Jean Jouzel

OA - Liste

« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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Robots

2026

Imaginez un instant : vous montrez une seule fois à un robot comment plier une serviette, ranger une tasse ou visser un boulon, et le voilà capable de reproduire le geste avec précision. Pas d’entraînement pendant des milliers d’heures, pas de programmation laborieuse ligne par ligne. Une simple démonstration, comme on l’apprendrait à un enfant. Ce scénario, longtemps cantonné à la science-fiction, vient de prendre une tournure bien réelle. Une avancée majeure dans le domaine de la robotique adaptative laisse entrevoir des machines qui apprennent presque à notre manière, avec cette faculté d’imitation qui nous semble si naturelle. Et croyez-moi, en tant que passionné de technologies, je trouve cette perspective absolument fascinante.
A l’aube de la démocratisation des robots humanoïdes dans les foyers et au travail, des scientifiques tentent d’améliorer les interactions. En France récemment, une surprenante étude consistait à doter un robot humanoïde – le robot Pepper – d’une pseudo-respiration afin de comprendre si cela pouvait aider les humains à mieux l’accepter.
Des robots humanoïdes bipèdes, pilotés à distance par des chirurgiens, ont retiré la vésicule biliaire de porcs vivants anesthésiés. Une première mondiale, réalisée à l’Université de Californie à San Diego. Le plus troublant ? Il n’aura fallu que neuf mois pour passer de l’idée à cette opération réussie.
Imaginez un entrepôt en pleine activité, avec ses allées interminables et ses étagères chargées de cartons. Au milieu de ce ballet logistique, une silhouette étonnamment familière se déplace : une machine à deux bras, deux jambes, une allure presque humaine. Elle scanne les rayonnages, tend ses mains vers un colis, le saisit avec précaution et le dépose dans un bac. Rien d’extraordinaire, sauf un détail : personne ne la pilote. Pas de joystick, pas d’opérateur caché derrière un écran. Cette scène, longtemps reléguée à la science-fiction, vient de basculer dans le domaine du réel. Un robot humanoïde a démontré qu’il pouvait gérer des commandes en entrepôt de façon quasi autonome, redessinant du même coup les frontières de la logistique moderne. Décryptage d’une avancée qui pourrait bien changer notre rapport au travail.
L’entreprise chinoise UBTech dévoile son nouveau robot humanoïde ultra réaliste grandeur nature et recouvert d’une peau souple, conçu pour tenir compagnie. Présenté comme un remède à la solitude, le robot apporterait un soutien émotionnel à ses utilisateurs en tenant des conversations orientées sur leurs besoins à l’aide d’un système d’IA intégré. Il est proposé dans un large éventail de modèles et serait conçu pour être toujours fidèle et aimer inconditionnellement son propriétaire.
Dans le delta de la rivière des Perles, l’écosystème industriel mise sur l’intelligence artificielle mêlée à l’automatisation pour assurer l’avenir de sa base manufacturière, menacée par le déclin démographique.
Pendant six jours consécutifs, des robots humanoïdes chinois ont effectué des contrôles qualité dans une véritable usine d’électronique, sans interruption ni mise en scène. AGIBOT a cumulé plus de 64 heures de fonctionnement et un taux de réussite de 99,99 % — au moment même où l’entreprise annonçait la production de son 15 000e robot.
Un robot qui évite les obstacles sans une seule ligne de code. Pas d’algorithme de pathfinding, pas de capteur LiDAR relié à un processeur en silicium. Juste quelques milliers de neurones humains, cultivés en laboratoire, branchés à une puce électronique. C’est ce que des chercheurs de l’université de Tianjin, en Chine, ont réalisé avec leur système baptisé MetaBOC, et le résultat remet en question des décennies de certitudes sur ce que l’on appelle « intelligence artificielle ».
Grâce aux dernières avancées en matière d'IA, les défis liés à la mise en place de robots capables de s'adapter à des environnements industriels, initialement conçus pour les humains, sont en train de devenir une réalité.
A l’occasion de la coupe du monde de football actuellement en cours, la société chinoise Booster Robotics a mis à l’honneur son robot Booster T1. Plutôt petit et léger, ce dernier a tout de même réussi à fissurer un mur en tirant un pénalty. Que faut-il savoir à propos de cette machine ?