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2026
Les technofascistes ont fait de l’intelligence artificielle le bras armé de leur projet de société. Pourtant, rien ne leur appartient vraiment : ni les outils, ni les savoirs qui les nourrissent. Cet essai est un manuel de combat qui appelle à s’emparer de l’IA pour transformer cette arme d’oppression en outil d’émancipation. Contre le mythe de la « super- intelligence », des contre-cultures interrogent la possibilité d’un autre imaginaire technologique. Des artistes, activistes et hackers détournent déjà l’intelligence artificielle pour inventer de nouveaux usages, subversifs et libérateurs. Les mini-IA , l’open source, les serveurs locaux, l’espace latent et les failles du système sont à la fois le nouveau front et les nouvelles munitions pour sortir de l’impuissance technologique. Car l’IA est plus qu’une arme dans la bataille culturelle, elle est le terrain de cette bataille. Entre le technosolutionnisme béat et le rejet en bloc, une alternative se dessine. Détourner, dévoiler, saboter, désaligner, décolo
Une enquête essentielle pour la santé de nos enfants qui dénonce l’attitude des politiques, entre inertie, omerta et déni. Entre 2015 et 2021, dans un coin de campagne près de Nantes, 25 enfants développent un cancer. 7 meurent. Les autorités concluent à l'absence de cause identifiable. Les familles, elles, refusent de croire au hasard.
Trois volumes réunis dans un coffret. Coédition Page 2 (Lausanne) et Syllepse (Paris). À propos de la récente réunion de la COP30, on peut lire l'article d'Alain Bihr: «La COP30 entre palabres officielles et mobilisation populaire», À l'encontre.
Dans une bande dessinée aussi délicate que percutante, l'illustratrice Lauriane Miara embarque ses lecteur·ices au Groenland, à la rencontre d'un territoire où le changement climatique n'est plus une menace future mais une réalité quotidienne.
Cette enquête minutieuse dresse un constat alarmant de l'état des ressources en eau dans le monde et ses conséquences sur nos sociétés. Sécheresse, pollution, détournement à des fins industrielles... Le constat est le même partout dans le monde : l'eau est en danger et se raréfie.1,5 milliards d'individus en sont dépossédés. Un bilan dramatique qui ne doit plus être ignoré. Cette vaste enquête appelle aussi à la résilience climatique, à l'espoir et à la prise de conscience des nouvelles générations.
Cent entreprises sont responsables de 70 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Parmi elles, Aramco, Gazprom et China Energy sont les multinationales qui régurgitent le plus de CO2 au monde. Inconnues du grand public, elles sont les championnes internationales du pétrole, du gaz et du charbon. Si ce trio était un pays, il serait la troisième nation la plus émettrice, juste derrière la Chine et les États-Unis. Cette enquête inédite révèle comment ces trois géants industriels déploient tout un arsenal de stratégies redoutables – corruption, néocolonialisme, lobbying, greenwashing, soft power, etc. – pour perpétuer notre addiction au carbone.
De Amerikaanse schrijfster Rebecca Solnit geeft met haar nieuwste boek actievoerders hoop. Ondanks tegenwerking en de wereldwijde rampspoed rond klimaat, autoritair leiderschap en ondermijning van minderheden is volgens haar onderhuids een succesvolle beweging gaande richting blijvende verbeteringen.
