Sismique

OA - Liste

https://www.sismique.fr/

➔

Les champs auteur(e)s & mots-clés sont cliquables. Pour revenir à la page, utilisez le bouton refresh ci-dessous.

espace50x10

filtre:
focusbiodiversité Forêts

2026

Dans les Pyrénées-Orientales, à quelques kilomètres seulement des plages d’Argelès-sur-Mer, se cache un territoire où même les chercheurs les plus chevronnés n’ont pas le droit de poser le pied. Dix hectares totalement interdits, préservés de toute intervention humaine, où se joue pourtant l’une des plus grandes réussites scientifiques françaises en matière de biodiversité.
Après l’été caniculaire et les incendies catastrophiques de cette année, la question devient aiguë. Comment aider nos forêts à s’adapter ? Une partie de la réponse se trouve au domaine de Haugimont (Gevses), une forêt expérimentale de 300 hectares gérée par l’Université de Namur.
Les incendies des Fagnes et d'ailleurs, ne peuvent plus être traités indépendamment d'autres catastrophes. Penser les catastrophes ensemble, c'est non pas s'adapter mais révolutionner nos modes de vie et en particulier nos modes de pensée. […] Une carte blanche de Prof. Sébastien Brunet (ULiège – Laboratoire des Transitions), Aline Thiry, doctorante (ULiège – PlaniCom & PlaniCrise), Prof. Sybille Mertens (HEC-Liège) et de Prof. Marc Dufrêne (ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech)
Ils sont millionnaires, écolos et achètent des forêts…pour surtout ne rien en faire. C'est une démarche qui gagne en popularité chez les entrepreneurs à succès : sanctuariser des domaines entiers pour protéger la biodiversité. C'est le cas du domaine du Costil, 170 hectares de forêt normande laissés en libre évolution, devenu un refuge pour des centaines d’espèces animales et végétales. C'est aussi un lieu de partage à travers les évènements de sensibilisation à la protection du vivant.
Si, dans la plupart des régions, les effets des récentes vagues de chaleur ne sont pas encore apparents, ces aléas climatiques extrêmes contribuent au dépérissement des massifs.
Alors que les discours officiels célèbrent la transition écologique et la protection de la biodiversité, les forêts françaises sont saignées à blanc. Derrière les promesses de gestion durable se cache une réalité bien moins reluisante : industrialisation des massifs forestiers, mécanisation croissante, plantations monospécifiques et exploitation toujours plus intensive du vivant.
Des millions de dollars investis, des décennies de travail, des équipes entières mobilisées. Et juste à côté, une parcelle où personne n’a posé le pied depuis quarante ans qui s’avère, au fil des inventaires, bien plus riche en espèces que celle qu’on a restaurée à grand renfort d’interventions humaines. Ce n’est pas une anecdote isolée : une méta-analyse portant sur 133 études a démontré que la régénération naturelle surpasse la restauration active pour atteindre le succès écologique dans les forêts tropicales, pour les trois grands groupes taxonomiques étudiés : plantes, oiseaux et invertébrés. Un résultat qui bouscule quarante ans de politique forestière mondiale.
Dans les années 1970, un botaniste japonais a mis au point une méthode pour créer une forêt dense en 20 à 30 ans là où il n’y avait qu’une parcelle nue — dix fois plus vite que le reboisement classique, selon ses partisans. La méthode Miyawaki s’est répandue dans le monde entier. Mais la science derrière les promesses est moins solide qu’il n’y paraît.
Les forêts de mangroves absorberaient 960 000 tonnes par an de pollution azotée déversée dans les eaux côtières, ce qui coûterait près de 8,7 milliards de dollars par an si ce service écosystémique était financé par l’homme, selon une récente étude. Mis à part la séquestration de carbone, les mangroves sont notamment des absorbeurs particulièrement efficaces d’azote, un polluant souvent sous-estimé qui peut avoir des impacts considérables sur les écosystèmes aquatiques.