Collapsologie

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La collapsologie est un courant de pensée transdisciplinaire apparu dans les années 2010 qui envisage les risques d’un effondrement de la civilisation industrielle et ses conséquences.

En France, l’étude d’un possible effondrement de la civilisation « thermo-industrielle » est initiée par l’Institut Momentum co-fondé par Yves Cochet et Agnès Sinaï. Ces derniers définissent l’effondrement comme « le processus irréversible à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi».

La collapsologie a été portée vers le grand public par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur essai, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes publié en 2015.

Voici une sélection d’articles sur cette thématique:

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collapsologie

2026

A citizen of Rome in 117 AD, under Emperor Trajan, would've found it difficult to imagine the empire not existing. The roads, the aqueducts, the legal system, the trade networks stretching from Britain to Mesopotamia: all of it seemed to be a near-fact of nature, like gravity // the Mediterranean itself. Edward Gibbon gave us six volumes explaining how that feeling turned out to be wrong, and even he couldn't fully untangle all the causes. But the overarching theme might be this: the permanenc
Des modèles économiques défaillants pourraient faire s’effondrer l’économie mondiale à cause de la crise climatique, préviennent des experts. Les États et les institutions financières utilisent des modèles qui ignorent les chocs liés aux événements météorologiques extrêmes et aux points de bascule climatiques.
Arthur analyse la résilience face aux risques systémiques en soulignant le déficit de compréhension collective et la difficulté à rendre visibles des menaces complexes mais bien réelles. 🧩 Il propose une grille d’action en quatre combats indissociables : les transitions, les mutations structurelles, l’anticipation des bascules et la résistance, insistant sur la nécessité d’une méthode partagée pour éviter l’inefficacité. 🔥 Il affirme que le changement passe par la mise en mouvement de minorités actives, capables d’entraîner des transformations profondes dans des systèmes bloqués. 🏘️ Il s’appuie sur des exemples territoriaux comme Ungersheim ou la métropole de Bordeaux pour illustrer ce que peut être une résilience socio-écologique en construction. ⏱️ Il pointe l’incapacité persistante des décideurs à anticiper les points de bascule, malgré l’accumulation de signaux faibles et forts annonçant des ruptures majeures. 📖 Sur le terrain du récit, il insiste sur l’importance de narrations différenciées, capables de
La production alimentaire et les combustibles fossiles causent 5 milliards de dollars de dégâts environnementaux par heure Un rapport du PNUE affirme que mettre fin à ces dommages est essentiel à la transformation mondiale nécessaire « avant que l’effondrement ne devienne inévitable ».
Et si “trahir” était, en réalité, une forme supérieure de fidélité ? Dans ce TALK, Aurélien Barrau revient sur la figure d’Alexandre Grothendieck : le plus grand génie des mathématiques de tous les temps, adulé puis rejeté, parce qu’il a osé rompre avec l’institution et dénoncer les complicités entre science, pouvoir et complexe militaro-industriel (Vietnam, financements de la recherche, prestige, médailles). On parle aussi d’un basculement politique et moral : le “moment Trump”, la brutalité qui ne se cache plus, l’idée que l’éthique n’existe plus à l’échelle géostratégique… et la question centrale : qu’est-ce qui mérite de vivre ? Enfin, on démonte l’obsession techno-productiviste (“on le fait parce qu’on sait le faire”), la tentation de déléguer notre humanité (ex : GPT partout), et on explore une piste radicale : rééduquer le désir et l’esthétique pour rendre la prédation “ringarde”, au lieu de simplement la moraliser.
Comment expliquer la disparition des sociétés anciennes ? Dans son livre « Effondrement » paru il y a vingt ans, l’historien Jared Diamond insistait sur l’influence du climat et de l’environnement. Cette hypothèse reste-t-elle pertinente aujourd’hui, à la lumière des dernières découvertes archéologiques ? Nous avons demandé aux archéologues Chloé Andrieu et Émilie Gauthier, qui étudient les Mayas et les Norrois. […] Texte complet ici : https://archive.is/FYMQT
L’effondrement de la biodiversité menace la sécurité du Royaume-Uni, avertissent les chefs du renseignement […] La destruction des écosystèmes va accroître les pénuries alimentaires, le désordre et les migrations de masse, des effets déjà visibles.
Ecosystem destruction will increase food shortages, disorder and mass migration, with effects already being felt
Ancien cadre supérieur en communication, entrepreneur social, cofondateur du tiers-lieu emblématique Darwin Éco-système à Bordeaux, Jean-Marc Gancille a longtemps incarné une écologie territoriale, innovante, joyeuse et expérimentale. Mais après plus de vingt ans d’engagement, son constat est sans détour : l’écologie réformiste ne change rien au système actuel qui détruit le vivant.
Nous vivons une époque de polycrises. Si vous vous sentez coincé·e, vous n’êtes pas seul·e. Je n’avais pas pleinement compris à quel point l’idée d’un avenir meilleur me soutenait – aujourd’hui, comme beaucoup d’autres, j’ai du mal à être productive
We are living in a time of polycrisis. If you feel trapped – you’re not alone. I hadn’t fully grasped how the idea of a better future sustained me – now I, like many others, find it difficult to be productive
Face à la régression graduelle des démocraties, la notion de « basculement » d’Olivier Hamant nous éloigne du renoncement pour penser les adaptations nécessaires aux nouvelles contraintes énergétiques et matérielles.
Mon essai précédent explorait pourquoi certaines personnes perçoivent l’effondrement plus tôt que d’autres. Celui-ci pose une autre question : si l’effondrement ne peut pas être évité, à quoi sert réellement une prise de conscience précoce ?
Christophe Pauly reçoit le biologiste Bernard Chevassus-au-Louis pour une leçon de survie passionnante. Loin des discours catastrophistes habituels, il nous explique comment le vivant nous protège gratuitement... et pourquoi il pourrait bientôt "se mettre en grève". Une discussion rare pour comprendre que protéger la nature, c'est avant tout une question d'intelligence et de pragmatisme.
Environnement : six des neuf limites planétaires ont été dépassées et d’autres signaux s’aggravent. Effondrement en vue ? Difficile à penser. Certains en sont persuadés. D’autres estiment que le pire n’est pas inéluctable. Mais si un sursaut est urgent et crucial, l’inertie politique, économique et sociale complique les choses.

