’il décrit est tout simplement apocalyptique.
Une hausse de 30 % de la mortalité en une semaine : c’est le bilan provisoire de la canicule survenue fin juin. Entre l’augmentation des risques d’AVC et l’aggravation des maladies chroniques, il pourrait encore s’alourdir dans les prochaines semaines.
L’est des Etats-Unis est frappé depuis plusieurs jours par des températures accablantes. Quelque 160 millions d’Américains étaient concernés par des alertes à la chaleur durant le week-end du 4 juillet.