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Catastrophe
2026
Les scientifiques viennent de réécrire les scénarios de référence du réchauffement climatique. Les deux extrêmes — le pire et le meilleur — sont officiellement abandonnés comme irréalistes. La bonne nouvelle : le scénario catastrophe à 4,5°C est écarté. La mauvaise : même le scénario le plus optimiste dépasse désormais l’objectif de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris en 2015. La fenêtre se referme.
En mars 2026, un cyclone baptisé « Jolina » a causé d’importants dégâts dans toute l’Afrique du Nord. En 2020 et en 2023, les tempêtes Ianos et Daniel ont causé de graves dommages en Grèce, et Daniel a poursuivi son chemin jusqu’en Libye. Elle y a provoqué une catastrophe humanitaire, dans la ville de Derna, où des milliers de personnes ont été déclarées mortes ou portées disparues.
Au total, 82,2 millions de personnes dans le monde ont dû fuir au sein de leur propre pays, dont 32,3 millions en raison de conflits. Cette cause de déplacement supplante pour la première fois les catastrophes. L’Iran et la RDC concentrent les deux tiers des nouveaux déplacements internes.
Notre maison brûle et nous regardons une appli de trading. Sur Polymarket ou Kalshi, les pronostics qui concernent les désastres écologiques ont la cote. Ces plateformes banalisent et dépolitisent les causes des bouleversements liés au climat. On vous explique.
Nina Hromadska avait 21 ans lorsque le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a explosé. Elle raconte au « Monde » comment elle a fait face au plus grave accident nucléaire du XXᵉ siècle.
Silencieuse, contaminée, presque irréelle : aujourd’hui, la zone d’exclusion de Tchernobyl (Ukraine) abrite une faune et une flore foisonnantes. Dans ce territoire figé par l’Histoire, scientifiques et animaux évoluent au cœur d’un écosystème fragilisé par la guerre lancée par la Russie en 2022. Exceptionnellement, Vert a été autorisé à se rendre sur place.
Le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl bascule dans l’histoire. Qui est responsable de la catastrophe la plus grave de l’histoire du nucléaire civil ? L’examen de la chaîne de responsabilités est complexe, entre défauts techniques et organisationnels et gouvernance politique partagée entre deux ministères. La catastrophe témoigne aussi d’une culture de la sûreté nucléaire bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui en Occident.
Dernièrement, deux associations françaises ont analysé des dizaines d’échantillons provenant de plusieurs régions du pays. L’objectif ? Mesurer les taux de contamination au césium-137 et livrer une analyse pertinente, à l’approche du 40e anniversaire de la célèbre catastrophe de Tchernobyl ayant secoué l’Europe en 1986.
Le Fonds monétaire international assure, ce jeudi 9 avril, que la guerre pourrait plonger 45 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire, du fait de la hausse des prix de l’énergie et les ruptures d’approvisionnement.
Absence de culture du risque nucléaire, politiques de déni, rationalisation, plein pouvoir aux élites technocrates, travail d’amnésie : aujourd’hui, les catastrophes nucléaires passées et le risque constant que cela arrive à nouveau sont mis à distance. Un dangereux processus qui laisse la place à l’inévitable répétition de l’accident nucléaire. 37 ans après Tchernobyl, 12 ans après Fukushima, alors que la France compte elle-même son lot d’incidents et d’accidents nucléaires ; alors que (…)