2025

Il ne faut pas attendre 2049, date fatidique choisie par Wallenhorst pour son nouvel essai. Pour conjurer les catastrophes annoncées, il faut une prise de conscience massive et immédiate, assène-t-il, à rebours du climatoscepticisme ambiant.
Nathanaël Wallenhorst est chercheur en sciences de l’environnement, professeur à l’Université catholique de l’Ouest, et membre de l’Anthropocene Working Group. Avec «Qui sauvera la planète?» (Actes Sud, 2023), il nous exhortait à une législation forte et urgente en matière d’environnement. Il nous revient avec «2049: Ce que le climat va faire à l’Europe» (Seuil), qui explore de manière très concrète à quoi pourrait ressembler notre vie quotidienne dans 25 ans, quand les principaux «points de basculement» auront été franchis.
L’humanité est-elle le virus ? Hollywood a son “écologiste” radical : Thanos. Son idée : supprimer la moitié des êtres vivants pour “sauver” les ressources et les dégâts environnementaux. Spectaculaire… et à côté de la plaque. Dans cette vidéo, on démonte ce mythe misanthrope et on présente l’étude parue dans Nature (Raworth & Fanning) qui met les chiffres au clair.
Le premier quart du XXIième siècle arrive à sa fin et le bilan est catastrophique. Les avertissements des scientifiques sur les risques systémiques ne sont toujours pas à l’ordre du jour des débats…
Perception, pattern-seeking, and the role of neurodivergence in a failing civilisation
L’effondrement global arrive par morceaux. L’Allemagne est la première.
The global collapse arrives piecemeal. Germany is going first.
Je dis toujours que les modèles ne sont pas des prédictions, mais des illustrations qualitatives de ce que pourrait être l’avenir. Cependant, à mesure que l’avenir se rapproche du présent, les modèles peuvent commencer à être considérés comme des outils prédictifs. Il s’agit de la dichotomie entre météo et climat, si habilement exploitée par les politiciens pour semer la confusion dans les débats sur le climat. À l’heure actuelle, nous nous rapprochons du point où nous pourrions prévoir un effondrement de la même manière que nous pouvons prévoir la trajectoire d’une tempête tropicale.
Dans cette courte vidéo (seulement 8 minutes), qu’à mon avis n’importe qui devrait avoir regardée, Arthur Keller exprime de façon à mon avis parfaite ce ce qui est en train de se passer, et surtout ce qui nous attend à l’échelle globale : un effondrement inéluctable, parce que…
I always say that models are not predictions; they are qualitative illustrations of what the future could be. But as the future gets closer to the present, models can start being seen as predictive tools. It is the weather/climate dichotomy, so aptly exploited to confuse matters by politically minded people in the discussion about climate. Right now, we are getting close to the point that we could forecast a collapse in the same way as we can forecast the trajectory of a tropical storm. So, you remember how “The Limits to Growth” generated a long term forecast in 1972. Here it is
Arthur Keller, expert des risques systémiques et de la résilience, intervient sur la chaîne Académie du Climat pour expliquer pourquoi nos stratégies d’atténuation et d’adaptation ne suffisent plus face aux disruptions écologiques et sociales qui arrivent. Il analyse les verrouillages institutionnels, la difficulté de repenser le droit, l’impact des réseaux sociaux et des élites économiques, ainsi que le risque de rupture majeure de nos sociétés dans les prochaines décennies. Arthur Keller insiste sur la nécessité d’anticiper les chocs systémiques et de préparer de véritables canots de sauvetage plutôt que de croire que de simples ajustements suffiront. Une intervention essentielle pour comprendre l’effondrement potentiel de notre modèle et la nécessité d’une transformation profonde.
Doomscrolling, an addictive habit, can be destructive if not managed – the way an alcoholic, say, manages drinking herself to death. It must be done with care, with binges considered for the long haul. “Overindulging…may be detrimental to your mental health,” warns the doomscrolling subreddit r/Collapse. “Anxiety and depression are common reactions when studying collapse…If you are considering suicide….” (If you are considering suicide: this may end up one of the mantras of the era of modern civilizational crack-up.)
The reality of coming to terms with the end of industrial civilisation
Dans cette deuxième partie d’entretien, il prolonge son analyse des dynamiques d’effondrement et interroge ce que pourrait signifier vivre autrement dans un monde de moins.
Et si dans un monde de plus en plus instable et menaçant, la meilleure préparation aux crises était de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles ? "Le Réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide populaire" (Les Liens qui Libèrent) est le nouveau livre du docteur en sciences de l’ULB, conférencier franco colombien, Pablo Servigne. Le chercheur 'in-terre-dépendant', comme il aime se nommer, était l’invité d’Entrez sans frapper pour parler de l’importance des liens sociaux en temps de crise.
Une analyse magistrale de 5 000 ans de civilisation soutient qu’un effondrement mondial est imminent si les inégalités ne sont pas éliminées. […] Nous ne pouvons pas fixer une date pour la fin du monde, mais en examinant les 5.000 ans de [civilisation], nous pouvons comprendre les trajectoires auxquelles nous sommes confrontés aujourd’hui et l’autodestruction est la plus probable », déclare le Dr Luke Kemp du Centre for the Study of Existential Risk (Centre d’étude des risques existentiels) de l’université de Cambridge (*).
Jared DIAMOND est biologiste évolutionniste, géographe et professeur à l’UCLA. Ses travaux mêlent biologie, écologie, histoire, géographie et cherchent à comprendre les trajectoires longues des sociétés humaines. Il s’est fait connaître mondialement en publiant notamment "De l’inégalité parmi les sociétés" et "Effondrement", où il analyse les origines matérielles des écarts de puissance entre civilisations, et la raison de l'effondrement de certaines civilisations. Dans cette interview, par Oliver Berruyer pour Élucid, Jared Diamond expose ses thèses fondamentales, sans arguments moraux et réducteurs. Il nous aide à répondre à la question suivante : pourquoi certains peuples ont accumulé du pouvoir, des technologies et des institutions durables quand d’autres ont stagné ou disparu ?
Le chercheur in-terre-dépendant s'est notamment fait connaître en 2015 avec l'ouvrage « Comment tout peut s'effondrer » mettant en lumière le concept de collapsologie. Dix ans plus tard, « Le réseau des tempêtes » montre comment les liens sociaux sont fondamentaux pour faire face aux catastrophes.
Extrait de la conférence de Jean-Marc Jancovici à Télécom Paris, ingénieur diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris, fondateur du cabinet Carbone 4 et président du think tank The Shift Project. Il y aborde les défis de notre civilisation face à la contrainte énergétique, à la décroissance des ressources fossiles, à l’urbanisation et à la viabilité des grandes métropoles. Jancovici explique comment la baisse de la natalité s’inscrit dans une dynamique globale et comment les chaînes agricoles et logistiques devront s’adapter dans un monde sobre en énergie. Il montre que la taille des villes dépend historiquement du surplus agricole accessible et dénonce la fragilité des mégapoles modernes dépendantes des énergies fossiles. À travers l’exemple de Rome et de l’Île-de-France, il illustre la nécessité d’un rééquilibrage territorial dans un monde à énergie contrainte.
L'humanité entre dans une phase chaotique. Un monde instable. Pour Olivier Hamant, le monde va radicalement changer dans les années à venir. Notre monde, basé sur un climat stable, va en grande partie s'effondrer. L'économie globalisée, reposant sur des infrastructures, des transports, ou des technologies ultra-performantes va être violemment percutée par un climat chaotique comme par l'effondrement du vivant. Pour Olivier Hamant, le paradigme de la performance va être remplacé par celui de la robustesse.
 Luke is a research associate at the Centre for the Study of Existential Risk at the University of Cambridge, and has spent the past five years studying the collapse of civilisations throughout history. He joins me to explain his research, detailing the difference between complex, collective civilisations and what he calls “Goliaths”, massive centralising forces by which a small group of individuals extract wealth from the rest through domination and the threat of violence. Today, he says, we live in a global Goliath. In this astounding conversation, Luke takes us from the Ancient times to the modern day, revealing the root causes of collapse and paralleling them what we’re living through today. He explains the egalitarian nature of our species, and shines new light on what a future could look like free from today’s global Goliath. He reminds us all that we tend to view collapse through the eyes of the 1%, those who have the most to lose, and gives startling accounts of how populations bounced back after thei
Today, Nate is joined by Luke Kemp, a researcher whose work is focused on existential risks (or X-risks), which encompass threats of human extinction, societal collapse, and dystopian futures. How can we begin to understand the likelihood and gravity of these ruinous events, and what kinds of responses from people and governments could further undermine social cohesion and resilience? What roles do human biases, hierarchical power structures, and the development of technologies, like artificial intelligence and geoengineering, play in X-risks? How can we collaborate across industries to protect our modern systems through effective risk management strategies? And in what ways do our institutions need to become more inclusive to better democratize decision-making processes, leading to safer futures for humanity?
(Non) violence, hérarchie, pouvoir… L’entraide suffit-elle ? Avec Pablo Servigne Partons de l’hypothèse que nous allons vivre des effondrements systémiques. Comment penser l’entraide sans ignorer le pouvoir, la hiérarchie, la peur, ou la violence ? Jusqu’où le “nous” peut-il s’étendre sans se refermer ? Et comment construire de la résilience dans un monde dominé par la dette, les algorithmes et la perte de sens ? Un dialogue avec Pablo Servigne sur la frontière entre lien et domination, entre spiritualité et lucidité, entre survie et vie commune. Interview enregistrée le 20/10/2025
« L’avenir n’est pas un destin écrit, c’est une décision collective. » L’humanité a franchi toutes les frontières visibles. Du feu à la roue, de la poudre à canon à la bombe atomique, de la voile au saut vers la Lune. Nous avons ouvert la croûte terrestre pour en extraire des minéraux, construit des villes qui brillent comme des étoiles artificielles, connecté la planète entière en quelques secondes, et pourtant nous sommes toujours prisonniers des mêmes guerres tribales d’il y a 3 900 ans, aujourd’hui maquillées de drones, d’algorithmes et d’ogives nucléaires.
10 ans après : "Comment tout peut s'effondrer ?" Pablo Servigne revient sur l'État du monde. Dans cette interview, Pablo Servigne parle de l'effondrement de la civilisation et de la collapsologie, en soulignant que le collapse est un processus graduel, et non un événement soudain. Selon lui, nous sommes en cours d'effondrement. Pour Pablo Servigne, cultiver nos relations sociales, est un moyen d'amortir les chocs, de s'organiser efficacement lorsque les catastrophes surviennent.
Adaptation Radicale reçoit une nouvelle fois Pablo Servigne à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Le réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide populaire ?". Ce livre qui prolonge l'un de ses précédents ouvrages "L'entraide l'autre loi de la jungle" co-écrit avec son ami Gauthier Chapelle, nous intéresse plus particulièrement, parce qu'il nous semble poser les pierres fondatrices pour des réseaux locaux des tempêtes.
Pablo Servigne est invité chez Blast. Il y présente le concept d'adaptation radicale (deep adaptation) de Jem Bendell.
La fin du monde que l’on connaît - entretien avec Jean Marc Jancovici
L’effondrement écologique est tout sauf un fantasme millénariste : c’est une réalité documentée, incontestable. Les émissions de CO2 continuent à augmenter au niveau mondial, la biodiversité animale et végétale est anéantie à un rythme toujours plus accéléré, le cycle de l’eau est profondément perturbé, les diverses formes de pollution continuent à transformer le monde entier en poubelle (notamment en poubelle à micro-plastiques), les points de bascule irréversibles sont atteints et franchis les uns après les autres, etc. Pas la peine de dresser ici une énième fois et dans le détail un tableau apocalyptique, on peut aller directement à la conclusion, qui est assez évidente : une partie de l’espèce humaine, la plus riche, la plus soumise à la folie productiviste et consumériste, la plus inconsciente, la plus égoïste, est en train de rendre la Terre inhabitable.
