« La production effrénée de plastiques engendre une pollution aux impacts croissants, qui entraînera des coûts considérables à mesure que les crises qu’elle suscite se multiplieront. En ce qui concerne la crise climatique, l’industrie plastique est responsable de 5,3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (chiffres de 2019). Si rien ne change, ces émissions pourraient doubler, voire tripler d’ici 2050. »
Source : The Conversation
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2026
Récemment, l’intelligence artificielle Midjourney a étonnamment investi le secteur de la santé avec la création d’une nouvelle division. Surtout, cette IA est désormais au cœur d’un nouveau procédé de scanner du corps entier : un scanner corporel à ultrasons. Selon les responsables, il s’agit de la première révolution technique dans l’imagerie médicale depuis au moins un demi-siècle.
Récemment, un magazine a publié une infographie listant de nombreux pays en fonction de leur production d’énergie et de leur consommation. Certains produisent beaucoup plus qu’ils ne consomment, tandis que d’autres dépendent beaucoup des importations. Quels sont les pays produisant beaucoup plus que leurs besoins ? Quels sont ceux largement dépendants des importations ?
Un récent rapport des Nations Unies a effectuer des prévisions concernant la consommation en électricité et en eau des centres de données. Si la tendance actuelle se poursuit, il sera question d’une augmentation problématique de la consommation de ces ressources. Que dit réellement ce rapport ? Pourquoi est-ce inquiétant ?
Le virus de la grippe aviaire H5N1 a officiellement atteint tous les continents avec sa détection en Australie-Occidentale le 20 juin. Pendant ce temps, une nouvelle étude révèle pourquoi les premières infections bovines aux États-Unis ont été si difficiles à détecter : le virus ciblait les mamelles, pas les poumons — une anomalie qui a laissé les vétérinaires perplexes pendant des semaines.
L’antimatière produit 10 milliards de fois plus d’énergie par unité de masse que la combustion chimique. C’est la technologie théorique la plus prometteuse pour voyager au-delà de notre système solaire. Elon Musk et l’administrateur de la NASA viennent d’afficher publiquement leur soutien à cette piste — encore largement hors de portée technologique, mais prise désormais très au sérieux.
Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) continuent d’augmenter, bien que cette hausse soit très inégale en fonction des pays. Récemment, une infographie a listé les vingt pays présentant les plus fortes émissions, dont le classement se calque sur l’évolution de ces mêmes émissions sur la dernière décennie. Quelle tendance se dégage de ce document ?
Les 10 % de la population mondiale qui consomment le plus causent entre 1 700 et 5 700 milliards de dollars de dommages environnementaux chaque année — plus que les fonds internationaux disponibles pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité réunis. Une étude publiée dans Communications Sustainability chiffre pour la première fois cette responsabilité, et les États-Unis se détachent nettement.
Et si la prochaine crise alimentaire mondiale n’était pas due à un manque de terres cultivables, mais à un manque de bras pour les cultiver ? Une étude du KAIST publiée dans Nature Sustainability intègre pour la première fois la démographie rurale dans les modèles de sécurité alimentaire — et les résultats sont plus préoccupants que prévu.
A l’occasion de la coupe du monde de football actuellement en cours, la société chinoise Booster Robotics a mis à l’honneur son robot Booster T1. Plutôt petit et léger, ce dernier a tout de même réussi à fissurer un mur en tirant un pénalty. Que faut-il savoir à propos de cette machine ?
Plus le climat se réchauffe, moins les super El Niño font leur effet habituel. Une étude publiée dans Geophysical Research Letters révèle un paradoxe : ces phénomènes extrêmes deviendront plus fréquents, mais leurs impacts caractéristiques sur l’Amérique du Nord s’atténueront d’un tiers. Dans un monde à +3,5°C, un super El Niño ressemblera à un épisode banal.
Quarante degrés à la mi-juin. Pas en juillet, pas lors du traditionnel pic de l’été, mais cette semaine, à quelques jours du solstice. Ce mercredi 17 juin, l’indicateur thermique national, la température moyenne calculée sur l’ensemble du pays, a atteint 23,8 °C, signant le début officiel d’une vague de chaleur. Il s’agit de la 52e vague de chaleur recensée en France depuis 1947. Et derrière la montée du mercure, un mécanisme précis que les météorologues appellent « dôme de chaleur » : non pas une simple chaleur estivale, mais un piège atmosphérique.
