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Science

2026

Le 1er octobre, Darya Shipilova, une chercheuse de 28 ans travaillant dans un laboratoire spécialisé dans l’étude des agents pathogènes à Irkoutsk, en Sibérie, est décédée dans des circonstances qui soulèvent des interrogations sur une éventuelle infection par la peste. Alors que les autorités russes sont restées relativement discrètes sur l’incident, l’OMS évoque l’hypothèse d’une peste pulmonaire. Dans l’attente d’informations complémentaires, l’hôpital de Chelekhov où la chercheuse a été prise en charge a été placé en quarantaine.
Dans les Pyrénées-Orientales, à quelques kilomètres seulement des plages d’Argelès-sur-Mer, se cache un territoire où même les chercheurs les plus chevronnés n’ont pas le droit de poser le pied. Dix hectares totalement interdits, préservés de toute intervention humaine, où se joue pourtant l’une des plus grandes réussites scientifiques françaises en matière de biodiversité.
Des pluies intenses : l’Hérault et le Gard viennent de vivre un épisode méditerranéen d’une rare violence. Les cumuls de pluie relevés en quelques heures dépassent largement les normes saisonnières, et la question revient avec insistance : ces épisodes vont-ils devenir plus fréquents, plus intenses, voire s’étendre sur une période plus longue de l’année ? Entre données scientifiques et observations de terrain, voici ce qu’il faut retenir pour comprendre ce phénomène et s’y préparer concrètement.
Pas de bombe atomique, mais une armée de fer. La Pologne a choisi une autre forme de dissuasion face à la Russie : accumuler des chars à un rythme que l’Europe n’avait plus connu depuis la Guerre froide. D’ici 2030, Varsovie alignerait davantage de blindés que l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France réunis.
Imaginez une baignoire géante posée au sommet du monde, dont le bouchon aurait doucement commencé à se dévisser il y a quelques décennies. Aujourd’hui, ce n’est plus un simple filet d’eau qui s’en échappe, mais un véritable torrent : chaque année, la calotte glaciaire du Groenland perd environ 270 milliards de tonnes de glace. La cause est connue depuis longtemps, le réchauffement global qui grignote les glaces polaires, mais l’ampleur du phénomène, elle, continue de surprendre les scientifiques. Pour rendre ce chiffre vertigineux un peu plus concret, la NASA et plusieurs équipes de recherche ont eu l’idée de le traduire en une image que beaucoup de Français connaissent bien, celle d’un lac niché entre la Suisse et la Haute-Savoie.
Google a été sommé par les autorités finlandaises de suspendre temporairement ses travaux de construction de deux centres de données, car il aurait omis de réaliser les évaluations d’impact environnemental du chantier. Réparti sur plusieurs sites dans le nord de la Finlande et faisant partie d’un projet d’investissement de 13 milliards d’euros, le chantier aurait rasé des centaines d’hectares de forêt, soulignant les préoccupations quant au marché « en surchauffe » des centres de données.
La taille moyenne des populations de vertébrés sauvages suivies a baissé de 73 % entre 1970 et 2022, selon le dernier Indice Planète Vivante, publié le 8 octobre 2026 par le WWF. La perte et la dégradation des habitats constituent la menace la plus fréquemment signalée pour les populations suivies, les écosystèmes d’eaux douces subissant les pertes les plus marquées. Ces déclins restent néanmoins réversibles, comme le démontrent les succès de conservation de plusieurs espèces phares en Inde.
Un reportage sur la fonte des glaciers, une nuit sans sommeil, puis cette sensation familière qui revient : la gorge serrée, le cœur qui s’accélère à la simple vue d’un article catastrophiste sur le climat. Beaucoup y voient la preuve d’une conscience écologique aiguisée, presque une médaille à porter fièrement en cette période où les feuilles tombent et où l’automne rappelle, chaque année un peu plus, que les saisons se dérèglent. Pourtant, derrière cette peur qui grandit silencieusement, se cache une explication bien plus intime et surprenante que le simple amour de la nature.
maginez une baignoire immense, remplie d’eau salée, où l’on jetterait chaque année de quoi remplir des centaines de camions-poubelles de plastique, sans jamais vider la baignoire. C’est à peu près ce qui se joue en Méditerranée. Le problème est connu depuis longtemps : cette mer croule sous les déchets plastiques. La cause, elle, est plus surprenante qu’il n’y paraît, car elle ne tient pas seulement à notre consommation débridée d’objets jetables, mais à la géographie même de cette mer, presque hermétiquement close, et à quelques pays qui, à eux seuls, concentrent l’essentiel des rejets. Selon les données compilées par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ce sont environ 229 000 tonnes de plastique qui s’engouffrent chaque année dans les eaux méditerranéennes. Un chiffre vertigineux qui mérite qu’on s’y attarde, tant il révèle des mécanismes à la fois écologiques et humains passionnants à décortiquer.
Quand on pense à El Niño, on imagine des typhons dévastateurs ou des inondations spectaculaires. Pourtant, le vrai danger de ce phénomène climatique hors norme se cache ailleurs : une chaleur silencieuse, insidieuse, qui pourrait causer 451 000 décès supplémentaires dans le monde d’ici six mois. Un chiffre vertigineux qui mérite qu’on s’y attarde.