Adaptation Radicale reçoit une nouvelle fois Pablo Servigne à l'occasion de la sortie de son dernier livre "Le réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide populaire ?". Ce livre qui prolonge l'un de ses précédents ouvrages "L'entraide l'autre loi de la jungle" co-écrit avec son ami Gauthier Chapelle, nous intéresse plus particulièrement, parce qu'il nous semble poser les pierres fondatrices pour des réseaux locaux des tempêtes. Nous interrogerons Pablo Servigne à plusieurs voix, pour qu'il nous redonne dans un premier temps sa vision des conditions de fonctionnement de l'entraide, puis nous examinerons avec lui, la dimension politique et éthique de ce qu'il appelle de ses voeux "l'entraide populaire au quotidien" : quel projet sociétal une telle conception propose-t-elle ? Nous terminerons la soirée en explorant ensemble comment concrètement peuvent se mettre en place des réseaux locaux des tempêtes, notamment à partir des pistes que nous mettons en oeuvre avec les jeux de l'entraide que
Raphaël Stevens est un chercheur belge travaillant à l'Institut Momentum à Paris. Il étudie l'effondrement sociétal et le renouveau systémique. Il est co-auteur avec Pablo Servigne de l'ouvrage fondateur « Comment tout peut s'effondrer », qui a introduit le concept de collapsologie. Il est titulaire d'un diplôme en éco-conseil et d'un master en sciences holistiques du Schumacher College. Ses travaux relient science et engagement civique par le biais de conférences, d'écrits, d'ateliers et de militantisme. Il se concentre sur la communication des risques et la promotion de réponses pertinentes face à l'effondrement écologique et à la volatilité sociopolitique.
On sent un ras-le-bol. Pas seulement politique ou social, mais existentiel. Une lassitude qui dépasse les idéologies, une fatigue du monde, une impression que tout a déjà été dit et que rien ne change vraiment. L’écologie, qui devait ouvrir des horizons, semble à son tour s’être usée à force d’alerter. Les rapports se succèdent, les mots deviennent mécaniques, les scénarios s’empilent. Tout peut s'effondrer demain !!! Le futur continue de se dérober, mais le présent, lui, ne s’effondre pas. Il se délite, doucement, comme une corde qui s’effiloche sans rompre. Le système tient. Contre toute attente, il absorbe les crises, les recycle, les digère, il mute. Il trouve toujours une manière de retomber sur ses pieds, quitte à les poser sur le dos des autres. Et cette robustesse du vieux monde produit quelque chose d’étrange : une forme de désenchantement. Non pas la peur du pire, mais le doute devant un effondrement qui ne vient jamais (en tout cas pas de manière brutale, pas chez nous). Et dans ce vide, d’autres
Le conférencier Arthur Keller était à Thiers la semaine dernière. En plus d'une conférence grand public, il a fait plancher les élus et agents de la communauté de communes sur la préparation aux risques systémiques. J'ai fait la petite souris pour observer l'atelier...
Collapse has historically benefited the 99%. […] That’s the amazing conclusion of Luke Kemp, author of Goliath’s Curse: The History and Future of Societal Collapse.  Luke is a research associate at the Centre for the Study of Existential Risk at the University of Cambridge, and has spent the past five years studying the collapse of civilisations throughout history. He joins me to explain his research, detailing the difference between complex, collective civilisations and what he calls “Goliaths”, massive centralising forces by which a small group of individuals extract wealth from the rest through domination and the threat of violence. Today, he says, we live in a global Goliath.
Bilan personnel et intellectuel d’une décennie de réflexion sur nos trajectoires. Peurs, doutes, effondrement, anarchie, révolution, vivant, entraide et sérénité. Biologiste de formation, chercheur indépendant et auteur majeur de la pensée écologique contemporaine, Pablo Servigne revient dix ans après "Comment tout peut s’effondrer" pour faire le point : Qu’est-ce que l’effondrement voulait dire, et que veut-il encore dire aujourd’hui ? Pourquoi nos sociétés semblent conscientes mais inertes ? Et comment rester humain, lucide et vivant dans une époque en perte de sens ?
Pablo Servigne, chercheur, auteur, conférencier donne un conférence pour présenter son cours Sator. Il met en avant l'entraide et le danger que représente la hiérarchie poussée à l'extrême dans notre société moderne. Quel plaisir d'écouter Pablo, merci pour tout ce travail et cette inspiration.
D’ici 25 ans, à quoi ressembleraient nos vies si nous n’agissons pas dès aujourd’hui ? Le docteur en sciences de l’environnement et de l’éducation Nathanaël Wallenhorst utilise des mots très forts : si nous restons sur la même trajectoire climatique, nous avons de grandes chances de "pulvériser nos sociétés". Julie Morelle et Pascal Claude le recevaient pour son nouvel essai "2049, ce que le climat va faire à l’Europe" (Editions Le Seuil) dans Le Monde en direct.
Le Future Risks Report explore les risques auxquels nous pourrions être confrontés à l'avenir. Ce rapport s’appuie sur les conclusions d’une enquête annuelle menée auprès de 3 600 experts issus de 57 pays et 23 000 personnes représentatives de la population dans 18 pays, les invitant à classer les 10 principaux risques du futur, en fonction de leur impact potentiel sur la société pour les cinq à dix prochaines années.
Pablo Servigne s'est fait connaître avec « Comment tout peut s’effondrer » en 2015, un livre devenu un best-seller, fondateur de la collapsologie. Il publie aujourd'hui aux Liens Qui Libèrent, "Le Réseau des tempêtes. Manifeste pour une entraide Populaire". Objectif : braquer les projecteurs sur la participation citoyenne à la gestion de crise, à l’opposé du repli sur soi. Pour lui, le lien social devient dans des moments de crise notre meilleure stratégie et cela peut tout simplement améliorer nos vies. Pablo Servigne nous explique aussi le concept de "supervivalisme" à l'opposé du survivalisme. Bonne écoute avec Impact Positif.
Report by joint intelligence committee delayed, with concerns expressed that it may not be published
Et si, dans un monde de plus en plus instable et menaçant, la meilleure préparation aux crises était de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles ? C’est la proposition du Réseau des tempêtes : que chacun se tisse un robuste filet de sécurité sociale, composé d’un maximum de liens avec ses amis, sa famille, ses voisins, les secours, les autorités… ou avec n’importe qui !
La plupart des gens s'entraident en cas de crise. Partout. Tout le temps. En cas de crise grave… Qui aidez-vous en premier ? À qui demandez-vous de l'aide ? Quel est votre réseau ? Les personnes sur qui vous pouvez vraiment compter, et que vous allez aider quoi qu'il arrive, voilà votre réseau. Développez-le avec l'appui du Réseau des Tempêtes.
Et si, dans un monde de plus en plus instable et menaçant, la meilleure préparation aux crises était de miser sur nos liens sociaux plutôt que sur les ressources matérielles ? C’est la proposition du Réseau des tempêtes : que chacun se tisse un robuste filet de sécurité sociale, composé d’un maximum de liens avec ses amis, sa famille, ses voisins, les secours, les autorités… ou avec n’importe qui !
Dans le cadre du programme Focus Design Durable, L’École de design Nantes Atlantique a eu le plaisir d’accueillir Olivier Hamant, chercheur en biologie à l’INRAE et président de l’Institut Michel Serres, pour une conférence sur la “robustesse”. Figure incontournable du monde scientifique, Olivier Hamant propose de s’inspirer du vivant pour imaginer une autre manière d’habiter la planète et offrir aux #designers une vision #biomimétique, positive et profondément inspirante.
Dans « 2049. Ce que le climat va faire à l’Europe » (Seuil), Nathanaël Wallenhorst, chercheur en sciences de l’environnement et membre de l’Anthropocene Working Group (AWG), a compilé un nombre colossal de données scientifiques pour nous avertir : ce que nous vivons depuis quelques années (canicules, mégafeux, sécheresse…) n’a désormais plus rien d’exceptionnel. Nous devons apprendre à composer avec cette nouvelle donne climatique.
Conférence du 23 Septembre 2025 à l'ICES de la Roche Sur Yon. Olivier Hamant – Directeur de l’Institut Michel SERRES, nous invite à repenser notre relation au monde vivant à travers le prisme de la robustesse. Il expose les limites du culte de la performance, qui mène à des impasses écologiques, et propose la robustesse comme antidote. N.B. Olivier HAMANT était parmi les intervenants à l’Université de la Terre en mars 2025 à l’UNESCO.
Les discours politiques sont imperméables aux idées de rupture, alors que la Terre atteint ses points de bascule, selon le chercheur Nathanaël Wallenhorst. Il en va pourtant de notre survie, explique-t-il.
L’Effondrement de 2026 - L’alerte de Fred Harrison […] Il nous avait prévenu en 1990. Il nous avait prévenu en 2008. Les deux fois, le monde l'a ignoré. Les deux fois, il avait raison. Fred Harrison, l'économiste qui avait anticipé les deux dernières grandes récessions, tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme et cette fois, il affirme que l'effondrement a une date.
En plein backlash écologique, “2049, ce que le climat va faire à l’Europe”*, le nouveau livre de Nathanaël Wallenhorst, chercheur en sciences de l’environnement, devrait fonctionner comme un électrochoc. Pénurie, famine, mortalité liée à la chaleur, migrations…voilà un aperçu de ce qui nous attend. Entretien.
A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs sans cesse actualisés, Nathanaël Wallenhorst anticipe d’une façon très concrète ce que pourrait être 2049 côtés écosystème, climat et société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, l’auteur raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Il avait prédit le krach de 1990. Il avait prédit le krach de 2008. Aujourd’hui, l’économiste Fred Harrison avertit que le prochain effondrement aura lieu en 2025 — et cette fois, il pourrait être encore plus grave.
Face à la destruction imbécile et délibérée de notre monde par une clique d’industriels décérébrés, pourquoi avons-nous tant de scrupules à nous mettre en colère, à nommer les coupables et à les mettre hors d’état de nuire ? Pourquoi sommes-nous aussi nuls ? Parce que la colère, c’est mal ? Non, ça, c’est ce qu’on nous a enseigné pour nous rendre dociles et anxieux. Et ça a marché ! Nous avons été amputés d’une émotion vitale, la seule qui pourrait encore nous sauver aujourd’hui, la seule qui ait jamais fait trembler les puissants : la colère. Est-elle réellement aussi mauvaise qu’on le dit ? Est-elle forcément synonyme de violence ? Qui a intérêt à nous faire croire cela ? Le moment n’est-il pas venu de la réhabiliter ? de l’organiser ? d’investir nos colères individuelles dans de grandes “banques de colère” ? Il ne tient qu’aux femmes et aux hommes de bonne volonté de s’emparer de la seule émotion qui puisse changer le monde. Les brutes qui nous assassinent, elles, n’hésitent pas.
Il faut réenchanter le futur. Partout, la démocratie deviendra un combat parce que son entretien deviendra insupportable pour ceux qui nous dirigent et sont incapables de formuler un avenir. La mondialisation a fait de chacun un concurrent, et les problèmes de nature holistique, comme l’écologie, sont devenus une réalité existentielle qui conduit à les nier faute de pouvoir les résoudre. La proximité de leur imminence va dresser les peuples, qui tendront eux-mêmes leurs mains au fer dans un maelström de vérités tronquées et d’irresponsabilités collectives. L’histoire dira un jour que notre consumérisme était un chemin mortifère, et que la mondialisation nous aura abaissés en de tristes individus en quête de jouissances dont ils se verront privés. C’est d’ailleurs une pulsion de mort qui nous pousse, par prédation, à sacrifier nos descendants pour les protéger contre les autres.
This is not a call to despair, but an invitation to understand the forces driving the process of collapse, and to explore how we might navigate the descent with integrity, purpose, and care for the living world.
Que se passe-t-il lorsque les masses prennent conscience de l’effondrement ? L’illusion collective et le réconfort du déni La société s’accroche à des illusions réconfortantes face au destin funeste. L’histoire offre des exemples qui donnent à réfléchir. Les psychologues décrivent le « biais de normalité », c’est-à-dire notre tendance à sous-estimer les menaces et à continuer comme si de rien n’était.
