« Le Groenland est un pays constitutif du royaume de Danemark et un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne, situé à l’est de l’archipel Arctique dans le nord-est de l’Amérique du Nord, entre la mer de Baffin et le détroit de Davis à l’ouest et la mer du Groenland et l’océan Atlantique à l’est... ». Source : wikipedia
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ennemi intérieur
Dans un essai publié en juillet 2026, le milliardaire états-unien Peter Thiel s’en prend aux aspirations pacificatrices du pape, qu’il associe, sans jamais le nommer, à l’Antéchrist. […] Derrière cette comparaison se cache la dénonciation d’un « ennemi intérieur », qui, au nom de la paix et de l’universalisme, serait en train de trahir l’héritage occidental. […] Des conservateurs états-uniens aux droites nationalistes européennes, cette vision contribue à faire de la désignation du « camp du Mal » la principale grille de lecture des conflits contemporains, par-delà la frontière entre guerre et paix.
Entre purges au sein du renseignement, dérive autoritaire et politisation des institutions, le président américain bouleverse en profondeur la sécurité nationale américaine. Et consacre un nouvel adversaire fantasmé : l’ennemi intérieur.
Jamais l’ensemble des généraux américains n’avaient été convoqués pour écouter le président du pays et leur ministre de tutelle comme ce fut le cas ce 30 septembre à Quantico (Virginie). Cette réunion historique a vu Donald Trump et Pete Hegseth tenir à des hauts gradés silencieux un discours aux intonations martiales et virilistes dont l’objectif réel était de les préparer à diriger des opérations militaires… à l’intérieur même des États-Unis, dans les villes dirigées par des démocrates.
Le spécialiste des Etats-Unis revient dans une tribune au « Monde » sur la longue histoire d’une rhétorique d’extrême droite : l’ennemi intérieur. Le président Trump a, selon lui, fait de ce narratif un véritable mode de gouvernement, à même de justifier une politique autoritaire et une militarisation croissante, jusqu’à redéfinir le territoire américain en champ de bataille.
Le président américain a pris la parole ce mardi lors d’un rassemblement sans précédent de haut gradés près de Washington. Avant lui, le secrétaire à la Défense a fustigé «des décennies de déclin» liées à la diversité et à l’inclusion dans l’armée américaine. […] Dans un discours d’une rare violence politique, Donald Trump a appelé mardi les généraux et amiraux américains à se mobiliser contre «l’ennemi de l’intérieur», en attaquant les immigrés sans papiers, la presse et ses opposants politiques. L’initiative prise par le ministre de la Défense Pete Hegseth de rassembler les plus hauts gradés américains à Quantico (Virginie) était déjà très inhabituelle, la tonalité de la longue allocution du président américain l’a été encore plus.
Aux États-Unis, l’alliance entre franges politiques radicales et acteurs de la Sillicon Valley fait naître un autoritarisme inédit. Derrière la promesse d'innovation et de sécurité, se profile une dictature numérique où la démocratie vacille.


