Jean-Marc Jancovici

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Océans

2026

Le phénomène météorologique a entraîné le réchauffement d’une partie de l’océan à des niveaux inédits, poussant les mers du monde à des températures record pour ce mois, indique ce lundi 12 octobre l’observatoire européen Copernicus.
Alors que l'aquaculture est en plein essor en France, le débat fait rage. Ses partisans la présentent comme une solution pour lutter contre la surpêche et répondre à la demande de plus en plus forte des consommateurs. Un mirage, selon ses détracteurs, qui dénoncent une activité polluante et qui participe à l'insécurité alimentaire des pays les plus pauvres. En cause, l'alimentation de ces poissons d'élevage, nourris avec de la farine et de l'huile issus de poissons sauvages.
Le phénomène est provoqué par une onde océanique géante dopée par l’événement climatique El Niño. Ni surfable ni visible à l’œil nu, cette vague devrait atteindre San Diego la semaine du 5 octobre et accroître le risque d’inondations et d’érosion des plages.
Alors qu’un phénomène El Niño d’ampleur s’installe dans le Pacifique, l’océan mondial subit les effets du réchauffement climatique. Le rythme de la montée des eaux a doublé au cours des deux dernières décennies.
Les Nations unies ont approuvé à l'unanimité une résolution pour délimiter les espaces maritimes des pays face à la montée du niveau de la mer, une menace existentielle pour les nations insulaires qui subissent la fonte des glaces et le réchauffement des océans.
Pour notre nouvel épisode, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on l'a pesé. Voici l'essentiel, et tout ce que la vidéo sortie sur la chaîne Youtube n'avait pas le temps de dire.
Des scientifiques ont rédigé à l'avance la nécrologie d'une plaque de glace grande comme 15 fois Paris. Derrière elle : le glacier Thwaites, surnommé « le glacier de l'apocalypse ». Sauf que si vous ouvrez les études, le mot « apocalypse » n'y est nulle part. Alors on l'a pesé. Dans cette vidéo, avec le glaciologue Frank Pattyn (ULB), on prend les chiffres qui font peur forcément... 58 mètres, 3 mètres 30, 65 centimètres, 6 centimètres — et on remet chacun à sa vraie échelle de temps. Et on explique un mécanisme dont vous n'avez probablement jamais entendu parler : quand l'Antarctique fond, c'est en Europe que la mer monte le plus.
Les déchets plastiques sont omniprésents dans l’environnement marin, avec des impacts écologiques et sanitaires préoccupants. Cette problématique est de plus en plus médiatisée : les images de continents flottants de plastiques sur les océans du globe, obtenues lors de campagnes océanographiques associées à des actions de dissémination scientifique de grande ampleur (la mission Tara Microplastiques ou l’expédition Septième Continent, par exemple), ont marqué les esprits.
Le niveau de la mer monte, les calottes glaciaires fondent et certaines conséquences du réchauffement climatique pourraient se poursuivre pendant des milliers d’années. Le climatologue Gilles Ramstein explique les mécanismes derrière la montée des océans, les risques pour nos sociétés et pourquoi notre trajectoire énergétique peut encore changer l’ampleur du bouleversement climatique.
Si le glacier Thwaites, en Antarctique, disparaissait complètement, cela pourrait accélérer drastiquement la montée du niveau des mers sur toute la planète. “The New York Times” s’est appuyé sur des données scientifiques pour évaluer les conséquences potentielles de ce phénomène sur les villes de 300 000 habitants ou plus, situées à moins de 160 kilomètres de la côte.
Il y a quelques mois encore, tout portait à croire que le plus fort de la chaleur marine était derrière nous. Les eaux du globe avaient connu leur pic saisonnier au printemps, comme chaque année, et la logique voulait que la courbe s’assagisse doucement à l’approche de l’automne. Sauf que la nature n’a pas suivi le scénario prévu. Le 22 août, les compteurs se sont affolés : la température de surface des océans a atteint 21,1 °C, un niveau jamais mesuré depuis le début des relevés satellitaires en 1979. Ce chiffre dépasse celui de mars 2024, pourtant établi en pleine saison chaude, et il s’agit d’un signal que les scientifiques du service Copernicus sur les changements climatiques prennent très au sérieux.
La température moyenne à la surface des océans vient d’atteindre 21,1 °C, un niveau exceptionnel à cette période de l’année, selon l’observatoire européen Copernicus. Juillet 2026 a été le juillet le plus chaud jamais mesuré à la surface des océans, avec 20,96 °C en moyenne, contre 20,89 °C lors du précédent record de 2023. Depuis le mois de juin, chaque journée dépasse le record correspondant pour la saison.
Ce pic absolu sur une journée a été révélé par l’observatoire européen Copernicus lundi 24 août, alors que les océans sont soumis à une pression sans précédent, liée au changement climatique d’origine humaine.
Ce record journalier enregistré au mois d’août est inhabituel, car les températures océaniques mondiales « atteignent généralement leur niveau le plus élevé en mars et avril », souligne l’observatoire européen.
Les océans continuent de se réchauffer à un rythme inquiétant. Un nouveau record vient d'être enregistré, alors que les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir sur les mers du monde entier.
90% du réchauffement de la planète causé par l’activité humaine est stocké dans les océans et les mers. Le constat est écrit en première page du site marine.copernicus. Et cet été, la température en Europe a atteint des sommets. La mer Méditerranée enregistre trois, voire quatre degrés de plus qu’à l’époque pré-industrielle. La faune et la flore aquatique s’en retrouvent bouleversées, ravagées. Et quand - à l’automne - la température va baisser, les risques de voire des pluies dévastatrices le long des côtes vont se multiplier. L’automne approche, va-t-on connaître d’autres pluies torrentielles ?
Certaines eaux européennes ont enregistré cet été des températures de surface supérieures de plus de 6 °C à la normale, pointe une étude du World Weather Attribution parue ce mercredi 19 août, qui met en cause les activités humaines.
Lors des 14 jours les plus chauds de 2026, le réchauffement par rapport aux normales a atteint 3,1 °C en Méditerranée occidentale et 2,6 °C en Méditerranée orientale, selon une étude scientifique du collectif World Weather Attribution.
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, indique mercredi une étude scientifique. Les conséquences pour la vie marine sont "graves".
La "majeure partie" du réchauffement des mers européennes est due au changement climatique, ajoutant jusqu'à 2°C de chaleur en Méditerranée cet été et étendant les zones touchées, avec de "graves" conséquences notamment pour la vie marine, indique mercredi une étude scientifique.

Ils publient sur les réseaux de Jean-Marc Jancovici : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi D’autres références : Adrien Couzinier, Cyrus Farhangi