Le monde va s’effondrer, et personne ne s’y prépare. Dans cet épisode vertigineux, Yves Cochet expose avec clarté et gravité sa vision de l’avenir : un effondrement systémique mondial est non seulement inévitable, mais imminent. Loin du fantasme survivaliste, il propose une lecture historique, politique et physique de notre civilisation thermo-industrielle. Il parle décroissance, relocalisation, chute brutale des systèmes complexes, et appelle à une révolution collective et poétique. À contre-courant du techno-solutionnisme ambiant, il nous invite à faire le deuil d’un monde, pour en bâtir un autre. Un témoignage lucide et essentiel.
Un travail colossal a amené un chercheur à dresser un bilan anxiogène de notre système. D’après ses études, si les inégalités ne sont pas enrayées, un effondrement sociétal mondial est à prévoir prochainement.
Societal downfalls loom large in history and popular culture but, for the 99 per cent, collapse often had its upsides
Luke Kemp, expert en risques globaux à l’Université de Cambridge, vient de publier Goliath’s Curse, un livre qui jette une lumière crue sur la fragilité du monde contemporain. Après avoir étudié plus de 400 sociétés anciennes sur une période de 5 000 ans, il identifie des mécanismes récurrents d’effondrement
« La malédiction de Goliath : brève histoire et avenir de l’effondrement sociétal. » Retrouvez une conférence de Luke Kemp du 8 Septembre 2022 à Princeton; cette conférence correspond à la première partie du livre "La malédiction de Goliath" qui vient de sortir chez Penguin Books (en anglais)
The unspoken truth about humanity's frightening future.
An epic analysis of 5,000 years of civilisation argues that a global collapse is coming unless inequality is vanquished
« Que sont-ils devenus ? » Pour fêter ses 15 ans, Usbek & Rica revient tout au long de l’été sur ces concepts qui ont pris un coup de vieux… ou pas. Après les fab labs, place à la collapsologie. Très en vogue pendant un temps, l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle, qui a brusquement disparu des radars en 2020, n’a peut-être pas dit son dernier mot.
L’idéologie dominante de l’extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable. […] Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l’arrêter.
L'idéologie dominante de l'extrême droite est devenue un survivalisme monstrueux, destructeur et suprématiste, expliquent Naomi Klein et Astra Taylor dans un article récent devenu incontournable, dont Terrestres publie la traduction en français. Elles appellent à construire un mouvement suffisamment fort pour l'arrêter. Naomi Klein · Astra Taylor 16 juillet 2025 […] Pour le dire crûment, les personnes les plus puissantes au monde se préparent pour la fin du monde, une fin dont elles accélèrent frénétiquement l’arrivée.
Every single day, someone pops the question. When is the collapse going to start? This question comes up all the time on Reddit, in private chats, on social media, in the comments section of articles about doom… It sits on the tip of tongues. It lurks in the back of minds. Even those friends and relatives who don’t believe in that “doomer nonsense” still crave an answer, even if they don’t want to talk about it. It’s an interesting question that generates a lot of different answers, depending on who’s talking. Some say 2030. Some say 2050.
News and views on the coming collapse
This Contemplation is the result of my beginning to put together a different one that’s focussing upon an academic article I’ve been reading (Collapse, Environment, and Society) but that got me thinking about the academic ‘debate’ regarding what ‘societal collapse’ is, how it may–or may not–unfold for our current experiment in large, complex societies, and how things are perceived in the moment by those experiencing societal change. The ‘debate’ (centred more-or-less on the question: Do societies actually ‘collapse’ or are they ‘merely’ shifting/transforming/adapting to changing conditions?) is rather ‘academic’ in that in the grand scheme of things it’s intellectually interesting but doesn’t have much to do with the on-the-ground, real-life experiences and concerns of most humans in a society–especially if they are experiencing some of the more ‘problematic’ consequences of collapse/transformation.
A subreddit tracking apocalyptic news in a calm, logical way comforts users who believe the end The threat of nuclear war, genocide in Gaza, ChatGPT reducing human cognitive ability, another summer of record heat. Every day brings a torrent of unimaginable horror. It used to be weeks between disasters, now we’re lucky to get hours.
Démocraties en danger : pourquoi nous minimisons les risques, selon les sciences du comportement Publié: 2 juin 2025, THE CONVERSATION Ralph Hertwig, Max Planck Institute …
It’s actually pretty obvious: the climate catastrophe is escalating, climate collapse has in all probability already begun, all the while fossil fuel infrastructures are being expanded all around the world. More and more people are turning away from climate action, while more and more people, no longer only in the global South, are suffering the consequences of climate chaos.
Ende August organisieren Klimaaktivisten das erste »Kollapscamp«, um solidarisch durch Krisen zu gehen
« Le monde devient ce que nous avons rêvé ou ce que nous avons laissé advenir. Les pires réalités de notre époque sont des réalités fabriquées. Il nous incombe donc, en tant que participants créatifs dans l'univers, de repenser notre monde. Le fait de posséder de l'imagination signifie que tout peut être repensé. » C’est sur ces propos tenus par le poète et romancier nigérian Ben Okri que s’est ouvert le "premier symposium transdisciplinaire mondial sur les risques systémiques", selon les termes des organisateurs, près de Paris, le 7 juin 2025, en présence de quelque 300 participants venus d’une cinquantaine de pays.
En même temps que Donald Trump affiche son anti-environnementalisme, les puissants du monde anticipent un cataclysme et construisent les moyens d’y échapper. En Europe aussi, l’idée du salut de quelques-uns par l’escalade de la technique fait souche, analyse dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
L’écologie donne le droit à rêver pour mieux réinventer le futur. Saisissons cette forme de résistance pour contrer tous les collapsologues et s’appliquer à habiter la Terre avec élégance.
Depuis 2008, 1,3 million de variétés de semences, issues de 128 pays, ont été déposées dans le coffre-fort mondial, situé dans l’archipel norvégien du Svalbard. Une assurance-vie en cas de catastrophe.
Face à l’emballement simultané des crises écologiques, économiques, sociales, politiques et existentielles, nos sociétés semblent piégées dans une fuite en avant. Loin de simples dysfonctionnements, c’est un effondrement structurel qui se profile : celui des équilibres vitaux de notre biosphère, mais aussi de nos représentations collectives, de nos institutions démocratiques et de notre capacité à percevoir le réel. Dans cet article, Jacques de Gerlache explore les racines systémiques de cette crise de civilisation, et pointe notamment l’une de ses carences majeures : l’absence, au sein des mouvements socio-politiques constructifs du XXe siècle, d’une métaphysique émotionnelle et spirituelle capable de nourrir des récits mobilisateurs, porteurs d’espoir, d’incarnation et de plaisir partagé à construire ensemble.
La démarche de prospective Grenoble 2040 vise notamment à se préparer aux crises à venir, en envisageant les hypothèses de rupture, et préparer la population à les vivre. Lors des crises majeures, les populations non préparées développent spontanément des mécanismes d'entraide, comme l'ont montré la pandémie de COVID-19 ou d'autres catastrophes récentes. Pourtant, les secours professionnels exploitent rarement ce potentiel, et risquent ainsi d'affaiblir ces dynamiques locales. Le Groupe URD s'est intéressé à ces phénomènes et conduit un projet de recherche pour répondre aux questions suivantes: A quoi ressemble l'entraide en temps de crise ? Comment se met-elle en place, et comment évolue-t-elle dans la durée ? Quels sont les facteurs qui contribuent à son apparition ? Comment les secours interagissent-ils avec ces réseaux d'entraide ? Pendant la Biennale des Villes en Transition 2025, le Groupe URD représenté par Véronique de Geoffroy et Pablo Servigne a présenté les premiers résultats de ce projet d
Arthur Keller est spécialiste des stratégies de résilience collective. Expert reconnu des stratégies de résilience territoriale, il vient décrypter les grands défis systémiques de notre époque (écologie, énergie, économie, société) et proposer des pistes d’action concrètes. Sécurité Globale des Territoires
Mon enfance a été perpétuellement peuplée de personnes créatives. Mes parents, tous deux musiciens, organisaient souvent des rencontres d’artistes, d’écrivains et d’interprètes. À chaque fois, un thème récurrent émergeait : la lutte de l’esprit créatif dans un monde qui semblait de plus en plus indifférent, voire hostile, à leurs contributions. Chaque personne exposait ce qui est devenu une fenêtre très claire sur la façon dont nos systèmes exploitent et marginalisent les personnes les plus créatives.
Le temps des tempêtes, que Joanna Macy nommait il y a quelques années, est à présent bien là, aussi chez nous ! Il vient nous toucher dans nos réalités familiales ou professionnelles, bousculer nos idéaux, secouer nos valeurs, déraciner nos espoirs, fragiliser nos collectifs … Face à ce déferlement d’informations anxiogènes, comment sortir de la sidération et de l’impuissance ? Au milieu du chaos, comment rester debout? Quelles postures pouvons-nous incarner?
Il faut vraiment absolument bien le comprendre, c’est un fait majeur de la métaphysique et de l’ontologie (les deux disciplines qui constituent les fondations de toute la philosophie) : L’inertie, l’adaptation inertielle et le déni de tout ce qui exige un changement sont au cœur de la condition humaine.
J’ai l’habitude de voir les écologistes et les futurologues parler des limites de la croissance (« The Limits to Growth »). Je suis moins habitué à voir des spécialistes de l’investissement mentionner des recherches liées aux limites de la croissance. C’est pourtant ce qu’a fait récemment Joachim Klement dans sa lettre d’information quotidienne. Bien entendu, quiconque écrit sur les limites de la croissance doit d’abord procéder à toutes les vérifications d’usage. En effet, la combinaison des mots « limites » et « croissance » dans le titre a suscité un grand nombre de réactions critiques, allant de la déformation pure et simple de l’ouvrage à l’incompréhension du modèle de dynamique des systèmes qui le sous-tend.
Que prédisent les IA grand public lorsqu'on leur pose la question ultime ?
Existential Risk and Global Catastrophic - Risk: A Review
Before you read this, a word of caution. You may want to prepare yourself a stiff drink and sit down before you read the following. I think most people who read this will at some point in their life heard about the Club of Rome’s Limit to Growth publication from the 1970s. Back then, the Club of Rome asked the MIT to produce a series of forecasts for the world’s industrial and services output, food production, and pollution levels to the year 2100. Almost from the get-go, these forecasts were derided as scaremongering and flat out wrong. But were they really?
The governing ideology of the far right has become a monstrous, supremacist survivalism. Our task is to build a movement strong enough to stop them
Comme le dit souvent Arthur Keller, la peur ne fige pas, elle pousse à l'action. Voici donc quelques propos choquants qui j'espère susciteront de la peur et de l'action chez ceux qui la regarderont. Les intervenants : Cédric Ringenbach, Aurélien Barrau, Jean-Marc Jancovici, Pablo Servigne
What Happens When No One Stands?
Thoughts on the Collapse of Civilization
Read writing from Alan Urban on Medium. Preparing for the collapse of global industrial civilization. Every day, Alan Urban and thousands of other voices read, write, and share important stories on Medium.
The CIO of Goldman Sachs has said that in the next year, companies at the forefront will begin to use AI agents as if they were employees — as team members with tasks to do.
The 20th edition of the Global Risks Report 2025 reveals an increasingly fractured global landscape, where escalating geopolitical, environmental, societal and technological challenges threaten stability and progress. This edition presents the findings of the Global Risks Perception Survey 2024-2025 (GRPS), which captures insights from over 900 experts worldwide. The report analyses global risks through three timeframes to support decision- makers in balancing current crises and longer-term priorities.

