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hydrogen
Depuis juin 2026, une petite ville de pêcheurs du Pays basque espagnol est alimentée en partie par un moteur fonctionnant à 100 % à l’hydrogène vert. C’est la première démonstration à grande échelle de cette technologie sur un réseau électrique réel — et elle révèle autant les promesses que les obstacles de l’hydrogène comme carburant d’avenir.
Quarante pour cent des lignes ferroviaires françaises ne sont pas électrifiées. Sur ces tronçons, les TER roulent au diesel depuis des décennies, consommant jusqu’à 200 litres de gasoil pour 100 kilomètres. La rupture est en marche : un train français conçu pour ne rejeter que de l’eau est actuellement en phase d’essais sur le réseau national, avant ses premières circulations commerciales. Son nom, le Régiolis H2, n’évoque peut-être pas grand-chose pour le grand public. Mais ce qu’il promet est limpide.
Une nappe d’hydrogène repérée en Lorraine pourrait s’étendre très largement dans le sous-sol belge. Le gouvernement du royaume veut mettre les moyens pour prospecter, puis, éventuellement, exploiter cette richesse naturelle.
Le gouvernement fédéral doit valider ce vendredi une enveloppe de 3,5 millions d’euros pour cartographier puis explorer le potentiel d’hydrogène naturel sous le sol belge. Jean-Luc Crucke parle d’une "opportunité" à prendre au sérieux, tout en appelant à la prudence face à un gisement présenté comme potentiellement transfrontalier et "monumental".
34 millions de tonnes d’hydrogène naturel découvertes dans le sous-sol européen. C’est colossal et selon les chercheurs à l’origine de la trouvaille, c’est "une première mondiale". Ils affirment qu’il pourrait même s’agir de "la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde" et s’étendrait sur les territoires français, belge, luxembourgeois et allemand. Quel est l’intérêt de cet hydrogène ? Est-ce une alternative viable aux énergies actuellement exploitées ? À quoi sert-il ? Que peut-on espérer d’une telle découverte ? Quels sont les défis qui attendent la Belgique? Tentative de réponse.
C'est "une première mondiale" : un forage à plus de 3 600 m de profondeur, "à ce jour le plus profond au monde", a permis de confirmer la "présence importante" d'hydrogène naturel dans le sous-sol de Moselle, a-t-on appris mardi auprès de la Française de l'énergie (FDE), l'entreprise qui mène ces recherches.
Petit Poucet de l'énergie, l'hydrogène "vert" poursuit sa maturation en France mais requiert davantage de visibilité des pouvoirs publics pour monter en puissance et livrer ses promesses de souveraineté énergétique et de décarbonation pour l'industrie. Des « nouvelles un peu difficiles » mais pas que... "2025 a été vécue par tout le monde comme une année assez éprouvante", décrypte Nicolas Brahy, le président de France Hydrogène, à l'occasion du salon Hyvolution qui rassemble à Paris les acteurs du secteur. Il y a eu "quelques nouvelles un peu difficiles" avec des sociétés qui ont dû renoncer à leur projet, comme McPhy, fabricant français d'électrolyseurs, finalement reprise par la belge John Cockerill Hydrogen. Mais, d'autres plus positives sont attendues en 2026, souligne-t-il.
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d'hydrogène naturel, possible source d'énergie décarbonée? Les recherches s'intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région. A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l'est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d'Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants. La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l'objectif est de creuser encore, jusqu'à 4.000 mètres courant février, à la recherche d'hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.
Comprendre pourquoi l’hydrogène est en difficulté en France, en 2 minutes
L'avion à hydrogène qu'Airbus espère toujours concevoir dans les années 2040 est "plutôt pour le XXIIe siècle", a estimé mercredi le directeur général du motoriste Safran Olivier Andriès, pour qui la décarbonation ne peut pas non plus passer par la réduction du trafic aérien.
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