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Dans cet épisode, on quitte les idées et les promesses pour aller voir la matière. On entre dans ces data centers géants qu'on appelle désormais des usines, on suit les flux d'énergie, d'eau et de minerais qui les font tourner, et on regarde ce qu'ils rejettent. On découvre que la grande question n'est peut-être pas de savoir jusqu'où ira l'intelligence des machines, mais si la planète, elle, peut seulement suivre.
L'Iran, en pleine saison humide, fait face à une sécheresse record. À tel point qu'en novembre, le président iranien Masoud Pezeshkian a suggéré l'évacuation des 15 millions d'habitants de la capitale, Téhéran, si la situation ne s'améliorait pas en décembre. Un mois plus tard, les réserves en eau du pays et notamment de la capitale sont au plus bas.
L’humanité vit-elle à crédit sur une planète dont le coffre-fort est déjà vide ? Si la question semble familière, une étude couvrant deux siècles de données démographiques vient d’apporter une réponse d’une brutalité scientifique inédite. Selon les chercheurs de l’université Flinders, nous avons déjà franchi le point de non-retour de la durabilité, masquant notre chute par une dépendance toxique aux énergies fossiles. Pour que chaque être humain vive dignement sans détruire son propre foyer, la population mondiale devrait être divisée par trois. Un constat vertigineux qui place notre civilisation face à un mur biologique que nous ne pourrons plus contourner très longtemps.
À l'attention de Monsieur Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, Madame Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, Monsieur Adrien Dolimont, Ministre-Président du Gouvernement wallon. Objet : Demande de mesures urgentes pour la protection des ressources en eau et la transition vers une agriculture durable en Wallonie.
Les dirigeants tunisien, algérien et libyen se sont accordés mercredi sur une "exploitation équitable" des réserves d'eaux souterraines du Sahara septentrional, à cheval sur les trois pays. Avec plus de 40 000 milliards de mètres cubes d'eau, c'est l'une des plus grandes nappes d'eau souterraine au monde.
La Belgique et l’Europe sont au balcon de l’Histoire dans cette guerre en Iran. Nous sommes à la recherche de notre place dans le nouvel équilibre du monde. Et les principaux leaders peinent à fixer un cap, tiraillés qu’ils sont quant à l’analyse même de ce qui est en train d’arriver : guerre des ressources ou guerre des civilisations ?
Au Moyen-Orient, les puits, stations de pompage et canalisations sont la cible de bombardements massifs. Les populations civiles sont en première ligne de cette guerre de l’eau, intensifiée par le changement climatique.
Alors que le monde s’inquiète de l’assèchement des nappes phréatiques et des caprices du climat, une nouvelle étude publiée dans Water Resources Research vient bousculer les modèles établis. Et si la solution partielle à la crise de l’eau ne venait pas de la technologie, mais de la démographie ? Les chercheurs suggèrent que le vieillissement de la population mondiale pourrait réduire drastiquement la soif de l’humanité d’ici 2050.
La population de Tauramena, en Colombie, a rejeté en 2013 par référendum un projet d’exploitation pétrolière menaçant les ressources en eau de la municipalité. Mais, plus d’une décennie plus tard, la lutte continue.
Les précipitations neigeuses, qui sont la principale source d’alimentation de plusieurs grands bassins-versants asiatiques, sont très en deçà des normales cet hiver. La tendance est appelée à durer, selon les spécialistes.
Parler de « crise de l’eau » ne suffit plus : la planète est désormais entrée dans « l’ère de la faillite mondiale de l’eau », alerte un rapport de l’ONU. Une perte irréversible, due aux activités humaines.
Like living beyond your financial means, using more water than nature can replenish can have catastrophic results.
Prendre une douche, boire au robinet, arroser un champ. Dans une large partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus : l’eau. Un nouveau rapport de l’ONU décrit ce basculement et affirme que la planète est entrée dans une « ère de faillite hydrique mondiale ».
“Water crisis” has become the default label for almost any episode of water stress, from short-lived droughts to decades-long overuse of rivers and aquifers. Yet in many regions of the world, water problems no longer resemble a crisis in the conventional sense. They represent a post-crisis failure state in which human–water systems have exceeded their hydrological carrying capacities, and societies have spent beyond their sustainable hydrological budgets for so long that critical water assets are depleted, some ecosystem damages are irreversible on human time scales, and a return to “normal” is infeasible even with prohibitive economic, social, and environmental costs.
Iran : « Les ressources naturelles sont accaparées par des groupes paraétatiques et paramilitaires »
(15/01) - Eva Samaddar,Coupures d’eau, d’électricité… Pour Dorna Javan, docteure en sciences politiques, en Iran, « les crises environnementales alimentent les protestations », très durement réprimées par la République islamique.
Les études qui servent de base à l’attribution des volumes prélevables en été sont contestées par les agriculteurs. La loi Duplomb, qui exige des diagnostics socio-économiques en cas de baisse des quotas, les conforte.
L’incroyable essor de l’intelligence artificielle, technologie particulièrement vorace en énergie, en eau et en terres rares, interroge à l’heure où les géants du secteur sont lancés dans une course au gigantisme.
Il s’agit de la première mobilisation d’une telle ampleur contre ce canal, qui doit relier la Seine aux grands ports du nord du continent d’ici à une dizaine d’années. Les opposants critiquent cette autoroute fluviale pour son coût, son impact sur la biodiversité et les ressources en eau.
Selon les juges, les niveaux des prélèvements, accordés par l’Etat en 2021 pour une durée de cinq ans, ont « un caractère excessif » qui ne « permet pas de garantir une gestion équilibrée et durable » de l’eau dans « des territoires marqués par une insuffisance structurelle de la ressource ».
Alors que la France a enregistré un record d’arrêtés sécheresse cet été, l’hydroclimatologue Florence Habets analyse, dans un entretien au « Monde », la fragilité des ressources en eau du pays et appelle à la sobriété dans les usages.
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