2024

L'apocalypse serait-elle devenue un sujet d'étude aussi banal que la photosynthèse ou les fractales ? Ces deux dernières décennies, le vocabulaire de la fin du monde s’est métamorphosé en un champ lexical scientifique florissant. Des concepts comme l’anthropocène ou les planetary boundaries ont proliféré dans les revues académiques. Des notions plus anciennes comme la polycrise d’Edgar Morin et le collapse ont resurgi récemment, transcendant les frontières disciplinaires, tandis que les cascading failures, les wicked problems ou les compound risks sont devenus incontournables dans l’analyse des risques.
👉 D'où vient la collapsologie ? Au-delà du livre Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens (2015) qui a donné naissance à ce néologisme, qui sont les précurseur·ses de ce courant de pensée ? C'est ce que nous allons voir dans cet épisode du podcast Ozé avec l'anthropologue Jean Chamel qui a fait sa thèse sur le sujet, récemment sortie sous forme de livre Fin du monde et effondrement de soi - Enquête aux racines de la collapsologie.
Depuis une dizaine d'années, l'étude scientifique des risques et dynamiques d'effondrements sociaux et écologiques s'est considérablement développée. Cet exposé offrira un aperçu des notions mobilisées par la recherche pour caractériser et analyser ces phénomènes. Ce nouveau vocabulaire façonne également notre compréhension des solutions possibles. Certains l'utilisent pour mieux préserver le système actuel, tandis que d'autres y voient l'opportunité de le transformer en profondeur....
captation de la conférence de Laurent Testot intitulée « Forêts et effondrements civilisationnels » dimanche 15 septembre 2024 à 14h00, lors de la 9ème édition des Estivales de la Permaculture à Montreuil (93100) ayant pour thématique « Effondrement, non vraiment ? » Sans forêts, pas de planète habitable. Cette règle méconnue a rythmé l’histoire des effondrements civilisationnels, des Mayas à la Chine en passant par Rome. À la lumière de l’histoire globale, que peut-on dire des projets actuels de gestion technocratique des forêts, entre la captation carbone, les mégaplantations et le spectre fumeux de la biomasse « énergie verte » ? Par Laurent Testot, auteur notamment de Cataclysmes. Une histoire environnementale de l’humanité (Payot, 2017) ; dernier ouvrage paru : Les Forêts. Des forêts primaires aux enjeux du XXIe siècle (Frémeaux et associés, 2024). Laurent Testot est conférencier, formateur et journaliste indépendant, spécialisé en histoire globale et environnementale, auteur notamment de Cataclysmes. Un
Yves Cochet est mathématicien et ancien ministre de l'Écologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dans lesquels il alerte sur l'effondrement imminent de notre civilisation, dont tout récemment "Précision sur la fin du monde" aux éditions LLL. Dans cette interview par Carla Costantini pour Élucid, Yves Cochet nous appelle à sortir du déni. L'effondrement nous semble impossible à concevoir, il est trop catastrophique, trop grand, trop violent, et notre cerveau ne peut pas imaginer que le système complexe qui rend notre quotidien possible, n'est qu'un château de cartes, qui menace de s'effondrer à mesure que les crises s'additionnent. Notre impuissance est indépassable, paralysante. Pourtant, nous avons tout intérêt à nous y préparer..
If modern societies are breaking down, is there a political movement ready to soften the collapse and begin anew? Or do we need new ideas and organisations for collective action? Might a local focus be the only meaningful approach as industrial consumer systems decline? Or is this a period that calls for greater international solidarity with those suffering the most? I think the conversations and initiatives in the Francophone world will provide us many insights on these questions, for a number of reasons, which I’ll come to in a moment.
L'apocalypse serait-elle devenue un sujet d'étude aussi banal que la photosynthèse ou les fractales ? Ces deux dernières décennies, le vocabulaire de la fin du monde s’est métamorphosé en un champ lexical scientifique florissant. Des concepts comme l’anthropocène ou les planetary boundaries ont proliféré dans les revues académiques. Des notions plus anciennes comme la polycrise d’Edgar Morin et le collapse ont resurgi récemment, transcendant les frontières disciplinaires, tandis que les cascading failures, les wicked problems ou les compound risks sont devenus incontournables dans l’analyse des risques.
“L’effondrement de nos sociétés modernes a commencé. Telle est la conclusion de deux années de recherches menées par l’équipe interdisciplinaire à l’origine de S’effondrer ensemble. Comment en est-…
Ancien ministre de l’Écologie, Yves Cochet est une figure de l’écologie politique et un scientifique de formation. Désormais éloigné de la vie politique il alerte sur le risque d’effondrement du vivant et ses répercussions sur la société. Dans son dernier livre Petites précisions sur la fin du monde (éditions Les Liens i Libèrent, septembre 2024), il réitère la nécessité de faire face à un effondrement global dans les années à venir en s’organisant localement pour mettre en place un vaste programme de décroissance. En dépit d’une approche collapsologique, il tente de montrer que des voies existent encore pour préparer l’avenir, notamment en misant sur le local et les biorégions.
Tout se déroule comme prévu. Après plus de cinquante ans de prophéties catastrophiques, la réalité rend plausible un effondrement systémique mondial. Alors qu’une minorité en prend conscience, la majorité croit encore que le marché, la croissance et la technologie résoudront les problèmes actuels, notamment les inégalités et la crise écologique. Malgré les efforts d’experts et de politiques pour élaborer des solutions, les indicateurs montrent l’inanité de ces tentatives. Que faire, dès lors, face à la catastrophe politique, écologique et sociale imminente ? Pour le scientifique et ancien ministre Yves Cochet, cela ne fait aucun doute : en ces temps incertains et bouleversés, il est urgent de se départir de nos croyances et de placer la question de l’effondrement au cœur du débat public.
Publié par Good Works de l’Institut Schumacher, S’effondrer ensemble: Vers l’écoliberté écrit par Jem Bendell, est désormais disponible. Yes, the French version of ‘Breaking Together’ is now available, published by Good Works, of The Schumacher Institute. Initialement sur Amazon, il sera disponible sur d’autres plateformes et dans les librairies d’ici novembre, et sera disponible en tant qu’epub gratuit au début de 2025. Je présenterai le livre fin octobre à Grenoble et/ou Genève. Initially, on Amazon, it will be available on other platforms and from book shops by November, and will be available as a free epub in early 2025. I will give a talk about it in Grenoble and/or Geneva in late October.
À l’occasion de ses 10 ans, l’association Adrastia vous invite à une analyse rétrospective et prospective de la diffusion auprès du public de l’alerte sur les risques d’effondrements.
Peur de l’avenir, peur de l’échec ou du conflit, stress, éco-anxiété, angoisse existentielle… la peur plane sur nos vies. Sous prétexte qu’elle peut faire paniquer ou tétaniser, nous en sommes arrivés à la mépriser, à l’ignorer, à la fuir, et même à la combattre. Erreur stratégique  ! Car la peur nous constitue et nous fait grandir. Elle est pure énergie. Elle protège, stimule et mobilise. Elle nous sauve la vie. À une condition : en faire une alliée. Pablo Servigne et Nathan Obadia invitent à revisiter notre rapport à la peur. Ils proposent une boussole et une carte pour naviguer dans ce territoire méconnu et choisissent la métaphore du Suricate – ce petit animal du désert posté en sentinelle à l’affût de la moindre menace –, pour désigner notre système interne de détection des dangers.
La « collapso » (ou effondrisme) est un courant idéologique dont l’influence grandit au sein des mouvements écologistes. Elle part du principe que l’effondrement écologique et social est un fait accompli, ou très probable. Outre ses effets démobilisateurs, l’effondrisme se caractérise par une connaissance parcellaire du monde, qui compromet la capacité de l’écologie à le transformer.
La « collapsologie » est un courant de pensée qui évoque la possibilité de fin brutale et définitive des civilisations dans lesquelles nous vivons… et les moyens de s’y adapter. De quoi nourrir notre peur de l'avenir... tout en remettant à la mode l’imaginaire post-apocalyptique ; sous-genre classique de la science-fiction. Alors si le réel rejoint la fiction, faut-il s’inspirer des œuvres postapo pour se préparer à un cataclysme annoncé ? Aujourd’hui dans Planète B, on parle de peur et de désir de fin du monde.
D’où vient la collapsologie, cette pensée de l’effondrement civilisationnel qui a émergé au mitan des années 2010 ? L’enquête ethnographique menée par l'auteur de 2012 à 2017 auprès de réseaux informels mêlant catastrophisme et spiritualité permet de revenir à ses origines et de comprendre comment des références, des idées, un certain rapport au monde, des parcours individuels, et des réseaux d’interconnaissances et de pratiques, l’ont structurée à ses débuts. Il en ressort que la perspective d’effondrement n’est pas tant une pensée de la fin du monde que celle de la fin d’un monde et un appel à un autre rapport au monde, systémique, non-dualiste et non-anthropocentrique, un univers de sens partagé avec le milieu des spiritualités alternatives. La collapsologie est ainsi une construction complexe qui puise dans les sciences légitimes avec une dimension intérieure, spirituelle, incontournable sans pour autant se réduire à la catégorie accusatoire de « religion de l’apocalypse ».

