2026 – L’attaque des États-Unis sur le Venezuela explose de nombreuses règles du droit international. Mais pour les observateurs de l’anthropocène, cela ne semble pas non plus complètement inattendus. La descente énergétique, la diminution du retour sur investissement de la plupart des puits de pétrole sur la terre et singulièrement aux États-Unis, laisse les États devant un choix cornéliens, accepter le déclin de leur État ou tordre les règles de l’endettement, du droit international, de la guerre, pour poursuivre encore un peu plus loin un semblant de croissance ou à tout le moins, l’enrichissement de leur élite.
Dans cet article – Venezuela’s collapse is a window into how the Oil Age will unravel – 01 01 2019, Nafeez M Ahmed montre comment le Venezuela, en 2019 déjà, en était arrivé à un tel état de déclin. La raréfaction annoncée du pétrole, même de schiste, aux États-Unis n’a fait que précipiter l’action d’un cupide président dont le seul but semble être de maintenir la richesse des plus riches américains et de mettre la main sur ces réserves de pétrole « sous-exploitées ».
Venezuela
Théo Quintard
Depuis son retour à la Maison Blanche, il y a un an jour pour jour, Donald Trump mène une politique agressive de dérégulation environnementale. Cela se traduit par une exposition accrue aux pollutions et une protection de la santé à géométrie variable.
Sous couvert de lutte contre le narcoterrorisme, l’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis révèle une autre ambition : reprendre la main sur leurs vastes réserves pétrolières. Le Venezuela reste un acteur clé des rivalités énergétiques mondiales.
Dans le sud du Texas, le développement du centre spatial SpaceX d’Elon Musk fait des ravages. La faune locale souffre durement de ce voisinage industriel et les tribus autochtones se sont vues chassées de leurs terres.
Théo Quintard