9,1 milliards d’euros de construction. Un milliard par an de fonctionnement. Et au bout du compte : 53 mois de marche effective sur onze ans d’existence. Superphénix, le réacteur surgénérateur de Creys-Malville, reste l’un des gâchis industriels les plus coûteux de l’histoire française, une machine pensée pour révolutionner l’énergie mondiale, qui aura surtout alimenté les archives de la Cour des comptes.
En août 2003, la France comptait ses morts. Environ 15 000 décès ont été attribués à la canicule. L’Inserm, en 2007, évoquait même plus de 19 000 décès. Un bilan qui reste, vingt ans après, l’une des catastrophes sanitaires les plus lourdes de l’histoire récente du pays. Et pourtant, au même moment, les États-Unis traversaient des étés aussi torrides, sans connaître de hecatombe comparable. La différence ? La diffusion de la climatisation résidentielle, qui explique l’essentiel de la baisse de la relation température-mortalité. Ce n’est pas une opinion. C’est la conclusion d’une étude publiée dans le Journal of Political Economy.
En quatre jours, une seule tempête tropicale a tué 7 % de l’ensemble des orangs-outans de Tapanuli — les grands singes les plus rares au monde. Novembre 2025, nord de Sumatra : le cyclone Senyar a précipité 556 millimètres de pluie, déclenché plus de 50 000 glissements de terrain et détruit l’habitat d’une espèce qui ne comptait déjà que 767 individus.
Dernièrement, un institut allemand a publié une étude mettant en lumière l’apparition d’un étonnant mécanisme de défense biochimique de la forêt amazonienne. Or, ce mécanisme résulterait de la sécheresse historique qu’a provoqué le super cycle El Niño sur la période 2023-2024. Que faut-il comprendre de ces travaux ?
Vous servez-vous un grand verre d’eau fraîche en cette douce période estivale, pensant vous hydrater sainement sans l’ombre d’un doute ? Avec la chaleur qui s’installe ces jours-ci, le réflexe du mitigeur est grandement plébiscité. Pourtant, entre les récents scandales liés aux polluants éternels, aux résidus de pesticides et aux gaz toxiques divers, notre eau courante n’a pourtant jamais semblé aussi mystérieuse et potentiellement menaçante. Face à cette inquiétude grandissante, parfaitement justifiée, qui touche la quasi-totalité du territoire, il est légitime de se demander ce qui coule réellement de notre propre robinetterie. L’heure n’est pas au fatalisme, bien au contraire. L’objectif est aujourd’hui de s’informer sereinement, sans culpabiliser, pour mieux reprendre la main sur sa consommation quotidienne d’eau potable et protéger les siens tout au long de l’été.
La Chine possède 7 milliards de tonnes de stériles de charbon — ces résidus toxiques qui contaminent les nappes phréatiques et s’enflamment spontanément. Une usine du Shanxi vient de démontrer qu’on peut les transformer en sable, gravier et briques de construction. Une solution qui résout simultanément deux crises environnementales majeures.
Quarante pour cent des lignes ferroviaires françaises ne sont pas électrifiées. Sur ces tronçons, les TER roulent au diesel depuis des décennies, consommant jusqu’à 200 litres de gasoil pour 100 kilomètres. La rupture est en marche : un train français conçu pour ne rejeter que de l’eau est actuellement en phase d’essais sur le réseau national, avant ses premières circulations commerciales. Son nom, le Régiolis H2, n’évoque peut-être pas grand-chose pour le grand public. Mais ce qu’il promet est limpide.
Le 26 novembre 1966, le général de Gaulle inaugure entre Saint-Malo et Dinard une installation que personne, à l’époque, n’avait encore réussi à construire : une usine capable de transformer les marées en électricité à l’échelle industrielle. Soixante ans plus tard, elle tourne toujours. Presque sans bruit, presque sans médias.
Le lac Baïkal contient à lui seul 20 % de toute l’eau douce liquide de la surface terrestre. Plus d’eau que les cinq Grands Lacs américains réunis. Assez pour alimenter l’humanité entière pendant 40 ans si toutes les autres sources venaient à disparaître. Ce réservoir exceptionnel, vieux de 25 millions d’années, est aussi l’un des écosystèmes les plus uniques et les plus fragiles de la planète — et il est aujourd’hui sous pression.