2023

« Effondrement: 20 scénarios possibles » met en lumière les divers scénarios d’avenir, de la croissance des technologies vertes à la possibilité de récession, de la gestion démographique à la question cruciale de la neutralité carbone. Thierry Brugvin examine ces facteurs clés avec une rigueur analytique, offrant des estimations réalistes et explorant des futurs plus ou moins désirables.
Un anthropologue évolutionniste s'est penché sur les risques d'observer un effondrement civilisationnel. Voici ce qu'il en dit.
Longtemps, Emilio Santiago Muíño a cru aux thèses collapsologiques avant de se raviser devant l’échec de ses modèles de prédiction. Dans une réflexion richement nourrie par son essai, Contra el mito del colapso ecológico, il explique les limites et les apories d’un discours qui désarme l’action politique en s’appuyant sur le cas d’une théorie qui a largement circulé au début du siècle : le pic pétrolier, qui devait marquer l’effondrement de la civilisation industrielle. Un texte essentiel au moment où commence la COP28.
Nous allons examiner un objet monstrueux, alors que notre époque est déjà marquée par des guerres cruelles et des catastrophes à répétition. Je ne voudrais pas aujourd’hui ajouter du malheur au malheur, du pathos à la misère, mais affronter rationnellement un objet de pensée peu débattu : l’effondrement systémique mondial.
Notre société va-t-elle s’effondrer ? La science de l’effondrement a-t-elle un sens ? L’homme est-il conscient de ce qu’il use et abuse ?
Laurent Testot est un des rares spécialistes français en histoire globale. Il convoque des domaines aussi variés que la géographie, l'économie, l'anthropologie, les sciences politiques, la sociologie, la psychologie, l'écologie et en étudie les connexions, non seulement entre ces diverses matières, mais aussi entre les civilisations ; et entre les parcours individuels et les destins collectifs qui permettent de penser à la fois le temps long, la globalité de l'histoire mondiale et les interconnexions transversales. Le but est de tenter de mettre à jour les multiples processus qui ont œuvré à faire du monde ce qu'il est devenu.
En se plaçant mentalement hors de la nature, des humains ont causé énormément de dégâts à la planète.
Entretien avec Pablo Servigne suite à la conférence "L’entraide en temps de crise : une nécessité", à Clermont-Ferrand en mai 2023.
Just Collapse is an activist platform dedicated to socio-ecological justice in face of inevitable and irreversible global collapse. Just Collapse advocates for a Just Collapse and a Planned Collapse to avert the worst outcomes that will follow an otherwise unplanned, reactive collapse. Just Collapse recognises that there will be no justice in an unplanned collapse.
Les animaux, les bâtiments, les routes : à quoi ressemblerait une planète où l'impact humain cesserait ? Et si l'humanité disparaissait ? L'imaginaire post-apocalyptique nous a habitué en partie à la question en décrivant des mondes effondrés -- comme The Last of Us, Je suis une légende, Station Eleven ....
Bertrand Méheust est un chercheur original, atypique, par les thèmes qu’il a abordés et par la manière dont ils les a abordés. Les lectrices et lecteurs qui ne le connaissent pas s’en rendront aisément compte avec cet entretien. Il est par ailleurs un des premiers auteurs à avoir théorisé l’effondrement probable de la civilisation industrielle. Ces deux raisons suffisent fonder l’intérêt de cet entretien de découverte d’un auteur. D. B.
Une étude britannique précise quels pays seraient capables de résister le mieux à un éventuel effondrement de l'humanité.
Climate change will cause agricultural failure and subsequent collapse of hyperfragile modern civilization, likely within 10–15 years. By 2050 total human population will likely be under 2 billion. Humans, along with most other animals, will go extinct before the end of this century. These impacts are locked in and cannot be averted. Everything in this article is supporting information for this conclusion.
Il me revient que certains politiciens et intellectuels qui n’étaient pas réputés pour leur goût de l’écologie, ou leur intérêt pour l’urgence climatique, parfois même un peu climato-sceptiques, auraient complètement changé d’avis suite à une sorte de phénomène de « révélation ». Suite à cette « révélation », ils auraient pris conscience de la gravité de la situation, pour s’engager corps et âme en faveur d’une prise en compte de l’Urgence, d’une manière ou d’une autre. Je ne peux m’empêcher d’évoquer deux belges, l’ancien ministre et député Jean-Luc Crucke , et l’ex-chef de cabinet du libéral Didier Reynders, économiste et écrivain Bruno Colmant.
Ces derniers mois, les scientifiques ont commencé à prendre part au débat public de plus en plus fréquemment. Pour se faire entendre, ils ont manifesté leur inquiétude à l’égard de l’urgence écologique par un appel à la désobéissance civile lancé dans une tribune au Monde. Quelques jours plus tard, ces mêmes experts s’exprimaient à nouveau dans Collapsus, Changer ou disparaître ? Le vrai bilan sur notre planète. Quarante spécialistes se sont alors réunis afin de faire un diagnostic de l’état de l’environnement, avec pour objectif de sensibiliser l’opinion publique. La question est donc : pourquoi les scientifiques ont-ils décidé de s’impliquer dans le débat public ?
La théorie des collapsologues est à la fois fataliste et naturaliste. Fataliste, au sens où l'effondrement n'est pas évitable avec eux : ils jugeront vaine toute tentative actuelle de transformation globale (il est « inutile de se battre », disent-ils dans Une autre fin du monde est possible). Naturaliste, car ils empruntent les sciences naturelles bourgeoises pour naturaliser systématiquement le monde social moderne. Avec eux, fatalisme et naturalisme vont de pair : c'est parce que le social est naturalisé qu'il est inutile de lutter contre ses lois implacables. Il s'agira dans cet essai, de critiquer à la racine un tel discours. Nous reprendrons les trois ouvrages des collapsologues (Comment tout peut s'effondrer, Une autre fin du monde est possible, L'entraide, l'autre loi de la jungle), et nous proposerons un commentaire suivi. Il s'avérera que les collapsologues, au fond, ne veulent pas nous faire sortir du capitalisme, mais tentent bien plutôt d'accommoder la société capitaliste à l'effondrem

