Les Ressources minérales (*)
« Une nouvelle ruée minière d’une ampleur inédite a commencé. Au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux qu’on en a extrait au cours de toute l’histoire de l’humanité. Ruée sur le cuivre en Andalousie, extraction de cobalt au Maroc, guerre des ressources en Ukraine, cette enquête sur des sites miniers du monde entier révèle l’impasse et l’hypocrisie de cette « transition » extractiviste. »
Source : présentation de « La ruée minière au XXIe siècle » – Enquête sur les métaux à l’ère de la transition – Celia Izoard
Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.
filtre:
Fonds marin
2026
Entre un et deux millions de kilomètres de câbles sous-marins hors service jonchent les océans. Alors que leurs effets sur la faune et la flore sont bien documentés, ils sont rarement retirés. On vous explique.
Imaginez un dernier bastion. Un abri, tapi dans la pénombre bleutée des océans, à l’écart des tempêtes de chaleur qui ravagent la surface. Pendant des années, les scientifiques ont porté un espoir tenace envers ces récifs cachés, situés bien plus bas que les coraux tropicaux que nous connaissons. On les surnommait parfois les arches de Noé des mers, ces refuges où la vie corallienne pourrait se réfugier le temps que la crise climatique passe. Mais cet espoir vient de se fissurer. Les instruments plongés dans ces profondeurs racontent désormais une tout autre histoire, et elle n’a rien de rassurant.
Les entreprises minières s'exposent à de nombreux contentieux juridiques si elles mènent des projets "illégaux" d'exploitation des fonds marins en vertu de l'action de Donald Trump, avertit la cheffe de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM) auprès de l'AFP.
En analysant plusieurs décennies de données de températures océaniques, des climatologues ont découvert que près de 10 % de l’élévation mondiale du niveau de la mer depuis 2016 pourrait être attribuée au réchauffement des grands fonds marins. Si le bilan moyen du niveau de la mer était relativement stable avant cette date, un déséquilibre est apparu par la suite et pourrait s’expliquer par la chaleur ajoutée par les eaux situées à plus de 2 000 mètres de profondeur.
C’est un mal invisible à l’œil nu : dans la rade de Brest, des algues vertes tapissent le fond de l’eau, et étouffent la vie sous-marine. Les coupables ? Les engrais azotés de l’agriculture industrielle.
Il y a peu, le Japon a confirmé le succès d’une mission en haute mer, près de l’une de ses îles les plus éloignées. Les prospecteurs ont prélevé des sédiments contenant des terres rares, des métaux stratégiques indispensables aux technologies modernes. Dans un contexte géopolitique instable, cette découverte pourrait raviver les tensions avec la Chine, dont le Japon dépend fortement pour ses approvisionnement en terres rares.
L’échantillon prélevé à 6 000 mètres de profondeur offre à Tokyo la perspective de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine pour ces minerais stratégiques, dans un contexte de tensions croissantes avec Pékin.
L’exploitation de ces minerais stratégiques pourrait permettre à Tokyo de réduire sa dépendance vis-à-vis de Pékin. Mais elle est très destructrice pour la faune et la flore marine.
Un enjeu d'une importance cruciale agite actuellement la haute mer : la potentielle exploitation minière des métaux critiques présents dans les abysses. À cet égard, la Belgique joue un double jeu.
2025
Chaque respiration que vous prenez doit davantage aux océans qu’aux arbres. Et au cœur de ce miracle invisible se trouvent des créatures que vous ne verrez jamais à l’œil nu, mais qui façonnent le climat de notre planète depuis des millions d’années. Plus petits qu’un grain de poussière, ils capturent chaque année 1,5 milliard de tonnes de CO₂ et construisent les archives climatiques de la Terre, grain de craie par grain de craie. Pourtant, le changement climatique pourrait les faire disparaître avant même que le grand public ne connaisse leur existence.
Le nombre des animaux vivant dans les fonds marins a chuté de 37% dans une zone d'exploration minière en eaux profondes, selon une étude parue vendredi portant sur l'impact de cette activité sur la biodiversité.
Le gouvernement travailliste a accepté de ne pas lancer d’appel d’offres pour ouvrir une partie des eaux norvégiennes à ces activités minières sous-marines, inédites en Europe, jusqu’en 2029, afin de faire adopter leur projet de budget 2026.
Il y a des décisions qui redéfinissent le paysage environnemental mondial. Lorsque la Norvège choisit de ne délivrer aucun permis d’exploitation minière de ses fonds marins, c’est toute la communauté internationale qui retient son souffle. Ce choix est salué par les défenseurs de la biodiversité, qui voient dans cet engagement un signal fort pour la préservation des océans. Le gouvernement norvégien a résisté à de puissantes pressions économiques, rappelant que la protection des écosystèmes doit primer sur la course effrénée aux ressources.
Une étude, publiée jeudi dans la revue scientifique « Nature Communications », montre les risques encourus par le zooplancton si l’exploitation minière à grande échelle devait avoir lieu.
Face aux multiples renoncements des Etats, une mobilisation de l’opinion publique est nécessaire, estime Olivier Poivre d’Arvor, écrivain, ambassadeur de France pour l’océan et les pôles.
![]()


