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Yemen
2026
Cette attaque est la plus meurtrière depuis plusieurs semaines, dans un contexte d’intensification des combats entre les houthistes et le gouvernement yéménite.
Après une accalmie relative durant l’été, les attaques iraniennes contre les navires se sont intensifiées et étendues dans le golfe Arabo-Persique. Cette escalade semble répondre aux calculs politiques de Téhéran face à Washington, à l’approche des élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre.
Les Houthis du Yémen, appuyés par l'Iran, ont mené jeudi une attaque meurtrière contre le siège du gouvernement internationalement reconnu à Aden. Ils y ont frappé notamment un QG de la coalition dirigée par Riyad, qui a accusé Téhéran d'encourager l'intensification de leurs opérations militaires.
Les rebelles houthis ont tiré cinq missiles jeudi sur le palais présidentiel d’Aden, siège du gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite. L’attaque a fait au moins quatre morts et une dizaine de blessés. Le Premier ministre et les membres du gouvernement sont indemnes.
Face à l’escalade, la France déconseille les déplacements et les escales dans plusieurs aéroports du royaume. Les Etats-Unis appellent leurs ressortissants à reconsidérer tout voyage en Arabie saoudite, invoquant les risques d’attaques de drones et de missiles.
Les frappes du groupe armé rebelle yéménite sur l’aéroport de Riyad, en pleine saison de congrès sur le pétrole et les investissements, déstabilisent le royaume et lui infligent un lourd coût économique et psychologique.
L’ampleur des attaques ayant visé la capitale saoudienne Riyad est inédite depuis le début en 2014 de la guerre au Yémen opposant les houthistes pro-iraniens aux forces gouvernementales.
L’ampleur des attaques visant Riyad ces derniers jours est inédite depuis le début de la guerre au Yémen, en 2014. Les houthistes du Yémen revendiquent des « opérations d’envergure » contre des aéroports et des infrastructures énergétiques saoudiennes.
Quatre Saoudiens et huit étrangers, dont un Américain, figurent parmi les personnes tuées, a précisé l’autorité de l’aviation civile saoudienne. Cette attaque est la plus meurtrière qu’ait connue le royaume depuis plus de dix ans.
Un média affilié à ces combattants pro-iraniens fait état ce samedi d’attaques dans le nord-ouest du Yémen, après des frappes sur Riyad et ses aéroports ces derniers jours.
Les combattants houthistes, opposés au gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite, ont revendiqué, mercredi, des tirs de missiles et de drones visant l’aéroport international de Riyad et celui d’Abha. Des ressortissants égyptien, algérien et soudanais ont péri et 36 autres personnes ont été blessées.
Mis en difficulté par les houthistes du Yémen, qui visent ses pétroliers et ses infrastructures, Riyad a activé lundi, avec ses deux alliés, le « pacte de La Mecque » conclu le 7 août. Tout en restant prudents à l’égard de ce conflit, Ankara et Islamabad ont annoncé le « déploiement rapide » de forces dans le royaume saoudien.
Les rebelles ont également affirmé lundi avoir visé des sites militaires et une raffinerie. Le gouvernement yéménite avait mené la veille une opération pour reprendre les territoires aux mains des combattants, avec le soutien du royaume.
Liés par un pacte de défense mutuelle avec Riyad, les deux pays vont soutenir leur allié, qui est la cible d’attaques régulières de la part des combattants houthistes du Yémen. Ces derniers ont affirmé, lundi soir, avoir visé la capitale saoudienne, une raffinerie du géant Aramco et plusieurs sites du royaume.
La contre-offensive des forces gouvernementales vise à reprendre les pans du territoire national sous contrôle de la milice pro-Iran.
Depuis la reprise des hostilités en juillet, le gouvernement yéménite peine à freiner les avancées des houthistes, qui ont encerclé dimanche Taëz, la troisième ville du pays.
Les hostilités entre les houthistes et l’Arabie saoudite, frontalière du Yémen, ne connaissent pas de répit depuis leur reprise en juillet, alors que les tractations diplomatiques pour un règlement marquent le pas.
Le mouvement politico-militaire, très influent au sein de la population yéménite, contrôle désormais le détroit de Bab Al-Mandab, l’un des points de passages maritimes les plus stratégiques du monde.
La critique de l’annonce, par Emmanuel Macron, de l’envoi de militaires français en Arabie saoudite exigerait davantage que le seul réflexe protestataire fondé sur des considérations idéologiques.
En annonçant mobiliser « soldats, radars et systèmes de défense » pour protéger les infrastructures énergétiques du royaume, attaquées par les houtistes pro-iraniens du Yémen, Emmanuel Macron opère un virage géopolitique, au moment où Riyad cherche à diversifier ses partenariats.
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