À Saint-Paul-lès-Durance, dans les Bouches-du-Rhône, à 70 kilomètres au nord-est de Marseille, se joue peut-être l’une des aventures scientifiques les plus démesurées que l’humanité ait jamais entreprises. Le chantier est implanté sur un site de 180 hectares, juste à côté du centre de recherche de Cadarache du Commissariat à l’énergie atomique. Là, des ingénieurs venus de 35 nations assemblent pièce par pièce une machine dont l’objectif dépasse l’entendement : reproduire sur Terre le mécanisme qui fait briller le Soleil depuis 4,6 milliards d’années. Ce projet s’appelle ITER, et il est officiellement le plus coûteux de toute l’histoire scientifique de l’humanité.
D’ici 2030, l’intelligence artificielle pourrait consommer autant d’eau que l’ensemble de la population mondiale en boit chaque année. Un rapport des Nations Unies brise un mythe tenace : non, les gains d’efficacité des modèles d’IA ne réduiront pas leur impact environnemental. Au contraire. Un principe économique vieux de deux siècles explique pourquoi la situation risque de s’aggraver bien plus vite que prévu.
Sur 854 villes européennes passées au crible par une équipe internationale de chercheurs, Paris arrive en tête du classement le plus sinistre qui soit : celui des métropoles où l’on risque le plus de mourir de chaleur. Publiée dans The Lancet Planetary Health en 2023 par Pierre Masselot et ses collègues, cette étude couvrant deux décennies de données (2000-2019) ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Amsterdam et Zagreb suivent dans ce palmarès funèbre, mais Paris les devance nettement.
Le bac jaune. Ce conteneur couleur soleil que des millions de Français remplissent consciencieusement depuis vingt ans, convaincu de faire le bon geste. Rincer le pot de yaourt, aplatir la bouteille, trier la barquette : le rituel est ancré. La réalité industrielle qui suit, beaucoup moins. En 2023, le taux de recyclage effectif des emballages plastiques en France atteignait seulement 24,5 %, loin derrière le verre (86 %) ou l’acier (86 %). les trois quarts de ce qu’on dépose dans le bac jaune ne redevient jamais du plastique. Pas parce qu’on trie mal (enfin, pas seulement), mais parce que le système en aval ne peut tout simplement pas suivre.
Le GIEC vient d’écarter officiellement son scénario climatique le plus catastrophique, le jugeant désormais improbable. Une décision que les climatosceptiques s’empressent de récupérer comme preuve d’une science défaillante. C’est exactement l’inverse. Derrière ce retrait se cache une réalité plus nuancée — et une urgence climatique qui, elle, ne disparaît pas.
El Niño est officiellement de retour — et il pourrait devenir le plus puissant jamais enregistré depuis 1950. Selon la NOAA, 63 % de probabilité existe qu’il atteigne une intensité historique entre novembre et janvier. Plus inquiétant encore : sa formation a été l’une des transitions climatiques les plus rapides jamais observées, et le changement climatique pourrait en être responsable.
450 experts en géopolitique viennent de livrer leur vision du monde en 2036 — et le tableau n’est pas franchement réjouissant. Guerre entre grandes puissances, prolifération nucléaire, IA prenant des décisions mortelles sans supervision humaine : voici ce qu’en pensent ceux qui sont censés voir plus loin que nous.
Seize millions de tonnes d’hydrocarbures. C’est ce que la France garde en réserve, en permanence, sur l’ensemble de son territoire. De quoi alimenter le pays pendant plus de trois mois sans importer un seul baril. Derrière ce filet de sécurité énergétique, une seule structure opérationnelle : la SAGESS, Société Anonyme de Gestion des Stocks de Sécurité, fondée en 1988 et pourtant presque totalement inconnue du grand public.
35 degrés à Paris un mois d’août, 40 degrés à Athènes en juillet. Le thermomètre dit que la capitale grecque est plus chaude. Le corps, lui, ne dit pas la même chose. Des millions de Français rentrent de vacances méditerranéennes avec cette intuition chevillée au corps : la chaleur du sud de la France étouffe, celle de la Grèce, ou de l’Espagne intérieure, brûle, certes, mais elle laisse respirer. Ce n’est pas une impression. C’est de la physique.
Dans un récent rapport, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a livré ses prévisions pour les cinq prochaines années en matière de climat. L’agence estime à 86% la probabilité qu’une année entre 2026 et 2030 batte le record de l’année la plus chaude jamais observée, à savoir 2024.
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