Jean-Baptiste Fressoz

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Alain Grandjean

2026

Dans la continuité des posts précédents sur les relations entre Gaïa et Homo sapiens1, cette note propose de porter le même regard de temps long sur les sols et sur l’accélération fulgurante de leur dégradation.
Les grands modèles de langage généralistes (ChatGPT, Claude, Gemini) ne sont pas neutres épistémiquement. Leur mécanisme d’apprentissage produit un biais structurel, pas nécessairement corrigé par le système d’IA dans lequel ils sont plongés, et dont l’intensité varie selon les disciplines : très faible en mathématiques, très fort dans les sciences sociales et humaines. Cet article propose une grille d’analyse fondée sur trois critères — densité du signal de vérité, résistance sociologique du paradigme dominant, séparabilité fait/valeur — appliquée à une classification en cinq catégories épistémologiques.
La Terre peut être vue comme une machine thermique, à la fois par son énergie interne et par le flux solaire. Sans cette énergie, disponible en quantité suffisante – sans être excessive – et correctement distribuée sur la planète, et ce sur une durée extrêmement longue, la vie n’aurait pu émerger ni évoluer. Nous ne serions pas là ! Mais cette machine thermique a elle-même profondément évolué comme nous allons le voir, et en particulier depuis la révolution thermo-industrielle. L’espèce humaine est au pied du mur en la matière : après l’avoir déstabilisée elle doit la reconfigurer. C’est ce que nous allons voir dans la suite.
J’ai rappelé, dans un précédent post, les dynamiques à l’œuvre dans la longue histoire de la planète et la co-évolution entre le vivant et le non-vivant. Le post qui suit illustre ce propos dans le cas de l’eau, dont le cycle est un exemple majeur que je n’avais pas évoqué.On verra que là aussi, Homo sapiens, devient un acteur déterminant de la transformation du cycle de l’eau.
L’azote est un paradoxe planétaire. Il domine l’atmosphère terrestre — environ 4 × 10⁶ Gt sous forme de N₂, soit près de 75 % de sa masse et 78 % de son volume. Il a toujours été très abondant mais, chimiquement inerte, il est resté longtemps indisponible pour la vie. Aujourd’hui, le problème s’est inversé : ce n’est plus le manque d’azote qui contraint la biosphère, mais l’excès d’azote réactif1 que les activités humaines injectent dans les sols, les eaux et l’atmosphère.
J’ai rappelé dans un précédent post ( « Le temps des crises ») les dynamiques à l’œuvre dans la longue histoire de la planète et la co-évolution entre le vivant et le non-vivant. Le post qui suit illustre ce propos dans le cas du phosphore, un ingrédient indispensable à l‘agriculture. On verra que, là aussi, l’humanité est devenue un acteur central du cycle du phosphore, capable de remodeler à grande échelle un système qui, jusqu’alors, évoluait sur des échelles de temps géologiques.
L’humanité fait face à une bifurcation sans précédent dans son histoire et celle de la Terre. Espèce née de processus extrêmement complexes et globalement autorégulés, elle devient une force géologique qui peut rendre la planète inhabitable ou au contraire devenir une force régulatrice. Partie 1
Les lois de puissance s’appliquent aussi aux catastrophes climatiques. L’économie classique du climat et les modèles utilisés sont inadaptés. Les approches robustes permettent de combiner prudence pour éviter la catastrophe, et raisonnement économique.
Le climat a -et aura de plus en plus- des impacts bien réels pour les habitants partout sur le territoire français. Si agir au niveau global est essentiel, les enjeux climatiques doivent aussi impérativement être pensés et faire l’objet d’initiatives au niveau local. En fins connaisseurs de leurs territoires, les maires sont des acteurs incontournables de l’adaptation et – faut-il le rappeler – de l’accompagnement à la transition énergétique et écologique.


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