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Nil occidental
- Brice L.
Pour comprendre le virus du Nil occidental, il faut imaginer un relais à trois maillons. Tout commence chez les oiseaux, qui constituent le réservoir naturel du virus. Un moustique pique un oiseau infecté, absorbe le virus avec son repas de sang, puis va piquer un être humain lors de son prochain festin. C’est ce transfert, discret et silencieux, qui explique la propagation de la maladie chez l’homme.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les pays européens à renforcer la surveillance des populations de moustiques et à mieux informer la population sur les mesures de protection, alors que le nombre de cas de virus du Nil occidental augmente dans plusieurs régions du continent et que la saison de transmission vient à peine de débuter.
Deux malades ont été identifiés en Seine-Saint-Denis, ont fait savoir les autorités sanitaires ce mercredi 13 août, une première si haut dans le nord de la France. Ils s’ajoutent à cinq autres cas autochtones enregistrés dans le Sud cet été.
Transmis à l'homme par certains moustiques, le virus du Nil occidental peut entraîner, dans ses formes les plus graves, des atteintes neurologiques irréversibles. Longtemps considéré comme lointain, il gagne du terrain en Europe sous l'effet conjugué des oiseaux migrateurs et du réchauffement climatique.
C’est un virus transmis par le moustique. Pas le moustique tigre, mais l’espèce la plus commune, le "Culex", le moustique domestique dont il existe différentes sous espèces. Il infecte d’abord les oiseaux migrateurs, qui servent de réservoir, puis peut être transmis à l’humain. Introduit en Europe par des oiseaux migrateurs en provenance d’Afrique, ce virus circule localement dans des régions qui se rapprochent du nord de l’Europe. En Italie, 9 personnes en sont décédées depuis le début de l’année.
En 2025, près d'une dizaine de personnes ont perdu la vie en Italie des suites du virus du Nil occidental, un pathogène propagé par les moustiques dans les zones chaudes d'Europe.
Trois personnes infectées ont été détectées lundi 12 août dans le Var, une autre en Guadeloupe. Asymptomatique dans 80 % des cas, ce virus peut toutefois être à l’origine d’atteintes neurologiques.
Quatre cas supplémentaires sont « en cours d’investigation » par l’ARS. Dans le passé, des cas ont été détectés en PACA et en Occitanie.
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