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Agriculture
Depuis le 23 septembre, le ministère de l’agriculture autorise cet herbicide par une dérogation de 120 jours pour les cultures d’orge d’hiver. Tous les produits à base de triallate ont pourtant été retirés du marché en 2023. L’association Générations futures va porter plainte.
Dans la capitale bretonne, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airbreizh a détecté plusieurs pesticides lors de ces derniers prélèvements. L’un d’entre eux est particulièrement problématique : le lindane. Cet insecticide est pourtant interdit depuis 1998 dans l’agriculture et depuis 2005 en usage biocide.
Après cet été brûlant, 64% des responsables d’exploitation de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres envisagent de changer de métier, selon un sondage de la chambre d’agriculture locale. Paysan en bio dans le sud du Poitou, Samuel Le Mercier a franchi le pas. La cause : des récoltes ruinées, un épuisement physique et moral et l’absence de réponse politique.
Le prix des produits frais (fruits, légumes, poissons…) a augmenté de 5,8% sur un an en août, selon les estimations de l’Insee ce jeudi. La conséquence directe des lourdes pertes agricoles consécutives à la sécheresse et aux canicules de cet été.
Depuis fin mai, le manque d’eau et les canicules à répétition ont profondément bouleversé l’ensemble de l’agriculture française, avec des impacts différents selon les filières et les régions. Vert a compilé les chiffres remontés par les filières et les services de l’État pour dresser le panorama de cet été désastreux.
Après le vote du Sénat mardi, le très controversé projet de loi d’urgence agricole a été adopté pour de bon. Réintroduction possible de pesticides interdits, facilitation de projets de mégabassines ou d’élevages intensifs… Voici ce qu’il contient.
Grâce à la droite, à l'extrême droite et au bloc central, l'Assemblée nationale a adopté lundi la très décriée loi d'urgence agricole, ouvrant la voie à la réintroduction possible de pesticides interdits, la facilitation des projets de mégabassines ou d’élevages intensifs. La gauche et les associations environnementales dénoncent un texte de «régression».
Député·es et sénateur·ices réuni·es en commission mixte paritaire ont trouvé un accord sur le décrié projet de loi d’urgence agricole, ce jeudi. Mais son adoption définitive en début de semaine prochaine n’est pas garantie. On vous explique.
En 2023, le village girondin de Gauriac a fait l’acquisition d’une parcelle de vigne d’1,7 hectare juste à côté de son école. Une manière de réduire l’exposition des enfants aux pesticides tout en montrant qu’une diversification agricole est possible pour cette filière en crise.
Plus de neuf mois après une décision historique reconnaissant la responsabilité de l’État dans les dommages causés à la biodiversité par les pesticides, les associations estiment que le gouvernement n’a pas engagé les mesures exigées par la justice. Elles annoncent déposer un nouveau recours pour obtenir l’exécution du jugement.
Le mouvement climat tique. Alors que le climat se détraque et que l’inaction perdure, les capacités d’action de la société civile se dégradent, au détriment des plus précaires, dénoncent les organisations de la transition écologique et sociale réunies ce samedi à Paris. Dans cette tribune à Vert, elles appellent à un sursaut collectif.
Ce mercredi, les eurodéputé·es ont approuvé un texte majeur qui autorise les nouvelles techniques génomiques (NTG) pour les plantes dans l’Union européenne. Une «privatisation du vivant», selon la gauche, dont les amendements ont été rejetés.
Ce mercredi, les eurodéputé·es se prononcent sur l'autorisation des «nouvelles techniques génomiques» dans l'Union européenne. Amendements déposés, groupes politiques divisés et société civile mobilisée : le scrutin est plus que jamais incertain.
Les eurodéputé·es se prononceront le 17 juin sur l'autorisation des «nouvelles techniques génomiques» dans l'Union européenne. Ces technologies doivent permettre de modifier l'ADN des plantes pour les rendre plus résistantes, mais posent de sérieuses questions pour la protection des consommateur·ices et des activités paysannes.
Malgré les alertes d’ONG, de médecins et d’une partie de la communauté scientifique, les ministres européen·nes de l’agriculture doivent se prononcer ce vendredi sur une réforme qui prolongerait de plusieurs années l’autorisation de nombreux pesticides. Un texte dénoncé par plusieurs ONG comme un détricotage supplémentaire des règles européennes de protection de la santé et de l’environnement.
Ce jeudi, le sénateur (Les Républicains) de la Haute-Loire a déposé, avec deux de ses collègues, un amendement très attendu au sein du projet de loi d'urgence agricole. Le but : réintroduire plusieurs pesticides interdits en France dans certaines cultures (betterave, noisette…). Mais le gouvernement n'y est pas favorable.
Jean-Louis Ledeux multiplie les casquettes – et les risques de conflits d’intérêts potentiels. Vert révèle que les activités de sa société sont examinées dans le cadre d’une enquête sur de possibles drainages irréguliers de zones humides. Des pratiques suspectées d’être menées à grande échelle dans un territoire éprouvé par la sécheresse et les tensions sur le partage de l’eau.
Une étude menée pendant dix ans sur neuf sites expérimentaux en France montre qu'une agriculture sans pesticides peut approcher les rendements des cultures conventionnelles. Variétés plus résistantes, travail du sol, bandes fleuries… Au milieu des plaines picardes, des scientifiques de l'Inrae testent de nouvelles recettes.
En 2019, les autorités sanitaires donnent l’alerte sur les dangers du cadmium, métal lourd toxique dont les Français·es sont massivement imprégné·es, et exhortent l'État à agir sans tarder. Nous voilà en 2026 : leurs recommandations n’ont toujours pas été appliquées par les gouvernements successifs. Pour comprendre les ressorts de cette inaction, Vert a mené l’enquête, des ministères concernés aux lobbies de l’industrie. Révélations sur ces sept années perdues pour notre santé.
Jeudi, l'Assemblée a approuvé l'essentiel des mesures de la loi d'urgence agricole qui facilitent l'irrigation et le stockage de l’eau. L'extrême droite, la droite et une partie du bloc présidentiel ont également effacé plusieurs garde-fous introduits en commission du développement durable, sur la démocratie locale de l'eau ou encore la sobriété.


