Jean Jouzel

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« L’urgence est là, nous regardons ailleurs »

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Rubio

2026

Moins violent sur la forme que le vice-président J.D. Vance l’année dernière à la même tribune, le discours du secrétaire d'État américain Marco Rubio lors de la 62e Conférence de Munich sur la sécurité réaffirme les mêmes principes au fond : le déclin annoncé de l’Europe, menacée par l’immigration et péchant par excès de démocratie. Au micro de Matin Première, le professeur de droit international à l’ULB Olivier Corten critiquait la résignation des Européens face à ces attaques américaines contre les démocraties et le système international.
Si le secrétaire d’Etat américain s’est montré, dans le ton, moins agressif vis-à-vis de l’Europe que le vice-président américain, un an auparavant, le fond du discours n’a guère changé.
« Nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu’aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, samedi.
Lors de la Conférence sur la sécurité de Munich le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a émis des réserves sur les intentions russes dans le cadre des discussions sur un accord de paix avec l’Ukraine et a remis en doute l’efficacité des Nations unies.
Un an après la conférence inflammatoire du vice-président Vance, le chef de la diplomatie américaine a rejeté toute division entre l’Europe et les Etats-Unis ce samedi 14 février, devant la Conférence de Munich sur la sécurité. Il appelle à une «alliance revigorée».
Marco Rubio a appelé, samedi, à Munich, les Européens à soutenir la vision mondiale de Donald Trump, tout en plaidant pour une alliance transatlantique "revitalisée". Face aux tensions, les États-Unis disent préférer agir avec une Europe "forte", plutôt que seuls, mais un Vieux Continent rangé derrière les valeurs du président américain.
Il voulait être président. Il est devenu indispensable. À l’ombre des tribuns et des coups d’éclat, Marco Rubio, secrétaire d’État de Donald Trump, a appris la leçon la plus cruelle de Washington, celle qu’on n’enseigne dans aucune université. Accepter d’avaler les couleuvres. Encaisser les humiliations, y compris les sobriquets ridicules comme "Little Marco" répété comme une gifle, jusqu’à vous réduire un homme à une caricature. Tout cela, sans rancune visible, sans drame public, sans claquer la porte.
Seul l’ancien premier ministre britannique n’est pas américain. Ce conseil présidé par le locataire de la Maison Blanche va superviser le travail du comité d’experts palestinien chargé d’administrer la bande de Gaza, dans le cadre de la deuxième phase du plan Trump.
Donald Trump étudie "activement" un "achat" du Groenland avec ses équipes, a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche. Dans le même temps, le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a évoqué une rencontre la semaine prochaine avec des responsables danois.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a annoncé qu'il rencontrerait des responsables danois sur fond de tensions liées au Groenland, réaffirmant que Washington n'excluait aucune option, y compris militaire, pour répondre à une éventuelle menace à sa sécurité nationale.