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2026

Vers où nous entraîne la Silicon Valley ? Un futur où les percées technologiques, de l’intelligence artificielle à la fusion nucléaire, créeront une abondance et une richesse phénoménales pour tous, est-il bien réaliste ? En attendant, ces développements nous font engloutir chaque année une quantité croissante de ressources et aggravent l’état environnemental de la planète. L’ingénieur Philippe Bihouix et le dessinateur Vincent Perriot, les auteurs de Ressources, un défi pour l’humanité, explorent la matérialité du monde et ouvrent des perspectives pour mieux décrypter les enjeux environnementaux, industriels et géopolitiques de notre temps.
La position exceptionnelle du détroit de Malacca, entre la péninsule Malaise et l’île indonésienne de Sumatra, en fait l’un des corridors maritimes les plus stratégiques du monde, vital pour le commerce asiatique, le pétrole du Golfe et l’économie mondiale. Les autorités locales entendent valoriser la situation.
Les terres rares sont des éléments métalliques devenus essentiels pour des pans entiers de l’économie, en particulier l’industrie automobile, les énergies renouvelables, le numérique ou la défense. La Chine a développé un quasi-monopole sur leur raffinage.
Cuivre, lithium… ces métaux indispensables à la transition énergétique et aux nouvelles technologies voient leur demande s’accélérer, tandis que l’offre peine à suivre. Une tendance porteuse pour les investisseurs, mais non sans risques.
Gilles Boeuf, biologiste, Jean-Marc Jancovici, expert énergie-climat, et Arthur Keller, expert en systémique, alertent tous les trois sur le système économique actuel : il détruit les ressources naturelles pour en faire des biens, des services, mais surtout de l'argent. Il est essentiel de changer de système.
Le projet de futur collisionneur circulaire mérite un temps de réflexion, observe, dans une tribune au « Monde », l’ingénieur Philippe Bihouix. En plus des incertitudes sur le budget, il déplore ses conséquences pour l’environnement, en particulier pour l’extraction de minerais.
Huit milliards trois cent millions d’êtres humains peuplent aujourd’hui la planète, un chiffre qui donne le vertige mais qui, jusqu’ici, ne semblait pas franchement alarmant. Après tout, la Terre a toujours fini par nourrir, tant bien que mal, les nouvelles bouches qui apparaissaient. Sauf qu’un chercheur australien vient de bousculer cette certitude confortable en avançant un chiffre radicalement différent : notre planète ne pourrait, de façon réellement durable, subvenir aux besoins que de deux milliards et demi de personnes. Soit environ trois fois moins que sa population actuelle. Un écart aussi vertigineux mérite qu’on s’y attarde. […] Ce qui rend cette histoire de capacité de charge d’autant plus étonnante, c’est son origine, très éloignée des questions environnementales modernes. Le concept trouve en effet ses racines dans l’industrie maritime de la fin du dix-neuvième siècle, à une époque où il fallait calculer précisément la quantité de cargaison qu’un navire à charbon pouvait transporter sans risque
À Matra (Haute-Corse), l’ancienne exploitation d’arsenic a laissé bien plus que des ruines : sa pollution affecte les cours d’eau et les organismes aquatiques. Au village, où l’eau courante est polluée, sécuriser l’approvisionnement est un chantier à plusieurs millions d’euros. On vous explique.
Jean-Marc Jancovici, président du think tank The Shift Project et cofondateur de Carbone 4, analyse la raréfaction des ressources, notre dépendance au gaz et au pétrole et les tensions géopolitiques qui en découlent. Entre guerre des ressources, choix énergétiques de l’Europe et souveraineté impossible, il explique pourquoi la France reste profondément dépendante de l’étranger.
Alors que la neutralité carbone constitue l’un des principaux objectifs climatiques mondiaux, de nouvelles simulations suggèrent que la baisse des niveaux de CO₂ atmosphérique pourrait faire passer l’océan Austral du statut de puits de carbone à celui de source de CO₂. Cette évolution, qui intervient dans les simulations malgré la baisse du CO₂ atmosphérique,pourrait prolonger le réchauffement climatique pendant des siècles malgré les efforts de captage de CO₂.