2022

Le principal penseur de la décroissance français s’exprime sur le site de QG, 50 ans après la publication du rapport Meadows. Si la conscience de la finitude du monde progresse, rien de décisif n’est selon lui mis en place, notamment parce que les gouvernements redoutent une forte montée des tensions sociales si un changement de paradigme véritable était mis en place. Le capitalisme a atteint une telle puissance qu’il n’y a que lui-même qui peut se détruire. Seule lueur d’espoir, il est bien parti pour cela selon l’auteur de « Pour en finir avec l’économie »
"C’est foutu." "C’est mort." Ces affirmations, on les entend de plus en plus souvent au regard de l’urgence écologique qui devient chaque jour plus concrète et alarmante. Face à la multiplication des catastrophes naturelles, des pénuries, à l'émergence des pandémies, aux espèces qui disparaissent, beaucoup de personnes n’ont plus d’espoir et sont persuadés que tout va s’effondrer.
Ce blog se donne pour objectif de mettre à la disposition des internautes des idées et des concepts portant sur la place, dans la fiction, de la collapsologie ainsi que sur celle de son objet, l’effondrement des sociétés industrielles....
Effondrement, catastrophisme, survivalisme, collapsologie, les mots ne manquent pas pour annoncer la chute qui nous attend à l’issue de la fin du règne du Dieu marché. Pour ne pas se limiter à la stupeur qui engendre souvent l’incapacité d’agir, les serveurs du Comptoir vous proposent de rencontrer Pablo Servigne, co-auteur de Comment tout peut s’effondrer (Seuil, 2015) avec Raphaël Stevens. Pour préserver notre santé mentale, il a aussi participé à l’écriture de L’Entraide : L’autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017) avec Gauthier Chapelle. Un ouvrage qui nous rappelle que notre société individualiste n’est pas irrémédiable et que l’humanité est traversée par la coopération entre ses membres, qu’il s’agit aujourd’hui de favoriser contre vents et marées.
L’entraide est une force horizontale qui rapproche les gens, dont nous avons toujours besoin, et qui a toujours existé. Face aux enjeux sociaux et écologiques majeurs de ce siècle, il est évident que cette force va devenir vitale à toutes les échelles.
In An Inconvenient Apocalypse, authors Wes Jackson and Robert Jensen style themselves as heralds of some very bad news: societal collapse on a global scale is inevitable, and those who manage to survive the mass death and crumbling of the world as we know it will have to live in drastically transformed circumstances. According to Jackson and Jensen, there’s no averting this collapse – electric cars aren’t going to save us, and neither are global climate accords. The current way of things is doomed, and it’s up to us to prepare as best we can to ensure as soft a landing as possible when the inevitable apocalypse arrives.
Dans le dernier numéro de Zilsel, le sociologue C. Tasset (VetAgroSup) consacre un article à la diffusion des théories de l'effondrement. Il envisage le mouvement « collapso » comme une entreprise de vulgarisation scientifique, incluant les questions agricoles et alimentaires. Du côté des producteurs de ces discours, il décortique notamment l'argumentaire de P. Servigne dans Comment tout peut s'effondrer (2015). Ce best-seller articule différents cadres conceptuels (pensée systémique, thermodynamique, limites planétaires), sur fond d'enjeux existentiels et spirituels. Du côté de la réception, les lecteurs sont plutôt pétris de culture scientifique (ingénieurs et autres professions techniques). Ils trouvent dans ces ouvrages une réponse à des inquiétudes diffuses et une « ressource réflexive ». Leurs trajectoires peuvent les amener à déserter des emplois stables et bien rémunérés, et à s'engager dans des démarches de « résilience » et des changements de pratiques (trio récurrent low techs-permaculture-sob
Bienvenue dans ce nouveau "TALK" sur LIMIT avec Laurent Aillet. Biologiste, fondateur de Résilience et Adaptation et président d'Adrastria Co-directeur avec Laurent Testot du livre "Collapsus, changer ou disparaître"
Réduire notre dépendance à l’État et au système industriel est la condition de notre survie et de notre bien-être futur. Avant de poursuivre, quelques mots sur l’effondrement, une notion souvent mal comprise. La confusion règne, elle est même savamment cultivée par des opportunistes proches des sphères du pouvoir qui ont compris comment exploiter la peur de l’effondrement au profit de leur classe sociale. Devenues hégémoniques avec le succès de la collapsologie, la version hollywoodienne de l’effondrement et les caricatures grotesques du survivalisme qui l’accompagnent systématiquement sont bien éloignées des faits. L’effondrement à venir de l’État-nation, ce n’est pas la fin du monde ni l’apocalypse sur Terre, mais une opportunité rare qu’il nous faut saisir.
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Le philosophe Renaud Hétier, dans L’humanité contre l’Anthropocène – Résister aux effondrements (Puf, 2021) montre que si les effondrements du vivant (entraînant une fragilisation civilisationnelle) ont pour cause la généralisation du capitalisme, ils ont aussi des racines anthropologiques qui ont partie liée avec une problématisation éducative.
Cinquante ans cette année 2022 après le rapport Meadows et trente ans après la conférence de Rio, Philippe Roch doute que notre civilisation puisse perdurer face, notamment, au dérèglement climatique et à l’effondrement de la biodiversité. Mais l’ancien directeur de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) et nouveau membre du conseil scientifique de la fondation Zoein ne baisse pas les bras.
Depuis 2015, la collapsologie a suscité des torrents de commentaires, mais peu de regards humoristiques et grinçants. Un chant poétique est parfois plus puissant et juste que des rayons de bibliothèque. Comment transformer la sidération en élan ? Métamorphoser l’éco-anxiété en intelligence et pratiques collectives ? En écoutant les Tabanards, musicien·ne·s et chanteur·se·s occitans aveyronnais. Les Tabanards 7 janvier 2022

