filtre:
Anthropic
2026
Les patrons des deux géants américains de l'intelligence artificielle OpenAI et Anthropic se sont exprimés mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU lors d'une réunion initiée par la France. Sam Altman a appelé à faire preuve d'une "attention extrême" alors que cette technologie pourrait accélérer rapidement, et à la coopération internationale. Dario Amodei a quant à lui promis qu'Anthropic allait "ralentir autant que nécessaire" le rythme de développement de son IA.
Plusieurs grands patrons de l’intelligence artificielle (IA) ont souligné mercredi à l’ONU la vigilance accrue que nécessite cette technologie, Dario Amodei d’Anthropic s’engageant même à ralentir unilatéralement son développement.
Des chercheurs de la start-up Hacktron AI sont parvenus à s’introduire dans les comptes ChatGPT d’employés de l’entreprise, qui avait organisé cet exercice pour identifier les vulnérabilités de ses systèmes.
L’instauration par la profession de son propre conseil de surveillance nécessiterait vraisemblablement une loi, notamment pour éviter que l’industrie ne soit accusée d’entente et d’infraction à la concurrence.
Dario Amodei a dit samedi redouter «que d’ici 6 à 12 mois, un groupe d’agents IA soit capable de prendre le contrôle de l’intégralité d’internet», ce qui «pourrait entraîner des centaines de milliards de dollars de dégâts».
Le message publié samedi par Dario Amodei survient quelques jours après qu’un chercheur d’Anthropic, Jacob Coxon, a annoncé quitter la start-up californienne, l’accusant de minimiser le risque existentiel que présente l’IA pour l’humanité.
L’entreprise américaine a précisé avoir renforcé les mesures de sécurité de ses derniers modèles d’intelligence artificielle afin de limiter les recherches en biologie susceptibles d’être utilisées pour fabriquer des armes.
L’entreprise américaine a publié un rapport consacré au détournement de ses modèles. Anthropic dit avoir déjoué des tentatives de concevoir des armes, de mener des recherches biologiques douteuses ou de créer de fausses applications de rencontre afin d’escroquer les utilisateurs.
« Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable », a écrit le Britannique de 27 ans sur X. Il travaillait depuis trois ans sur le pré-entraînement des modèles d’intelligence artificielle, étape où ces derniers absorbent d’immenses quantités de données.
Jacob Coxon, un Britannique de 27 ans, qui avait quitté OpenAI il y a trois ans et rejoint sa concurrente, jette l’éponge, effrayé par la trajectoire des champions de l’IA qui disent voir approcher le stade au-delà duquel un modèle concevrait seul son successeur, hors de tout contrôle humain.



