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inégalités
2026
Le rejet de l’écologie est désormais promu par des gouvernements élus démocratiquement, autoritaires voire fascisants, et soutenus par les milieux d’affaires des énergies fossiles, déplorent trois spécialistes d’écologie politique, dans une tribune au « Monde ».
Nous avons subi cet été une chaleur à laquelle nos corps ne sont pas habitués. Pendant plusieurs jours, et surtout nuits, des mots que l’on croyait réservés aux rapports scientifiques sont devenus des sensations concrètes : le bitume qui colle, les rails qui se dilatent, les nuits sans sommeil, les décès qui s’accumulent, les corps épuisés, les animaux d’élevage qui meurent en masse, la nature qui souffre autour de nous… L’inhabitabilité de nos territoires et les limites planétaires ne sont plus des hypothèses à discuter mais une expérience que nous vivons dans notre chair.
Dix ans après l’Accord de Paris, le Haut Conseil pour le climat (HCC) a jugé jeudi les politiques françaises toujours "insuffisantes" face à un réchauffement aux effets de plus en plus dangereux. L'organisme indépendant appelle à accélérer la baisse des émissions, à mieux financer l’adaptation et à éviter que les retards climatiques n’aggravent les inégalités sociales.
Our roadmap has been shaped by experts across the world, from UN agencies to grassroots movements. We call on political leaders at all levels to use it
Bâtir un monde plus égalitaire tout en respectant les limites planétaires est possible, affirment les économistes du Laboratoire sur les inégalités mondiales dans un rapport publié jeudi. Pour y parvenir, il faudra instaurer une sobriété ciblée dans certains secteurs, réduire drastiquement l’usage des énergies fossiles et changer les habitudes alimentaires, détaillent-ils.
L’an passé, les plus fortunés ont bénéficié d’une hausse des cours de Bourse liée à l’IA et à des plans massifs d’investissement promis dans l’industrie de la défense, selon Capgemini.
La fortune de certaines familles est telle qu’elle leur permettrait d’acheter tous les logements d’une ville entière. Marseille et Strasbourg pour les Hermès, Lyon et Grenoble pour Bernard Arnault, Lille pour les enfants de Serge Dassault, Clermont-Ferrand pour François Pinault ou Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour Xavier Niel… Il y a ces ultrariches, dont l’évolution très forte du niveau de vie moyen et la réalité de leur imposition sont discutées depuis plusieurs mois, mais pas seulement. «Se focaliser sur l’extrémité supérieure permet de fondre dans la masse des classes moyennes les populations riches situées juste en dessous», regrette le directeur de l’Observatoire des inégalités, Louis Maurin, dans l’avant-propos de la quatrième édition du «rapport sur les riches en France», publié mardi 2 juin.
Au terme de son mandat de Rapporteur spécial des Nations unies sur l’extrême pauvreté, Olivier De Schutter livre une feuille de route exigeante. Sa thèse tient en une phrase : la pauvreté n’est pas une fatalité, elle est fabriquée. Et ce qui se fabrique peut se défaire.
L’ONG Oxfam et la Confédération syndicale internationale dénoncent un « fossé grandissant » entre les grands patrons et les employés. Selon leur étude, près de 80 milliards de dollars ont été versés en dividendes à un millier de milliardaires dans le monde en 2025.
Les inégalités socioéconomiques et la crise climatique sont deux des enjeux les plus pressants de notre époque. Exacerbées depuis les années 1980-1990, les inégalités de revenu sont désormais profondément ancrées. Au Canada, entre 1982 et 2019, le revenu médian réel (ajusté pour tenir compte de l’inflation) du 5 % et 0,05 % des individus mieux nantis a connu une croissance respective de 32 % et 87 %1. Durant la même période, les revenus de la moitié moins fortunée de la population ont stagné et ceux du quart de la population la plus pauvre a connu un recul de 21 %. En d’autres termes, les plus riches ont vu leurs revenus croître beaucoup plus rapidement que ceux du reste de la population, laissant la majorité des ménages aux prises avec des revenus stagnants ou en diminution.