2021

Réparer le futur, c'est d'abord savoir le raconter. Rencontre au Festival des idées Paris avec les sociologues Alice Canabate et Bruno Villalba, auteurs respectivement de « L’écologie et la narration du pire » (Utopia) et de « La collapsologie et ses ennemis » (Le Pommier).
Depuis quelques années, les reportages sur un possible effondrement de notre civilisation sont de plus en plus nombreux.
Dans son livre L'écologie et la narration du pire, l'universitaire Alice Canabate retrace l’émergence de ce que l’on appelle aujourd’hui la « collapsologie ».
Comment tout peut s’effondrer : petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes est un essai co-écrit par Pablo Servigne ingénieur agronome, docteur en biologie et Raphaël Stevens expert en résilience des systèmes socioécologiques, édité en avril 20151. Les auteurs analysent, sans concession, les ressorts d’un possible effondrement de notre civilisation thermo-industrielle.
Dans un tel contexte, il est désormais beaucoup question d’éco-anxiété dans la presse. Celle-ci est même souvent considérée comme le nouveau « mal du siècle ». Mais qu’entend-on au juste par ce terme ? Est-ce la même chose que la solastalgie ou encore la collapsologie ? Peut-on parler d’une véritable maladie mentale à son propos ?
« On ne peut pas nier non plus qu’à l’heure actuelle, la collapsologie et tout le buzz autour ont constitué une voie d’entrée pour une frange entière de la population dans la réflexion écologiste. [1]»
Cours de Arthur Keller dispensé à tous les étudiants en 2ème année à Centrale Supélec le 13 octobre 2021.
Réchauffement climatique, extinction de centaines de milliers d’espèces, pollutions globales, guerres de l’eau et d’autres ressources, migrations massives… tous ces dangers convergent et se démultiplient en un péril unique que certains ont commencé à envisager : celui d’un effondrement global de la civilisation. Laurent Aillet auteur du livre "Collapsus : Changer ou disparaître ? Le vrai bilan sur notre planète" tente de faire le point sue ces notions de collapsologie. Notre société va t-elle s’effondrer ?
Pablo Servigne a défini la collapsologie comme l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui lui succédera. De quoi mettre en récit la catastrophe, dans l’espoir d’un sursaut individuel et collectif.
La France est le deuxième pays qui croit le plus en une prophétie collapsologique, derrière l’Italie (71 %) mais devant le Royaume-Uni (56 %) et les États-Unis (52 %), selon les données d’une étude. Popularisée notamment par l’ouvrage de Jared Diamond, (“Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie”), cette théorie « repose sur l’hypothèse selon laquelle le changement climatique, la diminution des ressources et l’extinction des espèces conduisent le monde à sa destruction à un rythme alarmant ».
Dans les années 1970, un rapport publié par des chercheurs du Massachusetts institute of technology (MIT, États-Unis) avait fait grand bruit. Il annonçait l'effondrement possible de notre civilisation avant la fin du XXIe siècle. Des conclusions tristement en phase avec les données actuelles, conclut aujourd'hui une nouvelle étude.
Continuons, comme depuis dix ans, à explorer l’anthropocène, l’écologie et l’effondrement, objets suffisamment amples pour satisfaire un certain éclectisme que nous chérissons. Dans ce papier, je parlerai de collapsologie, d’une tentative de réflexion sur la solastalgie, de démographie, et de philosophie effondriste.
« Le changement climatique, la crise de la biodiversité, et surtout l'épuisement des ressources naturelles pourraient causer des bouleversements majeurs. La société telle que nous la connaissons serait vouée à disparaître, c'est la théorie de l'effondrement. »
En fragilisant les chaînes logistiques et en nous obligeant à rester chez nous, la pandémie invite à changer d’échelle et revitalise une proposition écologique venue de la Californie : le biorégionalisme.
Bruno Villalba, auteur des Collapsologues et leurs ennemis : « La collapsologie s’inscrit dans une logique explicative assez ancienne puisque l’on retrouvait déjà l’ensemble des éléments dans le programme du premier candidat écologiste à la présidentielle, René Dumont, en 1974. L’idée que nous traversons une crise écologique sans précédent, du fait de la pression des activités humaines sur les écosystèmes, du poids de la démographie… était déjà là.
Melancholia : Cet essai exprime la désillusion d’un homme qui ne veut plus faire semblant de croire dans l’avenir de l’espèce humaine. Après des années de militantisme en faveur de l’écologie, le constat est amer : l’humanité ne s’en sortira pas.
Se réjouir de « l’extinction de l’espèce humaine » est devenu un commentaire récurrent dans les bouches et sur les réseaux sociaux. Certains s’imaginent bien légèrement que la mort précipitée de millions d’êtres-humains réglera le problème de la crise écologique à terme. Un tel raisonnement n’est aujourd’hui pas seulement cynique, c’est également un luxe réservé à ceux qui vivent dans des régions du monde encore relativement stables et préservées des conséquences en question.
Andreas Malm sou­tient l’i­dée que la social-démo­cra­tie est stric­te­ment inca­pable de faire face au défi cli­ma­tique. À rebours des par­ti­sans du loca­lisme, de l’au­to­no­mie ou de la des­ti­tu­tion — qui ont la faveur d’une large part de la gauche radi­cale —, Malm réha­bi­lite le com­mu­nisme.
La collapsologie a remis les théories d’effondrement sur le devant de la scène. Si l’urgence climatique suscite un intérêt renouvelé pour ce thème, il convient de les replacer dans leur contexte historique et géopolitique. Le terme de collapsologie apparaît avec le livre de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer ? et a connu un certain succès en raison de la pression mise par les sociétés sur l’environnement.
Un large ensemble de simulations réalisées à l’aide d’un modèle novateur permet de mieux quantifier le risque d’effet domino ou cascade climatique – une forme de réaction en chaine – pour différents niveaux de réchauffement global. Les résultats révèlent la dimension interconnectée des éléments pouvant bifurquer, tels l’inlandsis groenlandais, et l’importance de les étudier via une approche intégrée. L’étude paraît ce mois-ci dans la revue scientifique Earth System Dynamics.
Etes-vous prêts pour la prochaine catastrophe majeure ? Et si la gestion collective, Etatique et Citoyenne, de notre sécurité civile était la meilleure façon de faire société ensemble ? Tout commence par une question : lorsque surviendra la prochaine catastrophe majeure sur notre territoire, sur qui compterez-vous pour la gérer, pour assurer votre survie, répondre à vos besoins essentiels ? Le citoyen est théoriquement sensé être le premier acteur de sa sécurité civile, pour autant, cette question est un point aveugle de notre époque et du débat public. Dès lors qu’on pose le problème comme cela, deux angles d’attaque émergent : notre Etat est-il à la hauteur dans la gestion des catastrophes majeures d’une part, et le citoyen est-il conscient de son rôle dans la sécurité civile de son Etat ?
Deep adaptation’ refers to the personal and collective changes that might help us to prepare for – and live with – a climate-influenced breakdown or collapse of our societies. It is a framework for responding to the terrifying realization of increasing disruption by committing ourselves to reducing suffering while saving more of society and the natural world. This is the first book to show how professionals across different sectors are beginning to incorporate the acceptance of likely or unfolding societal breakdown into their work and lives.
Depuis sa création, la collapsologie a connu un essor important. Cette évolution s’accompagne de très nombreuses critiques qui dénoncent notamment le caractère dépolitisant de ce discours sur l’effondrement.
Publié en 2012 dans la revue GAIA – Ecological Perspectives for Science and Society –, l’article de Graham Turner est l’un des principaux fondements à l’idée de l’effondrement de notre société industrielle. Le scientifique y livre une analyse comparative des projections du célèbre Rapport Meadows, paru en 1972.
En cette époque de fantasmes complotistes, il est toujours utile d’entrer dans ce que pensent les militants du capital à partir de leurs propres écrits, quand ils se parlent entre eux. Comment ils analysent le dérèglement écologique et climatique en cours et ses dégâts asymétriques sur les sociétés, comment ils envisagent les gagnants et les perdants de la pandémie et comment ils entendent traverser les transformations géopolitiques et politiques du monde pour défendre leurs intérêts supérieurs.
La finance verte, un moyen pour le capitalisme de profiter de la problématique écologique pour faire du business ? L'écologie marchande est-elle lucrative ? La croissance verte rapporte-t-elle beaucoup d'argent ? Ce sont les questions posées à Hélène Tordjman, économiste et autrice de La croissance verte contre la nature, critique de l'écologie marchande, sur le plateau du Média.
Titres des médias, émissions de télévisions ou de radios, réseaux sociaux, la collapsologie est partout. La pandémie virale en cours dope son discours et ajoute à l’ambiance catastrophiste. Bref, le contexte est porteur et alimente peurs et inquiétudes.
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S’agissant de l’impact concret de la réduction de nos émissions, dans nos modélisations les implications agrégées à un niveau macroéconomique mondial de trajectoires de réduction des GES demeurent faibles, car justement certaines activités décroissent tandis que d’autres augmentent. Ce n’est donc pas tant de l’effet agrégé dont on doit s’inquiéter, mais plutôt des changements structurels et locaux avec des destructions d’activités et d’emplois dans certains territoires et secteurs, compensées par des créations dans d’autres. C’est cela, la transition qu’on doit opérer, avec une difficulté sur la rapidité à opérer ces changements. Et des enjeux de transformation, de formation, avec des territoires et des secteurs qui vont devoir se réinventer en étant accompagnés par des politiques publiques qui permettent ces transformations.
Un remarquable ouvrage qui répond point par point, sans esprit de polémique, aux nombreuses critiques adressées à la collapsologie et avance une théorie originale inspirée par Günther Anders. Recension de Les collapsologues et leurs ennemis, Bruno Villalba , 2021-
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La collapsologie suscite des réactions intellectuelles vives et composites. Parmi elles, conservateurs et progressistes s’accordent sur une dizaine d’arguments qui révéleraient l’inconséquence de la collapsologie : irrationalité, illégitimité de ses acteurs, psychologisation puérile, religiosité sectaire, dimension réactionnaire ou apolitique, perspective incapacitante…, Bruno Villalba propose une contre-argumentation,
il y a près d’un an nous instruisions la question de la collapsologie, tout d’abord à travers ses mots puis sous l’angle de sa réception par le public. Place à la critique, avec cet article pointant les failles et les paradoxes de cette prétendue « science de l’effondrement ». Un feuilleton en quatre épisodes, par Pierre Sersiron et Tanguy Martin ...
“Ça y est ?" Le premier domino est tombé ? Ou on s'est planté ? On fait une mise à jour de la théorie de l'effondrement avec Pablo SERVIGNE, au regard de ce qui s'est passé ces derniers mois et de ce qui nous attend. Finance, économie, ressources, énergie, climat, biodiversité, tous les thèmes sont abordés pour répondre à la question : Sommes-nous dans l'œil du cyclone ? Ou le concept d'effondrement est-il obsolète face à la résilience du système ?
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Spécialiste des limites et vulnérabilités des sociétés humaines et des stratégies de résilience collective. Il nous a partagé sa vision éclairée des risques d’effondrement de nos sociétés mais aussi des solutions qu’il est, dès aujourd’hui, possible de mettre en place, Arthur Keller nous livre une analyse complémentaire de la situation, contextualisant son approche et proposant des solutions substantielles.
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Dixième émission du Grand Rebond sur le thème de la crise systémique, avec : Arthur Keller, l’invité du jour, Expert en risques systémiques et résilience Pierre Quintard, Président du Jane Goodall Institute France, qui nous apportera son témoignage, Nathalie BOYER qui réagira à ces propos. Nathalie est Ambassadrice de l'économie circulaire, et Déléguée Générale chez ORÉE animée par Mickael Réault, fondateur du Grand Rebond et CEO de Sindup.
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Pablo Servigne et Raphaël Stevens (avec Gauthier Chapelle) se sont fait connaître en développant la collapsologie. Cette discipline au croisement de plusieurs sciences, qui étudie l’effondrement, questionne la pérennité de nos modes de vie.
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Comment agir efficacement pour protéger le climat et nos existences ? Dans cet entretien, Andreas Malm souligne le rôle central du capitalisme dans l’enchaînement des catastrophes écologiques. Et plaide pour le sabotage de biens matériels, sans se limiter à la non-violence.
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7ème vidéo d'une série de huit conférences sur la critique de la croissance