Jean-Pascal Van Ypersele

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rougeole

2026

La maladie, très contagieuse, avait été déclarée éliminée du pays en 2000 mais connaît un retour en force ces dernières années, sur fond de baisse des taux de vaccination et de défiance croissante à l’égard des autorités sanitaires.
Au Bangladesh, l'épidémie de rougeole, une des plus meurtrières jamais recensées dans le pays, a bientôt fait un millier de morts en six mois et les hôpitaux du pays ne désemplissent pas. Depuis le mois de mars, plus de 180 000 personnes ont contracté cette maladie.
Ces morts, qui s’ajoutent aux trois autres décomptées en 2025, sont survenues chez des personnes qui n’étaient pas vaccinées, un quart de siècle après que la maladie avait été déclarée éliminée du pays grâce à la vaccination.
Le pays fait face à une épidémie inédite de rougeole sur fond de vaccino-scepticisme de l’administration Trump et d’une partie des Américains, alors que la maladie était éliminée depuis 2000.
Après avoir éradiqué cette maladie hautement contagieuse en 2000, le pays vit désormais sa pire épidémie depuis trois décennies, avec plus de 2700 cas recensés en 2026. Un recul en lien avec les politiques vaccino-septiques de Trump.
La rougeole est une maladie virale très contagieuse, provoquée par un virus de la famille des Morbillivirus, qui se transmet par les gouttelettes respiratoires et l’air ambiant. Longtemps considérée comme une simple maladie infantile, elle refait pourtant surface avec une vigueur inquiétante. Dans une salle d’attente pédiatrique de région parisienne, une scène désormais banale se joue : une mère refuse fermement le vaccin ROR pour son enfant, persuadée que le risque est mineur. Pendant ce temps, les chiffres racontent une tout autre histoire. L’Europe a enregistré une hausse de près de 79 % des cas en 2024, et la France n’échappe pas à cette dynamique préoccupante. Comment une maladie que l’on croyait reléguée aux manuels d’histoire médicale peut-elle redevenir, en quelques années, une menace sanitaire majeure ? La réponse tient en quelques chiffres, quelques idées reçues, et une confiance vaccinale qui s’effrite.
Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret avec de nouvelles recommandations vaccinales pour les enfants. Il appelle en particulier à dissocier les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, au lieu de les administrer en une injection. La présentation du texte, en présence de son ministre de la Santé connu pour ses positions antivaccins, a été émaillée de remarques faisant un lien entre vaccination et autisme.
A la dérive depuis des années et miné par les ingérences étrangères, le Yémen subit l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. La communauté internationale doit s’empresser d’agir, alertent, dans une tribune au « Monde », des représentants d’Action contre la faim France, de CARE, de Médecins du monde et de Mehad.
Le pays fait face à une accélération du nombre de cas de cette maladie aux conséquences sanitaires potentiellement graves. La baisse de la couverture vaccinale est la principale cause de cette crise.
« La rougeole ? C’est une maladie du passé, une simple fièvre de gamin. » Voilà l’idée reçue qui circule encore trop souvent, et qui se heurte aujourd’hui à une réalité brutale. Car aux États-Unis, cette maladie que l’on croyait reléguée aux livres d’histoire médicale effectue un retour fracassant. En 2000, le pays célébrait officiellement son élimination, un exploit sanitaire rendu possible par une vaccination massive. Un quart de siècle plus tard, le compteur affiche 2 295 cas, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis trente ans. Le virus, lui, n’avait jamais vraiment quitté la scène : il attendait patiemment que les défenses collectives se relâchent. Une commission internationale doit désormais trancher, et son verdict semble déjà s’écrire à l’encre rouge.