Jean-Pascal Van Ypersele

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Pluie

2026

Plusieurs régions espagnoles ont été touchées par des intempéries et de fortes pluies dimanche, particulièrement dans le nord-est de la Catalogne, rapporte la chaîne RTVE.
La tempête qui a entraîné l’annulation de la manifestation pour le droit au logement à Barcelone samedi devrait prendre fin ce dimanche 4 octobre.
Dans l’Aude, Météo-France mentionne un « épisode pluvio-orageux nécessitant une attention particulière du fait de la possibilité de cumuls de précipitations importants sur de courtes périodes ».
Alors que des pluies diluviennes tombent sur le sud-est de la France, le chercheur Philippe Drobinski rappelle, dans un entretien au « Monde », que le réchauffement climatique rend ces événements plus extrêmes.
Le ciel change de visage. Après des semaines de chaleur écrasante et de sols craquelés par la sécheresse, un vent d’humidité s’apprête à souffler sur une bonne partie du pays. Mais ce n’est pas un simple coup de vent ou une perturbation classique qui arrive : c’est un phénomène bien plus vaste, capable de transporter des quantités d’eau colossales sur des milliers de kilomètres. Son nom fait presque penser à une légende scandinave, mais il s’agit bien d’une réalité météorologique, déjà bien connue des scientifiques. Ce week-end, ce corridor invisible pourrait bien changer nos habitudes du quotidien.
Dans certains territoires, le niveau de sécheresse atteint des seuils jamais observés, toutes saisons confondues.
Après un été particulièrement chaud et sec, le déficit de précipitations continue de se creuser en Belgique. Sur les 90 derniers jours, la situation devient préoccupante dans plusieurs régions du pays. Selon Pascal Mormal, météorologue à l’IRM, le niveau de sécheresse est désormais comparable à celui observé en 2018 et pourrait même le dépasser dans les prochains jours.
Loin de se dissiper avec les précipitations de la fin d’été, la sècheresse perdure et s’accroît à travers le pays. De grosses incertitudes pèsent sur la recharge automnale des nappes sous des sols devenus très secs.
Imaginez une casserole d’eau laissée sur le feu tout l’été : plus elle chauffe longtemps, plus elle dégage de vapeur quand on soulève enfin le couvercle. La Méditerranée fonctionne exactement de la même façon, sauf que le couvercle, ce sont les massifs des Cévennes, et la vapeur, ce sont des trombes d’eau capables de faire déborder des rivières en quelques heures. Cet été, la mer a emmagasiné une chaleur si intense et si précoce que les scientifiques peinent à trouver des précédents comparables. Fin juillet déjà, la Méditerranée occidentale, des Baléares jusqu’à la côte ouest de l’Italie, affichait près de 28 degrés en surface, soit 3,4 degrés de plus que la moyenne de l’époque préindustrielle. Un chiffre qui, à première vue, semble abstrait, mais qui cache une mécanique bien réelle et redoutablement efficace, celle qui transforme chaque degré de trop en pluies toujours plus violentes sur le sud de la France.
Au dernier jour de l'été météorologique dans l'hémisphère Nord, le climatologue et ancien vice-président du conseil scientifique du GIEC, Jean Jouzel, tire le bilan d'un été de canicules, de sécheresse et d'incendies. Jean Jouzel constate que les scientifiques avaient prévu la catastrophe. Il s'inquiète de l'absence de prise de conscience des responsables politiques. Jean Jouzel était l'invité de RFI le 31 août 2026.