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Générations futures, Notre Affaire à tous et ClientEarth ont annoncé ce vendredi avoir mis en demeure l’industriel. Elles lui demandent de revoir son plan de vigilance, sous peine de poursuites judiciaires.
La cellule investigation de Radio France et le réseau ICI ont fait tester 91 œufs prélevés partout en France. Résultats : 52 contiennent des polluants éternels, 23 dépassent la norme de qualité. Deux échantillons ont des taux extrêmement élevés et une dizaine ont des dépassements importants.
Entre janvier et juillet 2026, les locales du réseau Ici ont fait analyser en laboratoire 91 échantillons, provenant de tout le territoire. Résultats dévoilés ce mardi : 52 d’entre eux sont contaminés.
A l’initiative des eurodéputés écologistes, les échantillons sanguins de 110 volontaires issus de neuf pays ont été analysés pour y mesurer la concentration en « polluants éternels ». Les taux de TFA sont particulièrement préoccupants.
En novembre 2023, le scandale éclatait : tous les Wallons sont contaminés par les PFAS. Trois ans plus tard : toujours aucune visibilité sur quelles industries émettent des PFAS dans l'environnement, ni en quelles quantités. Face à cette contamination ininterrompue, les décisions courageuses pour endiguer la pollution à la source sont urgentes.
Culminant à 4 884 mètres au-dessus des forêts de Papouasie, le Puncak Jaya abrite les derniers vestiges de glace tropicale en Océanie. Mais ces restes de glaciers pourraient disparaître définitivement, d’ici à 2027, sous l’effet notamment du puissant épisode El Niño en cours.
Faire cuire un œuf au plat sans qu’il n’accroche à la poêle : un geste tellement banal qu’on ne s’interroge jamais sur la prouesse chimique qui se cache derrière. Cette glisse parfaite, obtenue grâce à un revêtement mis au point au milieu du XXe siècle, a pourtant un revers insoupçonné. Car la molécule responsable de cette prouesse ne se contente pas de rester sagement collée au fond de nos casseroles. Elle s’est diffusée partout, dans l’air, dans l’eau, dans les sols, et finalement dans le sang de presque tous les êtres humains de la planète. Une contamination silencieuse, invisible, et pourtant d’une ampleur presque inimaginable.
Chaque semaine, la même routine s’installe : rincer les bouteilles, écraser les emballages, remplir le bac jaune avec la satisfaction du devoir accompli. Ce geste, des millions de Français le répètent scrupuleusement, persuadés de participer activement à la protection de la planète. Pourtant, la réalité du recyclage en France est bien loin de cette image rassurante que l’on se fait du tri sélectif. Entre les promesses affichées sur les emballages et le parcours réel des déchets plastiques, il existe un fossé que peu de consommateurs soupçonnent. Où finissent réellement ces bouteilles une fois collectées ? Traversent-elles vraiment nos frontières ? Et surtout, que révèlent les chiffres officiels sur l’efficacité de notre système de tri ? La rentrée est souvent l’occasion de reprendre de bonnes habitudes écologiques, mais encore faut-il comprendre ce qui se cache derrière ce geste devenu automatique.
Exclusive: Federal government court filings claim internal company documents included warnings about products being toxic
Originaire de Pécrot, Véronique Gouverneur enseigne à l'Université d'Oxford. Son objectif, qui lui a valu de nombreuses récompenses : rendre la chimie plus respectueuse de l'environnement. Après de nombreuses avancées, elle s'attaque actuellement aux Pfas. Troisième épisode de notre série "Ces scientifiques belges célébrés à l'étranger".
Le rapport d’une mission d’inspection interministérielle publié jeudi identifie quatre scénarios de dépollution de l’eau potable, représentant des surcoûts allant de 1,3 milliard à 5,7 milliards d’euros par an.
Un tunnel censé rester scellé par le gel pendant des siècles s’est retrouvé inondé au bout de neuf ans à peine. En octobre 2016, l’année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète, le permafrost qui entoure la chambre forte de Svalbard a commencé à fondre, laissant l’eau s’infiltrer dans le tunnel d’accès censé protéger près d’un million de paquets de graines destinés à offrir une mesure de sécurité alimentaire pour le monde. La Norvège a fini par débloquer 100 millions de couronnes, soit environ 10 millions d’euros, pour reconstruire l’ouvrage.
Les polluants éternels que nous répandons nous-mêmes sur nos champs Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut remonter à un geste qui partait pourtant d’une bonne intention. Chaque année, des millions de tonnes de biosolides — ces boues issues du traitement des eaux usées municipales — sont épandues sur les sols comme engrais, souvent présentées comme une alternative naturelle aux produits pétrochimiques. Le hic, c’est qu’une grande partie de ces boues est contaminée par les PFAS. En croyant nourrir la terre, on l’a donc en réalité intoxiquée pendant des années.
Depuis plus d'un an, la consommation de l'eau du robinet est interdite dans une vingtaine de communes de la Meuse et des Ardennes en raison d'une pollution record aux Pfas. Alors que des alertes similaires aux polluants éternels se multiplient en France, les solutions pérennes peinent à émerger. En cause, les défis logistiques et les coûts astronomiques de la dépollution.
La dose journalière admissible dans l’eau et l’alimentation concernant le plus petit des Pfas est revue à la baisse par l’autorité de sécurité alimentaire européenne. Une reconnaissance des risques que présente cette substance omniprésente dans l’environnement.
Sur la base de nouveaux travaux scientifiques, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fortement abaissé ce mercredi 22 juillet la dose limite d’exposition de l’acide trifluoroacétique. De quoi ouvrir la voie à des contrôles plus stricts sur le continent.
Au Japon, des chercheurs ont mis au point une technique potentiellement révolutionnaire concernant les polluants éternels de type PFAS. L’innovation en question ne permet pas de les détruire directement mais de les traquer afin d’identifier leur origine exacte dans l’environnement. A quel niveau cette méthode pourrait changer la donne ?
Les PFAS (substances per — et polyfluoroalkylées) ont d’abord été célébrés comme une innovation industrielle, permettant notamment de lutter plus efficacement contre les incendies. Aujourd’hui, ils sont pourtant au cœur d’une crise sanitaire et environnementale mondiale. Les pompiers sont pris au piège d’un cycle infernal, entre le besoin de PFAS pour protéger les populations (et eux-mêmes !), l’exposition à ces composés dangereux, et la contribution au réchauffement climatique des gaz fluorés libérés lors des feux… qui aggrave en retour les risques d’incendie.
Des études confirment l’omniprésence d’un PFAS cancérogène en Haute-Savoie, terre historique du fabricant de poêles antiadhésives Tefal. Les niveaux de ce polluant éternel dépassent parfois les seuils sanitaires.
Début 2026, la France a interdit certains produits à l’origine de pollution aux perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, ou PFAS. Cette évolution de la législation anticipe la réglementation européenne qui pourrait changer fin 2026, à la suite d’un projet de restriction déposé par plusieurs États européens et soutenu par la France. Deux comités consultatifs de l’Agence européenne des produits chimiques ont déjà livré des avis favorables au projet. Mais la transcription finale dans le droit européen devrait se jouer courant 2027.
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