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États-Unis Iran Israël guerre
La flambée du prix du kérosène déstabilise le transport aérien mondial. Aux États-Unis, la faillite de Spirit Airlines marque un tournant, tandis que les compagnies européennes et asiatiques réduisent leurs vols pour limiter les pertes.
Les Émirats arabes unis ont condamné lundi une attaque iranienne de drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale Adnoc dans le détroit d'Ormuz, dénonçant "un acte de piraterie". Deux drones ont touché le MV Barakah au large des côtes d'Oman sans faire de blessé dans l'équipage, selon un communiqué de la société, qui précise que le navire n'était pas chargé.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir été visés lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, dans les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois, qui fragilisent la trêve dans la guerre au Moyen-Orient. Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier de Fujaïrah, près du détroit d'Ormuz sous blocus, voie maritime stratégique au coeur des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Trois personnes ont été blessées dans cette attaque, selon les autorités locales.
En annonçant qu’ils quittaient l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, Opep, les Émirats arabes unis ont-ils porté le coup de grâce à cette structure née en septembre 1960 ? Ou n’ont-ils fait qu’entériner un changement de cadre géopolitique, rendant ce cartel moins efficient que par le passé ? Cette décision intervient dans un contexte où le marché pétrolier est ébranlé par les attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, et où la circulation par le détroit d’Ormuz reste incertaine…
Guerre en Iran : Donald Trump déclare les « hostilités terminées » et contourne le Congrès américain
(02/05) - Le Monde,Afp,Selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de « déclarer » la guerre. Mais une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les Etats-Unis.
Le guide suprême iranien a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à son pays, en pleine remontée des tensions qui ont fait brièvement bondir les cours du pétrole à 126 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022. Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, Washington impose un blocus des ports iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Le nombre de navires commerciaux de toutes catégories présents dans le Golfe s'élevait à 913 le 29 avril, deux mois après le début de la guerre en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, selon l'entreprise spécialisée dans le suivi maritime AXSMarine. Malgré le blocage, des bateaux sont parvenus à sortir: leur nombre dans le Golfe qui s'élevait à 1.114 le matin du 28 février, jour des premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran, a baissé de 18%, selon le recensement.
Ce vendredi 1er mai marque la date limite à partir de laquelle le président américain doit, en théorie, demander l’aval du Congrès pour poursuivre la guerre. L’administration Trump laisse pourtant entendre qu’elle pourrait s’en affranchir.
Téhéran a activé jeudi soir ses systèmes de défense antiaérienne contre des drones et des petits avions, à l'approche des 60 jours du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, date limite après laquelle Donald Trump doit théoriquement demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre la guerre. Mais son gouvernement a laissé entendre qu'il ignorera cette obligation qui incombe au président américain en principe vendredi, et que les démocrates se retrouvent impuissants à faire respecter. Les Etats-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l'Iran le 28 février, et instauré un cessez-le-feu depuis le 8 avril, en dépit duquel le bras de fer entre entre Téhéran et Washington se poursuit, propulsant les cours des hydrocarbures à des sommets inédits depuis quatre ans.
Pendant plus de cinq heures, le ministre américain de la Défense, a tenté mercredi de justifier le choix de l’administration Trump d’attaquer l’Iran ainsi que sa stratégie militaire. Sans jamais convaincre les élus de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants.
Le guide suprême iranien a affirmé jeudi que les Etats-Unis avaient subi une "défaite honteuse" face à son pays, en pleine remontée des tensions qui ont fait brièvement bondir les cours du pétrole à 126 dollars le baril, un niveau inédit depuis 2022. Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des navires iraniens en représailles au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
L'inflation au Sri Lanka a plus que doublé pour atteindre 5,4% en avril, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient, selon des chiffres officiels publiés jeudi. La flambée des prix des carburants et des tarifs de l'électricité a entraîné une augmentation des coûts de transport et des prix des denrées alimentaires, précise le Département du recensement et des statistiques.
Le pétrole a bondi à plus de 125 dollars le baril jeudi après que les Etats-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d'autant la pression sur l'économie mondiale deux mois après le début du conflit dans le Golfe. Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l'invasion russe de l'Ukraine, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s'est encore envolé de 7% jeudi, atteignant vers 4H45 GMT 125,60 dollars. C'est le double de son cours avant l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale.
Les Etats-Unis ont évoqué mercredi la perspective d'un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d'autant la pression sur l'économie mondiale, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, qui ont flambé à leur plus haut niveau depuis quatre ans.
La décision des Emirats de quitter le cartel pétrolier atteste de leurs divergences croissantes avec l’Arabie depuis la guerre contre l’Iran.
Ce mercredi, TotalEnergies a annoncé des bénéfices nets au premier trimestre en forte hausse, boostés par la guerre au Moyen-Orient. Une situation dénoncée par l’ONG Greenpeace.
L'inquiétude monte quant au risque d'une pénurie de carburants routiers ou aériens au coeur de l'été alors que persistent les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures liées à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis. Vendredi, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a préparé les esprits à cette éventualité en affirmant que le monde risquait de connaître une "ère de pénurie énergétique comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques", si le blocage du détroit d'Ormuz durait "encore deux ou trois mois". Quand parle-t-on de pénuries?
Les prix des matières premières (pétrole, engrais, produits agricoles, métaux) sont partis pour augmenter de 16% en moyenne cette année, estime mardi la Banque mondiale qui pointe la responsabilité de la guerre au Moyen-Orient et d'autres facteurs. "La guerre percute l'économie mondiale par vagues successives", souligne le chef économiste de la Banque mondiale, Indermit Gill, à l'occasion de la publication du rapport de l'institution sur le marché des matières premières.
Les cours du pétrole ont encore monté mardi pour retrouver leurs niveaux d'avant le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran, la crise au Moyen-Orient ne montrant aucun signe de déblocage, en particulier pour le détroit d'Ormuz. Le prix du baril de Brent, pour livraison en juin, a pris 2,80% à 111,26 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a tutoyé le seuil symbolique des 100 dollars en clôture, à 99,93 dollars (+3,69%). Ces prix n'avaient plus été observés depuis l'annonce d'une trêve entre Washington et Téhéran début avril. "Bien que les hostilités aient cessé depuis lors, le détroit d'Ormuz n'a pas encore été rouvert à la navigation", souligne Carsten Fritsch, de Commerzbank. "Au contraire, la situation s'est aggravée en raison du blocus naval américain contre l'Iran, en place depuis deux semaines", ajoute l'analyste.
BLOC INTRODUCTIF - Face à la situation qui s’enlise autour du détroit d’Ormuz et les blocages qui s’ensuivent concernant les chaines d’approvisionnement mondiales, nous - membres du collectif « Pénuries & rationnements » et soutiens de ce dernier - appelons à des choix collectifs responsables et courageux visant à limiter nos consommations d’hydrocarbures et à les orienter durablement vers les secteurs « prioritaires ».