Faire l’histoire de l’intelligence artificielle ne consiste pas à raconter les progrès d’une discipline née en 1956 à Dartmouth. C’est restituer la généalogie longue d’une idée — celle d’une intelligence détachable de l’humain — qui s’est élaborée simultanément dans la philosophie, les mathématiques, les arts, les techniques et les fictions. Du géant Talos aux automates de Vaucanson, de Leibniz aux neurones formels, des hivers de l’IA aux modèles génératifs : une même histoire culturelle, dont ChatGPT n’est qu’un épisode récent. Cet ouvrage collectif, dirigé par Alexandre Gefen, réunit historiens des sciences, philosophes, informaticiens et théoriciens des arts. Richement illustré, ponctué de chronologies et d’essais transversaux, il déploie un panorama d’une ampleur et d’une originalité inédites. Contre la panique morale et la fascination béate, contre les récits de la rupture radicale comme les prophéties de la fin de l’homme, il s’agit de replacer l’IA dans une continuité historique tout en prenant au séri
A propos de : Samuel Scheffler, Pourquoi se soucier des générations futures ?, Éliott Éditions
Depuis septembre 2025, sept des neuf limites planétaires définies par le Stockholm Resilience Centre pour garantir la stabilité du système Terre sont franchies. Ces dépassements marquent une rupture historique mettant en péril les conditions d'habitabilité de la planète qui ont permis le développement des sociétés humaines depuis l'Holocène. Dans cette situation d'urgence, comment apprendre, enseigner, expliquer, débattre ? Ce manuel, rédigé par des spécialistes reconnus dans leur domaine sur les plans national et international, propose une approche pluridisciplinaire et critique pour répondre à ces enjeux. Constitué de 40 chapitres et 60 encadrés, il offre des repères conceptuels solides et des outils pédagogiques pensés pour les étudiants et les enseignants. La première partie, No limit : de l'illimité aux limites du monde, retrace la construction de l'illusion d'un monde illimité et son effondrement face aux dérèglements planétaires. La deuxième partie, Identifier nos limites, caractérise et mesure c
Par nos modes de production, de distribution et de consommation énergétiques, nous façonnons nos existences, nos cultures et nos institutions. L’énergie agence et ordonne nos sociétés autant que les sociétés modèlent nos relations à l’énergie.
Les destructions des écosystèmes se sont accélérées et ont exacerbé les relations de dominations entre Nord et Sud globaux. L’environnementalisme occidental, par son exclusion d’une partie des peuples de la Terre, a échoué à proposer des outils théoriques, pratiques et politiques pour véritablement confronter la crise écologique globale et construire un monde plus juste. En partant des expériences des peuples autochtones et subalternes du Sud et Nord, et des territoires anciennement colonisés y compris des « Outre-mer », Plurivers offre une approche plurielle des pensées de l’écologie allant au-delà de la modernité occidentale. Internationale, interdisciplinaire et plurilingue, cette revue permet de penser les possibilités d’action selon notre position sociale et géographique ; elle dessine différents possibles afin de faire-monde en commun à l’heure où les conditions d’habitabilité de la Terre sont en péril.
Adoptée en 1992 par 154 pays, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) marque l'avènement des « Conférences des parties » (COP), rendez-vous planétaire annuel au…
Face à notre besoin urgent d’alternatives radicales aux sociétés capitalistes, patriarcales et coloniales, la science-fiction joue un rôle précieux d’ouverture de nos imaginaires politiques et écologiques. Souvent qualifiée de genre populaire, elle nous offre pourtant un héritage contre-culturel pour penser un monde d’après – ou d’avant – les catastrophes. Miroir dystopique et critique de notre modernité industrielle, elle est également un laboratoire d’expérimentation de sociétés en équilibre avec leurs écosystèmes et de relations interhumaines et inter-espèces renouvelées. C’est cet héritage écologique de la science-fiction, mais aussi ses élaborations les plus contemporaines, qui sont explorés ici. Plus encore que des propositions pratiques et réalistes appuyées sur des connaissances scientifiques, biologiques et sociologiques, ce sont des mondes entiers que la science-fiction nous permet de découvrir et de totaliser.
L’Anthropocène désigne l’époque où l’être humain s’est imposé comme une force géologique à part entière, apte à remodeler durablement les dynamiques profondes de la Terre. Bien que la Commission internationale de stratigraphie ait refusé, en 2024, d’entériner officiellement le concept, dont les premières intuitions apparaissent au XIXe siècle, il s’est largement diffusé dans les sciences humaines et sociales. Ce concept prend appui sur un faisceau d’observations difficiles à ignorer – changements climatiques, extinction massive des espèces et pollution généralisée. Autant de signaux qui nous conduisent à repenser les récits collectifs liant nature et culture. Face aux limites de la notion d’Anthropocène, certains chercheurs proposent des cadres autres, tels le Capitalocène ou le Plantationocène, afin de mieux rendre compte des enjeux économiques, sociaux ou historiques inhérents à cette nouvelle époque. Malgré ces propositions concurrentes, l’Anthropocène demeure un outil critique puissant pour imaginer de no
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