Alimentation

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« Ce que nous mangeons et les méthodes de production alimentaire ont une incidence sur notre santé ainsi que sur l’environnement. Les aliments doivent être cultivés et transformés, transportés, distribués, préparés, consommés puis, parfois, éliminés. Chacune de ces étapes génère des gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur du soleil et contribuent au changement climatique. Plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre imputables aux activités humaines sont liées à l’alimentation. »
Source : Nations Unies

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Pollutions santé

2026

À Matra (Haute-Corse), l’ancienne exploitation d’arsenic a laissé bien plus que des ruines : sa pollution affecte les cours d’eau et les organismes aquatiques. Au village, où l’eau courante est polluée, sécuriser l’approvisionnement est un chantier à plusieurs millions d’euros. On vous explique.
Engagée dans une course à la simplification de ses réglementations pour améliorer la compétitivité de l’économie, la Commission européenne propose de nombreux assouplissements dans le paquet législatif Omnibus X.
Dans la capitale bretonne, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airbreizh a détecté plusieurs pesticides lors de ces derniers prélèvements. L’un d’entre eux est particulièrement problématique : le lindane. Cet insecticide est pourtant interdit depuis 1998 dans l’agriculture et depuis 2005 en usage biocide.
Alors que sa mission fondatrice est de protéger les citoyens des risques qui pèsent sur la santé et l'environnement, l'Anses est aujourd'hui sommée d'assouplir ses procédures pour autoriser toujours plus de pesticides. Attaques politiques, coupes budgétaires, sous-financement au bénéfice de l'agrochimie, contournement de l'expertise scientifique... POLLINIS dévoile dans un rapport les pressions qui pèsent aujourd'hui sur l'agence.
Au Vietnam, un chercheur a alerté sur la pollution de l’eau des deltas des fleuves rouges et du Mékong. Selon l’intéressé, les eaux se destinant à la consommation peuvent contenir jusqu’à 300 fois plus d’arsenic que le seuil que les recommandations officielles. Pourquoi une telle situation ? Que faire pour l’arranger ?
Il y a des lieux que l’on préférerait oublier, mais que la géologie et la chimie se chargent de nous rappeler régulièrement. Sous les rues tranquilles de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, une ancienne mine de potasse abrite depuis la fin des années 1990 un secret encombrant : 42 000 tonnes de déchets toxiques, jamais remontées, malgré une promesse initiale de réversibilité.
Pesticides, ces malades que la Belgique refuse de voir... L'enquête en couverture du 27e numéro de Tchak. Elle est signée par Laurence Grun et Pierre Vanneste, auteur·es, journalistes et documentaristes au sein du collectif Nuit Noire Production (*). Dans ce préambule, tous deux expliquent la portée de leur travail.
Il y a peu, une nouvelle étude scientifique a permis de confirmer que près de la moitié des agriculteurs et ouvriers agricoles dans le monde sont empoisonnés par les pesticides chaque année. Commandés par une ONG, ces travaux met en exergue l’ampleur planétaire d’une véritable crise sanitaire.
Selon l’Organisation météorologique mondiale, les feux extrêmes, comme celui qui a touché la Gironde à l’été 2026, ont triplé à l’échelle de la planète depuis 1990, entraînant un fardeau sanitaire encore largement « sous-estimé ».
Les particules fines et les substances toxiques relâchées dans les panaches noirs des feux entraînent des conséquences sanitaires considérables, alerte l’Organisation météorologique mondiale dans son bulletin annuel.
Depuis des semaines, le vaste archipel d’Asie du Sud-Est lutte contre des feux de forêt qui recouvrent de fumée toxique certaines parties de Bornéo et de Sumatra, menaçant la faune sauvage.
Longtemps associés au sud de l’Europe, les feux de forêt gagnent du terrain sous l’effet du dérèglement climatique. Au-delà des flammes et des dégâts matériels, ils représentent une menace sanitaire de plus en plus importante. En Belgique aussi, il est temps de placer la santé publique au cœur de la prévention et de la gestion des crises.
« Les mutuelles sont confrontées à une explosion des dépenses de santé liées à l’augmentation des maladies évitables, en partie dues aux perturbateurs endocriniens, que l’on retrouve notamment dans les pesticides. En France, près d'un million de femmes ont un cancer du sein ! »
Les incendies des Fagnes et d'ailleurs, ne peuvent plus être traités indépendamment d'autres catastrophes. Penser les catastrophes ensemble, c'est non pas s'adapter mais révolutionner nos modes de vie et en particulier nos modes de pensée. […] Une carte blanche de Prof. Sébastien Brunet (ULiège – Laboratoire des Transitions), Aline Thiry, doctorante (ULiège – PlaniCom & PlaniCrise), Prof. Sybille Mertens (HEC-Liège) et de Prof. Marc Dufrêne (ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech)
Les parents d’un garçon né avec une malformation potentiellement liée aux pesticides se livrent à une double bataille : dénoncer le pouvoir de l’agrochimie, notamment au Parlement européen, et chez eux, en vivant de leur culture bio.
À Rouen, le 26 septembre 2019, une usine de produits chimiques de la société Lubrizol classée Seveso seuil haut (« à haut risque ») a pris feu. Cet énorme incendie a généré un énorme panache noir qui s’est étendu sur plusieurs dizaines de kilomètres, et touché également des entrepôts de Normandie Logistique. Dans le cadre de la gestion de l’accident, différentes mesures ont été prises pour la protection de la population : confinement, fermetures d’écoles, suspension de certaines activités agricoles, etc. Cet incendie a déclenché une prise de conscience collective sur la dangerosité des fumées d’incendie et a mis en évidence la nécessité, pour les sapeurs-pompiers, d’adapter leurs doctrines d’intervention et de se doter de moyens de détection complémentaires afin de réaliser des mesures de toxicité de ces fumées.
La dose journalière admissible dans l’eau et l’alimentation concernant le plus petit des Pfas est revue à la baisse par l’autorité de sécurité alimentaire européenne. Une reconnaissance des risques que présente cette substance omniprésente dans l’environnement.
La loi d’urgence agricole, qui réintroduit des pesticides interdits et facilite la création de mégabassines et de fermes-usines, a été adoptée par les députés. Le soir même, un millier d’opposants ont dénoncé des « alliés du cancer ».
Les flammes dévorent les forêts ; les fumées, elles, s'attaquent aux poumons, au cœur et parfois à tout l'organisme. Alors que les incendies se multiplient sous l'effet du réchauffement climatique, Vert fait le point sur les polluants invisibles qu'ils libèrent et sur les risques qu'ils font courir, parfois à des centaines de kilomètres du brasier.
Les PFAS (substances per — et polyfluoroalkylées) ont d’abord été célébrés comme une innovation industrielle, permettant notamment de lutter plus efficacement contre les incendies. Aujourd’hui, ils sont pourtant au cœur d’une crise sanitaire et environnementale mondiale. Les pompiers sont pris au piège d’un cycle infernal, entre le besoin de PFAS pour protéger les populations (et eux-mêmes !), l’exposition à ces composés dangereux, et la contribution au réchauffement climatique des gaz fluorés libérés lors des feux… qui aggrave en retour les risques d’incendie.